"mm:. ^m m wi"-^' , 'i '■', til.f: tj,-.;v,J"i .... ■:^;^-;5,- ACTES DE r r LA SOCIETE LINJVEENIVE DE BORDEAUX TflJlE XXIII Zl Troisieme Serie .: TOME \lt A TARIS, CHEZ J.-B. BAILll£P.E, LIBRAIRE, Rne Ilnulffciiiltc , I ) ; nfi£niE MAtsoN A lONnnii* , UAoniD bt new - tobr,. A BORDEAUX, CEEZ CODERC, DEGRtTEAD & POnJOL, ( Maison LAFARGUIi : , Kup dii Pas SRint -Georges , jH. I8G0 ACTES DE LA SOGIETE LINNEENNE BE BORDEAUX. ^. S3 I. A- I.A ACTES DE r r LA SOCIETE LINNEENNE DE bori)b:aux. TOIIE XXIII, Troisieme Serie : TOME III. \ PARIS, CREZ J.-B. BAILLIERES, LIBRAIBE. I'np HaulfjffMiille . i<) : mEME MAISON A HI 111 I IK \ I' X, CHEZ L. CODERC, r. DEGRETEAD ET J. POOJOL, SiccESSEUns UE Th. I.AFARCiUE , Imiiiiiiienrs ile In Suciili Linn^cnne . Kiie Pnils <\c H:i.iU' Clip, S 1 8G0. AGTES DE F r LA SOCIETE LIMEEAINE DE BORDEAUX. DESCRIPTION PHYSIQUE DE L'lLE DE CRETE. {^uHe du LivRE II.) CHAPITRE II. PHYSIQUE DU SOL. 1" TEMPERATURE TERRESTRE. Temperature moyenne du sol mi niveau de la mer. — Aucune recher- che n'a encore pu etre faite en Crete sur la temperature du sol k des profondeurs plus ou moins grandes, afin d'arriver a determiner la quan- tite de metres dont il faudrait s'enfoncer pour obtenir un accroissement d'un degre; aucune consideration ne peut a cet egard remplacer I'obser- vation directe. En 1817 et 1818, pendant un sejour de pres de deuxans, Sieber delermina, par des observations meteorologiques, et fixaa 18° la tempe- rature moyenne de Khania; ce chiffre a etc adopte par M. Ka;mtz dans ses deux ouvrages de moteorologie. De mon cote, j'ai essaye d'cvaluer la temp(5rature moyenne de la surface a I'aide des indications fournies soit par quelques sources qui sortent au niveau de la mer, et dont la temperature moyenne doit repr6- .senter, a peu de chose i)res, celles du sol cl de I'air, soit par des grottes situ^es a des hauteurs peu considerables au-dessus de ce meme niveau. Tome XXIII. (3° Seuie : T. III. — 1" Livraison). 1 (2 ) Les'sourccs qui m'ont semhlc placoes clans les meillcures conditions, pour arriver a un resultat aussi approximatif que possible ^ sont celle du fond de la bale do Soudba et celle d'lIaghia-Kiriaki , au N. de Kha- lepa, dependant toutes deux de I'Akroteri du cap Meleka. Elles sont abondantes, ne tarissent jamais, et sortent presque au niveau de la mer, de couches presque horizontales et loin de regions montagneuses qui pourraient fournir des eaux venant de points plus eleves et, par conse- quent, ayant une temperature plus basse. J'y joins une troisieme source abondante siluee au niveau de la mer dans le petit port de Sphakia sur la cote meridionale de I'ile. Sa temperature est la meme que celle des deux precedentes quoiqu'elle sorle au pied d'un haut rocher qui forme la base des Aspro-Vouna. Les deux grottes de Katholiko dans le chainon du cap Meleka, celle de Melidhoni, a TO. du Kouloukouna, en Mylopotamo , et le labyrinthe ou Lavirlo de Gortyne sont egalement dans des conditions favorables; elles ne communiquent avec I'exterieur que par des ouvertures peu conside- rables; I'air, par suite, ne s'y renouvelle que fort peu, etla temperature des petits amas d'eau qui sont sur leur fond, pent etre consideree comme represenlant bien la moyenne du sol a I'altitude ou elles sont placees; il n'y a plus, pour obtenir celle du niveau de la mer, qu'a faire Tadditiori en rapport avec celle qui est generaleraent admise , de 1° par 180". Ces sources et ces grottes fournissent les resultals suivants, d'apres les elements qui seront donnes dans les pages suivantes : Sources. Grottes ( au niveau de la mer ). Fond du golfe de Soudlia.. . . IS"! Au-dessus de Katholiko. . . , ^9°\ llagliia-Kiriaki, pros Khalcpa. \S,0 De Katholiko 18,4 Port de Sphakia 18,0 De Melidhoni 18,6 Lavirto de Gortyne 19,4 Moyenne. . . IS^l Moyenne. . . . 18"'J Si Ton admet , suivant toute vraisemblance , que dans les grottes la temperature moyenne , comme dans la couclie a temperature invariable en Europe , est plus elevee de i" que celle de la surface, on aura 17" 9; la moyenne enlre ce chiffre et celui fourni par les sources , sera done juste celui de Sieber admis par M. Kaemtz. Ainsi, la presqu'ile occi- dentale de la Crete, qui a pour parallelemoyen 35" 20', parait bien pos- seder au niveau de la mer une temperature de 18°. Tcmpiralure des grolles, eir. — Parmi les excavations considerables (3 j qui existent dans la Crete , il en est cinq que j'ai visit^es et dont j'ai pris la temperature avec tout le soin possible , dans les parties les plus 61oi- gnees de rorifice : trois du chainon monlueux de I'akroteri du cap Me- leka, celle de Melidhoni, a I'O. du Kouloukouna , et les anciennes car- rieres dites Labyrinllie ou Lavirlo de Gortyne , situees pros d"Ampelousa, a Tangle S.-E. du massif du Psiloriti; elles ont donne les resultats sui- vants : 1845. Aim. Temp. Air. Lavirto de Gortyne (terrine dans laquelle Peau tombe goutte a gouUe) 15 aoiit 400"' IToS 28" Grotte dc Melidlioni (amas d'eau) i aout 180 17,6 30 Grotte d'Arkoudhia (bassin eleve de 2n>). . . 31 mai 196 16 28 Grotte au-dessus de Katholiko (petite mare). — 150 18,2 — Grotte de Katholiko (naques d'eau) — 70 18 — Leur temperature est superieure, en moyenne, de \° a ce qu'elle de- vrail etre , eu egard a la temperature moyenne du sol et a leur altitude. Celle d'Arkoudhia est inferieure de 1°; c'est une exception qui tient cer- tainementacequela caverneetant composee d'une seule chambre, com- muniquant largement avec Fair exterieur et habilee a son entree , la temperature , a la fin de mai , se ressentait du froid qui avait du s'y faire sentir pendant I'hiver. Le bassin d'eau qu'elle renferme, et dont j'ai rap- porte la temperature , est en forme de cuve profonde , isolee au milieu et exhaussee , de sorle que la surface superieure de I'eau est a plus de 2"" au-dessus du sol; celle-ci, en y tombant goutte a goutte de la voute, doit aussi se refroidir par evaporation dans son passage a travers I'air. Temperature des sources et puifs. — « Les sources et les fonlaines , dit lucmtz (1), doivent leur origine aux eaux pluviales qui penetrant par les fentes et les fissures du sol , se reunissent dans des reservoirs, et s'ecoulent au dehors quand elles trouvent une issue. D'apres la relation qui existe entre le niveau du reservoir souterrain et celui du point de sortie de I'eau , les sources se divisent en trois catego- ries distinguees par M. Kallmann (2) : 1" Celles dont les niveaux sent les memes , ou sources purement mMiorologiques , sur lesquelles la reparti- tion de la pluie entre les diverses saisons a une influence marquee; leur temperature, fort peu accrue par la chaleur cenlrale, est plus faible en liiver et plus elevee en ete que la moyenne annuelle de I'air ambiant. fl) Cours complel dc mctcorologie , tradtiit par Cli. Martins , p. 206. (2j Uuiubokll, Cosmos, T. IV. p. 252; et notes, p. G28. ( i ) 2° cclles (lonl Ic reservoir est place A un niveau infdrieur , ou sources ni^doroloijico-geologifiues; leurs caux sont rechauffees par Taclion de la chaleur cenlrale et il'aulanl plus que le point de sortie est place a una hauteur relative plus grande; leur temperature est toujours plus elevee que la moyenne de I'air. 3" enfin, les sources froides anor males dont le reservoir est place a un niveau superieur, ou bien qui sont dues a des eaux resultant de la fusion des neiges et descendues au travcrs de fissures etde crevasses, assez rapidement pour qu'elles n'aicnt pas eu le temps de se rechauffer dans le sol ; leur temperature est plus ou moins inferieure a la moyenne de I'air. Chaque fois que j'ai rencontre en Crete des sources, fontaines, puils et citernes accessibles, j'ai pris la temperature de leurs eaux dans I'en- droil le plus rapproche possible des points de leur venue au jour. Les temperatures extremes que j'ai obtenues dans les sources bien coulantes sont de 20" 7, a 170"' d'altitude, a Komitadhes , et 4" 5, a 2,034'», aLak- kos-lou-Nerou, egalement dans la partie oiMentale des Aspro-Vouna. Pour les sources pelites ou coulant lentement , leur temperature , infiuencee par les variations atmospheriques , est souvenl au-dessus et quelquefois au-dessous de la temperature moyenne , suivant les saisons. Pour les sources abondantes , tant6t leur temperature s'eloigne pen de la tempe- rature moyenne du sol, et alors elles rentrent dans la 1" categoric; tantot elle est notablement inferieure , et elles apparliennent a la 3". Je n'ai vu ni entendu parler d'aucune source rentrant dans la 2", celle des sources thermales. Mes observations ont porte sur 86 sources et puits ; sur ce nombre, il me semble qu'il y a lieu d'en rapporter G9 aux sources purement meteoro- logiques et 17 aux sources froides anormales. Pour fixer la temperature moyenne des differentes altitudes, j'ai pris pour bases : 18>, conime celle du sol au niveau de la mar, et le decroisseraent moyen de 1° par ISO"" d'elevation , adopte par M. Martins ; ce qui donne une moyenne de 4" 1 pour le sommet du Psiloriti qui atleinl 2,408". La premiere liste renferme les 69 sources purement meteor ologiques, reunies par petites series d'allitudes a peu pres semblables, dont la tem- perature moyenne tlieorique a ele ctablie d'apres les bases ci-dessus ; la dcrniere colonne indique la difference qui existe cntre la temperature observee et la moyenne tlieorique; on remarqucra qu'elle n'cst inferieure que pour 9 sources dont la temperature a ele prise souvenl aprrs la fin de la saison froide. ( 5) 1845. Allit. TciiiD Diir. AllHude : ^,8\'i">. Temp. : — lOol = 7o9. Source entrc I'Aph.-Kliristo ct Ic Spalhi. . 5 septemb. 1,819"° lO'D 2'>1 Allilude: 1,472. Temp. : — 8,2 = 9,8. Puits de la bergerie, a la base du Psiioriti. 12 aoiit 1,472 13,8 4,0 Allilude : 1,077-1150. Temp. : —6,1 = 11,9. Petite source sur la pcnle du Kedros. ... 10 aoiit 1,132 14,8 3,1 Petite source au pied du cone du Kophinos.. 24 aoiit 1,077 15,6 3,6 Source au milieu du Limnokharo (Lassiti) . 5 septemb. 1,126 12,8 0,8 Source a Toglise du Katliaros (Lassiti). . . 3 seplcmb. 1,150 15,2 3,0 Allilude : 965-994. Temp. : — 5,6 =12,4. Fontaine au-dessus de Pliourphouras (Psi- ioriti) 11 aoiit 994 14,7 2,3 Source au Iiaut du Krephti-Aori (Apliendi- Kavousi) 13 septemb. 905 13,0 0,4 Allilude : 850. Temp. : — 4,7 — 13,3. Fontaine abondante a Gherodomouri (Lass.). 6 septemb. 850 13,8 0,5 Allilude : environ 700. Temp. : — 3,9 = 14,1 Petite source du col de Uoumata a Il-Irini. 10 juin Source au-dessus de Mcsokhorio (Messara). 23 aoiit Allilude : 577-61 4. Tetnp. : — 3,3 = 1 4,7. Sources a Rliogdhia (Selino) 24 juin Fontaine a Ennea-Khoria. — Source du col de Spele a Kare II octobre Source a Dbaphncs (Sitia) 21 septemb. Petite fontaine a Kbandlira (Sitia) 22 septemb. Allilude : 543-501. Temp. : — 3,0 = 15. Petite source a Kanavas , Ilaghios-Elias. . 28 juin Fontaine abondante a Melabes 9 octobre Fontaine abondante ii Viano 27 septemb. Source du col a I'E. de Kalami, pres Viano. 26 septemb. Allilude : environ 500™. Temp. : — 2,8 = 15,2. Fontaine au-dessus de Sklavopoula (Selino). 1 6 juin Source a Sarakena (Selino) 17 juin Fontaine de Skyro (Messara) 22 aoiit Allilude : 427-450. Temp. : — 2,5 = 15,5. Source a Asphedliyle (Selino) 13 juin Source au-dessus de Meskla (Platania). . . 17 juillet Fontaine de Karc (Vrysinas) 11 octobre Fontaine au-dessous du monast. d'Arkadhi. 8 octobre Font, entre Arkadhi et le coldeThronos. | ^ """^ ( 8 octobre Fontaine au pied iN.-U. du KarudugU . ... 26 uoiit 700 13,5- -0,6 700 18,7 4,6 014 13,8- -0,8 GOO 13,8- -0,9 577 18,0 3,2 608 15,8 1,1 588 21,2 6,S 549 17,0 2.0 543 10,1 1,1 551 16,1 1,1 550 19,0 4,0 500 16,0 0,8 500 17,0 1,8 500 17,0 1,8 450 15,7 0,2 450 16,2 0,7 427 18,4 2,8 437 16,2 0,6 450 16,0 0,5 — 15,5 0,0 432 17,0 1,4 (M 1845. Altilude : 370-403. Temp. : — 2,2 = -15,8. Source devant Hagliia-Kirianis(Kisanios) . 215 juiii Citerne entre MouriiiiJs et Theriso 13 juillet Fontaine entre Melabes et Kria-Vrysis ... 10 octobre Fontaine de Sahta (Aniari) 13 aoiit Fontaine devant Panagiiia (Pedhiadlia) ... 28 septemb. Source a Meseleros (Ilierapetra) 11 septemb. Source entre Kavousi et Sphaka (limite) . 14 septemb. Source abondante a Mesa-Mouliana (Sitia) . 14 septemb. Source au-dessous de Vavelous (Sitia) . . 20 septemb. Allilude : 330-356. Tejnp. : — 2 — 1 6. Sources de Spaniako (Selino) 14 juin. Fontaine devant Hagbios-Mamas (Mylop.) . 7 aoi!it Fontaine au bas de Kerasia (Malevisi) . . . 1C aout Altitude : 285-320. Temp. : — 1,7 = 16,3, Puils du monastcre d'Asomatos 8 octob. Fontaine pres du monastere d'Asomatos. . 9 octob. Fontaine de Kania-Oglou (Mylopotamo) . . 6 octob. Petite source de Peze, pres d'Arkhanes. . 22 aout Source pres de Kastel-Pedhiadha 30 aout Large puits d'Asemi (Messara) 25 aoiit Source tres-abond. au-dessus de Kritsa. . 3 septemb. Altilude : 250. Te^np. : — 1,5 = 16,5. Source a Coxaro (Haghio-Vasili) 31 juillet Altilude : 170-200. Temp. : — 1, ~ M. Fontaine abondante du cap Grabousa. . . 27 juin Source a Ipos (Apokorona) 12 mai Font, au-dessous de Komitadhi;s(Sphakia) 18 octob. Source entre Kastel-Pedhiadha et Kher- sonesos 30 aoiit Puits de Toplou-Monastiri 17 septemb. Allilude : 144-150. Temp. : — 0,8 = 17,2. Fontaine pres Babali-Khan (Apokorona).. 13 octob. Fontaine de Papa-i-Vrysis (Mylopotamo). 6 octob. Altitude : 100-120. Temp. : — 0,6 = 17,4. Fontaine au-dessus de Kopia (Kisamos) . 30 juin Source au bas de Moni (Selino) 12 juin Source abondante a H.-Koslantinos, pres Voukonies 9 juin Fontaine entre Babali-Khan ct Ipos. ... 12 mai Puits assez profond a Melidhoni (Mylop.) 3 aout Source entre Elaia ct Vathia (Pcdhiadha). 29 uuiit Alt. ienii). niir. 400 15,8 0.0 374 16,6 0,7 401- 16,2 0,4 400 19,6 3,8 375 17,2 1,3 384 18,0 2,1 381 18,7 2,8 403 17,4 1,6 370 16,6 0,8 356 15,7- -0,3 350 16,5 0,5 350 17,3 1,3 320 17,2 0,9 — 18,8 2,5 285 16,6 0,2 309 19,0 2,7 300 18,8 2,5 300 19,0 2,7 300 16,8 0,5 250 16,0- -0,5 170 18,7 1,7 177 17,5 0.5 170 20,7 3,7 200 19,3 2,4 178 19,5 2,5 150 18,1 0,9 144 20,4 3,2 100 18,3 0,9 104 19,0 1,6 100 18,0 0,6 120 17,2- -0,1 101 17, ■ -0,4 100 18,8 1,4 ( 1 ) 184S. Alt. Temp. DilT. AllUude : 50. Temp. : — 0,3 = 17,7. Fontaine dans la montcc de Soudha a I'Apokorona 13 octob. 50 17.0—0,7 Niveau de la mer. Teniperalure : 1 8. Source d'lIaghia-Kiriaki, a Khalepa ... 15 dccemb. 0,5 18,0 0,0 Source du fond de la bale de Soudha. . . 4 dcicemb. 1,0 18,4 0,4 Source douce, pres I'Almyros de Megalo- Kastron 3 octob. 8,0 20,3 2,3 Puits saumutre a Loutro (Sphakia) 16 niai 2,0 19,8 1,8 Source abondante du port de Sphakia. . . 18 oclob. 0,5 18,0 0,0 Source abondante a I'embouchure du Myrto-Potanios 26 septemb. 1,0 17,4 — 0,6 Dans la seconde lisle se trouvent les 17 grandes sources froides anor- males, ou considerees comme telles , parce que leur temperature au- dessus de la moyenne, a ele observee au milieu ou vers la fin de la saison chaude, et aussi en raison de leur position a la base des montagnes. Elles sont ordonnees comme dans la premiere; seulement en raison de leur faible nombre, on n'a pas reproduit la division en series a laquelle on pourra recourir pour avoir les moyennes theoriques correspondantes. J'y ai intercale les observations assez concordantes , faites sur les deux plus hautes sources par Sieber 27 ou 28 ans auparavant, les 19 juillet et 27 juin 1817 ou 1818. Ala suite de la difference entre la temperature observee et la moyenne tbeorique, j'ai donne la hauteur en metres qu'il faudraitaj outer, pour avoir I'altitude correspondant a la premiere. 184S. Allit. Temp. DifT. Haul. Lakkos-tou-Nerou a la base du Soro... | ^^ •''^'"°' — 5''3 — — I 15 — 2,034™ 4,5 2°2 396°> Ilellinoseli, pente du Volakia i "^"^ J"'" — 7,5 — — j 20 juin 1,472 5,0 4,8 864 Source entre Potamies et le Tsileno. ... 4 septem. 954 11,3 1,4 252 Grosse source de Kephalovrysis, a I'O. de Viano 27 septem. 885 11,2 1,9 342 Fontaine tres-abondante au bas d'Axos (Psiloriti) 6 aoiit 475 14,7 0,7 126 Fontaine entre Anopolis et Askypho (al- titude approximative) 13 mai 500 11,3 3,9 702 SourceaTatsipare,a labase du Krioneriti. 30 juillet 400 15,0 0,8 144 Source tres-abondante a Spcle (Kedros). 10 octob. 400 14,9 0,9 162 Source au-dessus d'Episkopi (Aph.-Kav.). 13 scptcni. 414 15,5 0,2 36 ( 8) •1843. Alt. Teinp. IHfl. Ihiul. Fontaines (le Prosnero (Aiiokorona ). . . . 12 mai 300 15,0 1,3 234" ircs-aboncl. U mai 247 12,8 3,7 GOG Keplialovrysisd'II.-Roumeli. a/ , • ^on oc ^ [ moins ab. . 24 oclob. — 13,0 3,5 G30 Fontaine (leMelisourghaki (Mylopotamo). 7 aoiit 240 15,8 0,7 12G Fontaine au-dessus de Neroliourou, pres Khania 8 mai 50 15,8 1,C 342 i tres-abond. 12 mai 22 11,1 6,8 1,224 Sources de Stylo ( Apokor. 1. , ,o . ■ .o « , « o^-. ' ^ ^ ' ( moms ab. . 13 octob. — 13,0 4,9 882 Source saumatre a I'E. de Kalyves B juin 3 1C,0 2,0 3G0 ., ,„,,,„ I 4 juin 13 15,0 3,0 540 Almyros de Rhethymnon | •* ' ' (13 oclob. — 15,6 2,4 432 Almyros de Megalo-Kastron 3 octob. 10 16,1 1,9 342 On ne peut inconteslablement se refuser a admettre que les eaux qui alimentent ces sources, ne descendent dans le sol de hauteurs assez gran- des, et assez rapiden}ent pour donner des sources dont la temperature est de beaucoup inferieure a la moyenne du point oii elles viennent au jour. Pour les deux sources superieures, les temperatures observees indique- raient des altitudes superieures icelles du Soro et du Volakia : 2,430"" et 2,336°" ; mais on ne doit pas perdre de vue que pendant presque toute I'annee, les depressions des Aspro-Vouna renferment des neiges qui donnent des eaux a 0" qui semblent accuser des reservoirs situes a 3,240°' d'altitude. La fontaine de Mouri et le Kephalovrysis d'Haghia- Roumeli, qui presentent aussi de grandes differences de temperature, ne r^clament que des reservoirs a 1200°" et 913°, dans des montagnes qui ont des altitudes presque doubles, immediatcment au-dessus. Mais le point le plus remarquable de tous est Stylo dans I'Apokorona, a 22™ d'altitude seulenient, ou il y a des sources abondantes dont la tempera- ture etait de 11° 1 en mai, apres la saison froide, et de 13" en octobre , apres la saison chaude; la difference de 6" 8 correspond a une difference d'altitude de 1224°, et certainement les reservoirs qui les alimentent sont situes plus haut, car les eaux doivent se rechauffer dans le sol pendant leur descente a la zone de 18", oii elles viennent au jour ; ce parcours est en effet considerable , car ce n'est qu'a une distance d'environ 12 kil. en ligne droite que, dans les Aspro-Youna, se trouvent des altitudes de 1 ,300 a 1,500°. Ces sources froides n'avaient pas echappe a ratlenlioii des anciens voyageurs , carBuondelmonti, en 1422, qualiliait dc tres-fruides celles de Stylo et d'Hnghios-Paulos, pros d'llaghia-Uoumeli. Les observations failes a plusieurs reprises sur une merae source ne por- (9) tent, comme on a pu le voir, que sur six d'enlr'elles : une purcmcnt metco- rologiqiie et cinq froidcs anormales. — La source ordinaire de Thronos, a 450™ d'altitude, dans les bases occidentales du massif du Psiloriti, a presente apres un intervallc de deux mois un abaissemenl insigniliaut de 0'5. — Les Irois grandes sources froides anormales de la zone infe- rieure, examinees a 4 ou 5 mois, en mai ou juin et en octobre, au com- mencement et a la fin de la saison chaude, ont subi un rechauffement qui a ete, comme on pouvait s'y attendre, d'autant plus grand que la difference theorique d'altitude, entre le reservoir et lo point de sortie, dtait plus grande elle-meme ; ainsi : Kephalovrysis d'lIagliia-Roumeli 14 mai et 24 octob. 666™ 0''2 Almyros de Rlielliymnon 4 juin et 13 octob. 540 0,6 Sources de Stylo (Apokorona) 12 niai et 13 octob. 1,224 1,9 Pour les hautes regions du Soro et du Volakia, la comparaison des observations de 1817 ou 1818 avcc cellos faitcs prcsque jour pour jour en 1845, montre un abaisscment considerable , en rapport sans doute avec les quanfites de neige existant sur les montagnes a ces deux epoques; la difference , comme on peut le voir, a egalement ete la plus grande pour celle des deux dont le reservoir est le plus distant du point de sortie ; Lakkos-tou-Nerou (Soi'o). 19 juillet 1817 ou 18, 13 juillet 1815 396"' 0,8 Hellinoseli (Volakia) ... . 27 juin — 20 juin — 864 2,5 I Temperature des ronrs d'ean. — En Crete , oii les ruisseaux des hauts vallons so perdent pour la plupart assez vita, pour ne reparaitre qu'au voisinage de la cote, les observations de temperature, faites en travcr- sant les vallons, ne peuvent guere presenter d'interet; aussi les ai-je souvent negligees. Pendant la saison cbaude et secbe, en aulomne, lors des basses eaux, les ruisseaux , dans leur partie superieure, comme les petites rivieres , dans les plaines ou au voisinage de Icur embouchure, subissent I'intluence de la chaleur atmospheri(}ue; a part de rares excep- tions, ils ont une temperature superieure a la moyenne du sol sur lequel lis coulent, et inferieure a celle de I'air dans le courant de la journee, c'est ce qui resulle des sept observations suivanlcs : 1S4j. AUit. Temp. Air. Uuisscuu cnlrc PevKu.s et Kahuiii 27 septenib. CiOO"' 18"5 26'n) Uui.sseau a Ivalimi ([{lii/.u-Kaslioiil — il2 17,2 25,0 Mylopotainob au bab de Terania G uclub. 60 22,3 '20,0 t ( 10) i845. Alt. Temp. Air. Ghazano-Potamos, pros Ghazi 3 — 31" 23,5 25,0 Ruisseau d'II;igliia-Photia (Sitia) 25 scptemb. 10 21,5 24,5 Glioudlisero, priJs de rembouchure 25 — 1 19,3 24,0 Sklavotia , au-dessous de Piskokephalo . . . i5 — 2 21,0 24,0 La temperature des cours d'eau provenant des Kephalovrysis peut raster tres-basse lorsqu'ils coulent dans de profondes gorges; aussi le 14 mai, quoique I'air a niidi fut a 20" pres de la mer, je trouvai les temperatures suivantes a I'llaghia-Roumeli-Potamos : Kephalovrysis a 246"" d'altitude 12" 8 Ruisseau h d'anciens moulins 13 8 Ruisseau dans la plaine, avant I'emboucluire 16 5 Le 17 juillet, a sept heures du matin, le cours superieur du Platania, clair et coulant assez fortement, n'etait qu'a IS" 9 au premier moulin de Meskla, tandis que I'air etait deja a 23° 7. — Les faits de cette nature n'etaient pas passes inaperfus pour les anciens voyageurs, car Cornelius, d'apres Buondelmonti, appelle le Platy, Eledinumfluviumfrigidisshmim. Temperature de la mer. — Dans les grandes profondeurs de la Medi- terranee, on a toujours obtenu une temperature constants, d'environ 12"' 5, bien superieure a celle du maximum de densite de I'eau. La temperature moyenne est d'environ 15o a la surface, pres des cotes de France. Le minimum en pleine mer s'abaisse tres-rarement au-dessous de 10° et le maximum ne s'eleve guere au-dessus de 22o (Patria col. 151). .le n'ai eu I'occasion de faire que les trois observations suivantes, qui ont montre qu'a la surface de I'Arcbipel la temperature est moins elevee au large que pres des cotes. 18iS. Temp. Air. Port de Syra 1" mai 1^ Va s. 17°5 18° A I'E. 10" S. de Milo et a TO. 10° S. de Poly- kandro 2 mai '6^ "/* "i- ''6,0 15, Entre Khania et Khalepa 6 mai 71' '/s m. 18,7 24 2° MAGNKTISME TERRESTRE. Je n'ai rien determine moi-meme , car je n'avais emporte qu'une petite boussole pour mes releves ; mais des observations de dcclinaison ont etc faites a diverses reprises depuis plus d'un siecle et dcmi. La pre- miere est du P. Feuillee en 1701 ; les secondes, du comte de Bonneval et (in de Malh. Dumas en 1784 , sont consignees sur Icur grande carle inedite; les troisiemes du capitaine GautUer en 1823, le sont sur sa carte de I'Ar- chipel; les qualriemes, faites par le capitaine Graves en 1843, sont por- tees sur les plans de Kiiania et de Megalo-Kastron ; les dernieres enfin de 1852 , par le capitaine Spratt, le sont sur la grande carte de I'ile, dont la moitie orientate a seule paru en mars 1859 , et sur la carte magneti- que de M. Evans. La plupart des observations ont ete faites au voisinage des principaux ports de la cote scptentrionale. Mais les deux de la carte de Gauttiersont rapportees au parallele de 35" 30' qui passe par Kliania; I'une est placee un peu a I'O. du meridien de Tserigo par 20' 30' de longitude orientale et I'autre un peu a I'E. de celui de Rhodes par 26o; la premiere est de 12° 12' et la seconde de 11° 23', ce qui donne une difference de 49' entre les deux points ; en faisant la reduction , on oblient pour Kliania 12" 1' et pour Palseokastron Ho 42' de declinaison a I'O. Les donnees acquises jusqu'a present sont les suivantes : P, Feuill6c. Khania. 1701 Mo 45' De Bonneval. tJrabousa. Id. Spiiiii-I.ninja. I'ahrokastroii. 178i 140 30' Id. lio 00' 150 50' Gautlier. Id. 1819 12, 01 Id. 11,42 Graves. Meg .-Kastron. 1813 Id. 11,00 Id. lOo 50- li. Spratt. Rhethymnon. S.-E.ileViniio. 0. des Dliionys. 1852 9,25- 9, 15 90 05 8,43 8, 40 S, 25 On remarquera que les observations de 1784 et de 1852 ont etabli pour une distance nioyenne de deux degres et deini en longitude , d'un bout a I'autre de la Crete, une difference de lo environ dans la decli- naison. De 1701 a 1784 , la declinaison a etc en augmenlaiit; on 83 ans , elle s'est elevee de 2" 35' , ce qui donne une moyenne de 1' 52" par annce. De 1784 a 1843 (1) , elle a etc en liiminuant ; en 59 ans, elle s'est abais- (!) Je ferai rcmarqucr ici qii'en general I'ann^e du maximum dc declinaison pour un lieu donne est d'autant plus eloigne dc I'epoque acluelie que la longitude est plus orientale : i)oiir Londrcs, c'est 1815; pour Paris, 181 ij pour le cap de Doinic-Kspe- rance par 16o 8', c'est 1791 ; il ne serait pas impossible cpie pour Kliania, par 2I" 40', ce fut 1784. Mais les observations soul insullisantes i)Our determiner si cetlc annee a ete cellc du maximum pour la terete. ( 12 ) see de 3> 20', ce qui donne une moycnne de 3' 23" par anneo. De 1843 k 1852, la diminution a continue ; mais elle a etc plus rapide , 1" 45' donnant 10' 30" par annce. Cette diminution de I'inclinaison est en rapport avec le deplacement de la ligne sans declinaison ; en effet, M. Duperrey a place celle-ci pour 1825 entre Muchcd et Herat par 58° 45' de longitude orienlale , et M. Evans la place pour 1858 a Asterabad , a Tangle S.-E. de la mer Cas- pienne par 51" 15' ; son rapprochement vers I'O. a done ete de 7" 30' en 33 ans. M. Duperrey sur ses deux cartes genirales des meridicni el des paral- leles magndliques ramenis a 1825 fait passer le meridien magnelique du 30' degre de longitude orientale, par I'extremite 0. de la Crete et le paral- lele 1,3a peu de distance au S. de la partie de la cote meridionale situee entre las caps Matala et Kakialitkhi. Par suite d'inexactitudes de dessin, le meridien y devie de 14" vers I'O. , et Ic parallele est dirige a I'E. 13oN. Erman, dans sa carte des courbes d'egale declinaison pour les annees 1827 a 1831, fait passer celle de 11° pour le centre de la Crete ; de la elle se dirige au N. par I'embouchure du Niemen, Lulea , et sort de I'Europe pour I'ile Soroe ; du cote oppose elle court au S.-S.-E., paral- lelement a la mer Rouge, jusqu'au cap d'Ambre de Madagascar, puis tournant a I'E. -S.-E. elle va passer au S.-S,-0. de la terre de Leuwin. Les lignes isodynamiques sont en Europe des courbes dont la convexite tournee vers le N., comme celle de I'equaleur magnetique, est d'autant plus forte qu'on remonte davantage vers le pole. Sur la carle de Berg- haus , pour les annees 1790 a 1830, la ligne 1, 2 passe par le golfe de la petite Syrte , I'islhme de Corinlhe et le golfe d'Alexandrelte ; la Crete est par 1, 17. 3o TREMULEMENTS DE TERUE. La Crete est une region dans laquelle les commotions du sol sont fre- qucntes et souvent suivies d'effets desastreux. Presque tous les auteurs parlent de catastrophes de ce genre arrivees de leur temps ou dont ils ont pu recueillir les souvenirs. Je reproduis ici les mentions de M. Per- rey relatives a ceux qui sont consignes dans son travail special (1) , en y (1) Mtimoirc sur les trcmblenicnts de terre ressentis dans la peninsule Ttirco-Hel- leniquc cl en Syric. {Acad. roy. dc Hclgiquc : Mem. cour. t. XXllI 1850. ) ( i3) intercalant a leur date les indications que j'ai rccueillies dans divers auteurs et dont il n'avait pas eu connaissance. Ces dernieres sont pre- cedees d'une asterisque. ' 368 avant J.-C, — « II y a neanmoins aparence, dit Dapper (1) , qu'elle en avoit autrefois plus de cent (villas) , puis qu'environ Irois- cent-soixante-Iiuit ans avant I'Ere chretienne, il y en eiit un plus grand nombre qui perirent, aiant ele renversees par un tremblenient de terre. Pline meme raporte qu'il y en eut environ soixanle qui furent envelop- p^es dans ce malheur. » ' 66 de J.-C. — ((La treizieme annee du regne de Neron, dit Savary (2), i'ile entiere ayant eprouve un violent tremblement de terre, Cnosse flit renvers^e de fond en comble. Le tonnerre, pendant ce fleau terrible, ne sorlit point des nuages , mais de la terre , et la mer recula de sept stades [1 kilom.]. Plusieurs tombeaux s'ouvrirent. » ' 55/ ; 9 juillet. — Pemlant una persecution sous Decius, dix Chre- tiens refurent la palme du martyre le 23 decembre 250; et ajoute Coro- nelli (3) : Vendicati pero dal Cielo con tremuoti horribili, e con peste, che distrusse gran parte dell' Isola ; ma non metigo la rabbia del Tyranno il quale a 9 luglio 251 365 : 21 juillet. — Feu apres le point du jour, dans la Grece et rAsie-Minetire, tremblement pendant un orage. D'apres Von Hoff, dix villes furent detruites dans I'ile de Crete. « Mais s'il est vrai, dit Dapper (p. 399), qu'il y en eiit un (tombeau de Jupiter), il y a aparence qu'il fut detruit et renvers^ peu de temps apres par un tremblement de terre , qui arriva durant le premier consulat des Empereurs Valentinien et Valens, en I'annee trois-cents-soixante , par lequel plus de cent villes de cette ile furent renversees. > M. Lacroix, en le rapportant a I'annee 368 , ajoute que , sous Gratien , une grande partie de I'ile fut submergee par une inondation. 795 : avril. — La nuit. Dans I'ile de Crete, tremblement tres-violent. ■f246. — Dans I'ile de Candie, tremblement qui renversa les murs de la Canee. ^304 : 8 aoiit. — Le matin. Tremblement qui causa de grandes rui- (1) Descripiion exacle des iles de I'Arcliipel, p. 596, (2) Letlres suv la Grece, p. 201. (5) holario , p. 200. ( U) nes sur tout le poiirlour de la Mediterranee orientale et jusqu'a Venise et dans les iles dc Candic , Rlwdes, etc. * /5//. — Tremblomciit de lerre rapporte par Falkener(l), d'apres Torres. (Antiq. Cret.). * 1416. — Id. id. 1490. — Celui-ci est le plus remarquable , dit Olivier (2) ; il s'eten- dit sur toute I'ile, de I'Est a I'Ouest, et y causa de tres-grands dom- mages. Theuet avait dit qu'il dura un mois, 1501. — Tremblement dans I'ile de Candie. 1508 : 29 mai. — Dans YArchipel , secousses desastreuses ; les iles de Crete, Paros, Naxos, Cliio en souffrirent beaucoup. Incidil in ter- ra'motus in annum D.ni 1508 (Idibiis Julii), quo et ad 30,000 mor tales exUncti; sunt aiitem hie incommoda insulce huic ethodie satis familiariaf dit Jodocus a Meggen (3) ; celui-ci fut terrible ; la ville de Ilierapetra fut renversee ; elle ne fut relevee que sous forme de village avec un petit chateau. ' 1547. — Dans les iles de Cliypre et de Crete grand tremblement. (Note manuscrite de M. Perrey.) * 1595. — Onorio Belli eprouva un tremblement de terre : ce fut celui-la ou celui de 1508, dit M. Falkener. 1612. — Secousses sur plusieurs points de la MMiterran^e. — Dans I'ile de Candie, Ireniblement qui renversa grand nombre d'edifices et submergea beaucoup de navires. 1650 : 14 scptembre. — Secousses a Santorin. — Dans le port de Candie, des barques furcnt brisees. 1062. — Tremblement dans I'ile de Candie, 1665 : Janvier. — Dans I'ile de Candie, tremblement qui renversa beaucoup de maisons, et fit perir bon nombre de personnes. 1673 : 7 mai. — Tremblement dans les iles de Candie et de Zante. 1681 : Du 10 au 12 Janvier. — Dans I'ile de Candie , secousses pen- dant trois jours. 1779 : Nuil du 9 au 10 fevrier. — A la Canee, deux secousses de I'Esta rOuest, ressenlies aussi en rade; duree : 11 secondes. 1794 : 28 oclobre (7 brumaire an lit.) a cinq heures du matin. — A [\) A dcscriplion of llicalrcs in Crete, \i. II. (21 Voyage dans Vempire Olhoman., t. 1 , | . o8i, ('^) Pcrcgrinalio IderosolijmUana , \). r>l. ( 15) la Canee, Olivier (p. .384) ressentit « un Iremblement de terre dont les secousses , quoique pen fortes , onl dure quelques secondes : il faisait calme dans cat instant; mais bientot aprcs le vent d'Ouest a souffle avec violence pendant plusieurs jours. Les habitans nous ont dit que les tremblemens de terre ne sont pas rares cbez eux ; et si nous consullons I'histoire , nous voyons que cette ile en a eprouve de tres-forts a diverses epoques. » 1805 : 3 juillet. — Au lever du soleil. A la Canee, quatre fortes se- cousses en 8 minutes. Von lloff ajoute qu'on les ressentit en Sicile. 1810 : 16 fevrier. — A peu pres a cetle epoque , la ville de Candie fut ruinee par un tremblement de terre , et 2,000 personnes perirent. (M. Favre le rapporte au 16 Mars). 1818 : 8 aoiU. — Dans I'ile de Candie , forte secousse. i843 : En juillet? — Dans la traversee de Smyrne a Malte, un hkti- timent de guerre anglais a ressenti deux secousses de tremblement de terre a 35 milles dans I'Ouest de I'extremite occidentale de Candie, et toutes deux presque dans la meme position : elles etaient accorapagnees d'un grand bruit semblable a un roulement venant du Sud-Est et immc- diatement au-dessous du navire. On n'a pas Irouve fond au meme instant par 100 brasses (292 metres). Pendant mon sejour en Crete, je n'ai rien ressenti qui ressemblat a un Iremblement de terre ; mais depuis mon depart, il s'en est produit trois, sur lesquels je puis entrer dans quelques details. * 1846 : 28 mars, a 5^ (In soir. — A Khania, le temps etait beau et le vent d'O. tres-Ieger a 10°; le baromelre, a 762, 8, otait dans une periode d'abaissement de quatre jours, commencee le 27, et continuee jusqu'au 30 au soir. M. Hitier m'ecrivait le 15 avril : « Nous avons euun tremblement de terre; on dit qu'il a dure une minute; mais je crois que la frayeur a ici eternise le toaips ; toujours est-il que la secousse a cte forte el longue. Aucune maison cependant n'est tombee ; mais une ving- taine ont ete lezardees a la Canee, et plus de cent a Candie, parmi lesquelles, celle de M. Ittard est celle qui a le plus souffert. A la Canee, Abrabamaki etait sur le quai; dans sa frayeur, et n'ayant plus la tete a lui, il a tourne deux ou trois fois sur lui-meme, et puis il allait se jeter a la mer, quand, lieureusement, un passant I'a relenu. M""= Sliglilz, qui etait rccemment accoucbee, aele, elle aussi , frappee de frayeur, ct, apres une maladie de buit jours , elle est morte. » ( 10 ) iS46 : juillpl. — M. Gaspary mY'crivait le 22 : « II y a quelques jours, nous avons cu, a deux ou trois jours d'intervalle , deux nouvelles secousses ; mais assez legeres pour que beaucoup de personnes ne les aient pas ressenlies. » i856 : ii oftohre, a 2^ Vs du matin. — Tremblement de terre extre- mement violent qui a endommag(5 11,317 maisons et en a delruit 6,512, parmi lesquellesiSont ete incendieesaMegalo-Kastron par des allumettes ; 538 personnes ont peri et 637 ont ete plus ou moins grievement blessees. A Khania, toules les maisons ont ete atteintes, mais quelques-unes seulement se sont ecroulees ; les casernes et I'hopital militaire ont beau- coup souffert ainsi que la grande mosqu^e que Ton craignait d'etre oblige de demolir ; il n'y a eu que des blesses en ville, mais au dehors on a compte des morts. A Rhelhymnon, loutes les maisons ont gravement souffert, mais personne n'a ete tu6. A Megalo-Kastron et dans les ^parkhies environnanles, les desastres ont ete, comme toujours, beaucoup plus grands que partout ailleurs. La ville , d'apres le numerotage execute en 1855 , renfermait 3,620 mai- sons , sur lesquelles 18 seulement sont restees debout et habitables ; le palais de Moustapha-Pacha , en bois , n'a aucunement souffert et a pu etre immediatement converti en liopital; sur 1314 magasins, beaucoup, cons- truils en bois, ont etc epargnes. Le 1" novembre, des quartiers ne presen- taient plus en totalite qu'un amas informe de poutres , de planches et de raoellons; des rues, dont les maisons de droite et de gauche s'etaient renversees I'une vers I'autre , formaient des barricades telles, qu'il etait plus facile de passer sur leur emplacement. L'ancienne eglise mctropoli- taine des Venitiens situee dans la partie orientale de la ville , pres des remparls, presentait encore auparavant ses quatre murailles epaisses de 2™, c'tayees par do gigantesques soubassements en pierre de taille ; elles sesontademi ecroulees, en formant une brcche colossale et en couvrant le terrain de blocs enormes sur une longueur de plus de 100 pas. Le nombre des morts a ete plus considerable que celui des blesses , les lourdes et epaisses terrasses des maisons ecrasant complelement ceux qu'elles atteignaient dans leur chute. Parmi les villages situcs au pied du massif du Psiloriti , Kalesia , Petrokephalo , Pedamodhi, Haghio- Myro , Kitharidha et Oussidi , ont cle presque enticrement delruils ; a \oulos , il n'est pas resle un pan de miir d'un metre de hauteur, et il y ( I" ) a eu 42 morls. Plus ;i I'E. , vers les inonlagnes de Lassili , les ravages onl du elre moins considerables; car ils n'ont ete I'objet d'aucune men- tion parliculiere. — Les eparkhies de Mirabello et de Hierapetra cat egalement beancoup soufferl. Depuis que Ton possede des documents historiques assez suivis sur la Crete, c*esl-a-dire depuis la prise de possession par les Venitiens, en 1204, chaque siecle, a I'exception du XVin% a vu se produire soit un, soit deux tremblemenls de terre fort desastreux. En effet, dans la liste precedenle, on doit ranger dans celte categoric ceux de 1246, 1304, 4490, 1508, 1547,1612, 1665, 1810 et 1856 : soit neuf en six siecles et demi (1). On trouverait difficilement en Europe, et meme a la surface du globe, une region non volcanique dont le sol fiit aussi defavorable a la conservation des monuments. Le trembleinenl de lerrc du 12 octobre 1856, si d(5sasti'eu\ pour la Crete, s'est fait ressenlir dans tout le bassin oriental de la Mediterran^e , surtoiit dans les iles meridionales et en Egypte, ainsi que le niontrent les details suivants, enipruntes aux journaux francjais d'octobre et de novembre. A Naples, a deux heures du matin, on a 6prouv6 seize secousses, et quatre mi- nutes aprfes , huit autres moins fortes ; mais il n'y a eu aucun accident. A Malte, les elfels ont ete lels, que les vieillards ne se souvenaient pas d'eu avoir encore vus. A Valetla , a deux heures onze minutes , il y a eu deux secousses vio- lentes et prolongees, dont la seconde plus forte; le clocher de I'eglise de la reine Adelaide a ete endommage , et des maisons se sont ecroulees. A Cilta-Vccchia , des secousses tres-violentes ont detcriore des monaslferes , des convents , des h6pitaux ; le beffroi a ete ebranle , et on voyait le jour an travers du ddme de la catbedrale. En Albanie, a Prevesa, une forte secousse de soixante secondes u'a cause que de 16gers doramages ; mais il y a eu beancoup de maUieurs dans I'ile de Corfou. A Santorin , a deux heures trente minutes , une faible secousse et un bruit sourd ont ete suivis d'un mouvement oscillatoire , dans la direction S.-O. , et de forts et violents soubresauts pendant cinquante a cinquanle-cinq secondes ; il y a eu des rochers 6bouIes , des maisons renversees et des victimes , ce qui n'etail pas arrive depuis fort longlemps. (1) M. I'abbe Pegiies [Hisl. el Vhia. du volcan de Sanlorin, p. 153, 18121 parle, d'aprfes Laugier, d'un tremblement de terre trfes-violent qui secoua Santorin lors d'uue eruption, le 29 septenibre 1630, el qui se fit sentir jusqu'en Crfele. •' Dans le port de Candie, dit-il , Teau monta tout-ii-coup a une hauteur considerable; les galercs ct les vaisseaux chass^rent sur leurs ancres et se heurtferent si rudcment que deux gros navires, avec piusieurs barques, y furent brises par la fureur des vagues quexcilait r^ruption , et par les secousses qu'elle causait dans les niers d'alentours. » Ce trem- blement est probablement celui que M. Perrey a rapporte au 14 septcmbre IGtiO, et M. Leycester au 29 septembre 1649 , en le placant i» Khania. Tome XXIII. 2 ( l« ) Aprc'S la Crete, Kaso et Skarpanlo out egalcmenl beaucoup souU'ort : dans la pre- miere, les deux villages de la cole out ete presquc; epargnes ; niais les trois de rinlerieiir ont i'li detriiits , et il y a eii viiigt dt^cos ; dans la seconds , Luit cents maisons se sont ecroulees en ensevelissant dcs families cnliferes. Rhodes a ete devaste : i deux beures cinqiiante minutes, il s'est prodnil trois secousses, suivies d'une autre irfes-violente . ondulatoire, du S. hVO, qui a dure soixante-quinzc secondes. Le chateau, les lours, les eglises et les mosquees ont beau- coup soulTcrt; dans Ic quartier grec, compose dun millierde maisons, il nVn est pas resle deux inlactes, et des habitants ont ete ensevelis sous les decombres. Les quarante-quatre villages de I'ile ont tous ete atteints, et il y a eu plus de cent niorts et davantagc de blesses. — Kharki a eu quaranle maisons renversees , et quelques morts et blesses. Les aulrcs lies voisincs de la cote d'Asie ont aussi eprouve des secousses; mais celles-ci ont occasionne fort [leu de degals ^ Synii et h Castellorosso , et ancun h Kos et 'd Khio. En Asie , il y a eu a Brousse une petite secousse , accompagnee d'un bruit sourd. A Sniyme, a deux beures quaranle-cinq minutes , on a ressenti pendant soixante i iiuatre-vingt-dix secondes de larges ondulations, allant du S. au N. A trois beures du matin, il s'est declar6 i Thyra un incendie qui a devor6 deux mosquees, le marche aux giains ct deux cenl-quatre-vingt-deux boutiques, A Boudroun et i Marmaras, une secousse n'a occasionne que peu ou point de dommages. A Cbovges, une montagne s'est ecroul6e sur la cote. A Makri , il ne s'est rien produit. A Bey- routh et a Jerusalem , les secousses ont 6te trf>s-faib!es. En Egyple, la lerrcur a ete fort grande Jj Alexandrie, oil Ton a eprouve coup-sur- coup , a trois beures, trois secousses , dont la derniere , un peu plus espacee ct plus courle, a dure do trentc ii cinquante-cinq secondes ; plusieurs murs ont ete 16zardes, et beaucoup de raeubles et de porcelaines brises. Au Caire , trois minarets ct quel- ques maisons ont ete renverses, et il y a eu des victimes. A Boulaq, une maison a ecrase quatre personnes ; d'autres villages des bords du Nil ont ete egalement alTectes. Sur mer, le tremblement a ete ressenti en plusieurs endroits : Vllalia, qui en- trait dans le port de Rhodes, a ete fortemenl secoue , et a failli 6tre endommage par des muraiiles qui s'ecroulaicnt. UAdria, a soixante miiles de Rhodes, vers Alexandrie, eprouva une secousse si violenlc qu'on crut a bord qu'il avail louche sur un rocher ; il en a ete de mfeme pour le Saint Andrew , k moIti6 chemin de Malte ii Alexandrie. Ce tremblement de terre avail el& precede et suivi de quelques autres en Asie- Miueure. Le 9 oclobre , a Metelin , on avail ressenti une forte secousse a quatre beures du matin et une seconde , tris-forte , h minuit. — Le 25 novembre , ii Smyrne , une secousse courte, rnais assez forte, s'dtait produite h onze heures trente-sept minutes du matin. Dans le bassin occidental de la M^diterranee , le sol avail ete egalement agit6 quel- ques jours auparavant. Le 9, Chambery avail 6prouv6 une forte secousse, qui dura vingt secondes. — Dans la partie orientale de I'Algdrie , une forte secousse fut res- sentie le 6, k sept heures du matin , a Batua ; une faible le fut i Constantine et h l>hili[pppvillc, le 10 , ii trois lii-iircs du soir. ( 10 ) rjlAPITRE 111. 5IETl50ROLOGIE. A N C 1 1: N S n E N S K I G N E M K N T S . « Sereiiie ou couverte , froide ou chaude , calme ou agilee , dit M. KiBmtz, (1) I'atmosphere exerce une puissante influence sur tons les etre organises. II n'est point d'homme qui ne se soil demande quelle est la cause de ces variations continuelles. Cc n'est pas uniquement le ddsir de savoir qui le pousse a cette recherche; mais pour I'agriculteur, le marin, I'industriel , le medecin, ces questions sonl souvent de la plus haute im- portance. Notre bien-ctre physique et moral depend en grande partie de I'etat atmospherique... Des la plus haute anliquite, les hommes sc sont occupes de rechercher les causes de ces variations. Cette etude a meme precede celle de la physique proprement dite, parce qu'elle embrasse les phenomenes les plus saillants du monde inorganique. Dans les ouvra- ges des Grecs et des Remains , on Irouve une foule d' observations et de lois consignees avec soin. Chez toules les nations , meme les moins civi- lisees , les voyageurs ont rencontre quelques notions de meleorologie. 11 semblerait done que cette science dut etre parmi les plus avancees, puisque , depuis des milliers d'annees, elle est I'objet des efforts de tant d'intelligences. Malheureusement, il n'en est point ainsi. » A mesure que Ton remonte le cours des annees , a partir de notre epoque , les renseignements sur la constitution de rafmosphere et le climat de chaque pays, deviennent plus rares, moins precis; ils se redui- sent a de simples appreciations , avant I'invention des instruments et souvent meme apres. Pour la Crete, en particulier, aucun des voyageurs scientifiques , qui I'ont visitee, n'etait pourvu de barometre ; Sieber, seul, parail avoir eu des thermometres. Le renseignement le plus ancien est une lettre d'Onorio Relli , datde de Canea, le 9 octobre 1580, connue par la traduction anglaise que M. Falkener en a donnee en 1854(2).En raison de I'inleri'^t qu'elle pre- sente, j'en donne une version francaise : « Ici, de la fin de mars jusqu'au milieu d'octobre, il no pleut jamais , excepte , par hasard , dans le mois d'aout; cas auquel les vignes sont brulees par les chaleurs intenses qui (1) Cours complel de meleorologie , traduit ))ai" Ch. Marlins, p. 1. (2) .1 Description of Tlicatrcs >it Crric , y. n. ( ^^^' ) suivent. En IiivtM', an conlraire, il y a dc grandes pluies, acconipagiiees d'orages , causant de frcquenles inondalions dans les plaines de la partie occidentale de I'ile surtout , ou les eaux sont resserrees de cliaque cote par les monlagnes. La neige ne descend jamais dans la plaine, quoi- qu'elle recouvre continuellement les monlagnes ; il n'y a non plus au- ciine trace de glace ici, el la population ne sail verilablemenlpas ce que c'esl. 11 ne fait jamais froid , si ce n'est quand regne le vent du Nord ; c'est generalement pour huil a dix jours, et la chaleur revient ensuile. Les champs sont verts pendant tout I'hiver, et couverts de spring-roses (1) et aulres fleurs en grande profusion. En ete le soleil est brulant; mais dans la ville on ne le sent pas; car il y a des brises de I'O., du N.-O. et du N. qui rafraicliissent merveilleusement la lerre. Les nuits sont fort fraiches, et Ton dort paisiblement sans etre incommode par unc chaleur intense commc a Vicenza. Mais si par malheur le vent du S. souffle, lout est perdu ; car il briile comnie le feu , el Ton est oblige de rester dans les maisons avec les volets fermes. Depuis que je suis dans I'ile, je I'ai senti plus d'une fois , d'une maniere donl on ne pent se former nulla idee. Quand ce vent souffle, il est aussi brulant en hiver qu'en ete, comme c'elait le cas en Janvier dernier, oii nous eumes une chaleur de juillet pendant quinze journees et quinzo nulls conseculives; il n'y a ainsi nulle merveille a ce que les plantes indigenes de cette ile ne puis- senl vivre a Vicenza , ou il y a une telle diversile de climat. » En ajoutant les lignes suivanles de Belon (il), sur I'etal de la tempe- rature en 1550, au sommet du Psiloriti , a 2,498'" , on aura loul ce que les auteurs du XVI« siecle onl cru utile de faire connallre sur le climat de la Crete : « L'inlemperature de I'air est si grand dessus cette mon- taigne , comme est aussi sur toutes autres d'excessiue haulteur qu'vn homme aux plus chauds iours caniculiers a I'heure de mydi , encore que le temps fusl sans vent , n'y peult durer sans endurer vn moult grand froid. Aussi n'y a il aucun habitant ny en hiuer ny en est6. » Les voyageurs subsequents , Sonnini , Savary et Olivier, n'ont donne non plus que des apergus generaux que j'ai reproduits en traitant de I'a- gricnlture, p. 382 a 384, ou quelques fails qui seront utilises. Sieber a fait, pendant la plus grande parlie des ann^es 1817 et 1818 , des ob- servations thermomelriques, desquelles il a deduit les temperatures moyennes de cliaque mois el de I'annee, que je reproduirai plus loin. ~- . .^ f (1) Probahlcnieul Ips Anemone coronaria ct Ranunr.ulus nsialicus. (2) Les Ob$ervali'ol''hi. ( 22 ) 5 -1 JUliN 1845 (Ml Dl). =a=- B JUILLET 184 J (Midi). BAR. THER. CIEL. VENTS. An. TIIEU. CIEL. VENTS. 760,7 24,5 Clair. N. 759,5 27,5 Clair. 1 N. o 63,0 23.0 — — 62,3 23,5 — N.-O. 3 61.9 23,5 — — 63,2 30,5 — 0. leger. 4 62,6 26,0 Couv. N. leger. 62,5 27,5 Brum. N. fort. 5 61,2 25,0 Clair. — 62,6 28,0 Clair. N. 6 761,8 25,0 0. 762.4 26,5 Brum. — 7 59,8 25,0 — — 61,3 28,5 — — 8 58,9 25,0 — N. leger. 60,9 29,5 — — 9 62,1 26,0 — 0. leger. 62,7 27,5 — — 10 64,7 27,0 — — 61,4 30,5 Clair. N. Idger. 11 764,4 27,5 N.-E. leg. 7o9,3 28,5 N. 112 63,8 27,5 — N.-O. leg. 59,1 29,5 Brum. — 13 65,5 26,5 — N. 59,1 30,5 — 0. H 63,9 27,5 — — 59,4 30,5 Clair. N.-O. 15 62,4 28,5 — N. l(5ger. 59,1 27,5 — N. 1G 761,0 27,5 N. 760,1 28,5 0. 17 61,2 30,5 — 0. 58,4 28.5 — — 18 63,1 29,5 — N. 57,9 27,5 — — 19 63,0 29,5 — — 57,1 27,5 — — 20 59,0 31,0 Drum. S.-O. 60,1 27,5 — — 21 761,6 24,5 Clair. N. 761,7 27,5 — 22 64,3 24,5 — — 61,3 28 5 — 0. leger. 23 62,0 27,5 — N.-O. leg-. 60,2 29,5 — N.-E. 2.i 60,6 32,5 — 0. 60,5 29,5 — — 25 60,9 29,5 Couv. S.-O. 61,2 29,5 — — 26 760,6 25,5 Clair. N. 760,8 29,5 — N.-E. leger 27 62,2 26,0 — — 58,3 29,5 — N. 28 63,2 26,0 — N.-E. 56,7 31,5 — — 29 62,3 27,5 — — 59,7 29,5 — 0. 30 59,4 32.5 — N. 59,6 29,5 — N. 31 60,1 30,5 '— N. leger. MOYENNES SEMI -DECADAIRES DE JUIN E r JUILLET. 7 H. MAT. MID . 7 H. SOIR. 7 H. MAT. MIDI. 7h. SOIR. JOURS. ^-^,^^_^^ „.. ^ ,-^«^-^^-^-~ --^»— ^_.*-~- -^^-.-^ .^ — — ^ _ — . Bar. Ther 26,. . Bar. Ihcr. 2i,5 Bar. Ther. 20,9 Bar. Ther, 29,6 Bar. The 27. r. Bar. Ther. 25,0 1- 5 761,9 J 761,9 761,7 761,^ 762,0 4 761,9 6-10 61,0 25,^ 61,5 25,6 61,0 22,1 61.3 30, 4 61,7 28, 5 61,1 25,1 11-15 64,1 30,. i 64,0 27 5 63,3 24,2 59,5 32,9 59,2 29, 1 59,0 26,3* 16-20 60,6 33, ) 61,5 29.6 60,5 26,2 58, c 29,2 58,7 27, 9 58,3 24,0 21 -2o 60,9 29, 1 61,9 27,7 61,5 24,4 61,1 31,0 61,0 28, 9 » » 26-31 61,2 30, 3 61,5 27,5 60,8 24,0 .'■.9, 1 32,5 59,2 30, 58,5 27,1 (-23 ) a 9 o <-» 1 AOUT 1843 (M IDl). SEPTE.MBRE 1845 ( Midi). BAR. TIlEIi. CIEL. VE.NTS. BAR. TllER. CIEL. VENTS. 739,3 28,5 Clair. N. 759,6 26,0 Couv. N.-O. 2 60,1 27,5 Brum. N.-E. 59,5 26,5 C, pi. N. 3 60,8 29,0 Clair. N. 66,0 23,0 Clair. N.-E. 4 61,1 30,5 — N. legor. 63,9 23,3 — N. 5 60,2 29,5 — N. 60,2 21,3 Nuag. 0. G 739,0 31,0 Couv. S.-O. 761,0 23.5 Brum. N. 7 36,1 28,5 — 0. 63,3 22,5 Couv. N.-E. 8 37,4 29,3 — — 66.5 22,0 — N. 9 58,2 29,0 — — 65,1 21,5 — — 10 39,2 27,0 Clair. N.-O. 64,2 23,0 Nuag. — \\ 761,1 27,3 — N.-O. leg. 764,3 24,0 Clair. ..^ 12 62,2 28,0 — N. leger. 62,9 24.0 Couv. N.-O. 13 60,8 30,0 — . — 39,8 27,0 Nuag. 0. 14 56,6 29,5 Drum. N.-O. 63,1 23,0 Clair. — 15 57,0 29,5 Clair. 0. 64,3 26,5 — N. 16 756,3 28,5 Brum. 0. fort. 762,6 29,0 ^_ S.-O. 17 57,2 29,3 — — 63,8 27,5 — S.-E. 18 58,3 28,5 Clair. 0. 63,8 25,5 — S-E. leg. 19 62,9 26,5 Nuag. N. 64,1 23,5 — N.-E. 20 62,6 26,5 Clair. — 63,2 22,5 — N. 21 762,7 28,3 _ 765,6 22,5 _^ 22 61,0 26,3 Brum. — 66,6 22,5 Nuag. N.-E. 23 59,7 27,5 — — 66,2 23,5 Brum. E. 24 39,2 27,0 Couv. N.-O. 64,6 23,5 Clair. N.-E. leg. 23 01,2 20,5 — N. 61,8 24,5 — — 26 63,4 26,0 761,2 27,5 Nuag. S.-O. 27 )) » — — 61,8 24,5 — N. 28 63,4 24,5 Nuag. 61,4 25,5 Couv. N.-O. 29 63,2 25,5 — N.-E. 55,5 23,5 — 30 64,2 24,5 — N. 59,8 22,3 Nuag. N. 31 64,0 23,0 — — MOYENNES SEMI-DECADAIRES D'AOUT ET SEPTEMBRE. 7 H. MAT. MIDI. 7h. soir. 7 H. MAT. MIDI. 6 H. SOIR. JOUBS. ,-- ■ -_^— — — ..^-..^^-^ . — --.^---.^-. Bar. Ther 31, . Bar. rher. !9,0 Bar, Ther. 25,2 Bar. Ther. 23,3 Bar. Ther. Bar. Ther. 22,1 1- 5 760,4 i 760,3 5 700,5 761,7 761,8 24,1 761,4 6-10 58,0 30,( ) 38,0 • !9,0 58,2 23,4 64,6 22,4 64,4 22.9 64,2 21,4 11-15 59,3 29,( 3 39,3 I !8,9 59,2 23,3 63,0 23,1 62,9 25,3 63,8 23,6 1G-20 59,2 28, 39,5 : J7,9 59,4 24,9 63,4 24,3 63,526.0 63.0 23,8 21-25 60,7 28,E ) 60,8 5 J7,2 60,2 24,4 65,0 19,0 65,0 23,3 64,5 21,3 26-31 63,6 24,S \ 63,6 ; 24,7 62,9 23,2 59,9 21,0 39,9 25,1 38,8 22,1 ( -^i ) o 1 OCTOBRE 1843 ( Mid 0- - > I OVEMBRE 1843 1 i\ . DU SOIr). BAR. TIIER. CIEL. VENTS. AR. TIIER CIEL. VENTS. 762,3 23,3 Clair. N.-O. 767,4 18,5 Nuag. N.-O. 2 63,7 23,5 — E. 66,4 18,3 Brum. N.-O. leg. 3 60,3 22,5 — — 65,0 23,8 Couv. S.-E. 4 65,5 23,5 — — 67,5 22,3 — S. 5 64,6 24,0 — E. leger. 72,0 14,8 — E. lort. 6 763,1 24,5 — N.-E. 770,7 14,8 7 62,3 23,5 .Nuag. N.-O. 70,9 13,8 Nuag. N. 8 60.3 23,5 Clair. N.-E. 70,7 13,0 Couv. N.-E. leg. 62.0 27,5 Couv. S.-O. 69,3 16,0 Nuag. S.-E. leg. 10 64,1 26,5 — 0. legt'.r. 66,8 16,8 Pr. cl. — 11 763,9 26,3 Nuag. E. 766,1 18,3 ^_ .^ 12 62,0 25,5 — 0. 66,9 19,3 — — 13 36,8 24,3 Couv. N.-O. 69,7 18,6 Nuag. — 14 56,0 21,5 — S.-O. 68,5 18,8 Clair. 15 57,3 22,0 — N. 67,3 17,0 Pr. cl. N.-E. leg. 16 761,3 22,5 N.-E. 768,1 20,0 Clair. • N. leger. 17 64,6 22,5 Clair. 0. 67,3 20,3 — N.-O. 18 62,3 20,5 Nuag. — 65,1 21,0 Couv. N.-O. leg. 19 61,6 20,5 — N. 60,4 19,3 C, pi. S.-E. leg. 20 62,9 20,5 — — 59,2 16,5 Couv. E. 21 763,6 19,5 Clair. 761,3 1 8, 4 S.-E. 22 61,4 21,5 — 0. 62,5 18,3 Nuag. S.-E. leg. 23 62,2 16,5 C, pi. — 60,7 18,2 C, pi. 24 60,3 16,5 Couv. N.-E. 64,4 18,0 Pr. cl. 0. 23 63,3 14,3 — N. 62,0 18,7 Couv. — 2G 765,7 13,3 — 756,0 13.6 Nuag. S.-O. 27 63,1 17,5 — N. leger. 60.7 15,7 Couv. N.-O. fort. 28 65,5 17,5 Clair. 0. 66,2 16,4 Pr. cl. E. fort. '29 » » — — 69,0 17,3 — ,s.-E. leg. 30 66,9 17,3 Nuag. E. 67,3 18,0 — 0. leger. 31 68,1 20,1 — N.-O. MOYENNES SEMI-DECADAIRES D'OCTOBRE ET NOVEMBRE. 7 n. MAT. MIDI. 5 R. *A s. 7 H. MAT. 1 II. SOIR . 5 H. «/„ s. JOURS. -^— -.^^ -^-_-_-.— ^ -^.— .^— - — ..^-.^.^^— Bar. Ther 20, • Biir. 1 lier. !3,4 Bar. Thor. 21.9 Bar. Ther. 15,7 Bar. Thei 19. . Bar. Ther. 17,3 1- 5 764,6 D 764,9 : 764,6 767,4 767,7 6 767,6 6-10 62,3 19, 1 62,4 : J.3,1 62,3 S)9 7 70,3 13,4 69,7 13, 7 69,5 14.2 11-13 59,6 19, i 59,2 U,0 39,1 22,3 68,C 13,6 67.7 t8. 4 68,2 15,8 16-20 62,6 17, 7 62,5 ' 21.3 62,3 20,5 64,i 15,1 64,1 19, 4 63,3 16,8 21-25 61,6 10, \ 62,2 7,7 62,2 17.6 62, c \ 14.5 62,2 18, 3 62,5 13,7 26-31 65,7 14, 2 66,3 7,6 » )) 63,4 13,0 63,8 16, 6 64,1 1^,2 ( 25 ) en a o "-1 DECEMBRE 1843 (Midi). JANVIER 1846 (Midi). BAR. THER. CIEI.. VENTS. BAR. THER. CIEL. VENTS. 764,9 16,2 Clair. N. l^£;er. 764,7 10,0 Nuag. E. e> 65. S 1 6,7 Nuag. E. 59,2 9,0 Couv. S.-E. 3 69,8 U,7 Coiiv. E. legcr. 53,2 14,0 C. pi. S.-E. leg. i 64,9 17.0 N., pi. N. leger. 54,1 12,0 Couv. S.-O. 5 55,6 13,3 C, pi. 0. fort. 56,7 14,0 Nuag. — 6 763,9 14,0 Nuug. E. fort. 763,0 14,5 1 0. leger. I 7 67,7 16,3 — E. leger. 65,0 14,0 — N.-E. 1 8 69,9 17,0 Pr. cl. S. leger. 64,2 11,5 — E. Idger. ! 9 69,0 17,8 — 0. 65,7 10,0 Couv. N. 10 64,8 18,3 — — 71,1 10,5 — i 11 761,1 17,0 Nuag. 0. leger. 773,0 11,5 12 61,3 16,0- — — 69,7 12,0 Clair. 0. j 13 56,2 17,0 Coiiv. S. 69,5 12,5 Nuag. — 114 56,6 16,6 Nuag. s.-o. 68.0 13,0 — — 15 64,7 15,0 — N.-O. 69,0 15,0 Couv. — 16 769,0 14,5 0. 769.7 14,5 Nuag. S.-E. 17 61,5 15,0 Couv. — 63,6 13,0 Couv. — IS 62,9 16,0 Nuag S.-O. 61,7 14,0 Nuag. N. 19 64,3 17,0 — S.-E. 64,8 15,0 — S.-E. W 61,3 15,5 — S. legcr. 65,9 13,0 Couv. N. 21 759,3 15,5 S.O. 769,1 13,0 Nuag. N. 22 62,6 16,0 Clair. 0. 68,6 14,0 Clair. N.-O. 23 59,2 17,0 Couv. S.-O. 67,4 15.0 Nuag. 0. 24 54,9 16,0 Nuag. — 66.0 12,0 25 61,3 16,0 0. 59,8 15,0 — — 26 762,8 14,0 N. 760,8 14,0 Clair. N. 27 67,3 10,5 Couv. — 48,7 17,0 Nuag. 0. 28 64,3 14,0 Nuag. N.-O. 54,0 15,5 — — 29 65,7 14,0 — — 63,7 14,0 Clair. N.-O. oO 65,1 14,0 — — 60,5 15,5 Nuag. S.-O. 31 69,1 11,0 Clair. N.-E. 56,9 15,0 Couv. S.-E. MOYENNES SEMl-D e;cadaires de d^xembre et janvier. 7 H. MAT. MIDI 5 H. SOIR. 7 H. MAT. MIDI. 5h. soir. JOURS. - . 0^ — ■ .-^^ — — . ,-^^^ . Bar. Ther 13, . Bar. ^ rher. 15,6 Bar. Ther. 14,2 Bar. Ther. 10,2 Bar. Ther 11, Bar. Ther.l 11,8 1 1- 5 764,4 1 764,2 763,8 758,f 757.6 5 757,3 6-10 66,3 12, i 67,1 !6,7 66,9 15.0 65,7 10,8 65,8 11. ? 66,4 10,8' 11-15 61,1 16, 1 60,0 16,3 60,1 16,0 70,7 10,3 69,8 12 ^ 69,6 H,5! 16-20 64,7 14, 9 63,8 15,6 63,0 15,0 65,8 12,5 65,1 13, 1 65,1 12,2 21-25 60,6 14, 1 59,5 15,1 59,5 14,7 67,3 12,9 66.2 13, ^ 66,2 1.3,1 26-31 65,4 12, 65,7 12,9 65,8 12,9 58,2 12,8 57,4 15, 2 57,3 12,7 Tome XXIII. ( 2G ) '11 a a o 1 RJ FEVRIER 184C ( Midi). -— MiVRS 1846 (Midi). n. TIIER. CIEL. VENTS RAR. TIIF.U CIEL. VENTS. 7(i0,0 M,0 Niiag. N. 771,7 14,5 Nuag. E. Q » )) — — 71,8 15,0 — N.-E. 3 58,2 13,0 — N. tr.-faib. 71,2 14,0 Clair. — i 61,2 9,5 Coiiv. N. 66,8 15,0 Nuag. E. 5 69,0 11,0 Clair. — 64,1 16,0 — — 6 7G7,4 14,5 Nuag. 0. 764,9 16,0 N.-E. 7 64,8 15,5 Clair. — 66,7 14,5 Clair. — 8 65.8 14,0 — — 64,7 16.0 Couv. S.-E. 9 6;), 2 14,0 — — 62,5 17,0 Brum. S.-E. leg. 10 64,9 1.i,0 -Nuag. — 61,5 12,0 Nuag. 0. i\ 762,7 17,0 — s.-o. 764,3 16,0 Clair. N. 12 » » — — 60,1 14,0 C, pi. N.-E. 13 56,7 17,0 Brum. S. leger. 64,1 12,0 Couv. N. 14 57,7 12,0 Couv. N. 64,0 13,0 Nuag. — 15 60,9 13,0 Nuag. 0. 64,7 13,0 Clair. 0. 1G 768,8 13,0 N. 763,2 17,0 Nuag. 0. leger. 17 67,7 11,5 — N.-O. G6.7 16,5 Clair. — . 18 62,5 15,0 — 0. 66,7 16,0 — S.-E. 19 62,9 13,0 Couv. — 67,4 16,5 — S.-E. leg. 20 67,4 13,5 Clair. N.-E. 68,5 12,5 — E. 21 771,0 14,0 Nuag. 767,2 17,0 . , , 22 73,7 12,5 — N. 67,2 16,5 — N.-E. leg. 23 72,0 13,0 — — 67,1 17,5 — — 2i 71,4 12,0 Couv. — 62,9 19,0 Nuag. S. 2o 70,5 12,5 Clair. — 63,6 17,5 Clair. N.-O. 26 770,0 14,0 N. leajer. 764,4 18.5 Brum. 0. 27 69,2 15,0 — N. 63.3 19,0 — — 2S 69,1 15,0 — N. -E. 62,0 18,0 Clair. N.-O. 29 62,2 18,5 — 0. 30 61,3 20,0 'Nuag. — 31 69,3 15,0 — N. MOYENNES SEMI-DECADAIRES DE FEVRIER ET MARS. 7 H. .MAT. MIDI. 5 11. Va s 7 n. MAT. MIDI. 6 n. s. JOURS. ■^— _-^_^- - - '-^-.-^ ^^ ^ - ''* 1 ' — ^ — ' •■■.. -^^-^' ■ ■ -^fc — '' ,-^ ' Bar. Ther 10,.i Bar. Ther. 11,1 Diir. Ther 11, Bar. Thor. Bar. Thor 14,9 Bar. Ther. 13,6 1- 5 762,4 762,1 763,3 770,1 12,1 7 69,1 768,7 C-10 66,4 12,i 65,2 14,/i 65,5 13, 64,6 12,4 64,1 15,1 64,1 13,4 11-15 59,1 13,1 59,5 14,8 60,3 13, 64,5 11,7 63,4 13,6 G3,6 12,5 10-20 66,3 11, ;i 65,7 13,2 66,1 11, 4 66.9 12,9 66.5 15,7 66,7 14,1 21-25 72,0 10,7 71,7 12,8 71,8 11. 2 66,0 12,8 65.6 17.5 65,2 14,8 2G-31 70,1 12,7 69,8 14,7 69,2 12, 2 63,9 15,2 63,7 18,2 63,8 15,4 ( -^" ) en C3 AVRIL 1846 (M O — f* CAR. THEH. CIEL. \ 767,7 16,0 Brum. 61,8 21,0 — 3 61,8 13,5 Coiiv. 4 61,1 17,5 Clair. 5 G3,0 18,0 — G 760,6 19,5 Niiag. 7 53,0 20,0 — 8 56,1 22,0 Couv. 9 59,1 21,5 Clair. 10 57,7 21,0 Brum. 11 762,0 19,0 Nuag. 12 65,9 18,5 Clair. 13 66,3 17,0 14 65,7 18,0 15 65,4 20,0 16 765,1 22,0 Brum. 17 57,8 22,5 — 18 51,4 21,5 Nuag. 19 59,6 20,0 — 20 57,8 18,5 Couv. 21 760,2 19,5 _. 22 62,3 18,0 — 23 64,6 17,0 — 24 68,4 16,5 Muag. 2o 67,4 17,5 Clair. 2G 764,3 17,0 Brum. 27 57,5 16,5 — 28 60,3 23,0 29 61,0 21,5 — 30 54,4 21,0 Couv. 31 VENTS. S.-E. S.-O. N.-E. 0. — S.-O. S.-O. leg. 0. N. N. legcr. N. N. legcr. S.-O. leg. S.-O. 0. 0. legcr. N.-O. 0. N. N.-E. S.-E.leger. S.-E. S.-E.leger. S.-O. N.-E. MAI 1846 (Midi). BAR. 762,1 65,3 67,8 63,3 58,3 760,6 63,6 62.1 59,8 57,7 762,3 67,0 64,6 62,9 65,9 766,4 63,9 60,9 60,3 60,8 760.8 61,2 65,2 66,4 61,9 762,4 62,8 61,6 60,8 59,4 63,5 TOER. CI EI.. 22,0 Couv. 18,0 — 16,5 Nuag. 20,0 Brum. 20,0 — 19,5 Nuag. 20,0 — 19,5 — 20,0 Couv. 19,5 — 19,0 Nuag. 19.0 — 20,5 Clair. 23,0 — 22,0 — 22,0 — 23,0 — 24,0 Brum. 24,0 Clair. 24,0 — 24.5 23,0 — 20,0 Couv. 20,0 Clair. 22,0 — 23,0 25,0 — 25,5 — 26,5 — 28,5 — 20,5 Couv. VENTS. N.-O. leg. N. E. S.-E. 0. N. N.-E. leg. N.-E. N. N. leger. 0. leger. 0. N.-E. N.-E. leg. E. 0. 0. leger. MOYENNES SEMI-DECADAIRES D' AVRIL ET MAI JOURS. 1- 5 6-10 11-15 16-20 21-25 26-31 762,6 57,0 65,2 60,3 64,6 60,0 15,5 18,0 15,9 17,4 15,4 18,9 763,1 61,0 64,2 62,6 62,5 61,5 17,4 1 6, 4 17,3 19,6 20,3 20.7 763,4 60,8 64,5 62,5 63,1 121, 9 61, ( -2S ) 2" TF.^IPERATIUE DE 1,'AIP,. Temperature moyenne. — La Crete estpresque a la jonction de la zone juxta-tropicale et de la zone temperee chaude, qui se fait par 36° de la- titude. Je ne reviendrai pas sur les generalites que j'ai exposees en tete de I'Agriculture , p. 382. Le climat de Khania etant marin , ainsi que celui de toute la Cr6te, a latitude egale , la temperature moyenne est moi-ns elevee , et les extremes de temperature scat moins eloignes que dans les localites siluees a I'interieur des continents. Sur les montagnes aussi, la limite inferieure des neiges doit etre plus elevee, dans chaque saison , que sur les chainons situes dans les regions eloignees du littoral. Pendant les douze mois d'observations, il n'en a pas etd fait des- quelles on pourrait deduire la temperature moyenne; heureusement je puis y suppleer en reproduisant celles qui ont ete faites, en 1817 et 1818 , par Sieber , qu'il a consignees dans son voyage, et qui ont ete re- produites par M. Ka3mtz (1). 1KI7 1^18 Dec 13" 19 .liinv II, 94 I-iiv 1 2, 1 Mars. ISog.'i 14, 51 Avr. . II. 38 Ki, 32 Mji. . 17, H7 t(i, 65 moyenncs 1817 18i8 13" 19 Juin . 2|c 88 22° 45 11, 94 luver. > .lull. . 25, 90 25, 76 12, 10 12° 4 1 Aoiit. 24, 88 30, 07 li, 23 1 • . Sept . 18, 06 24, 07 15, 35 f print. Oct. . 18, 00 20, 73 '17, M 15" 56 Nov. . 16, 29 ete. nioyennes 22° 16 25, 83 . 27,48^^"^^ 21, 06 19, 36 16 30 aut. 18»91 Annce : 1817 : 17° 35.— 1818 : 18° 64. — Movenne : 18" 01. Ainsi , Janvier et aout sont les deux mois de I'annee pendant lesquels la temperature moyenne est la plus basse et la plus elevee. Les mois qui precedent le plus chaud ont une temperature notablement plus basse que ceux'qui le suivent; aussi, la temperature moyenne du printemps est- elle inferieure de plus de 3" a celle de I'automne. Cettederniere est plus elevee dc 1" que celle de I'annee; elle est identique a la moyenne des temperatures observees dans les grottes et reduites au niveau de la mer. La difference entre les moyennes de I'hiver et de I'^te est de 12"8, k peu pres coiiime en Sicile et k Cagliari. (1) Reisa nacli dcr Iiiselii Krela , t. If , \>. 51 . Lehrbuch der Melcnrolngk , t. H , tubii'uii\ (le la jiage 88. (^29 ) Ligne isolherme de 18". — Sur une mer iaterieure , .Ulongee a peu pres de I'E. a I'O., ces lignes out une configuration en rapport avec cells des cotes; celles des parties medianes , out une cerlaine ressemblance avec une ligne moyenne enlre les deux cotes. Dans la Mtiditerranee , di- visee par la Sicile en deux parties bien distinctes , les lignes isolhermes de la partie meridionale, suivent a peu pres la meme cote , se relevant doucement de Gibraltar au cap Bon, s'infl^chissant rapidement vers Tri- poli et courant ensuite , parallelement a la direction moyenne , vers Beyrouth; elles sont plus elevees vers le N. dans la partie occidentale , que dans la partie orientale ; de sorte que, a latitude egale , la tempera- ture moyenne est moins elevee dans cette derniere partie. Pour trouver une temperature semblable , il faut se rapprocher d'environ 4 ' vers I'e- quateur. Sur la carte de Berghaus , la ligne isothermc de 20" passe par les points suivanls : El.-Arish ("up Bon. DeinH. He noiilii'. 350 12' 37" 5' M'> ky 33-50' D'apres les divers documents connus, Tisolherme de 18", qui est celle de Khania^ passe, a peu pr^s, par les latitudes suivantes : Gibraltar. Alser. PaOla. Khanin. 37" o' 3G" 47' 39" 2a' 35o 30' Temp&rattires moyennes mensuelles de la joiirnee. — Les moyennes semi-decadaires , portees au bas des tableaux meteorologiques , donnent les temperatures moyennes suivantes, du matin, de midi et du soir, pour chaque mois et pour cliaque saison de I'annee d'observations : Matia. Midi. Soir. Juin.-29..2| 27M ^^, 25o6 | ^^, J"«'-50.9 28,6 27„8 23,5 2^„g AoOt. 28,7 ) " 27,8 ) 24,7 ) Sept.22,2 1 ^^ 24,b. ^^ 2M, „^ Oct..t7,8L 21,3 (^^21,0 Nov. U,2) 18,0 ) 13,7 ^ Malin. Midi. Soir. Janv.11,6 15,2' 12,0 Fev. . 11,7 ) ■ 13,5) 12,0 ) Mars. 12,9 , 15,8 ] .14,0] . . nrint I print f print. Avril.lM 19,2 P 16,9^ Mai... 18,6) ' 21,6 ) 18,1 ) Pour I'annee, les moyennes sont : matin, 18' 99; midi, 20^ 50; soir, 4 Bo 40. Par suite d'une circonstance qui ne m'est pas connue. mais que je crois accidentelle, la temperature du matin pendant les trois mois d'ete a, chaque jour, 6t6 plus elevee que celle du milieu de la journee , tout aussi bien lorsque le ciel 6tait couvert ou nuageux , que lorsqu'il 6lail clair. (30) Temperatures extremes. — Pendant les douze mois , les observations du maximum et du minimum de chaque jour, n'ont pas ete faites faute d'instruments. D'apres Sieber, la temperature la plus basse, observee en 1817 et 1818, a ete de 6o 25 , et la plus haute de 31° 25 ; ce qui donne une diflerence de 25". Pendant la duree des observations de M. Gaspary, les temperatures extremes ont ete 32° 5, le 24 juin 1845, a midi ; et 7° 5 , le 12 Janvier 1846, a 8 h. du matin ; difference : 25°. En combi- nant ces diverses observations , cette derniere est portee a 20° 25. Mais il est probable que la temperature s'abaisse davantage dans les hivers exceplionnellement rigoureux, comma celui de 1833-34. En ete, au so- leil, elle est habituellement de 40 a 45\ Temperatures extremes menstielles de la jonrnee. — Les observations faites trois fois dans la journee ont ete donnees, pour chaque jour a midi, dans les tableaux mensuels, et par semi-decades, pour le matin et le soir. Pour chacune de ces trois cpoques de la journee , je donne ici le maximum et le minimum , observes dans chaque mois , dans chaque saison et dans I'annee ; les differences forment une troisieme colonne dans chaque serie : MiTlN. MIDI. SOIR. Mill. Max. DiR'. Mill. Max. DilT. Min. Max. DilT. Juiii. . . . 23"0 34o5 1 1 "5 23°o 31"^ 9°0 1905 2705 8»0 JuiUet. . . 27,5 34,0 C,5 23,5 31,5 8,0 23,5 29,5 6,0 Aoiit. . . . 23,5 32,5 9,0 23,0 31,0 8,0 22,5 29,5 7,5 Septemb. . 18,0 26,0 8,0 21,5 29,0 7,5 19,5 27,5 8,0 Octobre • . 13,5 23,5 10,0 14,5 27,5 13,0 14,5 24,5 10,0 Novemb. . 11,2 18,2 7,0 14,8 23,8 9,0 13,2 21,0 7,8 Ducemb. . 10,0 16,3 6,5 10,5 18,3 7,8 9,5 16,5 7,0 Janvier.. . 7,5 15,0 7,5 9,0 17,0 8,0 9,0 15,0 6,0 Fevrier . . 0,0 14,5 5,5 9,5 17,0 7,5 9,0 14,0 5,0 Mars. . . . 10,0 16,0 ■ 6,0 12,0 20,0 8.0 10,0 17,0 7,0 Avril. . . . 11,0 20,5 9,5 13,5 23,0 9,5 14,0 21,0 7,0 Mai 15,0 22,0 7,0 16,5 28,5 12,0 14,5 21,0 6,5 Ete 23,0 34,5 11,5 23,0 32,5 9,5 19,5 29,5 10,0 Automne . W,2 26,0 14,8 14,5 20,0 14,5 13,2 27,5 14,3 Hiver. . . 9,0 16,5 7,5 9,0 18,3 9,3 9,0 16,5 7,5 Print. . . . 10,0 22,0 12,0 12,0 28,5 16,5 10,0 21,0 11,0 Annie. . . 9,0 34,5 25,5 9,0 32,5 23,5 0,0 29,5 20,5 ( 31 ) Comparaison des temi>eialures des cuteo N. el S. — Lorsque dans mes excursions, je me trouvai au bord de la mer , je pris plusieurs fois la temperature de I'air. En comparant , a I'aide d'interpolalions , mes ob- servations que je consigne ici , a celles de Khania , on trouve des diffe- rences tantot en plus, tantot en moins, qui sont donnees dans la der- ni^re colonne : Cote sepiciUrionale. Diff. Cote meiidion.'.le. OifT. Platania.. . 8 juiii. 12 li. m. 24°6— OH Souia. . . . 12juin. 1-2 b. in. 25^-2— 2»5 Almyros.. . A — H h. m. 25,0— 2,0 H.-Paulos . 24 oct. 1 h. s. 22,0+S,5 Rhelhyoinon 8 oct. 7 h. m. 18,4+0,9 Sphakia . . 22 — 11 li. m 21,o 0,0 — 12 — 1 h. s. 2G,.j+l,0 Myrto.. . . 26 sept. 12 1i. m. 23,4— 2,1 Gheophiro. 5 — 9 b. m. 22,5 0,0 Hierapetra. 12 sept. 4 b. s. 23,6+2,1 Aposeleini . 29 sept. 12 b. m. 28,0+2,5 — 26 — 6b. m. 19,1— 0,4 Dhia. ... 2 oct. 6 h. m. 20,3+1,2 Pilialimata. 25 — 6 h. m. 22,3+1,5 Malia ... 31 aoiit 7 h. in. 23,0—1,5 Aloudba. . . 2 sept. 9 h. m. 26,0 0,0 Sitia ... 15 — o b.s. 24,0—1,5 Les moyennes des differences donnent des indications precises sur I'etat de la temperature, sur I'une et I'autre cote. Sur celle du N., la moyenne des dix observations est de 0° 25, au-dessous de celle des ob- servations correspondantes de Kbania , tandis que sur la cote oppostie , celle des 7 observations est de 0" 61 au-dessus. Ces 17 observations ac- cusent done une difference de + 0^ 86, sur la cote meridionale. D^croissemenl de la temperature dans les hautes plaines. — Les ob- servations que j'ai pu faire donnent , lorsqu'on les compare a celles de Khania, quelques indications interessantes. EUes comprennent d'abord celles , au nombre de 14 , qui ont ete faites presque toutes isolement et a diverses epoques, dans plusieurs plaines; I'avant-derniere colonne offre les observations faites a Khania , el la derniere , les differences : Sarukena (Kadano). . 17juin 3'' soir. CSim 26''0 SCu — 3<>5 Kadano (Selino). . . . — C soir. 4U 23,7 27,5 —4,0 Arkadlii 8 aout midi 500 25,0 29,5 —4,5 — 8 oct. — — 2i,0 23,5 +0,5 Apostolous (Pedli). . . 29 aoiit 6i' soir. 335 22,0 23,5 —1,5 Kastel-Pedhiadha. . . 29 sept. 6 mat. 356 22,0 21,5 +0,5 Khandhra (Sitia). .. . 23 sept. 5 Va m. 588 -15,0 18,0 —3,0 — 25— 7 mat. — 17,5 19,0 —1,5 Anopolis (Sphakia). . 23 oct. 5 3/i s. 584 4/i,0 16,5 —2,5 — .. 24 oct. 9 mat. — 10,0 10,5 —0,5 0. d'Anopolis — i\ ^{im. C31 17,0 1G,5 +0,5 Omalos (Spliakia) . . 19juin 5 '/a s. 1,067 23,7 27,5 —3,8 — ..20— 3 soir. 1,126 26,3 31,0 —4,5 — .. 27 oct. 11*Am. 1,043 10,2 17,0 —6,8 ( .>2 ) En second lieu, vieiil une serie de 12 observations laites , du 3 au 9 septembre, au monasters de la Panaghia-Kristallenia, dans la plaine de Lassiti, a STO'" d'altitude: fept. 6 li. s. 15'i7 21"0 - 703 6 sept. r, ii. s. 19o7 24o5 -408 4 — 6nial. 10,3 20,0 -9.7 7 — I 18,0 22,5 -4,5 - 5 1,2 s. 1S,3 21,5 -3,2 8 - 7 mat. 12,1 .. » S — i i;-i in. 9,3 » .. — 1 s. 15,0 22,0 -7,0 - Cs. 19,0 23,0 -4.0 - 4 s. 13.8 21,0 -7,2 fi - 7 12 111. li,0 V » 9 — 7 111. 13,9 » » i a Onialos. de l,04:j"> a 1,126" 210'iS Un clegrc reprosente done en moyennej a Lassiti, ;'i 870<" 146,0 ' do 33:i'" ;i 632"' 230, 2 Les observations d'Anopolis, surle revers meridional desAspro-Youna, accusent un decroissement beaucoup plus faible , mais elles sont en petit nombre. La moyenne des liiiit premieres observations et de celles de Lassiti, abstraction faite de celles d'Anopolis eld'Omalos, est 1" pour ISS™ 10 d'el^vation. Decroissement de la temperature siir les monlagnes. — A chacune de mes ascensions sur les sommitt^s, je n'ai pas neglige de prendre la tem- perature de I'air, afin d'obtenir quelques donnees sur la marche de son abaissement; celles-ci n'ont pas la valeur des series d'observalions faites au Saint-Gothard, au Grand-Saint-Bernard et i I'Elna ; mais elles peu- vent etre compar^es aux observations isolees des ascensions aerostali- ques La moyenne de cinq de ces derni^res accuse, jusqu'a des hau- teurs de 2,600™ a 3,800", un ddcroissement de 1" pour 184"' 30 d'ele- vation. Je donne ici , en les disposant par ordre de hauteurs, les observations que j'ai faites sur 27 des points les plus eleves de la Crete, depuis sou point culminant , a 2,498"> jusqu'a 734". J'omets des observations fai- tes a des hauteurs moindres , comme n'etant pas suffisammenl degagees de I'influence excrcee par les plateaux et les plaines : influence au sur- plus dont il est facile de constater I'existence des que Ton compare les moyennes des sommites elevees a celles des sommiles moyennes. Lors- que les conditions , — dans lesquelles les observations de Khania ont ele faites, — le permellent, trois dernieres colonnes donnent la temperature du mtSme moment dans cette ville, la difference et le nombre de me- tres correspondant a 1" de decroissement. ( 33 ) Psiloriti I2 aoCil. 7 h. '/^ m. 2,i98'° 11°d Thdodhori 25 oct. lb. 'Us. 2,375 0,0 I6"3 IG'S li>9 Soro 13 JMin. inidi 2,570 20,8 27,3 6,7 335, 7 Aphendi-Khristo . . 5 sept. 9 h. '/^ m. 2,133 13,2 23,3 8,5 239, Kastro (Asp.-V.). . . 23 oct. 7 h. m. 2,131 4,S 16,3 12,0 177,6 Mavri (Aspr.-V.). . . 13 juill. 6 h. '/^ m. 2,10-i 13,0 Volakia 20 juin. 7 h. V2 m- 1.996 20,0 Kcdros 10 aoQt 10 h m. 1,802 14,0 Aphendi-Sarakeno . 6 sept. 1 h. s. 1,592 19,0 23,5 6,3 2i4, 9 Tsileno 4 sept, midi 1,383 13,8 25,3 9,7 165,4 Aphendi-Kavousi. . 13 sept. 10 h. '/^ m. 1,472 15,3 26,0 10,3 140,2 Apopighari 11 juin 6 li. '/a n>- 1,588 12,5 Katharos-Myrto. . . 9 sept. 1 h. '/« s 1,238 14,0 21,5 7,5 167,7 Kophinos 24 aoOt 1 h. s. 1,230 22,0 27,0 5,0 230,0 Haghios-Dhikios .. 24 juill 7 h. '^ m. 1,190 21, R Kouloukouna. ... 4 aoCit 9 L. '/i m. 1,192 18,3 Krioneriti 30 juill. 9 L. m. ifi^f 20,3 Skiavopoula .... 16 juin 3 Ii- s. 1,016 22,3 27,3 5,0 203, i' Mesokhorio 23 aofit 1 li. '/^ s. 996 22,5 27,5 5,0 199, 2 Vrysinas . ..... 11 oct. 2 b. 'Z* s. 860 19,0 26,5 7,5 114, (i Karadagh 20 aofit 2 h. 'U s- 837 20,0 26,3 6,3 128, 8 Uhamania 23 aoftt 5 h. '/a s. 824 20,3 26,0 3,7 144,6 Tiiiro 23 sept. 8 h. 'U m. 826 14,4 20,0 5,6 147,3 Strombolo Sect. 2h.s 802 18,2 24,0 5,8 138,5 CppSpadha 8 juill. llh.m. 774 23,0 29,5 4,3 172,0 Hierapelra(lsllinie). 11 sept, midi Vs "34 18,2 24,0 5,8 126,6 , de 2,375°' h 2,131"'. . SO?"" 6 I'll degre represeiUe done eii moyenne. . } de 1,592 a 1,250 • . . 182 (> ' de I,01C a 73i . . . 140 2 La moyenne generale des frois series est i« pour 177'" 80. En comparant la marche du decroissement de la temperature dans les plaines et sur les montagnes , on voit que dans les premieres , ou conca- viles de la surface terrestre , le decroissement est plus lent inferieure- mentque superieurement ; tandis que sur les secondes, ou convexites , I'inverse a lieu, le decroissement etant plus rapide inferieurement que superieurement. La moyenne entre IBS'" 10 et 17 7"" 80 est 183"', nombre presque idenlique avec cclui de 184"' 30 cite plus haul, et pen different de celui de 180'" , admis conime moyenne generale. Elevation de la temperature par insolalion. — Le 25 mai, pendant una recherche d'algues et de moUusques, a la baie de Lazarete, a TO. de Khania , le soleil dardait scs rayons avcc une telle force a midi, sur le (34) sable jaunatre de la plage, que la temperature de celui-ci s'eleva a 56o; ayant eu la pensee de me baigner, j'atlrapai un coup de] soleil'suivi d'une forte endure douloureuse du dos , des jambes et surtout des bras , qui dura pres de buil jours. 3" PRESSION ATMOSPHERIQUE. Pressions moijennes mensnelles delajournee.— Celles de chaque mois sonten sens inverse de la temperature; elles sont plus grandes en hiver, iorsque cette derniere est moins elevee, et vice versa. Lesmoyennes se- mi-decadaires des tableaux nieteorologiquesdonnentles pressions moyen- nes ou les hauteurs du barometre suivanles , du matin , de midi et du soir, pour chaque mois et pour chaque saison , de 1845 a 1846 : Malin. Midi. Soir. Juin . . . . Juillet . . . AoiJt . . . . 761 "> 60 60 "«1 Ete ~(760n'i>7 2 1 762™ii0i ^,. / Etc 60 3) 761»iiG, 59 s' 60 1 ' Ete j 760">ii5 Septembre . Octobre. . . Novembre . 62 62 66 ^j Aut. '^(763'>»ii9 01 62 62 65 1 •'I Aut. ^(763""i9 9) 62 62 65 6^ 1 9; Aut. 763"'ii3 Decembre . Janvier. . . Fevrier. . . 63 64 66 '^j Iliv. ^■(764n..i7 0) 63 64 65 '^1 Iliv. 0(764""I4 7' 63 63 66 '1 o) Hiv. '764'"ii3 Mars . . . . Avril . . . . Mai 66 61 62 ^) Print. ^(763n'ii3 5) 65 61 62 "■) Prim. ^ 763n'il1 7) 65 61 62 4- 6 6 Print. 763"'ii2 Pour I'annee , les moyennes sont : matin , 763"'" 49 ; midi , 763""' 07 ; soir, 762"^*' 88. La moyenne, entre le maximum du matin et le minimum du soir, est 763°'" 18 , peu differente de celle de midi. Comme on le voit , la pression va generaleraent en diminuant pendant lajournee; elle regagne pendant la nuit ce qu'elle a perdu, du matin au soir. La difference est de 0"'"' 42, du matin a midi, et de 0™'" 19 , de midi au soir ; elle est de 0"''" 61 , du soir au matin suivant. Pressions extremes mensuelles de midi. — L'oscillation mensuelle est d'autant plus grande que la temperature est moins elevec ; c'est ce que montre la liste des pressions maximum et minimum , constalees a midi, pendant chacun des mois dc I'annee d'observations : ( 35 ) Maximum. Miiiimuiii. liiirLTciices. Muyennei. Juin 7f)5™ii3 758""'9 6'»ii6 \ Juillet C3 2 56 7 6 5(cte.... 7"»M Aoiit C4 2 56 1 8 1) Septembre 66 6 55 5 1 1 1 j Octobre 68 1 56 12 1 aut'i'^.. 13 1 Novembre 72 5C 1 6 ) Decembre C9 9 54 9 15 j Janvier 73 748 7 24 3 liiver. 18 8 Fevrier 773 7 50 7 17 ) Mars 71 8 GO 1 1 1 7 J Avril C8 4 51 4 17 prints 12 9 Mai 67 8 37 7 10 1 ) La moyenne annuelle est IS""'" comme en automne et au printemps. L'ecart maximum de I'annee s'est produit en moins d'un mois, du 27 Janvier au 22 fevrier; il a ete de 25'"''", soit 9""" i au-dessus et 15'"'" 7 au-dessous de la pression moyenne de la saison. La moyenne annuelle de 13 "'", place la Crete un pea au S. de la U- gne isobar omMriquc de 13 ■»'" 54 qui, suivant M. Kajmtz, « atleint le vieux continent dans la partie nord du royaume de Fez , traverse la Si- cile, atteint dans le voisinage de la Caspienne, son point le plus boreal, et descend a I'E. vers le Sud. « Oscillation diurne accidentelle de midi. — L'amplitude de celle-ci , d'un midi au midi suivant, n'atteint que bien rarement 8 a 9'"'" ; une seule fois dans I'annee, elle a atleint 12"'" 1. G'est pendant le mois de juillet que la moyenne du mois et le maximum ont ete le moins grands , jmiu 07 et 3""', et c'est en decembre et Janvier qu'ils I'ont ete le plus , 3inin 34 gt 12'"'" 10 : c'est ce que monlre le tableau suivant, qui contient aussi les moyennes des saisons : Moyennes. Maximum. Moyennes. I laiimuin. Juin I""' 44, p.. J""- ' «7 1u,..30 Aoiit 1 38 ■ 4m>10i lite 3 / 3mii8 4 4 1 Dec. Janv Fcv. 3-'34( Iliv. 3 30.2„.ii97 2 27' '""' Iliv. '2 1 9n.il8 7 9 Sept.1 90 ^^,^_ Oct. 1 65 ^„„„ Nov. 2 17) 5 6 ■^/auL o) Mars Avril Mai ' ^^) Print. 3 19 U.iiii 2 28' 8 8 5 ^) Print. -(7m,l,l o) Les moyennes annuelles sont 2"""' 15 pour la moyenne de chaque mois, et O""'" 60, pour le maximum. On pourrait croire au premier apergu que dans le cours d'une annee , le baromclre cmploie , dans ses oscillations successives , Ic menie temps ( 36 ) il monter qu'a deoceiulie. 11 n'en est pas ainsi en Crete , par 35o 30' de latitude; le niercure monte plus rapidement qu'il ne descend; du 1" juin 1845 au 31 mai 184G, d'un midi a un autre, il y a eu 172 jours de montee, contre 185 jours de descente; sans compter G jours de stabilite complete et 2 jours d'inconnu. lis sont ainsi reparlis : Monlee. Desc. Stat. Monlie. Desc. Stat. tl^ U 46 2 Hiver 43 46 1 Automne .... 42 — 48 — 1 Printemps ... 43 45 4 A Paris, pendant le meme laps de temps ., I'inverse s'est produit; il y a eu 187 jours de mont6e contre 178 de descente. Grandes oscillations barometriqiies. — Elles se produisent sur une echelle d'autant plus eteiidue, que de I'equateur on se rapproclie davan- tage des poles. A Khania, on doit considerer, conime grandes oscilla- tions , celles qui ddpassent 3™'". Leur plus longue duree, varie de 3 a 6 jours; quelquefois, comme en juillel 1845 et en mars 1846, il s'en est produit d'une duree de 10 et 12 jours. Le nombre de ces grandes oscil- lations a ete de 9 pendant I'ete de 1845, et de 11 pendant chacune des trois saisons suivantes. — Quant a leur amplitude , les plus considera- bles atteignent de 6 a 14"'"; ce n'est qu'exceptionYiellement, comme en Janvier et en avril 1846 , qu'elles ont atteint SO-^'" 2 et 17 ""'". G'est en ete, qu'elles sont le moins grandes, et en hiver, qu'elles le sont le plus. Les donn^es sont r^sumees mensuellement de la maniere suivante : Duree. Amplitude. DurSe. Amplitude. Juin S j. CinS Juillet 12 5, 7 Aoflt 5 6, 3 Seplembre. .5 6,8 Oclobre.. . . 4 6,8 ^ 10,8 ( 6n>2 Aut. DiScembre. . 3 j. U^S \ ujver. Janvier. . . 8 20,2 ( ^^^^ F6vrier ... 3 12, i ) Mars 10 11,7 ) print. Avril 6 17,0 Mai 2 9, 4 12in7 • 1 lOn'2 Noveinbre . . o 13, ) Dans les grandes oscillations, les descentessont presque toujours plus lentes que les montees. Sous le rapport de la rapidite , les plus grandes diCferences, en quelques jours, ont etd les suivantes dans chaque mois, (les lettres M et D indiquent les montees et les descentes) : Juin. M 2 j 5™8 Sept. M 3 j. 10"'2 Dec . D 2 j. 14ra2 Mars D 2 j. 7n>7 Juill. M 2 4,6 Oct..M3 8,6 Janv. D 3 15,9 Avril D 2 j. 13,7 Aoftt D 2 5,6 Nov.MS 13,0 Fevr. M 3 12,1 Mai . M 5 13,4 Comparnison de la pression a Khania el A Khalepa. — Quoiqu'il y eut moins de 3 kiiom. en ligne droite, entre ces deux points d'observations , la marchc du baromolre n'y ctail pas concordante, ainsi que jel'ai cons- ( 37 ) late en continuant mes observations ile Khalepa, apres que M. Gaspary eut repris les siennes a Khania. Du 9 au 17 decembre, elles ont ete fai- tes regulierement a 7 h. du matin , a midi et a 5 h. du soir , cxcepte le 12 au matin et a midi. Je donne , dans une premiere colonne, les ob- servations de Khalepa , rapportees au niveau de la mer, et dans une se- conde, les differences qu'elles presentent avec celles de Khania : 9 — 769>n9 — 0^1 758'n7 — 2>n6 15 - 762m9 — 0,5 69,0 + 1,5 12 — 60,8 — 0,3 64,4 — 0,3 67,9 0,0 13 — 57,2 — 0,8 65,1 — 0,3 — 65,9 — 0,9 55,0 — 1,2 16 — 68,5 — 1,3 64,8 — 1,4 55, — 0, 8 67,9 — 1,1 63,7 — 0,9 14 — 56,0 — 0,2 66, 7 — 0. 7 11 — 62,1 - 2,0 60,8 — 0,5 56, 7 + 0, 1 57,5 + 0,5 17 — 62.0 — i,8 Cette serie , qui comprend une grande depression, pr^sente des ecarts qui atteignent jusqu'a S""" 6 ; ils sont aussi considerables que ceux d'ob- servations qui auraient ete faites aux deux extremites de I'ile. Comparnison des pressions sur les cdtes N. et S. — Souvent, lorsque je descendais au bord de la mer, je prenais la hauteur du barometre; j'ai ainsi recueilli 17 observations sur la cote seplentrionale et 10 sur la cote meridionale. En les comparant a celles de Khania, on trouve des difTerences analogues a celles offertes par la s^rie de Khalepa : C6te seplentrionale. Platania. . 8 juin noidi Khilia ... 3 — midi Almyros. . 4 — 10 m. — 13 oct. midi Rhetliymn. 12 — 2 s. Perivolia. . 8 — 7 m. Hiasmata. .6 — 4 s. Gheopliiro. 5 — 9 m. Kakonoros. 29 sept. 2 s. Dhia. ... 2 oct. 6 m — .... — midi. Stalidha . . 30 aoftt 4 s Malia. ... 31 — 7 m. Spina-Longa 1 sept. 5 s. Aloiidha. . 2 — 9 m. Slomio . . . l.'i — 3 s. (lapSidliiMu 16 — 5 s. '60™2 + i°>o 61,7 + 0,5 63,5 + 0,9 57,9+ 1, 1 61.5 — 0,3 61.6 + 0,5 62,5 — 0,3 66,0+ 1, 1 53,0 — 0,9 05, 0,0 65,9+ 0,2 63,4 — 0.9 62,6—1,2 58.6 0,0 59, 1—0,4 63. 7 0, 61.8 +0,6 C6te meridionale. Souia. . . . 12 juin midi 762"7 — l"'l H.Paulos. . 24 oct. Is. 58,6 - 1, 7 22 — midi 62,0 + 0,0 SpLakia. . . Preveli. . Myrto. . , Hierapetra 31 juill. 4 s, 57,2 — 3,2 26 sept, midi 62, 1 + 0, 9 11 19 25 26 Pilialimata. 25 — 5 s. 62, 6 — J , 1 4 s. 61,7 — 0,6 4 s. 61,5 0,0 7 m 63,9+1,2 7 m. 61,7 — 0,9 Les plus grands ecarts .sunt : Cole septentrionale imii^ Cote meridionale 3 2 ( 38) Sur la cote septenlrionale , la moyenne des 17 observations faites de juin a octobre, donne une elevation de 0"" 13. Sur la cote meridionale , la moyenne des 10 faites pendant la meme periode, donne un abaissement de 0""'' 59. C'est , entre les deux cotes , une difference de O"" 72 , qui est certainement en rapport avec la temperature plus elevee de pres de 1% qui y a deja ete constatee. Comparaison de la pression a Khania et a diverses hauteurs. — J'ai profile dequelques jours d'arrelou de divers passages sur certains points, pour y faire plusieurs observations. Celles qui ont dure plusieurs jours , et qu'il pent etre interessant de comparer a celles de Khania , ont ete faites a Megalo-Kastron , au-dessus des chantiers venitiens ,4 13" d'al- titude ; a Samaria, sur le versant meridional des Aspro-Vouna , a 340°"; au col de Malaxa, au-dessus de la baie de Soudha , a ^Sl"" ; et a la Pa- naghia-Kristallenia , de la plaine de Lassiti, a 870°'. Dans la liste sui- vante, la derniere colonne presente les ecarts que les observations ofFrent comparativement a celles de Khania, deduction faite toutefois de la quantite en rapport avec I'altitude, deduite de la moyenne des obser- vations : Megalo-Kaslron 13°': — 1°>'i6. 18 aoCit. . 1^ m. 756™2 — O^a 20 — . . 6 m. 60,6 — 0,6 22 — . . 7 m. 38,4 + -1,0 26 — . . 6 s. 61,9 — 1,3 28 — . . 7 m. 61,5 + 0,4 29 — . . 8 7„ m. 58,9 + 1,3 Samaria 340™ : — - 29"i'i 4. 25 Oct.. . . l^m. 732,9 — 0,8 — ... midi 33,7 + 0,2 — ...6s. 33,5 + 0,7 26 — . . . 7 m. 35,0 + 1,2 — ...5s. 36,6 — 1,0 27 — . . . 7 m. 36,0 + 0,2 Malaxa 481 "> : — 42mil2. 16 Oct.. . . 4'' s. 720,3 — 1,4 17 — . . . e'/^m. 22,6 — 0,7 1 4 nov. ..OS. 25,5 + 1,1 15 — . . . ev^m. 2.5,4 + 1,3 — ... midi 25,7 — 0,6 — ...3s. 24,9 0,0 Panagliia de Lassiti 870i» : — 73™" 3 sept. ... 61' s. 692'"3 + O^S 4 — ... 6 m. 91,9 — 0,6 — ...6s. 90,4 — 1,1 5 — ... 6 s. 88,8 — 1,8 6 — ... 7 m. 89,4 — 1,8 — ...8s. 90,4 — 2,4 7 — ... 7 m. 91,2 + 0,8 — ...Is. 91,7 + 0,5 — ...7s. 92,1 + 0,5 8 _ . . . 7 m. 92,1+2,8 — ...Is. 92,3 + 1,2 — ... 7V2S. 92,0 + 0,6 9 — ... 7 m. 91,1 + 1,1 Les plus grands ecarts sont : Megalo-Kastron 1" 3 Samaria 1 2 Malaxa 1 i Lassiti 2 8 ( 39) On lie peut toutefois pas dire que les ecarts croissent avec Taltitude , puisqu'on a vu precedemtnent des ecarts de S^^'S, entre observations faites presque au niveau de la mer. lis ne sent pas non plus en rapport avec les distances , car, au niveau de la mer aussi , les ecarts d'observa- tions faites presque aux deux extremites de I'ile , sent aussi grands que ceux qui existent entre des observations tres-rapprochees. i° VENTS. Frequence relative. — En raison de I'insuffisance si grande d'une an- n^e d'observations'sur les vents inferieurs , je vais indiquer brievement les donnees obtenues a Khania. Ceux du N. et de I'O. regnent a midi , pendant pres des trois-cinquiemes des jours de I'annee , surtout en ete , pour le premier , qui contribue a temperer la chaleur; de Janvier et fe- vrier a la fin de juin , ils souiTlent avec une grande violence. Les vents les plus frequents ensuite sont ceux du N.-E. et du N.-O. , pendant un sixieme de I'annee, et ceux du S.-E., du S.-O et de I'E., pendant un quart. Ces moussons regulieres de la Mediterranee orientale , constituent ce que les anciens appelaient Vents ^tesiens. Quand au vent du S. , il n'a regne que six fois , principalement en hiver. En ete , les vents sont generalement paisibles ; mais en hiver et au printemps , I'air chaud qui arrive des pays meridionaux , dans les regions froides du nord , deter- mine des vents violenls. Le tableau suivant donne le nombre de jours pendant lesquels chacun des vents a regne a midi. Vents. Juiu. Juill. Aofll. Sept. Oct. NOY. D6c. Janv. Fev. Mars. AYiil . Mai 0. (c5c la mer). . . 6 10 7 3 7 3 9 10 8 8 8 9 N.-O. (de la Gruce). 2 2 i 4 4 5 4 2 1 2 1 4 N. (de I'.^rchipel). 17 15 17 12 7 2 4 7 13 4 6 11 N.-E. (del'Asie-M.) 3 i 2 G 4 2 1 1 3 7 3 4 E. (de la mer). . . — — — 1 (i 4 4 2 — 5 — 2 S.-E.(del'Afrique). — — — 2 — 12 1 6 — 4 4 1 s. ( - ). — — — — — 1 3 — 1 1 — — S.-O. ( - ). 2 — 1 2 2 1 5 3 2 — 8 — Les 8 vents precedents, suivant la nature des surftices qu'ils lechent le plus longtemps, avant d'atteindre Khania et surtout la Crete, peuvent 6tre rcpariis en quatre categories : celui d'O. et celui d'E. , qui sont essen- tiellement marins ; ceux du N.-O, au N.-E. , qui viennent des regions plus froides de la peninsule Slavo-grecque , dc I'Asie-Mineure et de I'Europe orientale; et ceux du S.-O. au S.-E. , qui viennent des regions ( 40 ) plus chaudes de I'Afrique. Le tableau suivant donne la repartition , par saisons , de chacun des vents et de chacune des deux dernieres cate- gories : Etc .... Aulomne. Hivcr . . . Printcmps. .\nnee . . . 0. N.-O. 23 8 13 13 27 7 2.5 7 N. 49 21 24 21 N.-E. 9 12 5 14 11 6 7 S.-E. u 7 9 88 33 115 40 24 30 s. s.-o. — 3 1 6 4 10 1 8 26 N.-O.ilN.-E. S.-O.aS.-K. 65 3 -46 20 3.5 20 42 18 188 61 Quant k la plus grande duree des vents , elle a ete du nombre de jours consecutifs suivants, dans chaque mois : .luin. . . N. i)j. Juillet.. N. 9 Aoiil.. . N. 17 Sept. . N. 7j. Oct.. . E. 4 Nov. . S.-E. 6 Dec. Janv. Fev. . 0. 4j. . 0. 4 . N. 9 Mars. N.-E. 6 j. Avril. 0. 8 Mai . . N. 8 « Pendant les trois mois d'6te, dit Olivier (1) , la chaleur excessive du soleil est constamment temperee chaque jour, depuis huil aneuf heures du matin jusqu'au soir , par le courant assez rapide d'air qui s'etablit du nord au sud dans les lies de TArchipel et sur les cotes septentrionales de Crete. Ce vent rafraichissant nomme Embat , est sud-ouest sur la cote meridionale. Pendant la nuit, le vent prend une direction contraire; il vient de la terre a la mer; il est plus faible que pendant le jour, et ne s'etend pas au-dela de trois a quatre lieues. » Les vents sont variables dans lesautres saisons, surtout vers les equi- noxes : nous avons eprouve cl la fin de fructidor {\b sept.) , par un vent de sud qui dura deux jours, une chaleur de 30 a 32 degres (38 a 40*^^°'). L'horizon etait alors comme charge de fumce , et la clarte du soleil etait rougeatre et faible, ainsi qu'on le remarque en Egypte lorsque le meme vent se fait sentir. Le citoyen Peyron , capitaine de navire , nous a dit qu'etant mouille a la Sude le 30 mai 1793 , la chaleur devint si consi- derable depuis huit jusqu'a onze heures du soir, pendant la duree d'un coup de vent de sud , qu'on respirait a peine et qu'on etait dans un ac- cablement general. Les canons de fer de son navire avaient contracte un si fort degre de chaleur , que Ton n'y pouvait appuyer la main sans etre force de la retirer aussitot. :> (1) Voyage dans I'Empire Olhoman , 1. 1 p. 382-3. ( ^1 ) Un siecle auparavant , Touniefort disait (i ) : « On respire un Ibrt bon air en Candie : il n'y a que le vent de terre (du S.) a craindre : on a pense deux ou trois fois abandonner la Canee ou ce vent est lout-a-fait suffocant. On a remarque plus haut, que souvent il elouffoit les gens en pleine campagne : nous eumes grand peur de pareil accident en venant du cap Melier a la Canee. (Le 13 mai 1700.) » Le lendemain de mon voyage en Sphakia, avec M. Hitier, le 19 mai , le Khirokali, ou Khamsin des Arabes, se fit sentir; des cinq heures du matin, le thermometre etait a 23° 8; la journee ful accablante ; aussi, apres une herborisation matinale , a Nerokourou , me renfermai-je avec M. Hitier, a Klialepa. Dans la partie mediane de I'ile, les vents doivent avoir egalement une grande Constance ; elle est accusee aux voyageurs par la direction fixe dans laquelle sont etablis les moulins a vent. Dans I'eparkhie do Mira- bello , ou il y en a le plus a diverses hauteurs , ils font g^neralement face;au N.-O. ; j'en ai rencontre 18 au col de Latsida , 30 a Kanourio- khorio , 10 vis-a-vis de Kommeriako^ a peu pres autant entre Phourne et Aloudha ; a un col , entre Potamies et le Tsileiio , il y en a 23 presque tous en activite. Ailleurs, j'en ai vu 3 au col d'Asemi a Vorea , au N. de la plaine de Messara , a Mouliana et 2 a Kamesi , a I'O. de Piskokephalo et 1 enfin au monastere Toplou du cap Sidhero; mais j'ai oublic de noter leur direction. — On dit cependant qu'a Megalo-Kastron le vent du N.-E. souffle^pendant la plus grande partie de I'annee. Les vents du matin pas- sent aussi pour etre beaucoup plus forts dans la partie orienlale de Pile qu'a I'autre extr^mite. Vents superieiirs. — Chaque fois que je me suis trouve sur les hautes sommites , j'ai note la direction du vent, et assez peu souvent il y avait concordance avec ceux qui soudlaient h Khania. La lisle suivante pre- sente pour 14 de celles qui sont bien isolees, d'abord les vents qui s'y faisaient sentir, et en second lieu ceux qui regnaient simultanement a Khania : H. Dhikios 11 90" 24 juin 7 h. in. Volakia 1996 20—7 li. m. Mavri 21 Oi 1& juill. 7 h. m. Soro 2370 — midi 0. 0. N.-O. s.-o. N.-O. N. 0. N. (1) Voyage au Levant, t. J, p. 91. Tome XXIIL 2i Oil. 1 li. s. ,N.-(). N. — 7 li. ni. S. 0. 30 juill. 9 li. m. N. N. 12 aoiil 7 h. m. N.-E. N. 40 — •10 h. in. N. N.-O 21 — 1 h. s. N. N. 6 sept. 1 h. s. 0. N. 5 — li. m. N.-O. 0. i — mid 0. N. 13 — 10 h. m. 0. 0. I iri ) Tlicoclliori 237a Kasiro 2131 Krionerili 1027 P.'jilorili 2498 Kedros 1802 Kopliinos 1230 Aphendi-Sarakcno. . . . 1592 Aphendi-Kliristo 2IJJ5 Tsileno 1583 Aphendi-Kavousi .... I 472 Influence sur la temp^raUire. — C'est ici surtout que se fait sentir I'insuffisance d'une annee d' observations; certains vents, comme celui du N. , ayant souflle 115 fois, et d'autres, comme celui du S. , 6 fois seulement; celui du N. , ayant regne 49 fois en ete, tandis que celui du S. a fait completement defaut dans cette saison. Quoi qu'il en soit, sous le rapport des effets calorifiques, les vents peuvent etre divises en quatre categories : ceux du N.-O., du N. et du N.-E., qui, venant surtout en ete des continents europeen et asiatique , et de I'Archipel interpose, rafraichissent I'atmosphere ; ceux du S.-O. , du S. et du S.-E, qui, n'arrivant pas en ete des deserts brulants de I'A- frique, sont, dans les autres saisons, temperes par la mer, et contribuent a radoucir la temperature en hiver; celui de I'E. et celui de I'O. qui rasent des surfaces beaucoup plus etendues de la mer, apres avoir quitte la Syrie , d'un cote , Tunis et la Sicile de I'autre. Le tableau suivant presente la temperature moyenne de chacun des vents et de chacune des deux premieres categories pendant chaque saison et pour I'annee , en ayant soin de faire suivre d'une asterisque celles qui ont une vraie valeur par suite du nombre et de la repartition mensuelle des observations : ce qui pent etre verifie sur le precedent tableau de frequence. 0. N.-O. N. N.-E. E. S.-E. S. S.-O. Et6 28°9* 27''5 27°4* 28"0 _ _ — 30''5 Automne. 21,4* 22,0* 21,4* 21,7* 20"3* ig^S* 22''5 24,2 Hiver... 14,8*13,8 12,7*13,5 13,9 15,4 16,6 15,5* Print. . . 20,1* 21,0 18,3* 17,4* 16,5 17,6 19,0 21,5 N-O.ivN-E. S-O. aS-E. 27''5 30"5 21,7 20,6 13,0 15,7 18,4 19,4 21,36 19,14 Annee.. . 20,84 20,83 21,60 20,60 17,59 17,83 18,00 20,90 Lorsque les vents rasent pendant longtemps la surface du sol , en remontant une pente generale douce, ils acquierent en ete une lempe- ( 43 ) rature de beaucoup superieure a celle qu'ils devraient avoir. Ainsi , au sommet de 952"" d'altitude, qui est au S.-O. de Rliodhovani , pres de la cote meridionale , un vent de N. assez fort raarquait 25" le 13juin, a deux heures de Tapres-midi. II ne differait de sa propre temperature a Khania que de 1° 5, lorsque , par suite de Taltitude, i'ecart aurait dii 6tre d'environ 6". Influence sur la pression. — Les considerations precedentes sont ap- plicables , mais moins strictement , aux observations barometriques. Par les vents de N. , N.-E. , E. et S.-E. le mercure se maintient le plus ^leve; par ceux d'O., et surtout de S.-O., il est le plus bas : c'est ce que montre le tableau suivanl construit coranie le precedent : 0. N-O. N. N.-E. E. S.-E. s. S.-O. M. . . . . 759,6* 760,4 761,2* 761,8 — — — 759,6 Automne. . 63,0* 62,8* 63,7* 64,2* 766,1* 765,3* 767,3 59,6 Hiver. . . . 63,2* 65,7 66,9* 68,3 66,0 61,7 61,0 58,5* Print . . . . 61,7* 62,1 64,7* 64,3' 66,7 63,8 62,9 58,2 Annee. . . . 761,80 762,71 763,51 764,23 766,26 5" MET^ORES AQUEUX. 76 4,00 762,41 758,76 Elat du del. — II en a ele tetiu note trois fois par jour pendant I'annee d'observalions; mais je ne prends en consideration que celui de midi. Pendant I'ete de 1845, les jours clairs I'ont emporte de beaucoup sur les autres ; a tel point qu'en juin et juillet leur nombre s'est eleve a 27 et 24. Dans I'hiver suivant, celui-ci a ete tellement restreint qu'il n'y en a eu que 3 et 4 en decembre et Janvier; mais il n'en est pas toujours ainsi , car M. Hitier a parle de ciel serein pendant des quinze a vingt jours, tant en jauvier qu'en fevrier. Dans I'automne de 1845, les jours clairs, nuageux et converts, ont ete en nombre a pen pres egal. Au printemps suivant, les derniers n'ont pas ete moitie de chacun des deux autres. Ces rapports sont exposes dans le tableau suivant : Clair. Nuag. Couv. Clair. Nuag. Gout. Juin 27 1 2 Decembre . . 3 22 6 Juillet. . . . 24 7 Janvier. . . . 4 17 10 Aoiit .... 12 n 8 Fevrier. . . . 9 15 4 Septembre. 13 9 8 Mars 14 14 3 Octobrc. . . 12 8 11 Avril 8 15 7 Novembre. 3 15 12 Mai 16 9 6 Jite 63 19 10 J/ivrr 16 54 24 Aulomnc. . 28 32 31 f'rinlemiis. . 38 3S 16 , .11 ) II y a eu dans I'annee 145 jours clairs (■/g)? ^^'^ nuageu\ (-/s) el 81 couverts (Vs)- Influence des vents sur I'etat du del. — Relativement aux deux \ents les plus frequents, le ciel , par celui d'O., est clair en ete , et souvent niiageux en hiver et au printemps ; par celui du N. , il estassez souvent nuageux ou couvert dans toutes les saisons. Parmi les autres , ceux de S.-E. et de S.-O. occasionnent presque toujours des nuages ou un temps rouvert ; celui-ci n'apas ete clair par le vent du S. ; les autres ne donnent lieu a aucune remarque. Ainsi , en ete et en automne, c'est surtout par le ventdu N. que le ciel est nuageux; en hiver et au printemps, il est nuageux ou couvert, sur- tout par les vents de S.-O., 0., N., et aussi E. et S.-E. Le tableau sui- vant indique , pour cliaque vent et pour chaque saison, le norabre de jours clairs , nuageux et couverts : ETE. ALTOMNE, HIVER. PRINTEMPS. ANNEE. CI. Nu. Co. Cl. Su. Co. CI. Su. Co. CI. Nu. Co. Cl. Nu. Co. 0. 17 3 3 5 6 6 5 18 4 13 10 2 40 37 12 N.-O. 6 II 2 4 7 2 5 » 5 » 2 15 (0 10 N. 33 13 3 7 7 7 6 10 8 8 8 5 54 38 23 N.-K. 7 2 » 6 2 4 3 2 )) 7 2 5 23 8 9 E. » » » 4 4 3 » 5 1 2 5)) 6 14 4 S.-E. y> n » 3 7 4 » 3 4 2 6 1 5 16 9 S. )) » » » )) 1 » 3 1 » 1 » » 4 2 S.-O. t 2 » 1 2 2 » 8 2 16 1 2 17 7 Nuages. — lis m'ont paru, en Crete, se presenter sous les formes ordi- naires aux chaines de montagnes , et affecter une assez grande unifor- mite d'un bout a I'autre de Tile. Parfois, ils sont etrangers a I'ile et pla- nent a une assez grande hauteur au-dessus des sommites. Quand un vent chaud et humide inferieur remonte sur les flancs des montagnes ou quand deux vents opposes se rencontrcnl sur la crete, il se forme par condensa- tion et souvent avec une tres-grande rapidite, comme lorsqueje montaiau Theodhori , le 23 octobre , des nuages qui peuvent envelopper les som- mites dans toute la longueur de I'ile. D'autres fois, ils se rassemblent plus has, et forment, a 1200 ou 1500" d'allitude , une ceinture que Ton voit au-dessous de soi , comme lorsque je montai au Soro, le 15 juillet; d'autres fois, ils sont a 800 ou 900" d' altitude, et enveloppent les basses sommites, comme la chaine cotiere du Kophinos, le 9 octobre. Enfin, ils se lieniient a I'altitude do i00a500", comme ceux que, de Malaxa,je vis, (45) !e 15 novembre, s'etendre sur tout le plateau de Rhethyninoa, oii ils produisaient I'effet si pittoresque que j'ai decril , p. 366. « line longue suite d'observations , dit Sonnini (1) , a fourni aux navi- gateurs qui frequentent le port de la Cannee , un moyen assure de con- noitre I'etat de ratmosphere en pleine mer , a la seule inspection de la chaine de montagnes qui ceint la ville au raidi. Lorsque des nuages s'a- moncellent au dessus du plus saillant de ces monts , qui porte le nom de Calepo, le temps est mauvais au large , et le vent presque toujours au nord ; les vaisseaux se gardent bien alors de sortir du port. Si , au con- traire , la cime de cette montagne est nette et degagee de vapeurs , ils sont assures de trouver , au dehors , un vent modere et favorable pour sortir du golfe et s'eloigner des cotes. » Vapeur d'ean. — On ne possede aucune donnee sur le degre d'humi- dite de I'air, non plus que sur la puissance evaporative de I'atmosphere , qui est sans doute analogue a celle des localites situees sur le littoral de la Mediterranee. La moyenne de cette derniere, a Marseille , Genes et Catane, est de lOlS""'" d'eau par an ; tandis qu'en France, a I'excep- tion de la region mediterraneenne , elle s'eleve de 500 a 800"'". Pltiies. — « En Moree , dit Boblaye (2) , comme sur une grande par- tie du littoral de la Mediterranee, I'annee se divise en deux saisons bien tranchees : celle des pluies , dontla duree est de qualre a cinq mois, et celle de la secheresse ; observation importanfe pour I'etude de tons les depots recents. On ne pent pas estimer a moins d'un metre la quantite annuelle de pluie , particulierement sur les versans du sud et de I'ouest; une partie de cetle enorme masse d'eau se rend directement a la mer, par les pentes et les lits torrentiels , avec une rapidite qu'augmente en- core la denudation des montagnes; le surplus penetre par les fissures dont le Calcaire secondaire est traverse, ou se rassemble dans les hauts bassins fermes de I'inlerieur, et devient dans les deux cas I'aliment de veritables fleuves souterrains. » Aucune observation n'a ete faile ni sur le nombre de jours , ni, a plus forte raison , sur la quantite de pluie qui tombe a Khania. En general , les pluies commencent vers le milieu de I'automne et cessent vers le mi- lieu du printemps. Ala suite des premieres , les plantes precoces fleu- rissent en octobre , et en novembre les c6teaux sont deja verdoyants. De (1) Voyage en Grece et en Turquie , t. I , p. 369. (2) ExphUtion sckntiftqHv de Morce , (it'jologie , p. 518. (46 ) novembre a fevrier, elles sonl plus frequentes, souvent lorrenlielles , el durenl parfoi? plusieurs jours sans interruption. « Les pluies, dit Daru (1) . qui toniburent cetle annee en abondance (pendant I'hiver de 1667), vinrent mettre obstacle a cette guerre souterraine (de mines pendant le siege de Candia), et rendre les lignes inbabitables... Les Turcs parvin- rent a s'etablir (dans un des bastions de la place), et malgre les torrents de pluies qui vinrent inonder leurs lignes des le commencement del'au- lomne (1668). » Quelquefois la saison pluvieuse ne commence que plus lard. « Les premieres pluies, dit Sonnini (2), conimenfent ordinaire- ment en octobre. Elles arriverent plus lard en 1778 , et Ton n'en vit tomber , pour la premiere fois, que le 11 novembre; aussi les cam pagnes etaient-elles brulees, et les planles y perissoient dessechees. » Mars est ordinairement le mois le plus pluvieux de I'annee , et un pro- verbe dit, que plus il pleut dans ce mois , meilleur cela est pour I'agri- culture. Pendant le mois d'avril , deja chaud, il lombe ordinairement de petiles pluies pendant 4 a 5 jours. Viennent ensuite des mois entiers sans pluie et parfois sans nuages ; malgre les rosees abondantes lout se desseche avant la fin de juin , et dans les deux mois qui suivent , il n'y a plus trace de vegetation herbacee, excepte sur les points oii il y a de I'eau dans le sol. En 1845, le printemps fut plus sec que de coutume dans toute la re- gion mediterraneenne, et je ne vis que peu de pluie pendant mon sejour de 7 mois et demi. En mai, il tomba quelques goultes d'eau, le 11 a Kba- nia, et une petite pluie, le 13, a Aradhena, sur le revers meridional des montagnes de Sphakia ; je fus ensuite trois mois et demi sans en apercevoir. Ea septembre, j'eprouvai, dans la journee du 2, a Kritsa, sur le golfe de Mirabello , une pluie assez forte qui tomba aussi dans la plaine de Lassiti et a Kbania ; dans cette plaine ,, la matinee du 7 fut tres-pluvieuse , et le lendemain, il plut dans la journee a diverses repri- ses , ainsi que le 9 au matin ; ces pluies ne tomberent pas a Hierapetra sur la coto meridionale; le 29 , pendant un orage , je refus une averse torrenlielle dans la matinee , a Kastel-Pedbiadha , et la journee du len- demain tut pluvieuse a Megalo-Kastron. En octobre, une pluie accompa- gnee de tonnerre, tomba, le 11, au coucher du soleil, a Rhetliymnon ; il en fut de meme, dans la matinee du 18, a Prosnero;il avail plu a di- (1) Hisloire de Yenise , t, IV, p. S98 et 603. (2) Voyage en Grecc c( en Tiirquic , l. I , p. 568. ■ ( 47 ) verses reprises dans la journee du 13 ; le 23 , il plut forlement a diverses reprises, dans la journee, pendant que je visitais les cimes orientales des Aspro-Vouna , et aussi a Khania; de meme le lendemain , lorsque je penetrais au coeur des monlagnes, a Samaria ; le 20 , pendant que j'y elais , il lomba encore une petite pluie. Enfin , pendant les 7 dernieres semaines de mon sdjour a Khania , du 29 octobre au 17 decembre , il a plu legerement dans la matinee du 5 novembre , et plus ou moins forte- ment surtout pendant la nuit, lous les deux jours, du 19 au 27, puis du 3 au 5 decembre. Enfin, de fortes pluies tomberent chaque nuit, du 11 au 14, ainsi que dans la journee du 17. Direction des veiils. Prcssion. — Les pluies ont ete notees soigneuse- ment par moi , depuis le jour ou elles ont commence , le 11 oclobre , jus- qu'a mon depart le 17 decembre. Pendant 20 jours plus ou moins plu- vieux , les divers vents ont souffle le nombre de fois suivantes : 0. N.-O. N. N.-E. E. S.-E. 8. s.-o. 1 1 1 1 3 5 8 En automne, il pleul done principalement par les vents de S.-E. et de S.-O., c'est-a-dire par les vents d'Afrique. — Pendant ces 20 jours de pluie, repartis dans trois mois differenls, le barometre a ete seize fois au-dessous de la moyenne du mois, et quatre fois seulement au-dessus. Le plus souvent, lorsque la pluie est survenue, le barometre etait bas et alteignait les limites inferieures d'une grande oscillation , ainsi qu'on pent le verifier facilement pour les deux principales periodes. Lorsque j'explorais la plaine de Lassiti , il plut les 7 , 8 et 9 septem- bre ; le vent venait du N.-O. pendant qu'a Khania c'etait du N. Le baro- metre etait au-dessus de la moyenne du mois. Neiges, — Sur le littoral et dans les plaines basses , la temperature ne s'abaisse jamais assez pour que la neige y arrive ; mais elle descend jus- qu'a 400" dans les hivers rigour eux comme celui de 1833-34 , et il en tombe meme a Gaudhos , qui atleint a peine cette altitude. Entre 500 et 600". comme sur le plateau de Malaxa, celle qui tombe en decembre et Janvier, dure plusieurs jours ; sur les basses penles du Psiloriti, a-peu- pres aux mcmes altitudes, M. Pashley en rencontra, le 2G fevrier 1834, dans les vignes au-dessus d'Axos et a Ghonies , ou il y a encore quelques fares oliviers el caroubiers. A des hauteurs un peu plus grandes, la neige forme un manteau de plusieurs decimetres qui persiste plus longtemps; a rHaghios-Dliikios-Koriphi. qui atleint 1,190°', eiies durent au plus dix ( iS ) jours a cause ciu voisinage de la mer; mais a I'Apopighari, plus inlericur et eleve de 1,388"", elles persistent pendant pres de Irois mois ; le 22 fevrier 1834, le Kouloukouna, malgre ses 1,092™ et le voisinage de la mer, etait convert de neige, indice certain pour les habitants de Melidhoni d'une abondante recolte, pour la campagne suivante. Dans leshauts massifs montagneux, comme ceux des Aspro-Vouna, du Psiloriti et de Lassiti , les neiges commencent a tomber a la fin d'octobre, et celles qui s'y sont accumulees pendant I'hiver disparaissent a peu pres completement a la fin du printemps. Au mois de juin , il n'y a plus de neige que dans quelques trous ou crevasses des roches calcaires , ou bien dans quelques obscurs recoins de profonds sillons dans lesquels les rayons du soleil ne penetrent pas. J'ai pu voir, en raison de la proximite de Khania, la maniere dont les neiges se comportent sur les Aspro-Vouna, dont le massif entier s'eleve bien plus haut que celui du Psiloriti, quoique le cone terminal de celui-ci 'soit plus eleve. Quelques jours apres mon arrivee, le 6 mai, quoique I'hiver eut ete fort sec, je vis , du bord du plateau de I'Akroteri, les neiges s'etendre sur une longueur de 55", du S. 20° E. jusqu'au S. 35" 0., autant qu'on pouvait en juger dans cette derniere direction en raison de I'eloignement, c'est-a-dire descendre encore des sommites jusqu'a 1,800 a 1,600" d'altitude. Le 13, il en etait de meme sur les pentes meridionales au-dessus d'Askypho et d'Anopolis. Le 20 juin, les surfaces des montagnes en elaient entierement depouil- lees, mais il y en avait dans les excavations du Volakia, a 1,500". Le ISjuillet, les Irons profonds situes a I'E. du Mavri, £12,000™, en renfer- maient encore beaucoup, ainsi que quelques crevasses profondes situees de 100 a 200°' plus haut, a la base ducone duSoro ; j'enapercevaisaussi plusieurs taches, aussi elevees, sur les flancs du Stravopodia etduTria- raati. Le 23 octobre, je foulai aux pieds, a 1,700"° environ, dans le fond d'une des fosses du haut vallon d'Anopolis un gateau de neige, peut-etre le dernier, de 0"50 de largeur, sur O^IS d'epaisseur, et une heure apres, par un assez fort vent de N.-O,, je recevais sur la tete la premiere neige de I'automne en escaladant le Theodhori, lorsque plus has il ne tombait que de la pluie. La neige continuant de tomber, toutes les parties supe- rieures des montagnes, quelques jours apres, furent comme recouvertes d'un linceul , qui etait devenu moins ample le 15 novembre par la fusion des parties minces inferieures. Au 15 decembre, il avait ete de nouveau abaisse , et de nouveau aussi , les grandes pluies I'avaient releve. Au enpur de I'hiver, lorsque la neige atteint Taltitude de 500 a 600", la (40 ) Crete doit so presenter du large, comme une haute muraille blanche, salie a sa base et interrompue sans doute au plateau accidente de Megalo- Kastron. II est des annees ou les neiges sont plus tardives. « Le 18 novembre 1778, dit Sonnini (1), Ton vit, pour la premiere fois , le sonimet des niontagnes elevees , qui forment un amphitheatre derriere la Cannee , charge de neige; elle y reste jusqu'au mois de juin... L'on a observe que, lorsque I'hiver a blanchi la cime des monts derriere la Cannee, le vent du nord qui souffle souvent, avec une impetuosite dangereuse, dans le golfe, ne s'y fait plus sentir avec autant de violence, parce qu'il est ar- rete, ou du moins fort moderepar unleger ventde terre, quel'onnomme vent de neige. » — Dans les plaines interieures de Sphakia, les neiges per- sistent plus ou moins; dans celle d'Askypho , a 700'" , elles relicnnent les habitants pendant plusieurs semaines dans leurs demeures; a Oma- los, a IjOSO"' , elles atteignent 2™ , et se conservent pres de trois mois. A I'epoque avancee de I'annee oii je fis les ascensions du Psiloriti (12 aout) et des montagnes de Lassiti (6 septembre) , il n'y avait plus trace de neige ; mais on sail que Tournefort en renconlra sur le mont Ida, le 3 juillet 1700. Quanta I'Apliendi-Kavousi, eleve seulement de l/t72'", elles devaient avoir disparu depuis longtemps lorsque j'y arrival , sept jours plus tard. — Dans la plaine de Lassiti, a 850'", la neige isole, pendant I'hiver, les villages les uns des autres , etsouvent, dans les villages, les maisons entr'elles. Sur I'Etna , silue par 37° 30' de latitude , la limile des neiges per- jietuellesesta 2,905'"; sur les montagnes de la Crete, situees par 35''15' et qui n'atleignent que 2,498"', il ne peut done exister de neiges cter- nelles, et , a plus forte raison , de glaciers. Je n'ai vu nulle part, dans les hautes montagnes, de traces de roclies moutonnees, polies ou siriees, que Ton pourrait altribuer a d'anciens glaciers ; les rochcs calcaires presentent partout ces erosions par dissolution qui sont designees , en Savoie , sous le nom de lapias. 6" oKAGEs , etc. Pendant nion sejuur en Crete, du 3 mai au 17 decembre , j'ai vu six orages, toujours accompagnes de pluie ; le dernier consistait seulement en eclairs. lis se sont produits dans les circonslances suivantcs : (1) Voyage en Grece el en Turquic , t. I , p. 368 el "69. Tome XXIII. 5 ( 5U ) Kaslel-PtHlliiadlia. 20 sept. Ti' mat. Vonl N.-N.-E. Toil a :2"2" I'liiie torifiuielle niicliiyuuioii ... 1 1 ocl. 6ii soir. Vent S.-S.-O. fort J> 240 piuic. Prosncro(Ai)okor.) ISoct. 8i' mat. Vent S.-O. fort a IG" Polilc pliiie, Kliania 25nov. lli'soir. Ve4il id. Tort ^ 15" Pluie. _ 5 dec. Tiimat. Vent id. f-'e i 13» Pluie. — 13 dec. lli'soir. Vent id. fort Jil7o Pluie. [ficlairs seiileni.) Madden avanceque, de Janvier a avril, les orages sont plus frequents qu'a Constantinople et a Smyrna ; avant lui, Sonniniavait dit (1) : « Les premieres pluies y sont accompagnees d'orages , de vents impetueux et de coups de tonnerre... Des les derniers jours de novembre 1778, I'at- mosphere roula de gros nuages , pousses par des vents violenls , et le ciel se couvrit des noires et sinistres livrees de la tempete. L'hiver de cette annee fut un hiver fort court , a la verite, mais tres-froid, et qui couvrit de neige et de glace, des terres et des plantes, elonnees de per- dre leur douce clialeur et leur verdure. » J'ai ete temoin d'un arc-en-ciel assez beau , en passant sur la plage de Kakonoros, a I'E. de Megalo-Kastron , par un jour de pluie, le 29 septembre a 2 heures de I'apres-midi. Je rappeile seulement, ici, ce que j'ai dit, p. 133, des teintes pur- purines que presenterent les montagnes de Sphakia , eclairees par I'au- rore , le 12 aout, pendant que je gravissais la cime du Psiloriti. 1° AEKOLITHES. Les seules mentions de chiites de pierres meleoriques, en Crete, que Ton trouve dans les catalogues de Chladni et de Bigot de Morogues sont les trois suivantes, de dates fort reculees, et par suite pen authentiques : ? 1478 avant J.-G. — Lapierre de foudre dont Malchus parte, proba- blement regardee comme symbols de Cybele. ? 1168 — — line masse de fer sur le mont Ida. 520 — — Pierre lombee du temps de Pythagore ( Dom Calmet). (I) Voyage en Gricc el en Titrquic, t. 11 , p. 5. NOTICE SUR UN AEROLITHE TOMBE PRES MONTHEJEAU (Haute-Garonne), Lr'.l Iter cm lire IS.W: Par M. A. liKYinERIV:. RELATION nu PHENOMENE. C'est a 7 heures el un quart du matin que ce nieteore est apparu aux habitants surpris des arrondissements de Muret et de Saint-Gaudens. Rien ne dit qu'il se soit manifeste au Nord du parallels de Muret, car c'est a Rieumes et a Noe que commencent les temoignages adresses aux journaux. Dans tons les cas, il n'a pas ete vu a Toulouse. II est proba- ble que c'est a une petite distance , au sud des deux bourgs qui viennent d'etre nommes, que I'aerolilhe a commence a se montrer dans notre at- mosphere. — De la , il s'est dirige vers Aurignac , puis enfin, il s'est ter- mine pres Montrejeau , au bord de la plaine de Valentine , rive droite de la Garonne , par la chute d'une pierre incandescente, apr^s avoir par- couru , dans la direction du N.-E. au S.-O. , une courbe de 12 a 15 lieues , estim^e sur le plan horizontal. II resulte de renseignements bien positifs que le phenomene s'est passe tout entier dans cette courbe et entre ces limites , et qu'il n'a pas ete accompagne , comme on I'a dit d'apres de fausses indications , de la chute d'autres bolides. Le meteore a offert, d'ailleurs, dans loutes ses phases, les circonstances habituelles. A Aurignac, d'apres M. I'abbe LafTont, on a vu , au-dessus de la ville, un globe lumineux d^crivant une courbe semblable a la trajectoire d'une bombe. Parvenu a un certain point au S.-O. , ce globe a paru s'arreter ; alors, un jet considerable de fumee et de feu s'en est degag^ , et , 3" apres , on entendait une detonation immense suivie d'un roulement sourd comme le bruit lointain de la grele. La ville a ete comme en feu pendant le passage du globe lumineux. A la tin , on n'a plus rien vu dans le ciel qu'un nuage blanchatre de vapeurs a I'endroit de la detonation , et une trainee de cette meme vapeur sur loute la iigne suivie par I'aj^rolilhe. Telle? soul les ciiconslances que I'aei'olillie a oiTeiles pcntlaul sa mar che ; voyons mainlenant les phenomenes qui ont accompagne sa chiile : Arrive au terme de sa course, c'est-a-dire a une petite distance de 1 » cofe de Montrejeau, le meteore a eclate avec un bruit comparable a ce- lui du tonnerre, et s'est alors divise en deux parlies, dont I'une est torn- bee dans le village de Clarac , pres de I'eglise , et I'autre dans une prai- rie, non loin du village d'Ausson , distant du premier de 4 a 5 kilom. — Plusieurs habitants de Clarac ont assiste a la chute du premier fragment ; ils disent avoir vu , au moment de I'explosion , des milliers d't'lincelles suivies d'un nuage cendreux. La pierre tomba , non loin de I'eglise. siir le bord d'un toit de chaume, et brisa deux faibles chevrons. La chute ayant ete amorlie par ce choc, la pierre ne s'enfonfa pas dans le sol, et il fut facile de I'observer et d'en reconnaitre les caracleres les plus marques. Elle elait toute noire et briiianle et faisait entendre un petit petillement interieur ; il s'en exhalail une odeur desagreable ( pro- i)ablement sulfureuse). On evalue son poids a un chiffre compris entre 10 et i5 kilogrammes. Celte pierre a ete immediatement brisee et dis- persee entre les habitants du village. Le fragment d'Ausson, qui pesait 40 kilogrammes au moins , a pu librement s'enfoncer dans le soloii il a fait un trou ayant environ 1" 50 de profondeur , et 30 a 40 centimetres de diametre. — Les circonstances de sa chute ne sont pas aussi connues que celles relatives a I'autre frag- ment. II parail qu'il causa , en tombant , un ebranlement qui se fit sentir sur une maison situee a 300 metres de distance. Un paysan I'a vu se precipiter sur la terre ; mais il n'a pas attache d'importance a ce fait, et c'est a MM. les professeurs du college ecclesiastique de Polignan , col- l(5ge qui se trouve dans la plaine , a une tres-faible distance d'Ausson , que Ton doit I'extraction de ce magnifique fragment. — Malheureuse- ment , leur sollicitude n'apu empecher qu'il ne fut soustrail, pendant la nuit , et brise par les habitants du village. — Toutefois, on a pu en re- trouver des morceaux qui pesaient plus de 2 kilogrammes. II en exisle aujourd'hui de Ires-beaux , au college de Polignan , a la Faculte des sciences et a I'Ecole de medecine de Toulouse (1). (1) c'est a robligeaiite entreiiiise de M. Filliol, que nous devo.ns les eclianlillonsqui be trouvenl acluellemont dan.s ies elablissemciits de Toulouse ; ebacun d'eiix oflre un angle avec des portions assez considerables de faces munies dp leur vernissuperficicl. J/un [){>se 858 p;ranirnf'S et Taulrp 1 l'IQUE DK L'AEROLITHf- . L'aerolitlie entier elait completemenl revetu de celte croute noire que I'on a presque toujours signalee a la surface de toutes les pierres loni- bees de I'atmosphere. Cetle croute, qu'il nous a ele facile d'etudier sur les morceaux que nous possedons a Toulouse , est exiremement mince. — Son epaisseur resle generalement comprise enlre Vin el '/s de milli- metre. Elle est Ires-adherenle a la pierre et Ton voit qu'elle en fait reellement parlie. Toulefois , il n'y a aucune liaison entre cette croule superficielle el la masse, et WvA] saisil facilement , enlre les deux, une- ligne de demarcation. — La surface de cetle croule on plulot de ce ver- nis est matte el finement chagrin6e. Sa couleur est lenoir sale. L'aerolilhe de Montrejeau apparlienl a la categoric des pierres meteori- qucs pen (lonsistanles. II se laisse, en effet, facilement casser et desa- ( 54 ) greger. — Sa couieur gen^rale , manifesttSe par la cassure , est le gris- cendre. — Sa texture est grossierement grenue , et Ton y remarque, a la premiere vue, une pate lache, d'un blanc grisatre, au milieu de laquelle une multitude de grains ronds d'un vert grisatre , brunatre ou noiratre , de diverses grosseurs , se trouvent dissemines. Enfin, Tceil nu meme peut encore distinguer , dans loute la surface de la cassure , une foule de paillettes ou de pelites p^pites metalliques brillantes, d'un blanc d'e- lain , et , fa etla, quelques autres points d'un jaune tirant un peu vers le rougeatre. La densite de cette pierre est de 3,30 (1). EUe attire fortement I'ai- guille aimantee; mais elle ne possede pas de poles magnetiques. — Au premier coup de chalumeau , elle devient noire et laisse exhaler une odeur sulfureuse; mais elle ne fond pas, au moins avec le chalumeau ordinaire. II a fallu, pour obtenir la fusion , avoir recours a des moyens plus energiques. Le resultat a ete un email noir qui resseinblebeaucoup a la croute. Tels sont les caracteres physiques generaux de I'aerolithe de Montre- jeau. Nous allons maintenant donner quelques notions sur les elements essentials que I'analyse mecanique permet de separer. Ces elements , comme nous I'avons deja indique plus haut, sont au nombre de trois , savoir : 1° La pate ou matiere generale, qui est plutot une roche jouant le role de matrice qu'un mineral. 2" Les points ronds ou globules. 3" Les |»;irties metalliques. Pour separer ces deux derniers elements de la matiere generale, il sulfit de triturer avec menagement la pierre. On enleve alors les parties iiielalliques par le barreau aimante, et il ne reste plus qu'a trier, un a nil , les globules, a I'aide d'une loupe ordinaire, operation delicate etqui e.vige de la patience et du soin. Pate. — Elle n'offre aucun caractere remarquable; elle estblancha- tre tirant sur le gris, d'un tissu lache, grossierement esquilleuse h la ' (1) Ce chiffre a ele obtenu en operant sur un I'ragment depourvu de croute et en- duit prealableuient d'un'Jvernis impermeable. — II est evident qu'en agissant sans cette precaution , on ne peut obtenir que des resultats variables suivant le degr6 d'imbibition du morceau qui est I'objet de rexperiencc. C'est ainsi que s'expliquc tout nalurellement la diPFerence qui existe entrc noire r^suUal et ceux obtenus par MM. Chancel (5,50) , et Daraour (3,S1). ( 55) cassure et ressemble assez au tracliytc ordinaire , sans toulefois en avoir la consistance. 01ot>iile$i«. — Les globules au contraire ont des caracteres particuliers assez constants, et la nature, en les formant et en les isolant par cette cristallisation imparfaite qu'on a\)\^e\\e concretioniiement au milieu d'une matrice , a certainemenl eu rinlcnlion de leur donner une existence specifique. Tls constituent dans I'aerolilhe le seul mineral pierreux qu'il soil possible d'y distinguer. Ce mineral ressemble au peridot, I'ont il n'a pas absolument la couleur ni la transparence ; mais jusqu'a present , I'analyse n'est pas encore \enue confirraer ce rapprochement. En conse- quence, nousl'avons provisoirement considere comma un mineral nou- veau que nous proposons d'appeler ;)m/e, a cause de sa forme pisoliti- que ou oolitique , la seule qu'il ait jusqu'ici presentee (1). En voici la description mineralogique : Forme. — La pisite n'offre, dans I'aerolithe de Montrejeau, aucune trace de cristallisation et se presente constamraent sous la forme de globules spheroi'daux, facilement separables de la pierre , dont le volume varie entre celui d'un grain de poudre de chasse et celui d'un gros pois. La surface de ces globules est legerement rugueuse et est frequemment souillee par de petiles parties de gangue et des parcelles metalliques. Couleur. — A I'exterieur, ce mineral est gris-verdatre fonce et meme brunatre ou noiratre; a I'interieur , il offre une teinte gris-verdatre clair tirant auvert-d'olive. La couleur de la poussiereest d'un gris-cendro. Cassure. — La cassure est esquilleuse avec un eclat qui est en meme temps vitreux et gras. Poids sp6cijique. — 3,39 (temperature 10"). Burets. — Ne raye pas le verre et ne se laisse pas rayer cependanl , au moins sans une grande difficullc, par une pointe d'acier. TMacite. — Se brise facilement, craque sous le pilon et se reduit bientot en une poussiere semblable a de la cendre. Magndlisme. — Reste inerte , quand elle est pure , devant le barreau aimant^. (I) On a (It'jh specifK^ et donomme plusieurs mineraux oolitiques dans les des- criptions de plusieurs aiitres aorolillies. Nous iijnorons si Ic notre pourrait i;lrc rap- port6 h I'un de ces types : ce n'est pas probable. ( 50 ) Fusibility. — Infusible ou au moins tres-difficilenient fusible au cha- lumeau ordinaire (1). Action des acides. — Reduite en poudre el traitee par I'acide chlorhy- drique , elle laisse d'abord degager un peu d'hydrogene sulfure (prove- nant probablement de parcelles de gangue adherentes a la surface) ; puis, la matiere se dissout en partie a I'aide de la chaleur. La dissolution eva- poree et reprise par I'eau , laisse precipiter, lorsqu'on y verse de la po- tasse, une matiere gelatineuse abondante d'un vert-ponime un peu sale. Partie!^ in^talliqties. — Les parties metalliques essentielles pa- raissent d'un blanc legerement grisalre. — EHes sont douees d'un magne- tisme energique , et ce sont elles qui rendent la pierre susceptible d'attirer fortement I'aiguille aimantee. Apres les avoir separees a I'aide d'un bar- reau magnetique , la poussiere pierreuse rests completement inerte en presence d'un aimant. — Elles sont generalement pelites bien que visi- bles a I'oeil nu ; quelques-unes atteignent jusqu'a 5 niilliraetres. — Elles sont aplaties. Leur forme, d'ailleurs, est irreguliere, dechiquetee a pointes aigues. Nous n'avons pu y distinguer aucune face cristalline. — Ces parties se groupent et s'aggregent aux poles de I'aimant , comme le ferait la limaille de fer , et y Torment des dendrites tout-a-fait sembla- bles, pour la couleur et pour I'aspect, a celles de I'argent natif (2). — Elles s'oxydent tres-vite sous I'influence de I'air humide, et c'est a cette propriete qu'il faut attribuer les taches rouillees qu'on observe frequem- ment a la surfai;e des morceaux qui n'ont pas ete conserves dans un lieu sec. — Ces parties resistentau pilon et s'aplatissenl sous le marteau. — Nous verrons ci-apres que leur substance consiste dans un alliage de fer et de nickel , le meme qui forme un des principes constituants de la plu- part des aerolithes connus. Si cet alliage n'a pas et6 encore designe mineralogiquement, ainsi que je le pense , je proposerai de I'appeler G^oxene (de y-n , terre , et ?evof etranger) , nom qui aurait I'avantage de rappeler que ce mineral , si fre- (1) M. Daraour I'a fondue a I'aide d'une flamme plus energique ; mais je ferai ob- server k eel egard (jue , pour avoir des resullals comparabies, ,il est indispensable tpie tous les auteurs emploienl la m^nie flamme et le m6me instrument. Or , presque loutes les indications de la fusibilite en mineralogie s'obtiennent avec la flamme d'une bougie aclivee par le chalumeau de (lahn. {2] D'apres MM. Laroque et Biancbi, ces parties sont susceptibles d'acquerir des poles par I'aimanlation , et se coniportent a I'egard du niagntitisme comme Tacier trempe . ( 57 ) quent dans les pierres qui tombent du ciel, n'a pas, jusqu'a present, ete trouve dans le sein de la terre. Les points metalliques accessoires dont la couleur rappelle celle de la chalkopyrite prete a se decomposer , sont disposees a intervalles irre- guliers , et sont le plus souvent accolees au geoxene, comme si I'une des matieres etait due a la sull'uration de I'autre. Elles ne sont pas attirables au barreau aimante. II est probable qu'elles sont composees d'un sulfure de fer, et que c'est a celte matiere repandue dans la masse en partie tres- tenues, qu'il faut attribuer I'odeur sulfureuse que I'aerolithe laisse exhaler par Taction de la chaleur et la couleur noire qu'il prend dans les memes circonstances. CroiUe superficielle. — Nous avons dit que I'aerolithe etait reconvert d'une croute ou d'un vernis noir. — Dans les circonstances ordi- naires, cette croute resisle au feu du chalumeau et au barreau ai- mante (1). Une croute aussi mince et aussi nettement separee de la masse n'a pu etre produite que par une fusion instantanee; or cette fusion exerceesur une pierre presque refraclaire, exige a la fois une action tres-vive ettres- energique comme celle, par exemple, que produit I'electricite dans cer- tains cas, et cette circonstance nous semble, comme a M. Damour, tres- propre a appuyer I'opinion que I'electricite a joue un role important dans la formation des aerolithes. ETUDE CIIIMIQUE ET ANALYSES. L'analyse mecanique indiquait suffisamment aux chimistes la marche a suivre dans l'analyse chimique de notreaerolitheetleur preparaitpour ainsi dire la voie. Nous avons prouve que celte pierre se composait phy- siquement de trois parties distinctes ; il etait done assez naturel de com- mencer par separer mecaniquement ces trois mineraux , et, ensuite, de les analyser chacun a part. Telle n'a pas ete la marche adoptee par les savants qui ont essaye de reconnailre la composition chimique de notre (1) MM. Laroque et Bianchi, en faisant Hotter sur I'eau des parcelles de cette crodte , lui ont reconnu la vertu niagnelique. Nous attribuons ce fait ii la presence de parties imperceplibles de gt^oxfcnc , de mime que rorientation que ces physiciens ont obtenue en soumeltant ii une seuiblable 6preuve la partie pierrcuse , y compris les globules, pulveris^c et converlie en 6mail par faction du feu. ( r.8 ) aerolithe. lis ont bien traite parliculieremenl la partie metallique ; mais ils ont trilure ensemble et analyse en bloc loute la partie pierreuse , confondant ainsi ce que la nature avail nellement separe. Quatre chimisles se sent occupcs de ce sujet, ce sont : M. Filhol , MM. Chancel et Moitessier et, en dernier lieu, M. Damour. Ces savants sont arrives a des resultats qui s'eloignent assez les uns des autres. Je vais faire connailre la composition de notre pierre d'apres ces resultats, en m'appuyant principalement sur ceux qu'a obtenus M. Damour, dont tout le monde connait la grande experience et I'habilete dans ce genre de recherches. Ce savant docimasiste a d'abord separe la partie metallique par le bar- reau aimante et en a retire H, 60 sur 100 parlies de la pierre tritur^e. Quantite qui , reduite a Taliiage de fer et de nickel pur ou geoxenc par la soustraction de 18 pour "/„ de matiere pierreuse melangee et de fer chrome, donne : 9, 51, c'est-a-dire '/lo environ du poids de la pierre. La partie inerte devant le barreau aimante se composait de toute la substance pierreuse, plus du sulfure de fer dissemine et d'autres matieres metalliques non magnetiques en melange intime. Aucun des chimistes que j'ai ci-dessus nommes n'a donne directement la composi- tion de cette matiere prise en bloc. J'ai ete oblige de la deduire des analyses que je vais bientot relater, et voici le resultat que j'ai oblenu en faisant abstration du sulfure inlimement melange : SiUce 46 45 Magnesie 27 15 Oxyde fcrreux plus un i ' ' 20 60 peu d'oxyde de nickel ) Chaux 1 00 Soude, plus un peu de potasse . 80 Alumine 2 25 Oxyde de nickel 43 Oxyde de chrome 40 Fer chrome 27 99 35 La matiere pierreuse dont nous venons de donner la composition gene- rale, reduite en poudre tres-fme, se laisse attaquer et dissoudre , meme a froid , par I'acide chlorhydrique et par I'acide acetique; (c'est ce der- nier acide qu'a employ^ M. Damour) et Ton peut diviser, a ce point de ( 59 ) vue, cette matiere en deux parties, I'une soluble dans I'acide et I'autre qui r^siste a son action, au moins a froid. D'apres M. Damour, voici le rapport qui existe entre ces deux parties : Parlie soluble 54 12 — insoluble. 45 88 100 00 EUes ont ete analysees separement par tons les chimistes qui se sont occupes de I'aerolithe de Montrejeau ; M. Damour a trouve pour la pre- miere : Oxyg^ne. Silice 39 10 20 30 Magnesie 34 07 ) is 92 Oxyde ferreux . . 24 90 ( Oxyde de nickel. 81 98 88 La partie qui reste insoluble par les memes acides a Iroid est compos6e ainsi qu'il suit : Silice 55 90 Magnesie 19 07 Oxyde ferreux 15 18 Chaux Soude avec un peu de potasse Alumine Oxyde de chrome Fer chrome 2 10 1 77 4 86 OO 60 Manganese traces. 100 38 La partie metallique a ete Tobjet d'une analyse speciale et a offert les proportions suivantes : Fer Nickel 74 41 i 8 22 ' 1 20 1 82 63 (geoxene). Magnesie Silice gelatineuse .... 3 10 / 18 01 (matieres adherentes Silicates et fer chrome. 13 71 ou melangees). Cuivre traces j 100 64 ( 60 ) En resume, les analyses de M. Damour nous aulorisent a donner, sous la forme suivante, la composition generale de I'aerolillie de Montrejeau : Panic piorreuse, globules conipi'is, \ / principalement composue d'lin ou f \ Paitie soluble 44 83 cie plusieurs silicates de magnesie ( ~ ) Moins soluble 38 00 et d'oxyde ferreux. / I Alliage de far et de nickel melange j d'un pen de gangue. \ Sulfure de fer (Pyrite?) Fer chrome Piiosphures de I'er el de nickel non doses Traces de cuivre et de magnesie. . 1 1 60 j 3 74 . 1 83 Geoxime pur .... Impuretes 9 51 . . 2 09 . . 3 74 1 83 » » , . )) » » )) » » 100 100 Cette composition est assez analogue a celle que M. Dufr^noy a attri- buee a I'aerolithe tombe a Chateau-Renard en 18H. Ce meteore s'est comporte d'ailleurs dans sa course et dans sa chute absolument comme celui de Montrejeau et, au moment de tomber, il s'est partage, comme ce dernier, en deux morceaux. Nous pourrions signaler toutefois entre ces deuxpierres meteoriques plusieurs differences; nous nous bornerons a dire que celle de Chateau-Renard se fondait au premier coup de feu du chalumeau , tandis que la notre est presque refractaire. Tel est le resume des analyses faites jusqu'a present et particuliere- ment de celles qu'a donnees en dernier lieu M. Damour. Je ferai observer que malgre ces savants travaux, I'etude chimique de notre pierre est encore incomplete, puisque personne jusqu'ici n'a analyse les globules verdatres (pisite). (\) Les resultats que nous venons d'exposer constituent la partie positive de I'histoire chimique de notre aerolithe. C'est pour ainsi dire un fait, (1) M. Filhol vient de combler cette lacune ; il a trouve pour la composition de la pisite : Silice 43 20 Magndsie 22 40 Oxide ferreux 26 10 Aliimino b 50 99 20 ( I'l ) (|ue I'habilete des savants qui nous I'ont fait connaitre, ne permel pas de revoquer en doute. 11 nous reste , pour achever noire tache, de dire nn mot des interpretations qui ont et6 donnees de ces resultats, et en cela nous avons le regret de nous eloigner considerablement de la nianiere de voir emise par M. Damour , d'une part , et d'un autre cote , par MM. Chancel et Moitessier. Nous repetons ici qu'il n'y a mineralogiquement que deux especes essentielles suflisamment caracterisees dans notre aerolithe , I'une nietal- lique, c'est ie g^oxene, et I'autre pierreuse, c'est \apisite. La matiere ge- nerale grisatre oii se trouvent dissemines ces deux mineraux , n'est autre chose en realite qu'un magma , de composition probablement variable et qu'on pourrait comparer a ces roches melangees qu'on appelle domite f/nmstein, pitonolite, etc., etc. Les mineraux que nous venons de nom- mer sont les seuls qui aient des caracteres physiques constants suscep- tibles d'etre perfus par les sens et de servir de base k I'etablissement d'line espece. Certainement , la nature en formant ces mineraux par election et par aninile de parties similaires au sein d'un magma qui joue ici lerole de matrice, a eu I'intention de leur donner une existence speciale ou plutot spicipque. Nous ne saurions done voir dans notre pierre toutes les especes que MM. Damour, Chancel et Moitessier y ont signalees. Ces especes, a part le geoxene , que ses caracteres metalliques et magnetiques indiquaient Irop clairement pour qu'il fCit possible de ne pas le distinguer de la matiere pierreuse , et qui d'ailleurs se serait refuse a la porphyrisation quand meme les analystes eussent voulu le faire participer a la confusion des globules verts et de la matrice, ces especes, dis-je, ne sont que des types abstraits qui n'ont pour base que les groupements ou les com- binaisons de chiffres indiques par I'analyse. Ces especes seraient d'abord le peridot qui, suivant les chimistcs que je viens de citer , aurait pour representant la partie facilement soluble dans les acides. Quant a la partie moins soluble, elle se composerait d'aprfes M. Damour, de pyroxene et A'albite , tandis que MM. Chancel el Moitessier y verraient de !a hornblende et du labrador, ou, disentils, de Vaugite et de Voligoclase ; ils paraissent nous laisser a cet egard la libertc du choix. M. P'ilhol , imitant la reserve dans laquelle s'etait renferme M. Dufr4- noy en discutant les analyses de Taerolithe de Chaleau-Renard , s'est borne a dire que I'aerolithe de Montrejeau se composail d'un alliage de (, 02 ) t'cr et (le nickel et d'un magma dans lequel I'acide chlorhydrique enleve a froid une substance analogue a celle du peridot (il ne dit pas que ce soil du peridot) , el que la parlie moins soluble etail composee d'un ou de plusieurs silicates , ou il n'a pas eu la pensee de voir des especes mine- rales. Les savants chimistes avec lesquels j'ai le regret de ne pas elre d'accord sur celte partie de I'histoire de notreaerolithe, ont pense parli- culierement aux especes que je- viens de mentionner, parce que ces mine- raux ont tons el& signales dans les pierres meteoriques qui ont ete I'objel des travaux les plus importants; mais il leur eut ete facile, sans rien changer aux donnees de I'analyse , de former d'autres combinaisons qui , rapprochees des analyses des silicates pierreux naturels, si norabreux et si varies, leur eussenl suggere d'autres especes tout aussi imaginaires. Nous croyons devoir donner en terminant I'indication des travaux ou notes qui ont ete publiees jusqu'ici sur I'aerolithe de Montrejeau et qui se trouvent dans les comptes-rendus de I'Academie des sciences : Petit: Sur raerolilhe du 9 decembre ( lettre a M. Elie de Beaumont). 1858, 2« semestre — page 1053. FiLHOL ET Leymerie : Note sur raerolithe de Montrejeau. 1859, 1«r semeslre — page 193. Chancel et Moitessier : Note sur la composition ciiimique de I'aerolithe de Montrejeau. 1859, l^r semestre — page 267. FiLHOL : Supplement a une precedente note sur I'analyse de I'aerolithe de Montrejeau. 1859, 1" semestre — page 348. Leymerie : Etude d'une des parties constituantes de I'aerolithe de Montrejeau. 1859, l^r semestre — page 446. Chancel et Moitessier : a'' note sur la composition chimique et mineralogique de I'aerolithe de Montrejeau. 1859, 1" semeslre — page 479. Laroque et BiANCHi : Note sur I'aerolilhe de Montrejeau (proprietes magne- liques. 1859, l^r semestre — page 578. Damour : Recherches chimiques el analyses sur I'aerolithe de Montrejeau. 1 859 , 2e semestre — page 31 . LEY.MERIE : Sur I'aerolithe de Montrejeau : remarques presentees a I'occasion d'une communication recente de M. Damour. 1859, 2"" semeslre — p. 247. Toiiiouso, cc 10 decembre 1859. A. Leymerie. SLIR (]l!El(,IUES CIRIOSITES VEfiETALES. L'honoroblc et savant presiilcnt de la Societe d'Agriculture, Sciences, Arts et Bclles-Leltres de Tours, nie donna communication, en septembre 1858, de deux observations publiees par lui dans un journal tellement etranger aux choses de la science, que leur insertion dans un Recueil scientifique doit equivaloir, aux yeux des naturalistes, a la publication d'un document entiere- nient inedit. C'est a ce titre que j'en ai demande et obtenu de la Societe Linneenne, I'admission dans ses Acles. L'interet de ces observations nous a paru de nature a justifier I'exception que nous faisons, en leur favenr, a I'observalion du Rcglement. Chaiiles Des Moulins, prcshlevL 1° Une singularite vegctale m'a paru speciale a la vallee et aux pentes alpeslresqui entourenl les Bains de Loueche , en Valais. La, une graine d'epicea ou de meleze , lombee sur un bloc de pierre qui a souvent plus d'un metre de diametre ou de hauteur, y germe et elend ses racines , comme deux ou trois crocs autour de la pierre. Ces racines ne se nour- rissent que d'air et ne se subdivisent point tant qu'elles n'ont pas ren- contre le sol; mais elles finissent toujours par atteindre celui-ci, nieme a travers deux ou trois metres d'intervalle , depuis le haut de la pierre ; et alors I'arbre, perche sur son piedestal , s'elance avec vigueur dans les airs. II est seulenient a remarquer que cette vigueur est en raison in- verse du diametre de la pierre; car, plus celle-ci est volumineuse , plus la nature a de peine a operer son tour de force. Ce phenomene se pre- sente frequemment, et il est connu depuis longtemps; mais ce qui ne Test pas , c'est ce que j'appcllerai \e degre superieur du meme pheno- mene. A deux kilometres de Loueche, dans la promenade dite le Bots de Cythere, ou le sol est compose d'anciens eboulements , et parseme de blocs detaches du haut de la monlagne , on remarque en gravissant relle-ci, un jeu de la nature bien plus etonnant. La, ce n'est pas seule- ment sur les rocliers ar'des ou sur les pierres isolees que les arbres ( 04 ) preiiiicnt naissance, ccsl siir les branches elles-meines. J'y ai vujus- qu'a dix ou douze fois , dans une meine promenade , la parlicularile suivanle : Sur une branche plus ou moins horizontale d'epicea ou de meleze, a dix pieds de terre ou au-dessous, une graine liomogene a I'essence de I'arbre , retenue au point d'inlersection en croix , forme par les rameaux qui s'ecartenl a droilecl a gauche, y germe. Le nouveau vegetal elend ses racines des deux cotes de la branche , en gravitant di- rectement vers la terre, et se tient pour ainsidire acheval sur la branche, jambe de-ci jambe de-la, jusqu'a ce que , au bout de quelques annees, ces deux jambes pendanles aillent rencontrer la terre qui donne une nouvelle vigueur a leur cavalier, etcelui-ci eleve alors sa tige parallele- ment a celle dont il a emprunte une main pour se mettre en selle, Ceci pent paraitre invraisemblable , mais je I'ai vu , ce qui s'appelle vu au moins dix fois, sur le senlier qui conduit des Bains de Loucche au pic du Kuckerubel. On pent remarquer, en outre, que, surtoute cette ligne, les nielezes et epiceas qui ont generalement plus de cent pieds de haut , n'enfoncent nullement lenrs racines dans le sol; elles rampenta la sur- face oii elles s'entrelacent les unes dans les autres. Puis , de toutes les branches de ces arbres pend le Lichen barbatus(Usnea), semblable a une longue criniere de cheval que le vent agile. Et ainsi la terre ell'air sem- blent conjures contre la croissance de ces arbres qui , en depit de tout , arrivent au plus magnifique developpement, grace sans doute a I'irriga- lion naturelle et incessanle qui est le rnerveilleux privilege des Alpes. 2° Parmi les phenomenes de la vegetation, la faculte germinalive conser- vee au froment, qui a ete renferme pendant deux ou trois mille ans dans le coffre d'une momie egyptienne , n'est pas un des moins surprenants. Cost presque une exception a cette loi de destruction , corruption ou transformation qui pese sur lous les elements de la nature organique. On sait que dans les tombcaux les mieux scelles, les os meme se dissol- vent en moins d'un millier d'annees. Comment des grains de froment ont-ils pu se conserver sans alteration pendant trois fois cet espace ? Est-ce I'embaumemcnt, est-ce la terre d'Egypte qui les exempte de la destinee commune ? Toujours est-il que c'est un fait avere par nombre d' experiences. Des grains de ble places dans des momies par des mains pharaoniques ou tout au moins contemporaines des Plolemees, ayant ete extraits des sarcophages, ont ct6 semes en terre, ont germe et donne des epis aussi substantiels que ceux provenant de blcs rccents. J'ai eu occasion de recueillir Irois fois des epis dc cette origine, ct j'ai pii cons- (65) later que les Egyptians possedaient comma nous das especes de froment fort diverses. Yoici las trois varietes qne j'ai reconnues : h TJn froment assez commun , a paille epaisse , a cpi barhu ; 2" Un froment a paille line, a epis ras; 3° Un epi complique d'epillets , espece assez grossiere (ju'en France on nomme bU de miracle. Ainsi , les Egyptians, qui cultiverant les cereales a I'origine de la ci- vilisation , connurant des-lors les gros froments productifs et les bles les plus raffines de la culture moderne. Decidement, nous sommes bien heureux d'avoir sur aux I'avantage des chemins de fer pour les opposer a leurs admirables canaux d'irrigation qui feconderent le desert, a ieurs indestructibles mais inutiles pyramides ! Ch.de Sourdeval. Le fail de la germination du bid de momie m'a paru d'abord e.vcessivement suspect : l" parce qu'on sail generalemenl que, dans les condilions ordinaires, lout grain de ble recolle depuis plus de deux ans est desormais incapable de germer; 2" parce qu'on sail generalement aussi qu'il se fabriquejournellemeni en Egypie, un grand nombre de fausses momies, deslinees a alimenter frau- duleusement le commerce de la couleur brune que les peintres emploienl sous le nom de momie; 3" parce que j'ai lu quelque part, il y a unc vingtaine d'annees, que les tentalives failes pour oblenir la germination des bids de mo- fnie veritables avaient loules echoue. Cependant, enlhdorie, il serait lemeraire de nier absolument la possibilite du fail, puisque des graines de Framboisier, trouvees dans le squelelte que renfermail un tumulus celto-breton (Lindley); — des graines de Mercurials trouvees dans une poterie gauloise (Brard); — des graines d'Heliolropitim eu- ropceum el de Medicago lupuHna, trouvees dans un tonibeau des premiers siecles de I'ere clirclienne, — ont germe ( Voir mes Documents rclalifs a la germinatioti de quelques graines anliques, reproduction i^ublice en 1846. d'une publication moins elendue, inseree dans \qs Acles de la Soc. Linn, de Bordeaux, T. Vil [1835]). El de plus, en /ai<, j'ai lu recemnienl, dans un travail de M. Belhomme [Memoires de I' Acad. Impdriale de Melz, 36« annee, 3'- dc la 2« serie, 185 4- 1855, p. 85), les lignes suivantes: « Des grains de ble, Irouvesdans des sarcophages de momies cgyptiennes, « m'ont ele remis en 1853. Je les ai semes au Jardin Bolanique, dans de bon- « nes conditions, et ils ont fourni de Ires-beaux epis a gros grains et a cliaume « un pen court. » ( 66 ) 11 ne manque a cc leinoignage que la constatalion de Vaulhenlioite pliarao- nique ou ptolemeenne des momies; niais dans une question si peu eclairee par des experiences niises hors de tout soupcon, c'est encore une sdrieuse lacune. De son cote, M. de Sourdeval, qui n"a point recueilli lui-mcme les grains de ble dans des caisses de momies autheniiques, me faisait connaitre que les t'pis de ces differents bles lui ont ete montres a plusieurs anneesde distance, comme issus, a la seconde ou a la troisieme generation, de bles pharaoniques ou piolemeens, par trois bommes tres-serieux, vivant i\ plusieurs lieues Tun de Tautre et ne se connaissant nullemenl. Quant a moi , plus je me seiitais involontairement prevenu conlre I'opinion favorable a la reussitede ces germinations, plus aussije me suis era oblige a cliercber les nioyens de ne pas etouffer la veritu. Je me suis adresse a I'une des autorites les plus imposantes qui existent en matiere de germinations diffici- les, a mon ami et collegue, M. Du Rieu de Maisonneuvc. Voici lextuellemeiu sa reponse : « .le crois que si Ton rencontrait, au fond d'une excavation de quelqucs cen- (( taines de metres ou moins peut-elre, un amas de ble depose la pendant les temps pharaoniques ou meme anterieurs, et que des grains de ce ble fussent '( iMMEDiATEMENT scmcs dans d'excellentes conditions de germination . on « pourrait s'attendre a les voir germer. Mais, au fond de leurs cryptes, les 'I momies ne se trouvent pas, ce me semble, assez soustraites a toute influence .< atmosplierique, pour que les graines deposees dans lours cercueils, puissent '( conserver sans alteration, durant des dixaines de siecles, leurs facultes ger- '( minatives. Quant aux momies recentes, c'est autre chose. » On le voit, tout en tenant compte de la resistance particuliere qu'opposc le ble vieux a la germination , M. Du Rieu pense qu'il doit rentrer dans la U)i commune, s'il est place dans les conditions necessaires a la longue conserva- tion des facultes germinatives , — et ces conditions, je I'ai dit dans mon me- moire de 1835. p. 70 des Actes ( p. G du tirage a part, pp. 8 et 9 de la reim- pression) , consistent d'une maniere absolue a ce que les graines soient complelement garanUes de la combinaiso.n d'influe.nxes indispensable a la germination (air, chaleur, humidite). Dans cet etat de choses, et en Tabsence de faits indubitablement constates au point de vue de I'antiquite authentique du ble , il nous a paru utile de rap- peler I'attention sur cetle question curieuse , au moment surtout oil les rela- tions de la France avec I'Egypte paraissent destinees a devenir de plus en plus frequenles, et a multiplier ainsi les chances dMnvestigations nouvelles. (Novembre 1859). Charles Des Moulins. & Juillet 1»«0. (6- ) VIRESCEIE DU TRlFOllUll REPESS, L, OBSERVEE A LIBOURNE (Gironde); Le 2 Octobre 1850; Par M. l'abb^ II'^ CAUDERAN, correspond ant. Cette anomalie n'est pas nouvelle; mais elle m'a offert des degres siiccessifs assez nombreux, et qui m'ont semble meriter quelques details descriptifs. Les divers degres d'anomalie se trouvent parfois reunis sur le meme pied , et sent compris pour la plupart dans la variete a fleurs centrales pMicellees de feu Laterrade, Fl. bord., 4« edit., p. 163. VIRESCENTIA. Norma I" Siliquosa. — Gousse saillrtnte, deux ou trois fois plus longue que le calice, dont les divisions sont dilatees, non completement foliacees. — PMales presque tous avortes; « (et lorsqu'ils exis- » tent, dilates ! avec calice fendu le long de la carene ! ) » eta- mines deformees. « Forme rare ; je ne I'ai trouvee qu'a longs pedicelles. » Elle repond done, a la fois, a la virescence simple (Moquin- Tandon, Tdralologie v(^getale , p. 202); a la disjonction du calice (p. 299); a la forme a longs pedicelles , de fleurs ordinairement sessiles (p. 372). Norma II" Pliyllocaiyx. — Gousse nulle, ou plus courte que les divi- sions du calice et lendanl a la forme foliacee (Moq., 1. c, p. 297; disjonction). — Dents du calice transformees en foliules simples, « (quelquefois binees ou ternees a cause de la soudure de plu- » sieurs dents) » (Moq., 1. c, p. 202; virescence simple). a. Forme commune, presque toujours sessile, rarement a pedi- > celles tres-courts. — Ccpendanl elle doit se Irouver a longs B pedicelles, puisqu elle ne me paralt etre que I'etat de jeunesse » de la forme suivante, Foliosa. 7> « Le ddveloppement des folioles offre trois ages ou phases tres- dislincts : » Tome XXIII. (3' Suue : T. 111. — 2-^ Livraison). 6 ( t""^ ) jEtas A. CRiSPA. — Le capitule est fort serre , cr^pu ; tons les ele- ments sont sessiles. — « Le sommet, leint en rose par le deve- » loppement siipuloicle des aretes du calice, se desseche bientot! » — Tous raes echantillons ont les fleurs sessiles. jEtas B. FRONDESCENS. — Folioles se degageant, et portees presque toutes sur iin petiolule a peu pres aussi long qu'elles. Fleurs legerement pedicellees. jElas C. PETioLATA. — Le petiolule est souvent trois fois plus long que la foliole. Echantillons a fleurs sessiles. « Obs. — A cette forme et a la suivante, se rapportenl les cas cites » par M. Ch. Des Moulins, dans le 2« fascicule cm Catal. de la Dor- » dogne, pag. 88. — Et par M. Boreau, dans la I'lore du Centre, 3« » edit. , p. 603. » Norma III" Foliosa. — Calices et fleurs du centre desseches. — Tous les organes interieurs ont pass6 a I'etat de feuilles : c'est presque une chloranthie (Moq., 1. c, p. 231). — Folioles presque toutes ternees, rarement a 5 ou6 limbes disposes en double verticelle ! (Variat. luxtirians.) Get etat n'est , sans doute , que le 4° age. — On y trouve les fleurs conservees sessiles , ou melangees de fleurs pMicell^es , ou loutes portees sur de longs pedicelles de 2 ceniimelres environ; el, dans ce dernier cas , elles se dessechent presque toutes avant d'arriver a leur complet developpement. Lorsque, au contraire, elles sont toutes sessiles, chaque /Zeur- bonrgeon, ayant porte plusieurs generations de folioles, ses sti- pules, ses entre-noeuds et ses petiolules, se dessechent sans se detacher, et leur ensemble presente, en tres-pelit., I'apparence d'une vieille souche rabougrie de la meme plante. Yoici le resume synoptique des details qui precedent : VIRBSCENTIA. Norma V Silitiuosa. — Gousses et pedicelles tres-longs. Norma II" Pliyllocalyx. — Gousses nulles ou tres-courtes. Calice foliace. /FAas A. CRISPA. — Folioles crepues, serrees. .Ulas B. FRONDESCENS. — Foliolos developpees, a courts petiolules, .Idas C. piMioLATA. — Folioles a longs petiolules. (G9) Norma III' Foliosa. — Gousses nulles. Tons les organes interieurs foliacis. Var. A. SEssiLis. — FI. sessiles. b. LuxcniANs. — Folioles a 5-6 limbes. Var. B. BREViPES. — FI. a courts pddicelles. Var. C. LONGiPES. — FI. a longs pedicelles. « Obs. — De toutes ces formes, la seule reellement distincte est Siliqiiosa; pour Phyllocahjx et Foliosa, il ne faut sans doute y voir que des differences d'age et dc developpcment: on pourrait done mo- difier legerement le tableau precedent. Foliosa deviendrait le nom general, et la forme qu'il representait serait remplacee par un 4«age, que j'appellerais olophyllos ou rhizoides. On pourrait encore separer les deux varieles .ses«7e et pedicelle'e, et Ton aurait le tableau complet de I'espece (excepte quelques lacunes a remplir, que je signale par des points). TRIFOLII REPENTIS. NURHA la. Norma lU. Norma Ilia. a SESSILIS. IVormalls. i^las a. crispa. /E/as b JOtas c. petiolala... . B. olophyllos. y£/fl.s d. rhizoides. Var. cc. luxurians. Var. bb. brevipes. ]3. PEDICELLATI. Noriualis. Foliosa. — frondescens. — rhiz : var. aa. longipes. Cette double serie peut etre consideree comme parallele ou cy clique. La var. bb. brevipes ferine Tanneau d'un bout, pares qu'elle porte a la fois des fleurs sessiles et des fleurs pMicelUes ; — chez les individus normaux, il se trouve des capitules reunissant les deux sortes de fleurs, et qui ferment I'anneau de I'autre bout. II ne reste que cinq vides a remplir. Libourne, 3 octobre 1859. L'abbd HippOLYTE Cauderan. ( '0 ) DESCRIPTION PHYSIQUE DE LILE DE CRETE (Suile). LIVRE III. GEOLOI^.IE. INTRODUCTION. Anaens renseignemenls. — La mineralogie se bornait, chez les anciens, aiix pierres precieuses et aux substances les plus utiles. Pline mentionna seulement trois substances de Crete : la Cos ( Akoni de Stephane de By- zance), pierre a aiguiser le fer, qui avait une tres-grande reputation; la Coralloachates , mouchetee de taches dorees comma le saphir , qui etait Ires-abondante et que Ton croyait utile contre la piqure des araigneeset des serpents ; enfin , le Dactyltis Mcbus , de couleur de fer et semblable au pouce humain. La premiere est la. pierre du Levant , mah je ne puis deviner a quoi se rapportent les deux autres. Edrisi , dans le milieu du XIP siecle, cita une mine d'or aupres de Rhabdh-el-Djobn (Khania). Buondelmonti ecrivit, en 1422 , qu'il y avait pres de la chapelle Saint- Constantin , sur une des cimes orientales de Spbakia, des mineraisd'or, d'argent et d'etain. Boschini, vers 1650, parla de cristal de montagne tres-abondant a I'lda, en morceaux de diverses grandeurs. Belon, au milieu du XVI^ siecle , n'ayant rien trouve d'etrange ni de remarquable, se borna a dire du Labyrintbe que : « C'estoit vne quar- riere de pierre dure et bien belle, que Ton tiroit anciennement par quar- tiers », et du Daclylus Idseus « Outre ce qu'elle est trouuee en Crete, nous I'auons aussi veue en vne montagne voisine a Luxambourg. » Ces der- niers corps sont des belemnites dont je n'ai jamais rencontre la moin- dre trace dans I'ile. Quelques annees apres , le genie de Palissy lanf ait des eclairs que les naturalistes de I'epoque n'apercurent pas. Tourncfort , I'illustre representant de la Botanique , en France , a la fin du \V1I° siecle, ne se douta de I'existence du sol en Crete, que pour pailcr d'argiles employees a faire des vases , de villages batis on marbrc Idanc brut , et dire que le labyrintbe est onvorl dans une pierre d'un (-1 ) blanc sale , semblahlc a relic ties montagnes de Gorlync , en lils poses horizonlalement dans loute la monlagne. Un demi-siecle plus lard , Pococke gardait un silence complet. Savary et Sonnini n'augmenterent non plus en rien le peu de connais- sances que Ton avail. Olivier, en allanl par lerre de Megalo-Kaslron a Khania , recueillit quelques donnees precises. « La monlagne Malaxa , dil-il (1) , en vue du golfe de la Sude, est schisleuse et granilique a sa base, landis que toutes celles que nous avions vues jusqu'alors , nous avaient paru calcaires et la pluparl crelacees... A un quart de lieue a Test de la Ganee, on veil un coteau , el plus loin des collines calcaires, la pluparl nues, qui s'avan- cent dans la mer et ferment une presqu'ile terminee par le cap Melek... S^Iino est la seule province ou le chalaignier soil cultive : cet arbre y est abondanl , et 11 reussit tres-bien sur les collines et les montagnes schisteuses de celte conlree... L'ile Dia est elevee, scabreuse, enliero- ment calcaire : on rencontre en divers endroits du marbre blancbalre qu'on n'a jamais exploile , el quelques filons de plusieurs pieds d'epais- seur , d'albalre rubanne , que Ton juge de la plus grande bcaule. » Les geologues onl cependanl manque a la Crete. Sieber, a la suite de son voyage de ISIT-IS, n'a pas donne d' article special de geologie ; dans divers passages dissemines , il dit que la Crete presente des calcai- res durs et blancbalres, mais non de la craie comme son nom semblerait I'indiquer. Les montagnes de Lassiti sont formees par des coucbes cal- caires horizontales avec nombreuses crevasses. Entre ce massif et I'lda , il y a dans le S. la formation de houille, mais sans combustible ; au N. , celle-ci fait place a des calcaires marneux blancbalres , passant parfois a I'argile et a la craie, avec depetites coquilles decomposees ; superieure- ment, il y a des bancs formes de coquilles reunies par un ciment con- cretionne ; cet ensemble, de 450" d'epaisseur, tres-escarpe au S. et a penle douce au N. , entoure les bases du Jouklas; par-dessus, un depot d'alluvion s'etend jusqu'a Gortyne, oii se trouvent des gr^s dans lesqucls est excave le Labyrintbe. Les calcaires supportent Candia et lui fournis- sent la pierre de construction. II on est de meme a Relimo et Canea. Dans les environs de celte derniere ville , non loin de la mer, se Irouve du gypse. L'ile Dia est formee par un calcaire stralifie avec calcaire fibro- rayonne, incolore, et couches de 1"" de calcaire d'un blanc eblouissant. (i; yoyayc dans V Umpire Olhoman , l. 1, \>. oTT, 580, 105 el i08. :( '-2 ) Les relations des voyageurs subsequents renferment tres-peu d'indi- cations. Scolt parle seulement de roches de marbre gris-fonce, a Ha- ghios-Tlionpas et a Haghious-Dheka, au N. de Gortyne ; Fabregueltes dit que la monteede Dhamasta est une carriere de marbre blanc tres-beau. Dans I'ouvrage de M. Pashley, les renseignements sont un peu moins rares; I'auteur indique des roches de marbre et de schistes a Pala?okas- tron pres de Megalo-Kastron; des montagnes calcaires aMalaxa, a Ghai- dhouropolis et au Karadagh ; une pierre blanche avec de nombreuses coquilles, semblable a celle de Malte, a Palseokastron , sur la baie de Soudha , et des calcaires renfermant des lits coquilliers , sur la cote au S. de Viano. ; il cite encore de grandes masses de gypse, au S. de Viano, etentre Myrto et Hierapelra. En 183-i, au retour de son exploration de la Moree et des Cyclades , M. Virlet, resumanten moins de deux pages ce qu'on savait, regarda la Crete comme formee par le terrain schisteux et granitique, en grande partie par des roches de formation jurassique , suivant M. Albert Paro- lini, mais qu'il croyait se rapporter plutot a la grande formation crayeuse mediterraneenne, et enfin par le terrain tertiaire. En 1837, M. Caporal adressa a Paris une portion de squelette humain engage dans un calcaire recent; I'annee suivanle , on decouvrit, au S. de Rhethymnon , des gisements de lignite dont Taylor a parle, dans sa Stalistique des combustibles fossiles. — M. Boue, danssa carle geologi- que de I'Europe, reproduite en 1843 dansl'Atlas physique de Berghaus, avail represente la Crete comme entierement formee par les terrains se- condaires, oubliant I'existence bien averee des terrains terliaires. En 1829, M. Eliede Beaumont, a I'aide de I'orographie si defectueuse de la carte de Lapie, fit, sur la direction et I'age des differents chainons montagneux, des suppositions , qui furent diversement modifiees par M. Yirlet, et dont il s'occupa de nouveau en 1848. Connaissances geologiques achielles. — 11 resulte de mes recherches que la Crete est loin de renfermer la succession complete des terrains stratifies et non stratifies. Malgre une direction rapprochee de I'E. a TO. et Ires-differente de celles des chainons montagneux de la Grece et des Cyclades J allonges du N.-O. au S.-E. , sa geologic presente une grande analogie avec celle de ces contrees. Toutefois, elle parait encore moins complete; car je n'ai pas rencontre les roches a fossiles jurassiques de I'Argolide; car les roches trachytiques de Methana et d'Egine, de Milos et de Kimolis, etvolcaniques deSantorini, ne sont representees que par quelques ponces apportees sur les rivages par les flots. (■3) Les roches qui composent le sol se groupent en six categories sur I'e- num^ration et remplacement desquelles j'ai deja donne quelques indi- cations, p. 143. Je les rcproduis en les faisanl preceder de Tindicalion des terrains , et suivre de celle des roches principales : „ . i Alluvions et detritus. Terbains d alluvion. . .) ( Diluvium. I Subapennin. — .Marnes, molasses, poudlngues et \ calcaires. Terrains teutiaires. . .{ . ) liocene. — Calcaires gris et noiralres, avec Num- ( niulites. ( Calcaires gris et noiratres asilex, avec Rudistes. Terrains cuetaces. . . . , . , . , ,, ,. ( Macigno et calcaires pliylladiens, avecjaspe. ( Anagcniies. Terrains DE transition?'i Serpentines, diorites et pegmatites anterieurs aux ' terrains cretaces. Terrains primitifs. . . . Talschistes et porphyres intercales. Les talschistes qui supportent tons les aulres depots, se montrent en beaucoup d'endroits , mais ils n'occupent de surfaces elendues que dans les ^parkhies de Selino et de Kisamos. Les roches ignees inassives per- cent au milieu d'eux sur quelques points seulement. Je n'ai vu les ana- genites qu'au S. de I'Haghios-Elias, a I'extremite occidentale de I'ile. Les terrains cretaces et eocene, que je n'ai pu parvenir a separer , en raison de I'uniformite apparente de caracteres mineralogiques et de la rarete des fossiles , constituent essentiellement les massifs montagneux, tandis que le terrain subapennin forme les plateaux et les plaines qui abou- tissent surtout a la cote septentrionale. Les terrains d'alluvion , varies comme parlout, n'atteignent pas de grandes altitudes. Dans la presqu'ile occidentale , le pays montagneux de Kisamos et Selino renferme une grande surface rectangulaire occupee par les tals- chistes qui de I'Apopighari , point culminant, s'etendent jusqu'a la cole occidentale ; elle est bordee au S. par une ramification calcaire des As- pro-Vouna, qui s'avance au-dela de Selino-Kasteli, et au N. par une bande calcaire plus elroile, tcrminee par I'llaghios-Elias; il en part une ramification qui fail saillie dans la bale de Kisamos. Deux massifs isoles decalcairesgris, formenl les Akroteri ; celui du cap Spadha est prolonge au S. par des talschistes. Le terrain subapennin remplil les inlervalles au S. des Akroleri et forme la pointe de celui du cap Grabousa ; sur la cote meridionale , il se retrouve a Selino-Kasteli. Les parties basses de ( 74 ) la plaine de Kadano renferment un dep6t plus recent. — Le massif pro- prenicnt dit des Aspro-Vouna, dont une ramification atteint legolfe d'Al- myros , est forme par les calcaires gris ; an pied septentrional , il y en a une bande, separee par un prolongement des talschistes du massif de Selino , qui renferme la plaine de Skenes el Lagliia, et se poursuit jusqu'a la bale de Sondha. Les calcaires gris ferment encore le cbainon du cap Meleka et ie plateau du cap Dhrapano , relies par le terrain ter- liaire de rx\pokorona , du plateau de I'Akroteri et par celui du fond du golfe de Kliania , qui vont se rattacher a celui de Kisamos. A I'E.de Sphakia , il y en a un lambeau sur la cote meridionale. Le diluvium est ici plus developpe que partout ailleurs , sur la partie occidentale du bas plateau, et dans la plaine interieure, de Skenes a la bale de Soudlia. Dans la partie centrale de I'ile , le plateau accidente de Ilhethymnon est form^ au S. par Irois crates successives de calcaire gris, dont la principale, le chainon du Krioneriti, relie les Aspro-Vouna au Psiloriti; au N. , il y a les deux petils plateaux a I'O. de Rhethymnon et du Vrysi- nas. Les talschistes se montrent dans les parlies plus basses , ainsi qu'un massif de diorite et de serpentine , pres de Spele. Le terrain subapennin, tres-developpe dans le N. , entoure les plateaux precedents et les relie aux chainons du S., entre lesquels il forme aussi de petits bassins isoles a Pakeoloutra et a Myrlhio. — Les montagnes du Psiloriti, entierement de calcaires gris , n'offrent les talschistes que dans le fond de quelques vallons, et sur la cote septentrionale au cap Khodhro et pres de I'Al- myros. Le terrain subapennin, prolongement de celui de Rhethymnon, occupe toute la partie basse du bassin du Mylopotamos ; quelques petits bassins isoles sont perdus dans les montagnes d'Amari , pres de Tangle S.-O. — Le plateau accidente de Megalo-Kastron comprend au S. le chainon cotier calcaire du Kophinos, qui n'est qu'un prolongement des montagnes de Lassiti. Au N. de la plaine d'alluviou de Messara, c'est une grande surface tertiaire de laquelle surgissent, sur divers points, des montagnes, les unes talqueusesaDhamania, et les aulres de calcaire gris comme le Karadagh. L'angle N.-E., cependant, est occupe par un plateau de calcaire gris qui s'avance jnsqu'au cap Kakonoros , et qui est separe de la mer pur la bande tertiaire de Khersonesos. — Les montagnes de Lassiti, entierement formees par les calcaires, ne laissent guere apercevoir les talschistes qu'au fond du grand vallon de Mirabello , et dans les parties basses de leur revers meridional , a Kalami , oii les dio- rilcs cl les ser[iculincs les accompagnenl. L'isthme de llicrapelra , a ( 75) I'exception du noyau central , est occup6 par les terrains tertiaires qui s'avancent assez loin vers I'O., sur la cote meridionale. Des depots plus recents remplissent les bassins inlcrieurs de Lassiti. Dans la presqu'iie orientale de Silia , les calcaires constituent le grand massif domine par I'Aphendi-Kavousi , et a I'E., le plateau du Dhrises et de Khandra qui, avec celui du cap Traostalo qui lui est parallele, forme la c6te a I'E. et au S.-E., les talschistes y ferment une bande pres de la cote septentrionale , un massif a Toplou, et le fond ou les pentes de quelques grands vallons. Le terrain tertiaire occupe une depression considerable au S. et a I'O. des deux massifs calcaires , sur la cote me- ridionale; il remplit les parties basses du bassin du Sklavotia, le vallon longitudinal de Karoubes et Zakro , et relie les pelits plateaux talqueux et calcaires de I'Akroteri du cap Sidliero. Depuis mon voyage , I'exploration botanique si importanle de M. de Heldreich , en 1846, n'a fourni aucun renseignementnouveau; mais les ofiiciers anglais charges de releverune nouvelle carte marine, MM. Ley- cester et Spratt , ont publie deux notes interessantes relatives a des de- pots recents exhausses sur les cotes de la parlie occidentale. Les talschistes , les serpentines et les diorites ont une origine ignee , incontestablement demontree, je crois, par leur etat cristallin. C'est dans le sein des mers qu'ont ete formes les terrains cretaces et eocene , comme le demontrent, malgre la rarete des gisements, les Rudistes d'une part et les Nummulites de I'autre. II en est de meme pour le ter- rain subapennin , a I'exception de quelques petits depots des eparkhies d'lIaghio-Vasili et d'Amari qui , renferinant des Neritines et des Unio , sent au moins d'embouchure, s'ils ne sent exclusivement ,lacustres. Les "alluvions ont des origines tres-diverses. Les talschistes et les terrains cretaces et eocene qui composent les chainons raontagneux de la Crete , ont ete fortement bouleverses lors de I'elevation de ceux-ci ; aussi les strates sont-ils contournes et redresses parfois jusqu'ala verticale, comme dans toute la region mediterraneenne. Le terrain subapennin, au contraire, n'a subi que de faibles derange- ments locaux ; mais des tassements par dessechemenl , ou des mouve- ments de bascule ont occasionne des changements de niveau , parfois de 500 a GOO'" , entre les differents points, qui sent alors relies les uns aux autres par des pentes peu rapides. ( 70 ) CHAPITRE T. MIM^RALOGIE ET Pl^THOGRAPlIlE 1» ESPECES MIXERALES. La Crete est excessivement pauvre, non-seulement en especes mine- rales, mais en mineraux cristallises. Elle est a peu pres reduite aux es- peces indispensablcs pour conslituer les roches talqueuses, les diorites et serpentines, et les formations neptuniennes dans leur plus grande simplicite. Tout est connu lorsqu'on a enumere 15 especes cristallines , le plus souvent a I'etat grenu , d'origine ignee , remaniees ensuite dans le seindes eaux, et 4 ou 5 autres deposees exclusivement par celles-ci. La 1" classe , des gaz (1) , ne presente guere que I'air. Air. — II ne (icmande ici aucune mention speciale, puisqu'on peul recourir a la Meteorologic. Gaz inodores el non acides. — lis se degagent des Almyros sous forme de grosses bulles, maisj'ai neglige de les recueillir. Hydrogene sulfure. — 11 existe dans certains calcaires simples ou magne- siens, et il se manifeste lorsqu'on frappe ceux-ci avec le marteau. La 2e classe est aussi fort pauvre. Eau. — Elle a ete traitee dans I'Hydrographie et la Meteorologie. Salpelre. — 11 doit, comme partout, se former dans les habitations et les excavations. Sel gemme. — 11 doit exister dans les montagnes du Psiloriti, ainsi que le demonire I'analyse de I'eau de I'Almyros de Megalo-Kastron, et sans doute aussi dans les massifs de Sphakia et de Lassiti. — Sur les cotes, le sel marin se produit dans le creux des rochcrs par evaporation de I'eau de la mer. Je n'ai p;is a revenir sur ce qui a etedit des salines, p. 426. Alun de plume. — En efllorescences a la surface des phyllades, par suite de Talteralion des pyrites, a Spaniako, Epanokliorio, Voukonies, Pliourne, etc. La troisieme classe, des mineraux pierreux, renferme la plupart des especes minerales qui jouenl un role important dans I'ile; mais les cris- taux delerminables et isoles font presque completement defaut. Calcaire. — En petils rliomboedrcsjaunes, dans un silex de Malaxa. — Spatlii- que blanc, en veines dans les calcaires primitifs deRoumata, Ergasteri, Dlia- (1) D'apres la classification que j'ai publiee dans les Aclcs de la Sociclc Linneenne de Bordeaux, t. XXI, p. 91. 1836. ( " ) mania et Toplou; dans le macigno d'ArkacIlii et de Sahta, le calcaire rose de Selino-Kasteli, et les jaspes de Tatsipare et du Kedros; de couleur brunatrc . dans les calcaires d'un vallon, a I'anlique pont-aqueduc de Khersonesos. — Spalhique et fibreux jaunatre, en veines dans les calcaires du cap Meleka. — Fibreux blanchatre, dans les schisles de Mesokliorio. — Fibro-rayonne incolore, donnant un albalre rubanne de la plus grande beaule , en veines de 1™ d'epais- seur, dans TilotDhia; jaunatre, des stalactites de Katlioliko. — II constitue aussi diverses sortes de roches dans les terrains primilifs, secondaires et tertiaires. Gypse. — En grands cristaux engages dans le gypse grenu, a Kaleriana et h Ampelousa. En petits cristaux peu determinables, dans des argiles et marnes tertiaires, a Mesoghia et Palseoloutra. — A I'etat laminaire, grenu ou compacte, il forme des amas et des couches dans les terrains primilifs, secondaires et tertiaires. Dolomie. — A I'etat de calcaire magnesien grenu ou compacte, elle enlre dans la composition du terrain crelace. Quartz. — Hyalin laiteux, en filons dans les talschisles et les quartziles, et aussi dans les calcaires qui les accompagnent, a I'Apopighari, a Ergasteri, a Gonia et a Myrtliio, — A i'etat grenu, il entre dans la composition des roches primitives stralifiees et de la pegmatite. — Des fragments ou grains remanies, forment diverses sortes de roches arenacees dans les terrains sedimentaires. — Un quartz grenu sedimentaire, dit Akonies, le silex et aussi le jaspe forment frequemment des rognons ct des lits, dans les calcaires inferieurs du terrain cretace. Amphibole. — En petits cristaux noirs dans les talschistes de Vourgari (Amari). — Fibreux vert-jaunatre, dans un filon de quartz, au milieu des quar- zites de la base du Dhrises. — Fibro-rayonne vert , (fun giscment semblable au Romanati. — A I'etat grenu, il forme les amphibolites et les diorites. Asbesle. — Vert, en veinules dans un diorite, entre Voukonies et Sevronas. — Jaune, en veinules dans une serpentine formant des blocs a Koxare et au Katharos. Diallage. — Lamelleuse verte, dans une serpentine a Spele et au Katharos. Vert-brunatre, dans une serpentine a Spele. Talc. — A I'etat lamelleux ou com|)acte vert, jaunatre ou rougeatre par alte- ration, il forme les talschistes et entre dans la composition de quartzites, d'itacolumite et de calcaires primitifs. Serpentine. — Vert-fonce ou noiratre a Koxare, a Spele et au Katharos. Mica. — Lamelleux dans le micaschiste, a McMabes, et la pegmatite, a Kritsa; en paillettes remaniees dans le macigno, a Lousakies, a Arkadi, a Gortyne et a I'Aphendi-Sarakeno. Epidote. — Grenue verte, en veinules dans un porphyre talqueuxde Toplou. — Compacte verte, melee de feldspath, avec quartz et calcaire, dans les tals- chisles de Sphaka. Feldspath. — En cristaux gris-jaunatre, dans des porphyres talqueux, a Kria-Yrysis et a Toplou. — Laminaire blanchalre, en gros nodules dans les diorites , entre Voukonies et Sevronas. Associe au quartz et a la siderose, dans les filons des talschistes, pres de TAImyros de Megalo-Kustron.— 11 entre ( 78 ) danslacompositiondequelqiics protogyneset pegmatite, duporpliyre, du dio- rite etde la ponce que la mer apporte de I'Arcliipel sur quelques plages. Kaolin. — A I'ctat impur, il est le produit de la decomposition da feldspalh de corlaines roches. — A I'ctat de rcmaniement, il entre dans la composition dos phyllades et des schistes, des argiles et des marnes des terrains cretaccs et tertiaires. Dans la 4° classe, la famille du fer est la seule qui soit representee. Almant. — En grains dans le sable brunatre de la plage, a rembouchuro du Hiasmata. Oligisle. — Ecailleux, en veinules dans un quartzite, a Aghriviliana (Kisa- mos ) — En petits nodules dans un diorite, entre Voukonies et Sevronas. Limonile. — Concrctionnee brun-rougeatre, en gros blocs, en veines,ou ci- mentant des breclies quartzeuses, a Ennea-Khoria; impregnant des talschistcs au pied de I'llaghios-Elias. — En rognons brun-jaunatre dans les talschistes, a I'Almyros de Megalo-Kastron. — En grains, par decomposition des pyrites, dans un talscliiste a Gonia. Pyrile. — En cubes de 5 millimetres dans les calcaires el les phyllades, au bas de Spaniako. — En grains dissemines dans un macigno, au Katharos. Siderose. — Laminaire jaune, en veinules dans un quarzite de Sphaka. — Calcarifcreen petits cristaux jaunes, en partie decomposes, dans untalschiste de la pente de I'lIaghios-Elias; spathique jaune, avec quartz et feldspath, en filons dans les talschistes, a I'Almyros de Megalo-Kastron. La 6o classe est tres-mal representee pour I'industrie. Lignite. — Schistoide argileux, formant un banc, au bas de Myrthio, et un petit lit a Vrysses. — Bois fossile, en partie piciforme, dans les marnes a Pa- iLcoloutra. Iluile depe'lrole. — Elle figurait a Texposition universelle de 1855, comma provenant de la Crete. 2o TABLEAU DES ROCHES. Les roches qui ferment les difTerents terrains de la Crete sent pcu nombreuses; en effel, les (errains primitifs sont limites a I'etage des talschistes, et les roches ignees subsequentes a quelqucs porphyres, diorites et serpentines; les terrains cretaccs el lerliaires ne renferment non plus que celles qui sonl les plus habituelles aux depots sedimen- taires de ces periodes, dans la region mediterraneenne. Croyant preferable de mettre au commencement de la description de chaque terrain, ce qui est relatif aux roches qui le composent, je donne seulement ici I'enumeralion des differentes especes et principales varietes, a peu pros suivant la classificaliou de M. Cordicr, avcc I'iudicalion des terrains ou elles se rcncontrent : ( ''J) Roches fcldspnIliUi iies. Pegmatite. — Roches ignecs. Porphyre pelrosiliceux. — Roches ignoes. Ponce. — Alluvions exturieures. Roches pyroxeniques. Wacke ancienne. — Roches ignees. Pcperino iincien. — Roches ignees. Roches amphiboliques. Amphibolite. — Talschistes. Aniphibolitelalqueux. — Talschistes. Amphibolite calcaire. — Talschistes. Diorite massif. — Roches ignees. Roches diallaglques. Serpentine. — Roches ignees. Poudingue serpentineux. — T. cret. Roches lalqneuses, Talschiste. — Talschistes. Talschistequartzeux. — Talschistes. Talschiste calcaire. — Talschistes. Porphyre talqueux. — Talschistes. Protogyne. — Talschistes. Anagenite. — Anagenites. Phyllade. — T. cretace. Roches micace'es. Micaschiste. — Talschistes. Roches qiiarlzeuses. Quartzite. — Talschistes. Quartzite talqueux. — Talschistes. Quartzite calcaire. — Talschistes. Jaspe. — T. cretace. Silex. — T. cretace. Grus quarlzo-talqueux ferrifere. — T. subapennin. Molasse. — T. subapennin. Macigno. — T. cretace. Gres quartzo-calcaire. — T. sub- apennin. Poudingue quartzeux. — Alluvions. Poudingue quartzo-talqueux. — T. cretace et subapennin. Poudingue quartzo-calcaire. — T. subapennin. Poudingue siiiccux. — Alluvions. Sable quartzeux. — T. subapennin ct alluvions. Sable quartzo-talqueux. — Alluvions. Sable quartzo-argileux. — Alluvions. Sable et gravier silic. — Alluvions. Roches argileuses. Argile. — T. subapennin, alluvions. Argile sableuse. — T. subapennin. Argile marneuse. — T. subapennin. Marne. — T. subapennin. Marne argileuse. — T. subapennin. Marne sableuse. — T. subapennin. Schiste argileux. — T. cretace. Lydienne. — T. cretace. Roches calcaires. Calcaire grenu. — Talschistes, T. cretace et subapennin. Calcaire compacte. — Talschistes, T. cretace et subapennin. Travertin. — T. subapennin, Tuf calcaire. — T. subapennin et alluvions. Craie. — T. subapennin. Calcaire grossier. — T. subapennin' et alluvions. Cipolin. — Talschistes. Calschiste. — T. cretace. Calcaire argileux. — T. cretace et subapennin. Calcaire quartzeux. — Talschistes, T. subapennin et alluvions. Calcaire siliceux. — T. cretace. Poudingue calcaire. — Alluvions. Roches doloinilKiiies. Dolomie grenue. — T. cretace. Dolomie compacte. — T. cretace. Roches gypseuses. Gypse grenu. — Talschistes, T. cre- tace et subapennin. Gypsc compacte. — T. subapennin. Roches de lignite. Lignite. — T. subapennin. Bols fossile. — T. subapennin. { 8u ) CHAPITRE H. TALSCHISTES. Apercu gMral. — On designe souvent encore, avec Werner, sous le nom de terrains primitifs, les roches cristallines slralifiees qui , dans les diverses parlies du globe, se trouvent a la base des depots de sediment, toujours plus ou inoins fossiliferes. Un certain nombre de geologues , d'une ecole recenle, les considerentcomme des depots sedimentaires mo- difies par I'aclion, tant de la chaleur centrale que des roches ignees qui se sont posterieurement epanchees au milieu d'elles. Pour d'autres , d'une ecole plus ancienne , elles paraissent resulter du passage de I'etat liquide a I'etat solide , des parties superficielles du globe pendant la premiere periode de son refroidissement : hypothese dans laquelle la disposition stratiforme n'a pas encore refu d'explication satisfaisante. En Crete, ainsi que dans d'autres regions continentales de I'Europe , les roches ignees d'epanchement ont un si faible developpement, qu'il me semble bien difficile de leur attribuer une influence modificatrice etendue; aussi preferai-je m'en tenir a I'ancienne hypothese. Quoi qu'il en soit, les geologues sont generalement d'accord pour ad- mettre , dans les terrains primitifs , trois -series de roches , caracterisees par des especes minerales difl'erentes, et qui se trouvent tantot dans la meme region et souvent dans des regions differentes. Ces series se suc- cedent dans I'ordre suivant, des inferieures aux superieures : les gneiss et les micaschistes, toujours bien cristallins, puis les talschistes qui su- perieurement prennentpresque les caracteres des roches de sediment les plus anciennes. Les terrains primitifs de la Crete different beaucoup de ceux de I'Eu- bee et des Cyclades , formes par des gneiss et des micaschistes cristalli- feres, accompagnes de granites et d'autres roches massives. lis parais- sent mieux correspondre au systeme inferieur des terrains primordiatix de la Moree meridionale, designe par MM. Boblaye et Virlet, sous le nom de groiipe des schistes anciens , systeme dans lequel les roches moins cristallines , renferment aussi moins de mineraux dissemines , mais ne presentent nuUe trace de roches arenacees de sediment. Cependant, en Crete, les quartzites micacesmanquent completement ou sontremplac6s par des quartzites talqueux , et les calcaires sont beaucoup moins fre- quents^ ainsi que les amas de gypse el les filons d'oligiste et de siderose. ( «1 ) Les lalschistes soul done seuls developpes en Crete , el encore sonl- ils prives, excepte sur un point , des protogynes qui accompagnent sou- vent les parties inferieures ; le micaschistes ne s'y montrent qu'en assises subordonnees sur un ou deux points, et les gneiss font complolement defaut. Sur la carte , ils sont representes par la couleur rose. Dans le pays de Selino et la bande situee au S. de Kliania, ce sont principalement des quartziles talqueux gris ou verdatres , assez souvenl glandulaires , alternant avec des talscbistes phylladiens gris-verdatre ou bleuatre , qui pourraient etre employes coinme ardoises grossieres. Sur plusieurs points, les talscbistes renferment des bancs ou des lits de cal- caire lamellaire gris. A Uoumata et pres d'Elaphonisi , il y a des gypses saccharoides blancs, anormaux, sans stratification , et avec fragments de roches talqueuses. Les differentes roches, meme les calcaires , sont assez frequemment traversees par des filonsde quartz hyalinblanc. Dans les environs du convent de Gonia, il y a quelques veines de fer oligiste dcailleux ; c'est, avec la pyrite cubique, les seules substances metalli- ques que j'ai vues dans cette partie del'ile. L'Apopighari , qui a pres de 1,400 metres d'elevation au-dessus de la mer , est le point le plus eleve qu'atteigne le terrain primitif. Le terrain talqueux , entre les montagnes de Sphakia et le Psiloriti , est compose par des quartzites talqueux et des talscbistes souvent quart- zeux ; il forme la base du niont Vrysinas , au S. de Rhetbymnon , de pe- tites montagnes arrondies au sud de Roustika et du monastere d'Arka- dhi, et quelques petites bandes etroites au N. de Preveli. A Melabes , au S. du Kedros , il y aun petit massif de talscbistes noiratres , avec nom- breux bancs de calcaire saccharoide talqueux, blancbatre. Dans la partie septenlrionale des montagnes du Psiloriti, les quartzites sont moins abondants; les talscbistes ferment les collines cotieres qui sont au N. de Melidhoni , deux petites amandes sur le cbemin de Rbethymnon a Megalo-Kastron, et un massif arrondi a I'O. de Rhogdbia; ce dernier, sur quelques points, presente des filons de quartz avec siderose spathique , d'un beau jaune. Entre les montagnes du Psiloriti et celles de Lassiti, les talscbistes, avec quelques bancs calcaires, forment deux petites montagnes au S. de Kani-Kasteli. Les montagnes de Lassiti renferment un massif talqueux a I'O. de Kas- tel-Pedbiadba ; ce terrain apparait, en outre, dans Ic fond dc la plaine de Mirabello et dans le vallon de Potamies. 11 y en a aussi des amandes sur ( «2 ) los bords tic I.i plaine inferieiire de Lassili cl sur ceux dc la plaine Voi- sine du Kalharos. Dans le pays monlagneux de Sitia, des talschisles, passant au micas- chistc, forment une amande a la base occidentale de I'Apliendi-Kavousi, et une grande bande a Mouliana. lis se montrenta la base du Romanali, pres de Roukaka, el a la base du plateau qui est a I'E. de Piskokephalo ; sur ces deuk points , ils renferment assez frequemment des filons de quartz avec amphibole radie, vert. Enfin, au cap Sidhero, il y a un mas- sif talqueux, avec quelques protogynes jaunalres , et un petit amas de porpliyre talqueux et de wacke pyroxenique stratifies. Dans aucun des cinq derniers massifs, je n'ai retrouve de gypses anormaux. Ruches. — Je n'ordonne pas les differentes especes exactement d'a- pres la classification adoptee pour la serie complete , preferant com- mencer par celles qui jouent le role le plus important. Talschisle. — Ordinaire: vert ou gris-vertlatre, Ennca-Khoria, Nopia , Myr- Ihio, Melabes, Viano, Sphaka; violet ou rouge , Kalami, Kcenourio-Khorio , monastere Toplou; grls ou nolratre, Gonia, Kambous, Treblzonda; en frag- ments rliomboidaux, Ilaghlos-Dhikios. — Sell is to id e : verdatre, Potaniies; gris-jaunutre ou rougeatre, Ivastel-Pedhiadha, RrcplUi-Aori ; noiralre, Pele- kano, Komitadhcs, Tlironos, Lassili. — Phylladien : gris-verdalre, Koupha- lalos, Gonia, ICalami ; verl et violet, Mouliana, Sandali ; vlolel, Vrysinas, Potamies, Mouliana; brunalre, Malaxa, Kaslel-Pedliiadha, Krya, Toplou; noiratre, Roumata, Melabes, Slernes.=7'. cjuartzeux : glandulairo, vert plus ou moins fonce, Rare, Spele, Vourgari, Ivanicsi, Krya, Treblzonda; avec am- phibole noir, Vourgari; avec siderose, Hagliios-Elias; jaune, Hagliios-Ellas, Malaxa, Dlirakona; rouge violet, Dhamania, Panaghia-lvrislallenia, Arnikou; gris ou noiratre, Ennua-Klioria, Rliodhovani, Spelaja, Plalania, Nerokourou, Sphakia, Rhogdhia, Listaro, Dhamania, Ivamesi, Arnikou.=T. ca/cai're: rouge, embouchure du Mylopotamos; noiratre, Kria-Vrysis. Quarlzile. — Grenu; rouge-violet el jaunc, Toplou et Palajokaslron ; gris et noiralre. Pelekano, Sklavopoula, Theriso, Arnikou. — Compacte : bruna- tre, Myrlhio. = Q. talqueux, verl ou gris-verdatrc, Tatsiparc, Rhogdhia, Uliamania, Viano, Panaghia-Kristallenia, Potamies, Kalharos, Dhrises; rou- geatre ou violet, Pelekano, Sklavopoula, Ennea-Khoria, Roumata, Plalania, Kambous, embouchure du Mylopotamos, Arkadhi, Dhamasla, Kaslcl-Pedhia- (Iha, Romanati, Sandali; gris-jaunalrc, Rhodhovani, Gonia, Malaxa, Ivuenou- rio-Khorio, Sphaka; gris ou noiratre, Ennea-Ivhoria, Sklavopoula, Ivouphala- tos, Roumata, Gonia, Malaxa, Vrysinas, Preveli, Thronos, Kalidhia, Slernes, Sphaka; avec veines d'oligisle ecaillcux, Nokhia. = Q. calcairc cl lalqucux : gris-jaunutre, Krya, Sphaka. 1 ( «••{ ) Proloyyne. A grain moyen ou fin, vert ou jaunatre, Toplou. Micaschisle. — A groin fin, brunatre, Miilabes. Amphibolile schisteuse. — A grain moyen, vert-noiratre, Asomatos. — A grain fin, vert-noiratre, Vourgari. — Compacte verte, Kalami. =; 4. lal- queuse, a grain moyen, vert-noiratre, Vourgari. = Calcaire, a grain fin, vert-noiratre, Vourgari. Calcaire grenu. — Blanchatre, Melabes , Kamesi; jaunatre, cellulaire, ac- compagnant le gypse, Roumata; noiratre, Ergasteri, Toplou. = C. {/. quarl- zeux; gris-verdatre, Melabes; gris ou brunatre, Krephti-Aori. Calcaire compacte. — Gris et jaunatre, Myrthio. Cipolin.— Rougeatre, Nopla; jaunatre, Komitadhes, Potamies; gris, Dha- niania, Krya. — C. quartzeux', iaunc, Gonia ; brunatre, Sphakia, Katharos — C. ferrucjinetix; brun-jaunatre , Roumata. Gypse. — Grenu blanc, a petits fragments de calcaire magnesien gris, Roumata. Filons de quartz. — lis accompagnent presque partout Ics lalscliistes et autres roches subordonnees ; dans les localites oii les talschisles phyl- ladiens pourraient etre confondus avec les schistes et phyllades de la partie inferieure des terrains cretaces , ils sent fort commodes et carac- teristiques , ces derniers n'en renfermant pas. Accidents min^ralogiques. — Les mineraux a I'etat cristallise^ cris- tallin ou compacte , qui ferment les roches du terrain primitif , sont le quartz et le talc , auxquels s'adjoignent assez rarement le calcaire, le gypse, I'amphibole, le mica, le feldspath et, enfin , le kaolin, prove- nant de la decomposition du precedent. Les especes en cristaux dissemi- nes ne sont pas differentes ; parmi celles qui accompagnent les filons de quartz a I'etat cristallin , je ne connais que I'amphibole fibro-rayonne vert , et la siderose laminaire brun-jaunatre. Pays montagneux de Kisamos et Seliao. Haghios-Elias. — Le massif qui porte le cone calcaire est forme , ainsi que la partie occidentale de la sommite mediane du chainon qui court de I'Haghios-Elias a Kalathenes, par les talschistes que Ton rencontre deja avant Kanavas , en raontant de Lousakies. Dans le vallon, on voit des talschistes quartzeux , tantot verts (/) a petits cristaux de (1) La collection a I'appui de la description geologique de la Cr^te, comnie tons les autres ohjets d'histoire naturelle que j'ai rapporlcs de men voyage, est deposee dans les galcries du Museum d'liisloiro naturelle de Paris. D'aprcs la niethode de Tome XXIIL 7 ( 84 ^ calcaire ferrifere jaune en parlie decomposes, et tantol jaunalre un peu glandulaire (f). Des blocs brun-rougeatre sont impregncs de limonite qui les rend tres-pesants (3). Au haut est ie col qui conduit dans les plaines elevees du S. , et qui est occupe par des anageniles eboulees ; mais les talschistes vont atteindre a 3 kilom. au S. 20° E., sous une faible epaisseur de celles-ci , une altitude egale a celle de I'Haghios-Elias. Ennda-Khoria el Phloria. — L'llaghios-Dhikios-Koriphi, cime la plus elevee de la cote occidentale, est forme par des quarlzites grisatres avec quelques grandes assises de talschistes schistoides noiratres, qui se divisent quelquefois en fragments rhomboidaux (6). Le sommet tres-pointu , ainsi que quelques autres a TO., est forme par des quarlzites talqueux grisa- tres a grain fin (4) , qui plongent de 30'^ au N. Les depressions , moins elevees de 30 a SO'", offrent des talschistes quartzeux schistoides friables gris-bleuatre (5). Au N.-N.-O., elseparees par le col qui porte un cirque d'effondrement de 200" de diametre et de SO'" de profondeur, se trouvent des sommites arrondies, a pentes plus douces et moins couvertes de bruyeres ; I'absence de rochers ne permet pas d'observer Tallure du terrain talqueux, mais celui-ci est assez varie ; j'ai recueilii un talschiste verdatre a feuillels irreguliers (7) , des talschistes quartzeux lantot gris a feuillets minces plisses(^), devenant rouges superficiellement (P) , ou veines avec petits globules talqueux noirs (iO) , tantot gris-rougealre avec veines de limonite brun-jaunatre qui en font une sorte de brccbe (//). Celle-ci, qui se presente a I'etat concretionne brun-jaunatre (^5) , est d'origine beaucoup plus recente, car elle cimente des breches de talschiste et de quartz {i2) qui se montrent a la surface en blocs nombreux et assez classement adoplec par M. Corclier, les ecliantillons portent , en caracl^res rouges h I'huile, le signe de leur catalogue special, 8 V, et leur nuniero d'ordre parlicuiier, de i h 10-20. Une petite collection de 43 echanlillons , reproduisant les types des principales roches, est eu outre deposes a TEcoie des mines de Paris. Pour chaque terrain , j'intercale , i cbaque localite, la description desechantillons (j'.ii en proviennent, en la faisant suivre du niimtTO (en italique ol enlrc parentheses) qu'ils portent dans la collection du Museum. Comnie celle-ci est ordonnee presque exactement dans I'ordre de mes descriptions , je serai ainsi dispense d'en donner un catalogue special , et Ton pourra toujours , avec la plus grande facilile , comparer, au Museum , les ecliantillons .a leurs descriptions. Lorsquc des difficulties se sont presen- tees , surlout pour les roches 6ruptives, M. Cordiera bien voulu les lever. La recherche des localiles citecs dans les descriptions , est facilitee sur la carte par la 'ligne ponctiu'-c rcprcsontanl nion ilineraire. (85) Levallon, avec d'autres hameaux, qui descend a Elaphonisi, est ouvert dans le meme terrain, et renferme beaucoup de sources; de I'Haghios-Dhikios-Koriphi , on y apercoit, pres de la mer, sur les deux flancs , plusieurs grandes taches blanches qui doivent elre occasionnees par des amas gypseux semblables a celui de Roumata. Le val d'Ennea- Khoria, au N.-E., est aussi fort humide; a moilie chemin de Rhogdhia, pres d'une maison isolee , il y a une cavile plus petite que la precedente, dont le fond est un lac permanent ; en sortant de Vlatos, des allernances de quartziles grisatres et de talschiste phylladien gris-bleuatre, plongenl de 15" au N. 20° 0. ; a une heure plus bas , c'est de 45° a I'E. 20° N., et il y a des infiltrations* de limonile entre les feuillets el dans les fentes. Vers I'E., au col bas entre Strovolies, et Hydhris, les quartzites et les talschistes phylladiens gris-bleuatre plongent de 30° au S.-E. On entre alors dans un systenie de pelites collines arrondies et de vallons de 30 i 50"° de profondeur, qui font partie de la depression de Kadano ; un pen avant Apano-Phlori , il y a une cavite d'effondrement de 40 a 50" de diametre et de 20" de profondeur, pres de laquelle les quartzites et les talschistes phylladiens plongent de 35" a I'E. 25" S. Sklavopoula et Pelekano. — La haute sommite situee au N.-O. de Sklavopoula est formee par des quartzites talqueux glandulaires jaunatres et rougeatres (//) , sans doule par decomposition ; ils alternent en strates puissanls avec des quartzites grenus gris {19) , et aussi avec quelques talschistes quartzeux noiratres, et plongent de 25° au S.-E. En descen- dant, on voit les memes roches glandulaires grisatres {18) qui forment tout le bassin qui remonte jusqu'a I'Haghios-Dhikios-Koriphi ; au-dessous de Pelekano , il y a des alternances de calcaires schistoides noirs. Du sommet calcaire qui est au-dessus , on domine les parties plus basses siluees au S. et au S.-O., qui renferment Haghios-Theodhoros et se terminent par le cap Krio ; elles paraissent bien formt^es par le terrain talqueux. De Pelekano au N.-E., le chemin de Kadano traverse les hauts vallons de Sarakena , ouverls dans les quartzites talqueux gris , avec de petites sources ferrugineuses. Dans le dernier vallon, ils plongent au S. 20° E., et la derniere crele presente , jusqu'au Vlithias , qui limite la plaine, des talschistes phylladiens bleuset des quartzites grisatres inclines de 30° a I'E. 15* S. De Pelekano au S.-E., sur le chemin de Spaniako , le flanc oriental du vallon presente de nombreuses et puissantes alternances de talschiste schistoide noiralre {14) et de quartzite noiraire a grain moyen {15) , (80 ) ploni;cant de 15" au N.-O. Un premier col est occupe par un quartzile lalqueux legerement glandulaire rose et jaunatre {16) , et le flanc occi- dental du grand vallon de Sarakena presente , vers le N., des escarpe- nienls formes par les tranches horizontales des strates quartzeux et talqueux , faihlcment inclines a I'O. Environs de Rhodltovani.— Au N.-O., au-dessus du village, lamontee presente en plusieurs points , des alternances de quartziles talqueux glandulaires gris-jaunalre(50)et de talschistes tres-quarlzeux schisloides noiratres (i*/), traverses par des filons de quartz; il en est de meme sur le plateau de Moni et les parties elevees qui sont au-dessus. Kouphalatos et Epanokhorio. — De la plaine de Kadano , on nionte k I'E. sur le terrain talqueux qui , _sur la crete avant le petit hameau de Skaphi , presente des quartzites talqueux schisloides grisatres (2:2) , et d'autres massifs gris-jaunatre , a filons de quartz blanc (23), alternant avec des talschistes tres-schistoides satines gris-verdatre (24) , avec petiles couches noduleuses assez nombreuses de calcaire lamellaire noiratre, a veines de calcaire blanc {26}:, dans la descenle, les strates plongent de 45" au N. Ergasteri est sur une autre crete , form^e par des talschistes tres-schistoides satines gris-verdatre, a feuillets plisses (25) , avec nom- breux lits , quelquefois , cependant, assez epais , de calcaire laminaire noiratre (?7) , traverse par des veines de calcaire et de quartz blanc qui etablissent bien la liaison avec le terrain talqueux. Le calcaire est assez abondant pour que le village en soit entierement bati , ce qui est excep- tionnel dans ce terrain Les calcaires et surtout les quartzites se conti- nuentjusqu'a Epanokhorio. Lechemind'Haghia-Irini monteconstamment sur les talschistes. Apopighari. — Cette sommite , la plus elevee de toutes celles que forme le terrain qui nous occupe en Crete, est constituee par des alter- nances de quartzites talqueux et de talschistes phylladiens plongeant au N. 10° 0. Sur le flanc S.-E., a une grande hauteur, il y a quelques strates de cipolin grenu gris, a veines de quartz et de calcaire (33); plus bas , au col qui separe les vallons de Sevronas et d'PLighia-Irini , des quartzites grisatres plongent de 35" a I'E 35' N., et avant le dernier village, des talschistes phylladiens plongent de 35»au N.-E. La descente al'O. vers Spina monlre un sysleme de quartzites talqueux grisatres avec des talschistes phylladiens gris-blcualres, appelesZ-ra«(i//«(quisebrise)par les habitants, el employes quelquefois a couvrir les eglises grecques. Au -N., la pente superieurc aboutil a une crete etroile, croisee par Ic cliemin ( 87 ) de Nea-Roumata a Pliloria , qui renlerme cles strates de cipolin ferrilere compacte et grenu brun-jaunatre, a veines calcaires {32):, son prolonge- ment, sur lequel on descend, divise le cirque en deux parties jusqu'au village de Roumata. Rownala. — Le cirque montagneux qui enloure le village est forme par le terrain lalqueux. Je suis monte, au N.-E. du village , sur une sommite principalement composee par des quartziles talqueux glandu- laires et scliistoides grisatres (129) avec bancs de quartzite jaune-rou- gealre {3 J) et de talschiste pbylladien noiratre (28). Pros du somniet , rinclinaison est de 30» au N.-E. Sur le flanc occidental , a une petite hauteur, il y a une carriere de gypse saccharoide blanc, renfermant de petits fragments de calcaire magnesien friable gris {35) ; il est accom- pagne de calcaire grenu caverneux noiratre , a fragments de calcaire magnesien friable grisalre {34) ; ce gypse ne presente aucune trace de stratification, el je n'ai vu aucun banc calcaire dans le voisinage; il parait avoir pen d'etendue en largeur, et former seulement, peut-etre, un large filon. En descendant le grand vallon , on arrive au petit etang occasionne par un eboulement des talschistes , dont les parties tenues sont a I'etat de boue talqueuse gris-verdatre. Plus bas, un peu avant la jonction du vallon de Sevronas , oii le terrain terliaire vient les recouvrir, il y a des quartzites talqueux avec bancs de talschiste pbylladien gris- bleuatre plongeant de 45° au N. ; sur un point, il y a un lit de 0'"1 de talschiste noir, donnant des efllorescences de sulfate de fer. Nopia et Gonia. — Le terrain talqueux forme le prolongement meri- dional de I'Akroteri du cap Spadha , niais il n'y a a decouvert que deux petites bandes separees, plus ou moins interrompues. La plus etendue, celle de Nopia, montre au-dessus du village, immediatement apres une fontaine, des cipolins grenus gris-rougeatre {54) plongeant de 15" au N., puis des talschistes gris-verdatre a feuillets contournes avec lils noduleux de quartz blanc {53). Du cote oppose, dans la depression de Nokhia, ce sont des talschistes gris, a filons de quartz, plongeant de 15" au N.-E. Sur les collines qui sont au S.-S.-O. de SpeUca , j'ai retrouv6 leur prolongement. La bande de Gonia est divisee en plusieurs parties par le terrain ler- tiaire. La principale est une colline assez elevee, au N.-O. d'Aghriviliana, formee par des quartziles talqueux noiralres, a grain moyen {(JO), quel- quefois aniygdalaires non scliistoides ou bien scliistoides, grisatres et jaunatres a grain (in {59) , ou noduleux schistoides gris-verdatre {58) ; ( 88 ) ils alternent avec des talschistes schistoides salines verdatres, a grains de limonite (55) , et renferment des strates de cipolin quartzeux grenu jaune, avec veinules de quartz hyalin hhnc{62). Les champs et bruyeres renferment, dit-on, des morceaux d'oligiste eeailleux, que Mehemet-Ali fit ramasser par des habitants auxquels il donnait, dit-on encore, 400 pias- tres par mois. Un prolongement , forme par des talschistes compactes gris (56) , s'avance au N. dans le vallon, jusque vis-a-vis d'Aphrata. Un autre a strates horizontaux se dirige a I'O. vers Veni. — A I'O. de Speltea, une collineisoleeest formeepar un talschiste quartzeux schistoide grisa- tre (57). — Dans le fond du vallon de Nokhia , sur le chemin de Kisa- mos, les talschistes apparaissent, et il y a des blocs de quartzite talqueux jaunatre a grain fin, avec veines d'oligiste eeailleux (6-/). Aspro-Vouna ou montagnes de Sphakia. Sevronas et Lakoiis. — A partir de Kaphouros , le vallon , elroit et a flancs escarpes, est ouvert dans des alternances de quartziles talqueux et de talschistes, avec quelques strates calcaires qui plongent de 30° au N. 25" E. Plus haut, dans le voisinage de diorites massifs, les quartzites talqueux grisalres avec veines de quartz blanc (30), n'ont eprouve aucun changement, et plongent de Ab" au S. 20° E. Le vallon s'epanouit subi- tement peu apres en une plaine, sur le bord N.-O. de laquelle est Sevro- nas. Les strates quartzeux et talqueux rouges, inclines de 80° au N. 30° E. au col has, forment ensuite la crete que Ton suit pour descendre a la plaine tres-inclinee de Nea-Roumata- Apres le ruisseau, on remonte a un col bas oii le systeme rouge, rarement noir, plonge de 45« au S.-E.; par une crete limitee au S. par le profond vallon d'Orlhouni, on arrive aux collines qui bordent la plaine de Skenes , et qui presentent des cal- caires compactes et grenus gris qui paraissent bien dependre des talschis- tes. De la, on voitbien, a partir de I'Apopighari , les montagnes tal- queuses , plus basses et couvertes de bruyeres et d'arbousiers, dominies par le chainon septentrional calcaire d'Omalos et par son prolongement au-dessus de Lakous. En descendant d'Omalos, on quitte les calcaires, a un vallon trans- versal qui descend a Meskl a , et par un autre assez large on arrive k Lakous, qui est sur la penle et les ramifications d'une colline de tal- schistes gris ou rougealres et de quartziles, avec de nombreuses sources. La penle sur laquelle on descend a Phourne est formec par les talschistes rouges, que Ton pourrail croire remanies, en raison sans doute de leur ( 89 ) 6tat de decomposition avancee. De Lakous, on a une vue magnifique sur le grand vallon , dont les ramificalions naissent dans les monlagnes cal- caires au-dessus de Meskla, et sur les basses pentes talqueuses opposees, couronnees par les plateaux calcaires de Th^riso. Environs de Platania. — Le terrain talqueux forme une ceinture aulour des plaines de Skenes et d'Alykianou ; en allant de cette derniere au N.-O., on monte de Vatolako a Apolhekes sur les quarlziles et les talschisles gris-rougeatre ou jaunatres, et on les retrouve dans plusieurs vallons avant Manoliopoulo , au-dessous de depots diluviens epais. Le large vallon dii Platania les traverse, et le petit massif eleve et decoup6 qui le borde a I'E., presente des quartzites talqueux gris-rou- geatre a veines de quartz {36) ou schistoides gris-rougeatre {37) , qui alternent avec des talschistes quartzeux schistoides gris {38)\ pres du sommet, I'inclinaison est de 20° au N.-O.. Environs de TMriso el de Keramia. — Au S. de leurs plateaux calcaires le terrain talqueux forme, a partir de Lakous, une large bande limilee par les pentes des montagnes de Sphakia. Sur le flanc oriental du vallon il s'eleve assez haut entre Phourne et Meskla , et on voit sur plusieurs points des talschistes phylladiens noirs , inclines de 45" au N., SO" 0., avec efflorescences jaunes aluneuses. En montant de Meskla , on traverse deux ou trois vallons ouverts dans les quartzites et les talschistes gris- jaiinatre, qui sont inclines de 45° au S. 20° 0., au col par lequel, en redescendant un pen , on atleint la plaine inclinee de Theriso. La bande, fort etranglee au col qui est a moitie chemin de Dhrakona, y presente des quartzites grisatres {39) et des talschistes quartzeux schistoides jau- natres {M). A Dhrakona, elle s'eleve au-dessus du village et s'etend jusqu'au plateau de Malaxa , en formant la grande depression qui les separe et qui contient une partie des 14 villages de Keramia; elle porte meme un pyrgo sur la crete, au-dessus de Mournies. Co sont toujours des quartzites et des talscliistes quartzeux occasionnant des sources; mais ils sont profondement decomposes a la surface et donnent d'epais- ses terres argilo-sableuses rouges, a bruyeres, qui masquent entierement I'allure des strates. II en est de meme entre Malaxa et Kambous. Malaxa. — De la plaine de Skenes, les talschistes ferment de has > contreforts au pied du haut plateau calcaire de Theriso , et peut-etre percent-ils sur deux ou trois points de celui-ci , entre une petile plaine a cilerne et les gorges qui sont avant Theriso, sur le chemin de Mournies. Apr^s une interruption ils reparaissent dans les bases du plateau de ( 'JO ) Malaxa. Le conlreforl sur lequel on s'eleve tie Nerokourou au pyrgo de Malaxa en est forme jusqu'a une grande hauteur ; ce sent des quarlzites talqueux grisilres avec filons de quartz blanc (46) , ou schistoides grisa- tres (45), alternant en grands strates avec des talschistes quartzeux schistoides brunalres (43) et quelques autres verts k veines de quartz (44); toutes ces roches deviennent rouges en se decomposant el donnent un sol argileux de meme couleur qui se reconnait de loin. Elles sont sur- montees par d'immenses escarpements de calcaires gris; mais cependant lis apparaissent au col; car, pres d'un puits, on volt des talschistes quart- zeux gris-verdatre et rougealres , inclines de 45» a I'O. 15° N., et la plaine de Malaxa est formee par une terre argileuse rouge qui pourrait bien leur etre superposee. En avangant vers la bale de Soudha, les talschistes s'abaissent vis-a- vis d'Aroni ; des quartzites talqueux schistoides gris-jaunaire (47), con- tenant assez souvent des petits filons de quartz blanc (-^6'), alternent avec d'aulres glandulaires gris-jaunatre (49) ou accidentellement noira- tres (50), et aussi avec des talschistes quartzeux schistoides jaunes (42) ou phylladiens satines gris-bleuatre (4f). Les strates plongent de 80° au S. 10^ E., et, plus loin , de 50° au N, Plus pres de la bale , les tal- schistes quartzeux verdatres et rougeatres plongent de 45 a 90° au N. 10" 0. Les talschistes forment la, presqu'aux portes de Khania, un ter- rain accidente, a pentes douces verdoyantes , a sources et ruisseaux entoures de lauriers-roses, qui contraste fortement , des les premiers jours de juin , avec les escarpements desseches des calcaires superieurs. Rhamni, VAlmyros. — J'ai rencontre les talschistes sur quelques points isoles. Le dernier hameau de Kambous vers Rhamni est sur un col occupe par des quarlzites talqueux violaces (51) alternant avec quelques bancs de talschiste peu schisfoide noir(5f); ils forment de peliles collines et le fond des vallons qui descendent a Rhamni. L'Almyros de Rhethymnon sort au voisinage d'un terrain primitif, paraissant former de petits contreforts rougeatres qui s'elendent vers I'E. Sphakia. — Sur le revers meridional des montagnes , je ne connais le terrain primitif qu'entre Komitadhes et Sphakia, au-dessous du terrain subapennin. 11 pcrce dans le Pharanghi avant Komitadhes, et dans la partie basse du village, surlout dans le ravin adjacent a I'O.; ce sont des talschistes schistoides satines noiralres (GS) ou quartzeux brunatres avec bancs et amandes de cipolin grenu grisatre et jaune (66), inclines de 30^ au S. 20° E. II porle aussi le bourg de Sphakia, et, au-dessus, il ( 'H ) presente des talschisles quartzeux schistoi'des jaune-brunatre (64) ou Terdatres renfermant des amandes de cipolin quartzeux jaune (65), et plongeant de 45" au S. 10" 0.; il y a aussi une roche verdatre qui parait 6tre un melange d'^pidote compacts et de feldspath, avec petits grains et veines de quartz et de calcaire spathique blanc {67). Dans les montagnes , il y a des talschistes verdatres et des cipolins in- clines de -iO" au S. 10° E. a Samaria, el des talschistes verts a la source dite Lakkos-tou-Nerou , entre le Mavri et le Soro. Plateau accidente de nhethytnnon. Myrlhio. — Dans le prolongement des pointements de Sphakia se trouve une etroite bande talqueuse au pied meridional du Krioneriti. Au-dessus de Myrthio, jusqu'a I'entree de la gorge d'Haghios-Joannes, ii y a des quarlzites presque compactes brunatres (69) , et des talschistes schistoi'des gris-verdatre a feuillets contournes et plisses (68), renfer- mant des bancs amygdalaires de calcaire compacte jaunatre et gris a veines de quartz et de calcaire ( 7/) ; elle se poursuit par Marion et Aso- mafos jusqu'au bas du Kordhaliotikon-Pharanghi oil les quartzites sont talqueux gris (70). Palosoloiitra. — Les talschistes forment au N. d'Haghios-Joannes une large bande recouverte de bruyeres et d'arbousiers, qui parait se prolon- ger assez loin vers I'O., entre des ramifications des Aspro-Vouna ; ils se montrent aussi dans les ruisseaux au-dessous du depot tertiaire, au S.-E. de Paloeoloutra ; ce sont des talschistes quartzeux verts (72), alternant avec des quartzites talqueux amygdalaires jaune-verdatre (73) et des quartzites legerement glandulaires jaune-verdatre (74), traverses par des veines de quartz, et plongeant de G0° a I'O. 40" N. lis s'elevent au- dessus de Tatsipare sur la pente inferieure septentrionale du Krioneriti, et donnent au haut du Kordhaliolikon-Pharanghi , un tres-petit aflleure- ment de quartzite talqueux gris au milieu des calcaires. Spele. — De ce village , au bas duquel il y a une source trfes-abon- danle , a Kare , on passe sur des talschistes gris-verdiUre , puis on monte sur des talschistes noirs et des quartzites rougeAlres renfermant quelques amas de serpentine et de diorile; un dernier chainon arrondi, enfin , offre au S., des talschistes quartzeux vert-noiratre (75) avec un petit amas do porphyre, ct au N., des talschistes quartzeux gris-verdatre k feuillets contournes (76) ou compactes verts (77). Metabes. — Le Vouvala calcaire repose sur un massif de terrain pri- mitif qui priscnlc au col de Saktouria des talschistes phylladiens noira- tres {80) ou coinpacles verts {81). Au-dessous ile Melabus , dans un grand ravin, pres du chemin de Kria-Vrysis, il est exceptionnellemenl forme par des niicaschistes bruns a grain fin{86) ou Ires-fin {87), avec strates peu epais de cipolin gris-verdatre {88) assez souvent quart- zeux {89). Qa el la il y a de puissanles assises de calcaire saccharoide grisalre {90). En monlant au monastere de Vourgari, et au-dessus, on rencontre un grand sysleme d'arapliibolites vert-noiralre , taniot a grain Ires-fin {85) , tantot talqueuse a grain moyen {83) , ou calcaire a grain tin {84) ; ces roches , surtout la derniere , paraissent stralifiees , et il me semble probable qu'elles sont contemporaines des talscbistes, comme celles qui existent dans le plateau central de la France , aux environs de Limoges; il y a, fa et la, au milieu d'elles, quelques talscbistes quart- zeux vert-brunatre {78) ou vert-fonce avec petits cristaux d'ampbibole noir {82), et des quarlzites schisteux avec mica ou talc argentin en lames de S""'" de diametre. Devant Akoumia, au pied du Kedros , on aperfoit, sur quelques points , des talscbistes calcaires verts ou noiratres a veines calcaires blanches {79) , au-dessous du macigno. Vrysinns. — Ce massif calcaire, ainsi qu'on le voitbien de son sommet septentrional , a ses bases forraees, surtout a I'O et au N , par le terrain primitif. A un hameau au N. de Kare, on traverse une bande etroite de talscbistes gris-verdatre et de quartzites inclines de 40'' au S.-O. ; celle- ci s'elargit a Kato-Armenous , et surtout sur le cbemin de Rhethymnon, qui pendant pres d'une beure descend un vallon ou les quartzites plongent quelquefois au N. ; un prolongement vers le N.-O. porte le village de Prine ; les collines de Kastello , a I'O. de la plaine d'Armenous, parais- sent egalement talqueuses. Au N.-E. du massif, devant Kapedbiana, on voit dans plusieurs vallons des quarlzites talqueux grisatres {9/), rouges par decomposition, qui alternent avec des talscbistes pbylladiens gvis{92), et plongent au N. 20" E. ; ils donnent une petite source ferrugineuse. Vers I'E. , Maroulas est a I'exlremite d'une colline verdoyante qui doit etre talqueuse. A I'O. d'Amnato , sur le cbemin de Loulra, on aper- foit sur moins de' 100" de longueur, au milieu des calcaires subapen- nins , des quartzites talqueux blancbatres , inclines de 25" vers le N. Enoirons d'Arkadhi. — Au S. du monastere, le terrain primitif forme une assez longue bande arquee vers le N. Pres du col de Thronos, il est forme d'alternances de quartzites talqueux grisatres {94) et de talscbistes scbistoides noiratres {95), devenant gris et rougeatres par alteration {96), et rcnfcrmant de? amas de calcaire presque compacte gris avec veines (93 ) calcaires (^7) ou quarlzeuses; dans la pente, au S.-E., I'inclinaison est de iO" au N. 10'^ E. ; a une Fontaine, elle est de 50" a I'O. 30» S. Vers le N., ils atteignent le bord de la plaine d'Arkadhl et remontent au N.-E. sur le chemin de Magbarites jusqu'au-dela du col qui limite le bassin du Mylopolamos ; le vallon qui est au-dela laisse voir des talscbistes et des quarlzites talqueux legerement glandulaires rougeatres (93). En descendant du col de Tbronos au monastere d'Asomatos, j'ai ren- contre un bloc cepbalaire d'ampbibolite scbisloide a grain moyen vert- noiriitre {98) ; il provenait sans doute d'un systeme intercale , semblable a celui de Vourgari. Montagnes du Psiloriti. Emhouzhiire du Mylopotamos. — Le plateau de Melidhoni est separd de la mer par des coteaux rouges qui atteignent les dernieres pentes du Kouloukouna, et qui sont sans doute primilifs. Leur extremite occiden- tale porte les ruines du Castello venitien au-dessus de I'emboucbure du Mylopotamos, qui a lieu entre des collines basses formees par des alter- nances de quartzites talqueux schistoide verdatre et rougeatre (99) , et de talscbistes calcaires gris-rougeatre ou phylladiens gris (iOO) , plon- geant de 60" vers le S.-(). Environs de Dhamasla. — Des talscbistes apparaissent un instant devant Melidboni, un peu a I'O. de Dhapbnidbes. Pros de Kalidhia, au N.-O. d'Hagbios-Glieorghiou-Kamariotis, il y a des quartzites talqueux gris-jaunatre {101) dans le fond d'un vallon. Le grand chemin de Rbelhymnon a Megalo-Kastron passe , au bas de Gharazo , dans I'elargissement d'un vallon qui renferme des quartzites talqueux, qui sont sans doute en place sous la terre veg^lale et qui doi- vent former les montagnes verdoyantes qui sont au S. De la fontaine de Kania-Oglou a Axes, les talscbistes paraissent sur un point ; ils forment sans doute aussi la crete verdoyanle d'Anohia , et ils doivent se montrer sur plus d'un point dans les profonds vallons qui sillonneat le flanc sep- tentrional du massif du Psiloriti. Apres Tbeodiiora, le grand cbemin suit une plaine ondulee de 3 a 4 kilometres de longueur, limitee par de hautes montagnes et allongee a I'E. 20" N., jusqu'au pied de la mont^e de Dhamasta ; le sol est form6 par des sables ari;ileux rouges qui ren- ferment de nombreux fragments de quartzites talqueux schistoides ver- datres ( 103) ou rougefilres ( 102) , bien certainement en place a peu de profondeur. Entre Dhamasta et leStrombolo, dans un vallon dirigeauN., ( '.'i ) il V a encore uiic collino de sable ai gileux rouge , ;'i nombreux blocs de quartzite. Rhogdhia. — Le golfc de Megalo-Kaslron est limile ii TO. par uii massif talqueuxassez etendu. Entre I'Almyros et Rhogdhia, des talschistes quartzeux schisloides brunatres {i04) ou verts {105), avec rognons de limonite brun-jaunatre , renferment quelques strates de quartzite tal- queux rubaiie vert-jaunatre {106). H y a des filons de quartz et de feldspath blanc-laiteux avec siderose laminaire jaune-brunatre {107 et 108)\ les strates plongent de 10" a I'O. 15° S. Plateau accidente de MegaIo-E.astron. Environs de Dhamania. — La haute et longue crete , silu^e au N. de ce village, est formee par des quartzites talqueux gris-verdatre {111), quelquefois verts a feuillets contournes {109), et des talschistes quart- zeux schistoides noiratres {110), alternant ensemble ou avec de grands bancs de quartzite talqueux brun-rougeatre {112), ou de cipolin com- pacts grisalre a veines blanches {113). Assez pres du sommet, I'incli- naison est de 70" au N.-E. Au pied, devant le monastere d'Haghios- Gheorghiou-Epanosiphes, le sol presente des fragments d'une roche a pate de variolite ferrugineuse un peu decomposee brun-rougeatre avec filons de quartz {Hi), paraissant former des strates dans les talschistes. L'apparence d'une autre crete , situee au S.-O. de Dhamania, me porte a admettre qu'elle est egalement lalqueuse. Kastel-Pedhiadha. — Ce bourg est assis sur une eminence de quartzite qui depend d'un massif developpe surtout au N.-E ; en montant au-desr sus, on voit des talschistes schistoides gris-brunatre (///) ou gris- rougeatre(//^), alternant avec d'autresphylladiensgris et brunatres (//^) et des quartzites talqueux rouges {119)- A Peghaidhouri , I'inclinaison est de iS"' au N. 35" E. Le vallon qui renferme I'antique aqueduc est a la jonction des calcaires cretaces, de sorte que le chemin de Khersonesos passe alternativement sur les uns et les autres. Cliahie du Kophinos. — J'ai retrouve le terrain primitif en quelques endroits de sa base septentrionale. Sur deux ou trois points, entre Listaro et Vodia, percent des talschistes quartzeux schistoides noiratres {1/5) ou verts. A Sterncs, en montant jusqu'a environ 150"' de hauteur sur la base du Kophinos , on traverse dans un vallon un poinlement de quart- zite talqueux gris avec veines deqriariz, alternant avec des talschistes (9-y) phylladiens gris. Les memes roches se monlrcnt encore enlre Sternes et Voraki. Montagnes de Iiassiti. Environs de Viano el de Kalami. — La pente meridionale des mon- tagnes de Lassiti presente , entre Viano et le vallon de Myrto , une grande amande primitive entouree de tous cotes par le systeme calcaire, ct dans laquelle abondent les roches ignees. La montee de Viano , a I'E., presente des talschistes gris-jaunatre (/f /) avec de minces strates de quartzite talqueux gris-verdatre (^20) se suivant au-dessus de Kamira; la grosse source de Kephalovrysis est a leur jonction avec les masses calcaires qui les surmontent au N., ainsi que le chemin de Pevkos et de Kalami. Au col qui separeces villages, et dans la descente, les talschistes sont phyl- ladiens gris. Du cote oppose du vallon de Kalami, jusqu'au col d'Agh- dliokhia, a la jonction des calcaires, ce sont habituellement de grands strates de talschistes phylladiens gris-verdatre (/S2), et tantot verts (/i5), quelquefois compacte rouge-violet (/f 4) avec veinules calcaires; ils alter- nent ensemble et renferment quelques assises de talschiste calcaire rouge- violace {i25) et de quartzite a grains fins verdatre (203). G'est dans cetle partie surtout que se trouvent les roches ignees; la couleur gris-violatre des parties elevees du sol qui sont au S. , indique bien qu'elles ont la meme composition. Plaine de Lassili. — Le terrain primitif vient au jour sur plusieurs points de son pourtour. A I'O., au bas de Gherodomouri, une grosse source est occasionnee par un talschiste gris et brunatre avec amandes de cipolin noinUre a filons de quartz (/28] , qui plonge de 60° au N. 20, sont grenus et com- ( 118 ) pacles grisalres , i veines spathiques blanches {241). Vers rextr^mite N., le chemin de Kisamos a Grabousa monte d'abord sur des calcaires compactes et grenus gris qui fornient le cap ; mais , au col , on voit des assises de macigno a grain fin vert grisalre {237) qui plongent de 25" au iN. 30° E. ou de 15"au N. Haghios-Elias. — De Lousakies a Kanavas, on passe sur les macignos micaces a grains fin vert-grisatre {246), alternant avec des calcaires grenus et compactes brunatres veines de blanc {247) et des talschistes rouge-bru- natre avec nodules de jaspe vert {248) , et renfermant tres-souvent des lils de jaspe rouge {249) de 2 a 40 centimetres d'epaisseur; sur un point on les voit plonger de 75'^' au N. 5" E.; a la surface du sol se trouvait un petit bloc d'une roche gris-violatre {245) paraissant soit un peperino ou une wacke ancienne, soit un poudingue des macignos. On arrive sur un plateau de calcaire gris, sur lequel s'eleve le cone qui presente d'abord- des calcaires grenus et compactes gris-jaunatre {251) puis ma- gnesiens grenus brunatres {252). Le sommet est occupe par des calcaires lamellaires blanchalres moucheles de grisalre {253), qui descendent fort bas sur la pente septentrionale et qu'on serait tente de rapporter a des terrains plus anciens, si on ne voyait leur liaison intime avec les prece- dents. Sur la pente, j'ai recueilli des fragments d'une roche compacte verdatre a petits cristaux de calcaire ferrifere {254) d'une determination fort difTicile et peut-etre d'origine ignee. En allant au S., vers le sommet situe a 2 ou 3 kilom. et forme par les anageniles , on voit sur ces roches des calcaires magnesiens lamellaires brunatres {250) qui doivent dependre deja des terrains qui nous occupent. Kalalhenes etPalwokaslron. — Du col qui est a I'E. de I'Haghios-Elias, et oil se monlrent les anageniles , part une arete calcaire montueuse , elevee et grise, qui vient terminer le val d'Ennea-Khoria, et a partir de laquelle le vallon du Typhlos est ouvert dans les roches subapennines. Des gorges profondes et a parois verticales y sont form^es par des cal- caires grenus et compactes grisatres {256); cette arete est continuee par des talschistes jusqu'a I'Apopighari. En avant et s'y rattachant , malgre les profonds vallons qui Ten separent, est la colline elevee de Palaeokas- tron, I'anlique Pohjrrhema , formeepardes calcaires grenus et compactes grisatres {255); a I'E., elle est isolee du plateau tertiaire plus bas, par le vallon du Kamara, dont les pentes inferieures verticales sont ouvertes dans ces memes calcaires. Cup Spndha. — Entre Gonia et Slratigho, les talschislcs supporlent ( 11^ ) direclement les calcaires gris ; au-dessus du terrain lertiaire d'Aphrata, on monte assez rapidement sur les calcaires compactes brunatres quel- quefois blanchatres {227), et on atteint bientot une premiere terrasse deJA elevee presentanl ?a et la des creles de rochers separees par de petils champs. Sur une seconde terrasse est le grand cone median de I'anlique Dikhjnnccon, donl les penles rocheuses sont toutefois depourvues d'es- carpements , ainsi que I'Akroleri lui-meme; il est forme par des cal- caires compactes noiratres (228) a stratification tellement indistincte , qu'il m'a ete impossible d'en determiner la direction. Del^, on apen.oit i'exlremite N.-E. du cap, qui est assez basse et blanche , ce qui pourrail (Mre un indice de la presence du terrain subapennin , comme au cap Grabousa. Spelcpa. — Des coUines calcaires percent sur plusieurs points le ter- rain subapennin dans le prolongement de I'Akroteri vers le S.; au-dessus du village , il y a une petite crele de rochers formee par un calcaire com- pacie blanchatre {229), assez souvent grenu et compacte cclluleux {230). G'est peul-etre au milieu d'eux qu'est excavee une grotte qui peut, diton, contenir 4,000 personnes. Entre Speltea etNokhia, les talschistes portent de petites collines de calcaire compacte gris, escarp6es notamment dans un vallon. Au-dessus de Nopia aussi , le plateau presente, sur plu- sieurs points , des calcaires grenus et compactes brechoides jaune-grisa- Ire {231). Au S.-O. de Dhrakona s'elevent trois collines souvent escarpees, separees par une crevasse etroile et profonde ou coule le Nopiano-Pota- mos ; celle de I'E., qui est plus elevee , offre un calcaire grenu brechoide grisatre {232), dont la stratification est aussi fort indistincte. Spina, etc. — Au S. de Farfite talqueuse orientale de Kalathen^s, le cliemin de Spina a Phloria traverse un vallon escarpe, ouvert dans des calcaires grenus et compactes un peu cellulaires grisatres (?,57), qui forment une petite bande allongee du N.-E. au S.-O.; de la plaine de Ka- dano, celle-ci va former une petite colline dans le cirque de Roumata pres d'un col has. — Un autre tres-petit lambeau de calcaire grenu et com- pacte grisatre se trouve dans le val d'Ennea-Khoria, au S. d'une maison isolee pres de laquelle les talschistes renferment une cavite en entonnoir occupee par un petit lac. C6te mMdionale de Selino. — Elle est formee par une large bande calcaire qui commence vers I'elekano et qui se raltache aux montagnes de Sphakia , au-dela de Souia. La montagne talqueuse sur le llanc de laquelle est Pelekano , se termine par une espece de plateau, borde de ( 120 ) rochers escarpes et accidente par des cretes allongees a-peu-pres de I'E. a rO.; le calcairegrenu grisatre (263), dont la stratification est par extra- ordinaire bien prononcee , plonge de 20° au S. dO" 0. Le col qui est au bas, vers le N., offredes pbyllades etdes calchistes gris, quelquefoisrou- geatres, veines de blanc {!262) de la partie inferieure, qui se poursuivent jusqu'a Sklavopoula. Sur le chemin de Pelekano a Kadano, une sommite, plus elevee de 100°" que le col qui separe des vallons de Sarakena, est egalement formee par un lambeau calcaire. Sur celui de Pelekano a Spa- niako, la cretede Stavro, qui separe les vallons de Sarakena etduVlithias, est formee par des calcaires itiagnesiens compactes grisatres, avec lits tal- queux (Ptf/). L'emplacement de Caslel-Selino est un petit monticule relie a Tile par une langue de sable; c'est la que je vis pour la premiere fois le sys- teme vert et rouge inferieur, forme de calcaires le plus souvent grenus et compactes brunatres a veines de calcaire spathique blanc (264), quel- quefois gris-rougeatre a lits de silex {265), alternant avec des lits ou couches de calcaire argileux compacte rouge a veines spathiques blan- ches {266) et rognons de jaspe rouge {267) ; quelquefois il y a des lits de phyllade calcaire vert-grisatre. Tout ce systeme, tres-ondule , plonge generalement de h:h° a I'O. 10" N. En remontant au N. le grand vallon du Ylilhias, on passe alternative- ment sur les calcaires schisteux noiratres du fond et d'aulres grenus et compactes gris qui ferment les penles; Spaniako est sur des phyllades calcaires noirs {258) a efflorescences jaunes aluneuses, denotant bien la presence des pyrites; au milieu se Irouvent de nombreuses couches et lits de calschiste grenu noiratre {260), qui plongent de ib" a TO. 45" N. ou en sens inverse; les sources sunt nombreuses. Au bas du village, les ravins renferment quelquefois de la pyrite cubique, et pres du Vlithias les strales plongent de Ab° a I'O. 10' N. ; le vallon court du N. au S. et le flanc oriental presenle au-devant, el un peu plus haut que Spaniako, des escarpements qui montrent, sur 2 a 3 kilometres, des afileuremenis horizontaux de ces memes alternances, qui ont une inclinaison de 15 k 20" vers I'O.; suivant les habitants, il y a des gypses sur la pente orien- tale , au moins en deux endroits, mais je n'ai rien apercu. Ces memes calcaires schisteux noirs se poursuivent de Spaniako i Azohires, en occasionnant de nombreuses sources et en prcsentant sur plusieurs points des breches calcaires recentes; d'Azohires, oii le vallon Ires-profond niontrc de grands escarpements calcaires dans lesquels la ( m ) stratification n'est pas sufTisamment indiquee, on remonte, en faisanl un grand detour, a Asphedhilias oii les couches scliisleuses calcaircs occasion- nent une source a 15'' 7. On passe a mi-c6te dans plusieurs villages , et de Platania on monte au col de Rhodhovani , a TO. duquel les montagnes sont plus elevees et presenlent de grands escarpements de calcaires grenus et compactes gris {270) et de nombreux blocs de calcaires ma- gnesiens brechoides felides noiratres {27 1), provenant probablemenl des parlies supdrieures eocenes. En descendant du col, on passe dans plusieurs hameaux , tantot sur les talschistes et tantot sur les calcaircs grenus et compactes un peu talqueux schistoides gris inferieurs {260) qui plongent de 45" a I'E. On conlourne pendant longtemps le cirque qui est un elargissement du grand vallon a la reunion de plusieurs petits; Rhodhovani est assez has com- parativement a la hauteur des parois montagneuses du N. ; la pente S. porte le hameau de Kamaria au-dessus duquel , sur une longueur de 2 i 3 kilometres , il y a d'immenses arrachements blancs qui s'elevent fort haut et que je crois gypseux ; mais pres du col , un dernier plus petit ne m'a offert qu'un calcaire laminaire blanc {272). De Rhodhovani , qui estala jonction des talschistes , on descend dou- cemenl en contournanl le pied des montagnes, et , apres un col , on arrive sur un has plateau cultive, forme par les calcaires schistoides qui plon- gent de iS" a rO. 10 a 30' S., et par-dessus lesquels se trouvenl quel- ques poudingues calcaires formes sur place ; au bord est Moni , beaucoup plus bas que Livadha, et au-dessous duquel se voient bien les calcaires schistoides, dans lesquels est excavee la partie inferieure du grand vallon de Souia. Non loia de la mer, le flanc occidental de ce vallon monlre, au milieu de calcaires gris, un amas gypseux enclave, assez grand , qui presenle des arrachements blancs sur 500"' au moins de longueur. Pres du contact, les calcaires sont magnesiens compactes grisalres un peu alteres {276] ou fragiles noirs, a fissures tapissces de gypse {277) ; il y a aussi des fragments de calcaire laminaire grisatre {278) . Quant au gypse, il est calcaire grenu blanc, avec nodules de calcaire compacte gris {279) el sans aucune trace de stratification; il appartient, sans le moindre doute, comme ceux de Roumala et d'Elaphonisi, dans le terrain tal- queux , a la categoric des gypses cpigenes formes apres coup au milieu des strates calcaires consolides, soit par Taction de vapeurs ou d'eaux sulfureuses, soil par double decomposition operee par des liquides tenant des sulfates en dissolution. Les calcaires en renferment de pelils amas et ( 122 ) aussi ties veines , au-dessus de la plage , dans le tlanc oriental qui ler- mine les dernieres penles des montagnes de Sphakia. Pour aller a Epanokhorio , on monle assez rapidemenl devant Moni, pres d'escarpements calcaires verticaux , et on s'eleve doucement ensuite sur la ligne de jonction des talschistes et des calcaires grenus scliisloides noiratres {273) inferieurs. Un peu avant le village, on passe au milieu de mamelons de calcaires compactes cellulairesgris {27 4), qui font place a des schistes noirs a efflorescences jaunes dues a la pyrite; ces derniers plongent de 45° au S., puis au N., et occasionnent des sources. Aspro-Vouna ou montagnes de Sphakia. Massif du Volakia. — Celte partie la plus occidentale des montagnes, est separeedureste par les cols d'Omaloselleprofondvallon de Samaria; elle offre au K. la plaine et au S. le pate montagneux. D'Haghia-Irini , pour aller a Omalos, on monte sur les calcaires grenus et compactes gris, plus Jrarement grisatres, presentant sur plusieurs points des breches recentes. Apres plusieurs vallons, on arrive, au-dessus de I'cntree du ruisseau dans la grande crevasse, dans le haut vallon assez rapide, de 4 kilometres environ de longueur, qui est ouvert a-peu-pres k I'E. 20" N. dans des calcaires avec quelques nodules siliceux en couches peu dis- tinctes. Omalos est une grande plaine bordee auN. parunecrete calcaire isolee, elevee d'environ 200""; el a I'E., par les grandes penles rapides, egalement calcaires, des prolongemenls inferieurs du Triamati; les c6t6s S. el 0. sont formes par les penles inferieures du massif du Volakia. De la plaine, je m'elevai d'abord sur la crete d'un des conlreforls de I'Aghalopi, formde par des calcaires grenus gris avec lils ou nodules de silex arenoi'de blanc {280) , dont les bancs plongent de 35° au N. 20° 0.; puis par un long talus d'eboulement , sur lequel je ramassai un fragment d'un calcaire magnesien gris a surfaces et a cassure polies, analogues k celles de la serpentine {28 J); ce talus conduit au col de Trypete, entre I'Aghalopi , peu rocheux et forme surtoul par des calcaires gris sans silex , et le Volakia, dont la masse enorme pr^senle d'immenses escar- pemenls calcaires gris, irregulieremeul verticaux, sans stratificalion ni vegetation, tant au-dessus d'Omalos, que dans le profond vallon de Samaria. En y monlant du col, on passe sur des parties tres-degradees el dechiqueldes; assez haut, ce sont des calcaires compactes et grenus blanchatres {282), au milieu desqucls se trouvenl de gros rochers de ( '23 ; calcaire magnesien compacte brechoi'de noiralre (283) ; pres du sommet, il y a des calcaires grenus gris , ou bien des calschistes compactes ros&- Ires (285), tous deux avec petits lils de silex arenoide {284):, leurs slrates sont tr^s-contournes et diversement inclines, et ils sont places confuse- ment au milieu des calcaires blanclia(res. La partie la plus elev^e oii je suis alle, situee a dOO™ environ au-dessous du point culminant, est for- mee par des calcaires magnesiens compactes noiratres avec veinules de dolomie laminaire blanche (286). Traversie de Lakous a Omalos et Hnfjhia-Roumeli. — Apres le vallon qui descend a Meskla, on remonte plusieurs vallons ondules et on arrive dans un plus large ouvert dans les calcaires et borde, principalement au S.-E., par des montagnes plus elevees. Apres une scrie depetites plaines circulaires ecbelonnees, allongees au S.-S.-O., et par un sentier prali- cable seulement pour les boeufs , on arrive a Tangle N.-E. de la plaine. Je passai devant le flanc oriental, et par une pente douce, dans un vallon unpeu large, j'arrivai au col meridional. On descend par une pente d'abord tres-rapide , dite Xyloskalo , dans le vallon de Samaria , en lais- sant au-dessus de soi les immenses escarpemenls verlicaux calcaires du Volakia. Plus bas, on passe sur une pente rapide monlrant, au milieu des calcaires grenus grisatres, quelques slrates de calschistes noirs et meme de phyllades. Apres le grand vallon qui separe le Triamati du Stravopodia, on arrive dans un petit elargissement oii se Irouve la cha- pelle d'Haghios-Nikolaos avec ses 6normes cypres. De la a Samaria, la pente est plus douce et le vallon toujours etroit ; en une heure , le sentier traverse une dizaine de fois le ruisseau , au pied de rochers ver- ticaux de calcaire grenu gris et grisatre , qui forment aussi de grands escarpements dans les parties superieures. Le village est dans une plaine inclinee, dontles profonds ravins laissent apercevoir les breches et pou- dingues calcaires recents , souvent fort durs , qui recouvrenl les »alcaires en place, et quelquefois les talschistes. C'est sur le flanc occidental , dans un des vallons qui sillonnent la base meridionale du Volakia, que se trouvent les extractions , actuellement abandonnees, de pierre a aiguiser dite Akonies, de I'antique Akoni. Pour y aller, on monte par un sentier tres-escarpe , en voyant d'abord des talschistes verdalrcs entremeles de calcaire , inclines d'environ -40^ au S. un peu 0., ctsurmontes par des calcaires grenus gris. On tourne au S. et I'on se trouve, apres une heure d'ascension , au S.-O. de Samaria, puis on arrive a Tangle d'un vallon dans lequci on redescend pour aller aux ( ]24 ) carrieres, ou j'arrivai deux heures apr^s le depart de Samaria. Au milieu de calcaires grenus gris (287) , i! y a de petils bancs reguliers d'un silcx arenoide a grain tres-fin blanchatre (288) , renfermant aussi de petils grains de quartz jaunatre (289) qui lui donnent une texture porphyroide. L'un d'eux , epais de 10 a 15 centimetres, a ete exploite sur plusieurs points qui ne sont pas dans le prolongement les uns des autres, ce qui est du a des failles ou a des alternances. L'inclinaison est de 80° au S. 15° E. ; sur plusieurs points , il y a des lits de silex ordinaire gris. Au-dessous de Samaria , le bas de la penle orientale presente des calschistes et meme quejques talschistes. La plaine se relrecit beaucoup et se transforme en un Pharanghi forme de cirques a parois de 400 a 500™ de hauteur, alternalivement verticales d'un cote , separes par autant d'etranglements dont les parois sont espac^es seulement de 3 a 4°' dansle fond. Les strates calcaires sont d'abord redresses jusqu'a depasser la verticale, tantot vers le N. et tantot vers le S. ; ils deviennent assez sou- vent peu inclines ou meme horizontaux avant de plonger vers le S. ; au debouche de la plaine d'Haghia-Roumeli a la mer, les calcaires plongent d'environ 40^ vers le S. 20° 0. a Tangle oriental. Vers I'O., on aperfoit. les hautes pentes rapides du Volakia , enlrecoupees de profonds vallons et venant se terminer a la mer par de grands cscarpements , qui ne per- mellent aucune communication dece cote entre les eparkhies de Sphakia el de Selino. Entre Haghia-lioumeli et Askypho. — Jusqu'a la chapelle d'Haghios- Paulos, on passe au pied d'escarpements de calcairegris, divises par un vallon qui ne descend pas au niveau de la mer, et qui vient sans doute d'Haghios-Joannes. De la chapelle, on s'eleve sur un grand talus d'ebou- lement dit Slonda , occupe par des pins et forme par des calcaires grenus et compacles grisatres, dont les bancs superieurement plongent de 45" vers le S -0. Des cscarpements de 4 a 5"" de hauteur de calcaire noiratre, avec quelques lits contournes de silex noiratre, forment la le plateau qui s'etend d'Haghia-Roumeli jusqu'au-dessus de Sphakia, et qui est divise par les Pharangha en plusieurs segments portant successivement Haghios- Joannes, Aradhcna, Anopolis et Mouri. Le sol n'est pas tres-accidente juscju'a Aradhena ; mais , au-dela , se trouve le grand Pharanghi, d'une profondeur de "100"', el a parois prcsquc verticales, surlout au-dessous de I'endroit ou on le traverse ; il est entieremcnt ouvert dans des calcaires grenus et compacles grisatres dont la slratidcation , fort difficile a aper- cevoir, a I'air d'etre verticale et dirigee du N.-O. au S.-E. Ses flancs ( J25 j presentent des breches rdcentes et meme de vrais poudingues. — D'Haijhios- Paulos aLoutro, on monle a mi-c6te sur des talus d'eboulemenl cultives, en laissant de grands escarpements verlicaux calcaires au-dessus et au- dessous de soi ; puis on redescend pour traverser au milieu des blocs le debouchedu Pharanglii d'Aradiiena. La presqu'ile de Loutro est un petit plateau uni, silue a la base du talus d'eboulement ; elle renferme , dit- on , au bord de la mer, une carriere de gypse. La grande montee si rapide de Loutro a Anopolis, presente surtout des calcaires grenus bleuatres , ayant I'aspecl du marbre bleu lurquin. Anopolis est dans une plaine assez grande , tres-pierreuse, avec des breches recentes sur beaucoup de points. En allant a Askypho , les bancs calcaires plongent de 40° au S. 25" E , un peu apres le point culminant: c'est seulement de 20" au S. dO" E., sur la pente du vallon oii se trouve une grande source avant d'etre au-devant de Mouri. A envi- ron 3 kilometres au dela , dans une montee , des calcaires blanchatres avec lils de silex, plongent de 30° au S. 25° 0., et il y a exceptionnelle- menl quelques couches de calschisle grenu rougeatre (290) ou rouge- violace (29'/) entremele de silex. Plus loin, on traverse deux petites plaines dont la seconde renferme une citerne, et, peu apres, on voit, plongeant de 60° a I'O. 15 S., des calcaires magnesiens ar^noides feti- des grisalres avec fragments anguleux de silex noir (292) , que Ton suit pendant une heure encore jusqu'a la plaine d'Askypho. — De Loutro a Sphakia, le plateau se termine par de grandes pentes calcaires qui torn- bent verticalement dans la mer. Theodliori et Soro. — D'Askypho, je montai a une premiere plaine, et, par un contrefort, j'atteignis le sommet du Kastro forme, comme toutes les monlagnes avoisinantes, par des calcaires grenus blanchatres. Par le flanc N., je redescendis dans une sorte de grand vallon ouvert dans les memos roches , mais dont le fond large renferme de nombreuses fosses circulaires sans issue , creusdes dans des calcaires magnesiens grenus, fetides , noiratres (295), avec nombreuses petites parties blanches et petites coquilles univalves; il y a aussi une caverne, a fond tres-inclin^, par laquelle s'ecoulenl les eaux qui resullent de la fonle des neiges. Une Crete separe le vallon d'un autre , qui descend pres de Mouri ; par une seconde, assez ctroite et clevee, je passai dans un autre grand vallon , dont les ramifications naissent cnlre les grands cones monta- gneux , et dont le fond descend a Anopolis. En monlant sur des pontes rapides de calcaires noirs , puis bienlot blanchatres, j'arrivai au pied du ( 126 ) grand cone du Tlieodliori, et enfin a son sommel forme par una tr^s-petiie plate-forme. Je repris le vallon precedent dont le fond de calcaire noir presente des fosses irreguli^res et des escarpements ; il est horde fa et la par de grands monts, plus ou moins coniques , qui justifient bien celle opinion de Sieber, que les Aspro-Vouna sont une haute plate- forme supportant de grands cones; les monts s'abaissant graduellement, et le fond du vallon restant a-peu-pres horizontal , j'arrivai an bord d'une sorte de terrasse de laquelle je descendia a Anopolis par un vallon boise, elroit, a pente assez rapide, parallele a la pente exterieure des montagnes , et ouvert dans des calcaires magnesiens grenus et com- pactes fetides gris (293) ou grenus blanchatres (294). J'ai deja dit que j'avais tout lieu de croire qu'au lieu de faire I'ascen- sion de deux sommites differentes , j'elais arrive par les deux flancs opposes au sommet d'une seule , le Theodhori , du cote de Sphakia, par le brouillard et la neige, et le Soro, du c6te de Khania, par un temps clair. Ce dernier est le grand cone regulier blanchatre qu'on aperfoit si bien de I'Apokorona, du plateau de Rhethymnon et du Psiloriti ; il est forme par des calcaires arenoides blanchatres {296), en petils fragments occasionnant des talus d'eboulement, sans traces d'escarpements. Au pied N. je suivis le bord d'un plateau , et par le flanc occidental d'un vallon je descendis a la source de Lakkos-tou-Nerou, qui parait occasionnee par un pointement de talschiste vert; elle est un peu au-dessus du fond d'un vallon longitudinal sans issue , qui presente sur beaucoup de points des calcaires grenus noiriitres avec nodules et lils discontinus de silex arenoide grisatre i petites cavites cuboides {298), inclines de 30" a I'E., 30'' N. On remonte sur une rtiontagne encore elevee, formee par les cal- caires grenus grisatres, montrant al'O. des calcaires rouge-violace(f57), et sur deux ou trois points des talschistes verts. Une crete peu large et assez longue, conduit au Mavri, qui est un cone allonge du N. au S. aussi eleve, forme par des calcaires magnesiens compacles noiratres {299) , qui se reduisent facilement en petits fragments et meme en vraie poussiere. Je traversal un plateau accidente par de nombreuses depres- sions et un dernier col, et je descendis par le milieu de la pente d'un vallon ouvert dans des calcaires blanchatres, reconverts sur plusieurs points de calcaires hrechoi'des blanchatres, sans douterecents. Plus has, les calcaires sont grenus blancs {310), et grenus et compacles cellulaires grisatres {309), un peu avant une petite plaine cultivee qui est au haul d'un vallon , au-dessus de Dhrakona. En descendant au village, qui est ( 127 ) sur les falscliistes, on voit les cakaires grenus grlsAlres {307), quelqne- fois laminaires blanchalres , en bancs allernatifs, tie 0'" 2 a 0" 5 d'e- paisseur, qui plongent de 45" au N. 10 a 15° 0. ; les calcaires gris, sur quelques points, renfernient des nodules et des Ills noduleux de silex arenoi'de. Kambous. — L'extremil(5 N.-E* des montagnes se prolonge en un bas plateau, separe seulement de celui de Malaxa par la fente de Provarma, En montant du Katokhori, on arrive de suite sur les pentes plus rapides du plateau de Kambous, formees par des calcaires magnesiens compac- les arenoides brechoules fclides grisatres (5/i), quelquelbis arenoides felides blancbatres (313). Le plateau offre une serie de petites plaines cultivees, separees par des calcaires grenus et compactes brechoides jaune-brunatre, avec quelques bancs grenus et compactes blonds (Sff) qui se poursuivent a Rbamni , et jusqu'au-dessous de Pemonia. Travers^e de Prosnero a SpJuikia. — De Prosnero , on s'eleve sur les calcaires grenus gris, avec quelques nodules de silex, qui forment quel- ques Slots dans le terrain tertiaire et les premieres basses montagnes- Apres une premiere plaine , oii sont de grands puits , on arrive a la gorge boisee, dont I'entree est dans des calcaires grenus blancbatres qui se divisent tres-facilement en pelits fragments. Apres une deuxieme, on remonte dans les bois, au milieu des calcaires grenus fetides gris (304), ou grenus blancbatres (305), dont les bancs, au col d'Askypbo, plon- gent de 60" au S. 15° E. De la plaine d'Askypbo, on passe dans celle de Nipros, par un large vallon boise et un col assez bas. Le Pbaranglii, qui conduit de Nipros a Komiladbes, d'abord ouvert dans des calcaires grenus grisatres. Test ensuile dans des calcaires com- pactes fetides noiratres (300), en couches minces tres-fendillees, avec nombreux rognons et lits de 5 a 10 cent., de silex noir (301). Les bancs , generalement inclines vers le S., sont presque horizontaux sur quelques points; dans un des etroits couloirs, dont j'ai deja plusieurs fois parle, j'ai trouve une inclinaison de 20° a I'E. 30" S. Plus bas, les montagnes s'abaissent, le vallon s'elargit, et avant une percee du flanc occidental qui fait une sorte d'arceau naturel , des parlies plus superieures sont formees par des calcaires grenus brunatres a grain moyen (302) ou a grain fin (303), en bancs puissants et lits allernatifs, plongeant de 30° h 40° au S. 15° E. La parlie inferieure du bourg de Sphakia est aussi porlee par des calcaires gris. Almyros, Arkoudha. — Les calcaires gris se montrent au bord de la ( 128 ) prairie, presque depuis le pont Hellene jusqu'au-dela de I'Almyros. — En s'elevant de I'E. sur I'Arkoudha, cliainon qui lernie a I'E. I'Apokorona, on passe subilement du terrain subapennin sur les calcaires raagnesiens d'abord grenus et compactes fetides noirs (324), puis grenus tres-fendilles grisatres (325) , qui forment une terrasse d'environ 600" d'altilude ; au-dessus, est un grand cone oii des calcaires magnesiens grenus blan- chatres (326) s'elevent a 300° environ du sommet, point que I'extreme chaleur ne me permit pas de depasser. 3Ialaxa, Keramia et Theriso. — Les calcaires forment une bande, de largeur inegale, qui s'etend de la plaine de I'Apokorona a celle de Skenes. Au pied, a la pointe qui relrecit la baie de Soudha, un lambeau isole de calcaire compacte forme sur la cole des escarpements, dans lesquels, a rO. de la pointe de calcaire subapennin , les bancs plongent de 40° au N. La montee de Nerokourou a Malaxa presente, a une grande hauteur, les talschistes recouverts de calcaires magnesiens brechoides gris-jau- natre (3/8) ; peu apres commencent les grandes pentes rapides de cal- caires magnesiens grenus et compactes, un peu cellulaires fetides gris (3J7) inferieurement , grenus gris ou brunatres plus haut, quel- quefois jaunatres brechoides a parties noires ; les veines de calcaire spa- thique ou fibreux blanc n'y sent pas rares, non plus que des parties concretionnees que Ton pourrait supposer appartenir a des corps orga- nises, mais fort indistincts. Au-dessus du col et du pyrgo de Malaxa, les calcaires grenus gris, en bancs de 0'" 1 a 0° 3 , plongent de -45" au S. 10" E.; sur le plateau , les bancs plongent de 75° au S. 10° 0., et forment de petites aretes rocheuses qui courent a-peu-pres perpendiculairement a cette direction , et sepa- rent des parlies cultivees. Sur certains points, des calcaires grenus grisatres renferment quelques nodules de silex arenoide blanchatre (3/5) a petits rhomboedres de calcaire jaune. Le sommet est un petit mamelon de calcaire grenu grisatre (3/4) dont les bancs plongent de 30° au N. 35° 0. Dans un profond ravin au N., les bancs plongent, d'abord , de 75° au N. 10° 0., puis deviennent verticaux au point oii il est imprati- cable. Sur le flanc oriental , il y a trois grands ravins , et les calcaires gris ne disparaissent sous les calcaires subapennins que bien pres du chemin de Khania a I'Almyros. A I'O., le village de Malaxa, un peu plus bas que le col talqueux , est sur les calcaires qui forment une surface d'oliviers avec des puits nombreux ; puis, vers Kambous, un plaleau avec des parties cultivees , separees par des rochers tres-raboteux do ( 129 ) calcairegrenu et compacte grisatre {31G), qui forme une longue et diffi- cile descente jusqu'au Katokhori. Les memes calcaires se montrent sur la crete au S.-E. de Mournies. Du c6te oppose , sur le chemin de Theriso , ils forment le plateau de- coupe en vallons et cretes abruptes de 100"" de hauteur; une heure avant ce village , on quilte un vallon pour remonter le Pharanghi qui conduit k la petite plaine du village , et dont les flancs escarpes, souvent a pic, montrent des calcaires compacfes et grenus gris, blancliatres ou noiratres. Le prolongement de ce plateau va former les escarpements qui recou- vrent les talschistes au-dessus des plaines de Laghia et de Skenes. Platmna. — En avant des Aspro-Vouna, vers le N., se trouvent un lambeau et les deux petils massifs calcaires des caps Meleka et Dhrapano. — Le lambeau est traverse par la vallee du Platania dans sa partie infe- rieure; a I'O. est un sommet poinlu dont la pente porte le village de Patelari, bati en amphitheatre. A I'E., il y a plusieurs sommets, et les escarpements d'une crete de rochers dirigee au N. qui porte le village de Platania; a I'extremite , au-dessous du village , on voit des breches de calcaires grenus et compactes cellulaires a ciment de calcaire grenu blanchatre (630) ; mais je n'ai pu demeler leur allure. Cap Meleka. — Ce chainon allonge de I'O.-N.-O. a I'E. -S.-E. est borde d'une basse terrasse au S., et parait entierement forme paries calcaires, qui se terminent a la cote au N. par de grands escarpements. Dans la partie occidentale, cette terrasse est fort basse et formee , comme les montagnes qui sont au-dessus, par des calcaires grenus et compactes grisatres (2/9) ou compactes grisatres et jaunalres (230). Au sommet ou les gardes-cotes allument le feu du soir, il y a des calcaires grenus et compactes brechoides dont les bancs ^ autant qu'on pent le presumer, tant ils sont peu accuses, plongent de 70" au S.-E. La cote , au bas des escarpements verticaux , est formee par un grand talus d'eboulement, borde sur quelques points par une partie plane ou Ton extrait de la pierre a chaux. Du sommet, je suis passe par de hauls vallons ou les calcaires ordinairement gris, mais grenus blancs (i':^^) sur un point, renferment des veines de calcaire lamellaire et fibreux jaunatre (222). Dans le bas d'un vallon qui descend a Katholiko, les bancs paraissent plonger de 70" a I'E-S.-E., et les calcaires renferment les difl'erentes grottes dont il a ete question plusieurs fois, et dont les stalactites fibro-rayonnees jaunalres (224) sont quclquefois Ires-fraiches , malgre les frequcnles visiles qui leur sont faites. ( 130 ) En montant de Katholiko, on voit, au-dessus de la grotte d'Arkoudhia, les bancs calcaires plonger de 30' au S.-E. ; le monaslere d'llaghios- Joannes est sur le bord septentrional d'une petite plainecirculaire; dans le bas du vallon qui en descend , pres de son debouche dans la plaine d'Haghia-Triadha, les bancs calcaires plongent de 30' au S.-S.-E. La basse tefrasse de la base, formee par les calcaires compactes, A I'E. de ce monastere , est fort elevee a Khoridhaki et fort large , car elle porte aussi Mouzoura , et se continue par une plaine qui s'avance assez pres de Sternes, en presentant des calcaires compactes grisatres(5i5).Le mont Skloka est le point culminant du cbainon, et en meme temps la cime la plus orientale ; il est forme par d'enormes masses de calcaires grenus jaunatres (326), au milieu desquelles on ne pent discerner aucune trace de stratification. Cap Dhrapano. — II s'agit ici du plateau qui s'etend de I'Almyros au cap de ce nom ; sur le golfe de I'Almyros, ses pentes tombent plus abruptement dans la mer que vers le cap lui-meme , oii des talus eche- lonnes donnent un ensemble moins rapide. Du Boulaka, on arrive sur la terrasse subapennine de Xopolis, a partir de laquelle on monte sur des cretes allongees a rO. 20" N., formees par des calcaires arenoides grisatres {319), qui plongent de 45'' au S., et qui renferment quelques rognons allonges de silex arenoide blanc. Une liaute plaine subapennine separe a-peu-pres cette partie, du plateau plus eleve de Kephala; dans ce village , les bancs inclinent de 40" au S. -0., tandis qu'au-dela c'est de 30' au N.-E. Le plateau, sauf des depressions circulaires de 10 a 15"' de profondeur, cultivees, est assez uni jusqu'a Kokkino-Khorio, oii les calcaires magnesiens grenus fetides blancbatres {320) plongent de 45" au N.-E. Au-dessus s'eleve le haut mont, allonge de I'E. a I'O., termine par un plateau fort accidente et roclieux, cultive sur un grand nombre de points; il est forme par des calcaires magnesiens grenus et compactes fetides grisatres {321) , dont la stratification est indistincte; il y a aussi des calcaires magnesiens compactes brecho'ides fetides grisatres {322) ou noiratres {323), dont on ne peutsaisir les relations. — De Kokkino-Khorio on descend beaucoup pour atteindre Kabia, oii Ton retrouve les calcaires tertiaires blancs. Dans les Aspro-Vouna, comme pour les autres regions, ainsi qu'on le verra par la suite , les roches calcaires des hautes sommites isolees ont le plus souvent I'eur stratification indistincte ; c'est seulement dans les parties plus basses qu'elle est bien marquee. ( 131 ) Plateau accidcnte de Hfacthymnon. S.-O. de Rhethi/mnon. — La cilailelle do RhcUiymnon est sur iino eminence de 30 ;i 40 metres , escarpee du cote de la mer et reliee a I'ile par une plage sableuse; elle est formee par des calcaires magnesiens grenus et compactes fetidesgris (33i) ou grisatres (332), dont je n'ai pu voir la direction. Au S.-O. de la ville, Ic petit plateau ondulc que traverse le Pelrea dans une gorge a pic, presente egalement des escarpements a la mer; on y voit des calcaires magnesiens grenus gris (327) ou compactes grisatres (32S) ou noiratres (329). II s'allonge vers I'E. jusqu'aux talschistes de la base du Vrysinas, qui en separent une bande d'un kilometre de lar- geur que j'ai traversee a Prine et apres le pont , a deux rangs d'archcs , du cbemin de Khania. Vrysinas. — Ce massif entierement calc.iire dans ses parties supe- rieures, est deborde par les talscbistes sur beaucoup de points de son pourtour. C'est un plateau entrecoupe de petites plaines cultivees et de monticules rocheux ; des deux principaux, I'un un peu plus eleve, allonge du N. au S., est forme par dos calcaires magnesiens grenus fetides grisatres (334) sur lesquels jc suis descendu jusque devant Kape- dhiana; I'aulre, au-dessus de Kare, Test par les memes calcaires (333). Roustika. — Un bas prolongement des Aspro-Vouna s'avance au S. de ce village, ou , sur une largeur de 2 a 3 kilometres, il est forme par des calcaires magnesiens compactes gris {330), et au N. de Paeleoloutra ou la montee du col d'Armenous presente des calcaires compactes noirs. Chainon c6lier du Krioneriti. — A I'O., le vallon etroit que Ton re- monte de Myrlhio vers Hagliios-Joannes, presente de grands escarpe- ments oil Ton voit sur un point les calcaires plonger de 45° au N. 20'^ E.-. vers le haut, il se retrecit en une gorge de quelques metres de largeur, puis il s'epanouit en une petite plaine ou percent les calschisles infi- rienrs. — A TO. du vallon , vis-a-vis de Myrthio , se trouve Sella sur un petit plateau talqueux plus eleve, et par derriere, le cap Bakhia eleve et assez escarpe. En montant de Tatsipare sur le Krioneriti, on trouve , jusqu'a une grande hauteur, la partie inferieure du systeme calcaire formee par les calcaires compactes grisatres veines de calcaire spatliique blanc et avec lits de pliyllade vert (338) \ ils alternent avec des pliyllades gris-verdatre (33!) ou legeremcnt verdatrcs , qui conliennent aussi des lits de jnspc Tome XXIII. lU ( 132 ) rouge (339). La pente prescnte un grand nombre de blocs enormes de calcaire compacte noiralre (340), mais ce ii'est qu'a une grande hauleur qu'iis sont veritablenient en place. De petils vallons sans issue, des escarpements et de nombreux rochers accidentent la surface et rendent difficile I'ascension du sommet. A I'E., se montrent , au-dessous des molasses, pres de Koxare , des calschistes gris reconverts d'une grande quanlite de fragments de jaspe rouge rarement vert, et accompagnes par un macigno vert. Les hautes sommites sont formees jusqu'a leur base par les calcaires compactes gris dans lesquels, plus bas , est ouvert le Kordbaliotikon-Pharanghi, k flancs souvent verlicaux; quelquefois ils sont blanchjltres (342) ou magnesiens grenus et compactes grisatres (341); sur un point, des cal- caires noirs sans silex , quoique inferieurs , occupent presque toute la gorge et plongent de 45° au N. 20' E. — Le petit chainon meridional de Preveli presente a son sommet des rochers, sans aucun doute, calcaires. Chainon cdlier dn Vonvala. — Toule la partie superieure du Sidlierota est formee par le macigno et les calcaires compactes gris, qui viennent former un petit defile pres d'Akoumia, en se joignant a ceux du Kedros. Le premier forme aussi les gorges etroites et profondes du vallon de Kria-Vrysis , au-dessous de Saktouria. Au-dessous de Melabes, les macignos generalement a grains moyens, schisloides avec debris de vegetaux (346), alternent avec d'autres a grain fin. En montant au Vouvala, les macignos au-dessus du col de Sak- touria sont gris-verdatres a gros grain (34^) ou a grain moyen (344) avec des calcaires sableux, grenus et compactes gris (345) qui ferment quelques lits a diverses hauteurs et au sommet. Le macigno se poursuit de Melabes sur les amphibolites de Vourgari ; au bas de ce monastere , le vallon est barre par une petite digue de calcaire compacte grisatre a veines spathiques blanches (348) qui forme aussi sur son flanc meridional quelques grands escarpements, quej'avais pris de loin pour des gypses; des phyllades calcaires rouges a veines spathiques blanches (347), qui les enveloppent, avaient contribue a me faire croire a des actions metamorphiques sur ce point. Montagnes du Psiloriti. Kedros. — II forme un petit massif isole, se rattachant au Psiloriti , mais separe par le grand vallon d'Asomatos. La base occidentaleaSpele, nresente de grands escarpements de calcaire gris qui paraissent reposer ( 133 ) sans inlermediaire sur les talschistes ; sur le chemin de Kare ils soul magnesiens grcnus el compacles fetides Ires-fragiles noiralres {31)7). Au S.-E., la plaine au bas de Melabes esl occupee par le maci^no bienlot remplace par les calcaires gris , en montanl au col eleve par lequel on passe pour aller a Khordliaki ; le inacigno reparait bienlot el il se poursuil par ce village jusqu'a Visari ; il est brunatre a grain fin avec veines calcaires , et alterne avec quelques calcaires gris el de rares lits de jaspe et de calschistes rouges ou verts. Au N., Amari est sur la partie inferieure formee par des calcaires gris veines de blanc , alternant avec des calschistes rougeatres et renferniant des Ills et rognons de jaspe rouge. Au-dessus, on monte sur des calcai- res gris a une petite plaine en vignes d'ou , par une crevasse etroite , on se rend dans la plaine de Yrysses. En monlant pour aller au Kcdros et meme jusqu'a son sommel, on ne trouve plus que le systeme inferieur dont les bancs plongent generalement de 45" vers le Psiloriti , c'est-a- dire vers le N.-E. On voit, sans pouvoir determiner leur succession exacte, des macignos micaces gris a grain inoyen {349) et a grain fin {350), des calschistes compacles rouges avec veinules spathiques blanches ou grenus et compacles {SSI), conlenant assez souvent des nodules de jaspe rouge {352) souvent tres-fendille ; mais ce qui domine de beaucoup, comme partout, ce sont les calcaires compacles grisatres a veines spa- thiques blanches {353), qui renferment assez souvent des lits de silex blanchalre {354). Sur beaucoup de points, il y a d'enormes masses de calcaire grisalre massif qui paratt superieur. Le sommel est principale- ment forme par les calcaires compacles grisatres a veinules spathiques grisatres {356), renfermanl sur phisieurs points des silex grisatres et des couches de calschistes gris {355); mais il presente de nombreux fragments de niacigno et de calschiste qui indiquent assez la presence du systeme inferieur. Bordure N. et E. , (TAxos a Asomatos.— De Papa-i-Vrysis on monle a Aimon et au petit monastere de Khalepa sur un plateau calcaire acci- denle , puis sur la colline dont la pente porte Axes ; le (lane du vallon , au-dessous du village, monlre pendant quelqne temps des calcaires grenus et compacles fetides gris {404) avec quelques calcaires magne- siens grenus tres-felides noirs veines de blanc {405). — Sur le chemin que j'ai suivi pour aller a Arkadhi , les dernieres pentes du Psiloriti viennenl s'enchevetrer dans les roches suhapennines. Entre le monastere d'llaghios- Gheorghiou-Kamariotis el Kalidhia, on traverse une scric de collines ( 134 ) calcaires et tie vallons , dans lesquels percent les macignos micaces a i;rain nioyen gris-verdalre {402). Ce village est sur les macignos verts avec des pliyllades gris .i aniandes de calcaires gris(i/?5). La haute arele qui est au S.-E. d'llagliios-Joannes et le profond vallon qui est a I'O. d'Avdhela montrent les calcaires compacles grisatres {36i). Au vallon qui separe le Mylopotamo du Rhelhymniotika, on rencontie le macigno niicace a grain fin gris-verdalre {360) a veinules spatliiqucs blanchatres avant, et les calcaires compactes gris apres. On descend sar ces derniers dans la plaine d'Arkadhi , qu'ils occupent egalement , mais qui dans sa longueur de 4 kilometres , est grossierement niveleu par un depot recent. Au S. , ils sont magnesicns grenus fetides grisatres {361) et ferment une bande qui parait etranglee a I'O. Le flanc oriental du vallon qui descend a Amnato , est aussi forme par ces calcaires dans la plus grande partie de sa hauteur. Au col de Thronos , on enlre sur les calcaires grenus et compactes hiancliatres {302), ou magnesiens compacles fetides tres-fendilles noirs a veines spatliiqucs blanches {363) , qui forment Irois coliines pres du village; apres quelques petits vallons, on arrive a une surface plan(! allongee, bordee a I'O. par leur prolongement , et a I'E. par de hautes pontes calcaires du Psiloriti. Mais , en descendant a Asomatos, on ren- contre les macignos a grain moyen gris-verdatre {358) , ou noiratre a veines spalhiques blanches {359). Psiloiili. — Je partis de Visari pour cette ascension ; en gravissant le flanc des montagnes au-dessus de Phourphouras , on rencontre d'abord des calcaires grenus cellulaires grisatres avec nombreux fragments d'une roche argileuse jaune [370), puis on arrive sur le systeme inferieur, dont les bancs, pres d'une fontaine , plongent de 50° a I'O. 15' S. Le terrain est forme par des alternances de calschiste grenu schistoide vert {365) ou , plus frequemment grisatre {366), quelquefois gris avec lits noduleux de silex arenoide blanchatre {367). Au-dessus et jusque sur le plateau , on passe dans des parlies tros-rocheuses et niontagneuses, formant une pente rapide qui offre, sur beaucoup de points, des roches paraissant as- sez recenles et qui sont des calcaires blanchalres, a fragments de calcaire noir et a grains de quartz. Les parties superieures oflrent des calcaires grenus cellulaires felides gris en grandes masses {368) , et des calcaires n:agncsiens compacles brechoides felides noiratres (56'i?), jusqu'au som- met des escarpements, qui sont un pen plus cloves que la plaine interieure ou je coucliai. De celle-ci , on monle d'abord sur un conlrel'ort a penle ( 135) moyennemenl rapide, puis on arrive sur une grande surface droite , qui est presque un talus d'eboulement. La moitie infrrieure presenle en place le terrain dont les couches plongent d'environ 50° a I'E. 30° N., et dont les tranches offrent, sur la montagne, de grandes bandes horizontales blanchalres el grises, de !■" ou plus d'cpaisseur, de calcaires grenus (,?//) qui alternent avec des calcaires grenus schistoides grisalres generale- ment moins epais (372). La parlie superieure est formee par des ebou- lements des memes calcaires , en general grisalres , donl les fragmenls errants olTrenl souvent de beaux effels de dissolution par les agents almos- pheriques (SIJ). Cette pcnle , qui se voit bien de toute la vallce d'Aso- matos, est sans doute le gros vilain dos d'ane tout pcle de Tournefort. Au N.-O., elle est terminee par un cone un pen plus eleve, pres duquel se trouve un assez grand entonnoir sans issue. Au S., on monte sur le coneapente plus douce du Psilorili proprement dit, termine par la clia- pelle de Slavro , oii les couches plongent de 20'' a-peu-pres au N.-E. ; ce sont des calcaires grenus et compactes schisloides un peu talqueux gris (374), renfermant fa et la des nodules de silex arenoide blanchatre (375) , et alternant avec des calcaires grenus un peu cellulaires grisalres (376), qui renferment aussi de pelils nodules de ce silex; il y a aussi quelques couches de calschiste gris-rougealre (377) ; le tout est traverse par des veines de calcaire spalhique. Je n'ai absolument rien aperfu qui put me rappeler le Dactylus Idceus de Pline, considere par Belon comme une belemnite. Abadhia. — Pour aller dans la plaine de Messara , peu apres Visari , on monle sur un grand conlrefort du Psilorili, qui vient barrer le vallon au-devant d'un autre qui descend du Kcdros , en limilant le terrain terliaire , et qui presenle d'abord a sa base et sous les molasses , des calcaires gris , rouges et verls , puis des macignos brunalres a grain tres-fin (382). On voil ensuile des schistes noiralres , qui allernenl avec des lits tres-rcpeles, de G cent, en moycnne , d'un schisle dur bnin- jaunatre (384); puis viennenl des schistes rouges qui plongent de 35" au N.-O. sur la colline qui est avant le vallon de Nitliavri ; on rencontre la aussi, des blocs d'un niacigiio gro?sier brunafre passant a un poudingue quartzeux (575). Ce conlrefort barre la vallee,elle ruisseau reuni a celui de VrysoDS, passe dans un vallon ciroit et escarpe. Ce terrain de macigno se suit sans inleriuplion jusqu'a Apodlioulo, (jui est sur une langue de calcaire ancicn peu large , car on relombe vile sur les macignos qui se poursuivent jusqu'a la plaine de Messara , el qui doivenl former ( 130 ) toiites les monlagnes plus basses qui sonl entre Klima el remboucliure du Platy. Ces rochcs , enlre Apodhoulo et Yathiako, sont quelquefois a grain tres-fin brun-rougealre tache de vert (383) , et on y rencontre aussi de gFOS blocs de poudingues quartzeux et talqueux verts a cinient de macigno (378). Sur le chemin de Sabta, elles sonl gris-verdatre a grains nioyens el a veines de calcaire spalhique blanc (380) , et dans le fond du vallon, il y a des calcaires phylladiferes compacles gris-rougeatre et verdatres (385). On passe le col, moins eleve de 30"" que la colline al'O., puis on se trouve au-dessus de la grande plaine dti Messara, qui est bordee au S. par des montagnes encore assez elevces. En y descendant par una pente assez rapide, on renconlre encore les macignos , qui sont micaces gris-verdatre a grain moyen (38 f). — Les macignos sont tres- developpes dans celle partie de Tile , et doivent avoir au moins "200 a 300" d'epaisseur. lis presentent souvent des veines calcaires blanches , et ont des directions et des inclinaisons tres-variables ; froquemment ils donnent de petites sources d'une bonne eau. Versant E. : Haghia-Varvara. — Je n'ai vu que le bord des derni^res penles du Psiloriti , a leur disparition sous le terrain subapennin , sur le chemin d'lIaghia-Yarvara a Venerato. Elles monlrent d'abord des maci- gnos a grain fin gris {380) , en grandes assises , puis des calcaires com- pactes un peu cellulaires grisalres (39'f) , qui transforment le vallon en une simple crevasse plus ou moins herissee de rochers. Sur le flanc oppose du vallon, avant Venerato, il y a un petit ilol de macigno. KouloukoiDM. — En avant vers I'O., pres de I'embouchure du Hias- mata, il y a, sur les talschistes, une colline isolee et escarp^e de calcaire complete gr'is (409) , qui s'allonge en plateau vers Perama. C'est a mi-cole d'une colline elevee d'environ 150"" au-dessus de Melidhoni, au N.-O. , que se trouve la grotle dont il a ete question p. 571 ; le calcaire qui la renferme est grenu blanchatre (408), enliere- menl semblable a celui du sommel du Kouloukouna. En descendant de Melidhoni, au-dessous de Laghia, et devant la colline de Dhaphnides , les calcaires sont grenus gris avec lits de silex, et plongenl de 45° au N. 5" 0.-, ils vont former quelques coUines de I'autre cote du Mylopola- mos. Sur le plateau entre Melidhoni et Laghia , I'inclinaison est de 45° au N. 45" 0. En montant au dessus de ce dernier village, les calcaires grenus gris^tres, avec nodules ou lils noduleux de silex arenoide blanc (406), plongenl de 20° au N. Le Kouloukouna surmonle la partie occidenlale du large chalnon sep- ( 137 ) tenlrional, qui se tcrmine a I'E. par le Strombolo ; il est la plus haute cime au N. du Mylopolamos ; le sommet, ou se trouve une petite cliapelle, est forme par des calcaires grenus blancs {407) , dont les surfaces pre- sentent de Ires-beaux exemples de la dissolution superficielle des roclies calcaires par les agents atmospheriques. Dhamasta. — En remontant le Mylopotamos, on arrive, apres Papa-i- Vrysis , sur un des contreforts calcaires du Kouloukouna , qui rejelte le vallon vers le S., au pied d'un contreforl du Psiloriti , qui le reduit ainsi a I'etat de gorge escarpee, au N. d'Axos. Apres une petite plaine talqueuse, le chemin nionte a Dhamasta , bati sur de puissants calcaires grenus et compacles blanchatres (40/), qui plongent de 30° au S. 30° E. Au-dessiis de Dhamasta, ils sont compactes; et les sommites, qui sont au S.-E., presenlent des calcaires grenus et compactes grisatres (390) d'abord , puis grenus et compactes brechoides fetides gris (400) , sur une grande hauteur. Strombolo. — De Dhamasta , on suit une longue plaine accidenlee, bordee de hautes coUines : un vallon que Ton traverse ensuite est ouvert dans des calcaires compactes gris (397), qui plongent de 35" au S. 15'' 0., et renferment une assise puissanle de calcaire grenu et compacte blanc (398). On traverse ensuite plusieurs depressions fermees, cullivees d'abord et de plus en plus petites, au-dessus de la derniere desquelles s'eleve le cone du Strombolo , qui est escarpe a I'E. En le gravissant , on passe sur des calcaires magnesiens compactes gris (394), a veinules spa- Ihiques blanches. Le sommet, oii se trouve une chapelle blanche, est forme par des calcaires magnesiens grenus fetides noiratres (,?/?5) , ou noirs a veines blanches (390) , dont les bancs plongent de 50° vers leS.-S.-E. Le grand chemin passe dans un vallon au milieu des calcaires com- pactes gris ou noirs , quelquefois friables gris; au-dessous de Selvili, une fontaine est occasionnee par un pelit sysieme de macignos a grain moyen vert {392,, ou a grain fin gris, alternant ensemble et avec queiques couches de phyllade gris-jaunalre (393); ils sont inclines de 35' au S. lOoE. C'est au pied d'un des contreforts de calcaire noiralre du Strombolo que se trouve I'Almyros de Megalo-Kastron; le bassin est situe dans une excavation au milieu de breches de calcaire gris a cimcnt de luf calcaire jaunatre. — Le massif talqueux de Rhogdhia est separe de la mer, au N., par des lambeaux calcaires qui s'elevent plus haut sur queiques points. ( 138) plateau accidente de Megalo-Kastron. Gortyne. — Ses ruines sont adossees a un petit massif separe du Psilorili, et noye au milieu du terrain tertiaire, comme plusieurs des suivants. Le chemin qui vienl d'Ampelousa et la gorge elroite et escar- pee de I'antique L'ethaios, offrent des macignos a grain fin gris-verdalre a veines calcaires blanches (388) , avec de grands bancs de poudingue quartzeux et talqueux verdatre (386), et de petils lits de macigno micace schisloide gris-violalre (387) ; il y a aussi quelqnes amas de calcaire com- pacle gris-verdatre a veines spalhiques blanches {390). Sur un point, j'ai vu les roclies plonger au S. 15" 0. Environs de Dhamania. — De Vorea a ce village , le chemiu passe enlre deux collines, I'une de calcaire gris avec jaspe, a gauche, el I'autre de macigno, a droite. Devant I'entreedu monastere d'Haghios-Gheorghiou- Epanosiphes, il y a aussi quelques calschistes rouges et verts. De Venerato, j'ai aperfu a I'E. le pays eleve de Kani-Kasleli , qui est peut-etre calcaire. — Le massif eleve situe au N. de Pyrathi , doit elre egalement forme par ce terrain , d'apres les gros blocs de calcaire com- pacle gris, de macigno el de jaspe que j'ai rencontres dans les vallons que traverse le chemin d'Haghio-Vasili et d'Arkhanes. Karodagh. — Cetle petite montagne, situee au S. de Megalo-Kastron , est un bel exemple de sommite calcaire isolee, percant au milieu du ter- rain subapennin. En y montant par le flanc oriental assez rapide, j'ai rencontre d'abord quelques lits d'un macigno a grain moyen gris-ver- datre a veines spalhiques blanches (-///) , puis des calcaires grenus et compactes felides noiratres {4]S). II y a des calcaires grenus felides gris a grains de quartz et fragments de coquiUes {-il3) , pros du sommet, qui est enfin forme par des calcaires compactes grisatres (f/i), inclines de 25" a I'E. Le flanc occidental presente des escarpements verticaux dont la base m'a offert les calcaires. Environs de Megalu-Kaslron. — Le Xeropotamos, pres deYepherakha, traverse une gorge etroite occasionn^e par une protuberance calcaire. Les deux mamelons rocheux silues au S.-E. du port, sont formes par des calcaires magnesiens compactes felides gris, a veines spalhiques blanches (i/0) , qui se monlrcnl dans le plateau que traverse le chemin de Spina-Longa, sur une largeur d'un kilometre. — Entre le Kartero et Elia , il y a aussi des collines calcaires. Au N. de Kaslcl-Pedhiadlia. — II y a un plateau accidente dont la ( 130 ) lermiiiaison occidenlale est au cap Kakonoros escarpe , divise par unc gorge et formd par des calcaires magnesiens compactes noirAlres (447) , ou noirs (448). De la plage, on apercoit, a I'E. de Gouves, de grands escarpemenis calcaires qui se reproduisenl au-dessus du has plateau de Khersonesos. Au S. de celui-ci , les collines sont de calcaire compacte noiralre {454), ainsi que dans la petite plaine que Ton traverse pour atleindre I'Aposelemi. Le vallon de I'antique aqueduc, que Ton remonte pour aller a Kastel-Pedhiadha, est ouvert dans les calcaires , mais on passe, au fond , sur des schistes avec petits lits de macigno. Les arcades soul assises sur un calcaire compacte brunalre a veines spathiques de meme couleur {451) , avec lils ou bancs, quelquefois de 2"' d'epaisseur, de jaspe rouge {455) ou de silex verdatre {453), dont I'inclinaison est de 45" a I'O. 10' S. Plus liaut, des schistes argileux brunatres ou quel- quefois rouges , occasionnent une source. Enfin , par une gorge pro- fonde dans les calcaires, et un seuil tres-bas , on arrive dans la plaine de Kastel-Pedhiadha , qui renferme aussi des monticules calcaires saillanls. Sur le chemin de Megalo-Kastron , au bas d'Apostolous , les schistes et les macignos reparaissent, mais les collines au N. du village sont enlierement calcaires. C'esl dans les murs des vignes qui sont au bas, que j'eus la satisfaction de rencontrer pour la premiere fois, apres quatre mois de sejour en Crete , les premiers fossiles distincts dans le sysleme calcaire qui nous occupe ; les calcaires, qui viennent sans aucun doute de ces montagnes et du bord de la plaine, sont compactes noiratres, pelris de Numniulites ou d'Orbitolites ordinairement indistincis , mais quelquefois susceptibles de determination , de 3 cent, de diamelre {458) ', parmi elles , se monlrenl des individus dont la tranche fort mince a plus de 10 centimetres de diainclre {459), et d'aulres plus epais qui n'onl guere que 2 centimetres {460). Ces diverses especes ont etc examinees par M. d'Archiac , et rappor- tdes par lui a VOrbitolites siibmedia d'Arch.? et aux Nummiilites com- planata Lamk. var. Coliimbresiana?, perforata Monlf. et Ramondi Defr, Sur le chemin d'Episkopi, les calcaires se presenlent, mais depourvus de fossiles, et, a un col assez bas, on trouve des schistes argileux et sableux gris-brunatre (449) , avec petits lits de macigno a grain fin gris- verdalre {450). On arrive au village par un vallon ouvert dans des cal- caires grenus et compactes grisalres {455), renfermaiil souvent des nodules ou couches uodulcuses, en parlie de silex et en partie de cal- ( UO ) caire spalhique {456):, d'aulres fois les calcaires sont compactes grisatres et renferment aussi des nodules de silex grisatre {457). Chnine ailicre de Mcssara on du Kophinos. — Vers rexiremite occi- dentale, a Listaro , les molasses subapennines recouvrent les macignos, et se confondent veritablement avec eux. En s'elevant au-dessus du \illage , on rencontre vite les calcaires compactes grisatres a -veines spa- thiques {4J9), ou grenus et spathiques grisatres avec nodules de silex gris (420) , qui forment les deux sommites qui sont au S.-E. et au S.-O.; les strates, dans toule la largeur de la chaine jusqu'a la mer, plongent a rO. 20o S., en formant una espece de cirque calcaire, sur le bord occi- dental duquel est Ilodheghetria , et dont le centre plus bas est occupe par les macignos. De Listaro a Vodia , je traversal un grand contrefort qui va jusqu'au Hiero-Potamos, et qui est forme par des macignos a gros grain gris- verdalre {415), ou a grain moyen gris-brunatre avec vcines spathiques blanches (4/^) ; sur quelques points, il y a par-dessus des calschistes rouge-violet {417) egalement veines. Au-dela d'Alilhinie, vers I'E., il y a un contrefort eleve forme par des calcaires compactes blanchatres avec parlies spathiques {418). On aperfoit de grands escarpcments calcaires entre Sternes et le col de Kapelaniana, qui est large, bas, elvers lequel la plaine va en se relevant. Pour monter au Kophinos, on traverse, de Sternes aHaghio-Nikolaos, un immense systeme de macignos gris-verdatre a gros grain {4''23), ou a grain fin noiratre tres-melange de schiste {424), en lits allernatifs de 2 a 10 centimetres d'epaisseur et renfermant des lits de calcaire compacte noiratre a grains de quartz et veines spathiques {425)., de 0™ 3 a 4"" d'epaisseur. Au-dessus d'Haghio-JN'ikolaos, il y a d'immenses assises de poudingue talqueux verdatre a ciment de macigno, dans lequel j'ai trouve un corps qui a de Tanalogie avec une tige d'encrine {426). Des poudingues avec gros cailloux de quartz {427), se trouvent jusque pres de la base du Kophinos; des phyllades noduleux noir hires {428), parais- sent former des assises au milieu d'eux et renfermer de grands bancs de calschiste grenu et compacte grisatre a nombreuses veines spathiques {420). Le Kophinos est une crele calcaire elroile , tres-escarpee dirigee a peu pres de I'E. a I'O , et qui presente vers le milieu de sa hauteur des calcaires compactes gris {430). Le sommet est forme par des calcaires semblables {431), ou gris-brunatre quelquefois fragiles noirs {432) ; sur la plus grande partie de la longueur, les couches plongent de 40° au N., mais a I'extremite occidcutale c'est de 30" a I'O.-N.-O. ( I-il ) Au pied septentrional de la chaine , les macignos atteignent la surface, de Vornld a Kharaka , avant lequel il y a un gros rocher calcaire sur- monte de constructions venitiennes : ils reparaissent , mais avant Pyrgo on arrive au pied d'escarpements de calcaire grenu et compacte grisatre (446). On repasse sur des macignos a grain moyen vert-jaunatre (434) ou a grain fin gris a veines spathiques blanches (435) et a I'entree de Rotakhi on trouve un macigno Ires-grossier vert, passant au poudingue serpenlineux (433). De cliaque cote de Mesokhorio les macignos s'elevent a une grande hau- teur; ils sont a grain tres-fin gris-verdatre (436), quelquefois schistoides avec empreintes vegetales (437), et alternent avec des schistes argileux et sableux gris (438). Au-dessus , viennent de grandes assises de schiste argileux noiratre (439) , et gris-verdatre a veines de calcaire fibreux blanchatre (440) , avec lits de 2 a 4 centimetres , de calschistes rouge- violet (442), et de calcaire grenu et compacte gris avec parties spathiques et phylladiennes (441). Le sommet de la montagne sur une assez grande hauteur est forme par des calcaires grenus fetides tabulaires gris (443) ou grenus et compactes avec nodules et lits interrompus de silex gris- bruaatre (444), ou rubane noiratre (445), qui ont jusqu'a 0" 15 d'epais- seur, et plongent de 40° au N. 5- E. Montagnes de I^assiti. Versant meridional. — Le systeme inferieur y est tres-developpe. La plains, un peu ondulee d'Embaro ; est formee par les macignos ainsi que la niontee de Martha, au-dessus duquel il y a sur le bord du che- min un petit amas de gypse grenu blancliatre (468), reafermant de petits fragments calcaires ; on passe ensuite sur la ligne de jonction des macignos et des calcaires, reconverts par des molasses au col de Viano. On descend a la plaine sur la pente d'une montagne formee par des macignos micaces a grain moyen gris-verdatre (461), ou a grain fin vert- noiratre (462), alternant avec d'autres a grain Ires-fin (./^5), et des schistes argileux et sableux noiratres (464); il y a quelques couches de macigno verdatre , passant au poudingue serpentineux polygcnique hrun- rougeatre (465), avec petits cailloux de porphyre pyroxenique, de quartz et de calcaire; les schistes renferment des calcaires siliceux compactes gris-verdatre (460), et des calcaires grenus et compactes gris avec lits de jaspe rouge (470). Le chcmin passe au has d'une montagne de calcaire grenu et compacte §ns (466) tr^s-escarpee vers la plaine, ( 112 ) et dans la parlie basse de laquelle se trouve un grand amas de gypse non slralifie a grain Ires-fin blanc {467), devant lequel est un gouffre on KIioiws. Plus haul et plus a I'E., il y a une autre petite tache blanche gypseuse. On renionte doucement a Viano qui est au bord de la plaine , au bas d'une coUine encaissee entre deux autres plus elevees et calcaires. Au col de Replialovrysis, on relrouve les macignos et los calcaires gris qui relient aux montagnes de Lassiti, celles beaucoup plus basses qui vont former a la cole, un massif couronne par le grand pic calcaire de Kastel- Keraton. De la, jusqu'a Pevkos, on descend doucement sur les calcaires qui sent compactes fetides noirs {471), on grenus et compacles gri- satres {472), et blanchatres {473); on a au-dessous de soi , la colline calcaire d'Haghio-Vasili, et au S., des montagnes d'abord talqueuses , mais qui peu apres, vers I'O., prennent une teinte plus jaunatre, an- nonfanl les macignos , et presentent des escarpements calcaires. De Pevkos a Kalami, le chemin. sur les talschistes, est domine par de grands escarpements calcaires qui se poursuivent au-dessus d'Aghdhokhia ou Ton voit en place, les calcaires compactes grisatres a veines spalhiques blanches {474). On apercoit vers le cap Theophilo, des montagnes d sommets calcaires, aussi elevees, qui me portent a supposer I'existence d'une bande maritime calcaire. Du Myrto a la plaine de Hierapetra, le terrain subapennin est sur- monte par les pentes calcaires qui portent Anatole, au bas d'un cone calcaire que I'on apercoit de Lassiti, el Kalamavka, a I'E. du ruisseau, Aphendi-Khrislo . — Les coleaux en vignes d'lIaghios-Gheorghiou , ofTrenl des allernances de macigno a grain fin gris-verdatre {488) , et de schisle argileux et sableux noir {489) ; un chainon de calcaire grenu et compacle gris, separe la plaine de Lassiti, de celle du Limno- kharo. En monlanl, a partir de celle-ci, j'arrivai sur une petite lerrasse de calcaire gris , quelquefois compacle noir a veines spalhiques blan- ches et jaunes {493), simulant le porior ; des calcaires grenus el com- pacles gris parfois breclioi'des, s'elevenl jusqu'a une petite source; et de celle-ci a la depression qui separe le Spathi de I'Aphcndi-Khrislo , on relrouve les macignos a grain fin gris {477), ou noiralrcs {478), allernant ensemble el avec des scliisles argileux tres-calcaires noiratres {419) ; il y a aussi des couches de calschisles grenus et compactes rouge-violace {480), ou de grandes assises de calcaire compacte grisatre a veines spa- lhiques blanches {481). Au-dessus, on trouve des calcaires magnesiens ( us ] coinpacles felides fr;ii;iles grisalres (iS?), se reduisanl. facilenient en poussiere, et des calcaires sableux fetides a grain fin gris {483); puis on arrive sur une crete de rochers tres-etroite, Ires-accidentee et de difli- cile acces , de laquelle la vue plonge verlicalement dans le haut vallon du Soudhsouro ; elle est formee par des calcaires compactes fetides fragi- les grisatres (484), renfermant un banc, de 10" environ d'epaisseur, d'un beau calcaire compacfe blanc (485), et un autre moins epais, de calcaire magnesien grenu tres-felide noir (486). Le sommet de I'Aphendi est un mamelon de calcaire compacle gris (487), incline de 45° au S.-O. Au S., la sommite allongee, calcaire et presque aussi elevee du Psari, est isolee par une depression ou se montrent des macignos a gros grain brunatre (475), et des calcaires compactes grisatres a nombreux cailloux quarlzeux et talqueux (476). Aphendi-Sarakeno. — Au bord de la plaine de Lassili , a Gherodo- mouri , il y a des calcaires compactes blancs semblables aux precedents. En montant, on rencontre, peu au-dessus de Platy, les calcaires grenus grh (492) quelquefois avec nodules siliceux, qui fonnent le vallon et ses flancs escarpes superieurs; le flanc N., cependant, monlre des cal- schistes grenus gris-verdalres (40 f), sans veines calcaires, et, a un col par lequel on pent descendre dans la plaine de Messara, il y a des maci- gnos a grain fin gris-verdatre (490), et par-dessus, des calcaires magne- siens Ires-fetides noiratres (494); la siratification plonge a I'E. 10° N. Le cone de I'Aphendi est forme par des calcaires qui sont grenus cellu- laires gris au sommet (495). Vers le N., pres du Khonos, au bas du petit vallon que suit le chemin de la plaine de Kastel-Pedhiadha, il y a des calcaires grenus gris (406). Au col , ou se trouve une petite depression fermee, de 3 a 4 metres de profondeur, les calcaires sont compactes brechoides grisalres (497). A I'exterieur, au bas des monlagnes calcaires, le chemin de Kastel- Pedhiadha a Embaro passe sur des macignos et laisse a I'O. des collines assez elevees, formees sans doute par les memes rocbes. Devant Niplilo, les calcaires alleignenl la plaine. Collines inUrieures de Lassili. — Dans la parlie orientale de la plaine, est la colline isolee d'Haghio-Kostanlinos, elevee de pres de 100"" et separee par le torrent, du rocher calcaire beaucoup moins eleve, qui porte le inonastere de Panaghia-Kristallenia. Elle est formee par des calcaires compactes fetides noiratres qui plongenl de 00° au N. 30° E. C'est sur le petit plateau superieur et dans les murailles , olablies sur la ( 1-14 ) pente qui descend a Haghio-Kostantinos, que je rencontrai, le 8 sep- tembre, de nonibreux fragments de roches , donl les surfaces corrodees par les agents atmospheriques, laissent apercevoir des coupes de Rudisles probablement indeterminables, inais paraissanl se rapporter a une assez grande espece (506) et a une petite (507) ; il y a aussi des coquilies turriculces et d'aulres empreintes indistinctes. Ce fut la seule fois que je rencontrai dans I'ile des fossiles elablissant incontestablement I'existenco du terrain crelace. Tsileno. — De Mesa-Lassiti , on passe dans un vallon et par un col bas conduisant dans la vallee de Mirabello , ouverts tons deux dans des calcairesgrenus gris (50,3), ou grisatres (504), avec nodules de silex are- noide grisatre. En aval de Potamies, les calcaires s'elevent du fond du vallon pour former le flanc escarpe meridional de la vallee de Mirabello. En monlant au Tsileno on voit les talschisles immediatement recouverls par des calcaires grenus et compactes un peu phylladiens roses (408), qui forment de tres-grandes assises dont quelques-unes d'un beau blanc (409)- Non loin du sonimet, et formant les parois des divers enfonce- menls qui s'y trouvent, il y a des calcaires grenus et compactes grisatres, qui alternent avec d'autres fetides de couleur noiratre (500), renfermant des traces de fossiles. Le sommet enfin , presente des calcaires magne- siens grenus gris (502), quelquefois compactes tres-fragiles (501) , qui plongent de 40" au S. 15' 0. Plaine du Katharos. — De la plaine de Lassiti , la grande montee presente des calcaires compactes noiratres a veines spatliiques biancbes (505), qui plongent dans le bas de 20° au N. 20" E., et plus baut de 30" au S. 20° E. Le plateau, qui presente quelques nodules de silex arenoide, offre un vallon a fond cultive, traverse par le Pbaranghi. Sur le bord septentrional , et surlout dans le tiers oriental et superieur de la plaine, d^coupe par beaucoup de vallons, le systeme inferieur est bien developpc ; je I'eludiai surlout entre les cols de Kritsa et de Myrto, sur le bord du ruisseau et pres d'un poinlemcnt serpentineux ; le niacigno a tres-gros grain gris, renferme des cailloux de serpentine (5//), ainsi meme que les calcaires compactes gris (5f4) qui raccompagiienl. J'acquis ainsi dans cette localite la preuve qu'en Crete les serpentines sont anterieures au terrain cretace. Les macignos , quelquefois a tres- gros grains , avec petits cubes de pyrite (510) , sent le plus souvcnt a grain moyen gris (512), et renferment quelques grandes assises de scbistc argileux noiratre (513), quelquefois entremelees de bancs de calcaire ( 145 ) compacte gris (5i5). Pres du col de Myrto, les strales plongent de 50° k rO. 15° S. ; au-dessus de celui-ci est un petit plateau , entoure de col- lines , d'oii la vue plonge dans le grand vallon au S. ; il est forme par des calcaires compactes gris ou noiratres , assez souvenl brechokles, que Ton voit se poursuivre dans le flanc oriental. Alentours de Krilm. — En quittant le Katharos, on traverse, au col, una petite plaine de macigno et de schistes, surmontee de grandespentes calcaires ; en descendant dans la zone boisee, on rencontre les calcaires compactes gris, puis des lits de calcaire grenu labulaire blancliatre (517), paraissant avoir en tout 2 a 3"' de puissance , et recouverts par un banc de 1™ environ d'un calcaire grenu grisatre {518), qui plonge de 35° au N. 20° E. ; immediatement au-dessus, viennent d'enormes bancs de pou- dingue calcaire grisatre a ciment grenu et compacte (5/5), qui forment de grands escarpemenls sur beaucoup de points de la descente, notam- menl dans les parties planes ou peu inclinees, et qui presentent des terres argileuses tres-rouges ; ils sont supporles par les calcaires compactes gris, et meme des macignos et des schistes noiratres. La grande altitude (1,0-47"') a laquelle se trouvent ces roches , presque double de celles qu'atteignent au plus le terrain subapennin, en Crete, m'empecha de les rapporter a celui-ci. Plus bas , on arrive dans une gorge profonde, ou- verte dans les calcaires grenus et compactes gris qui forment les im- menses escarpements verticaux que Ton croirait prets a s'abattre sur Kritsa. Au pied et peu au-dessus du bourg, apparaissent des schistes noiratres qui occasionnent une grosse source ; ils alternent avec des calschistes gris-verdalre a veines spathicjues blanches quelquefois rou- ges {516), en grandes masses, et des macignos qui portent la partie superieure du bourg; mais qui, plus bas, font place aux diorites qui, ainsi qu'il a ete dit, forment la plaine ouverte a I'E. 20" S. AuN. de ces grands escarpements, nait un chainon boise plus bas, qui separe la plaine de Kritsa de celle de Mirabello, et qui porte le Thilaka; pour y aller, on traverse la plaine au bord de laquelle percent les maci- gnos, puis on monte sur une terrasse de calcaire compacte grisatre (522), renfermant une petite plaine cultivoe oii poinle de nouveau le macigno. La montagne fonnee par des calcaires compactes presente de grands escarpements vers Kritsa; le sommet est occupe par des poudingues cal- caires a pate compacte grisatre et a fragments noiratres {523), sem- blables a ceux de la pente du Katharos , et qui plongent de 30o au N. 10^ E. — Le versant oppose, sur le chemin d'Aloudha, presente infe- ( 140 ) rieuremenldes calcaires compactes, un pen cellulaires, Ijlanclialres (5i bancs de gres : epaisseur, 400 a 500 metres. » 3" A la partie superieure , une assise de gres quartzeux, jaunatre , )) friable , et absorbant aisement les eaux pluviales : epaisseur, 40 a 60 metres, d (Ville, Annales de la rolonisation akjeiienne). Ala partie superieure de I'assise marneuse, on voit intercalees, des couches de gres sableux renfermant des Pecten. Les marnes inferieures Tenferment ^galement quelques rares fossiles^ Ostrea, Cardium . Tro- chus ; au-dessous du telegraphe , on rencontre un calcaire blanc , peu compacte , de formation lacustre , avec des Helix qu'il ne m'a pas ete possible de determiner a cause de leur friabilile. Sur la rive droite du Chelif , au-dessus de Ksar-el-Bor'ari , et sur la route de Saneg , apparait le terrain cretace , ou j'ai recueilli un petit nombre de fossiles caracte- T'lsliqnes -.Spatangiis, Turrilites, Pleurotoinaria , Grijjihea , Ostrea, etc. Cette formation perce encore a Ain-Oussera, au-dessus du terrain quaternaire environnant. La composition mineralogique du sol est des plus variables selon les localites. On pent affirmer que partoutoii domine le carbonate de cbaux, celui-ci est toujours associe soil a la silice, soit a I'alumine. Dans les plaines oii le sulfate de chaux est abondant, le terrain qui le renferme est toujours siliceux. La silice domine exclusivement dans la vallee du haut Chelif; mais la presence du chlorure de sodium et de quelques sels de magnesie qui deviennent efflorescents a la surface du sol et du lit desseche des rivieres pendant les chaleurs de I'ete , exercent une grande influence sur la vegetation de ces localites. La , croissent en abondance une foule de plantes du littoral mediterraneen , que nous retrouverons en partie autour des Sebka (lacs sales de I'interieur). Certaines especes, Chenopodina maritima, Salsola vermiculala et oppositifolia , Erylhraa spicata , remontent le long des ravins a eau saumatre , jusques au-dessus du fort de Boghar, c'est-a-dire a une altitude de 400 metres environ au-dessus de leur zone naturelle. La temperature joue aussi un tres-grand role sur la vegetation du territoire de Boghar; tres-variable en hiver, elle atteint parfois a I'ombre, pendant I'ete, -i- 40 a + 4G degres centigrades. L'hiver de 1856, entre autres, a ete des plus doux, et la floraison des plantes printanicres a eu lieu des les premiers jours de Janvier; tandis que I'annee suivante, a la suite d'un hiver des plus rigoureux , la floraison de ces memos especes a ete relardee de deux mois environ. Quoiqu'il n'y ait qu'une diflerence ( 1<^'3 ) d'altitude de 400 a 500 metres entre la plaine du Chelif et les cr-^ ) A«loiii8 Linn. 4. A. MiCROCARPA DC. Syst. 1. p. 223, et Prodr. 1, p. 2i; M. Bieb. Fl. Taur. Cauc. w 1073; Cosson et Kralik in Bull. Soc. bot. Fr. 4, p. 55; Arabe : Nab-Djemel. Hab. : Champs cles terrains argilo-calcaires ; G. Djelfa et El-Aghouat (Reb.); mars (Tun. Medit.-Or. Canar.). Ceratoceplialiiis Moench. 5. C. FALCATus Pers. Syn. i , p. 341 ; Ranunculus falcatus Linn. Sp. 781. Ilab. : Champs cultives, parmi les moissons, de 800 a 1,100 metres d'altitude; GC. Djelfa; fevrier et mars (Europ. ) Ranunculus Linn. 6. R. HEDERACEUS Linn. Sp. 781 ; Desf. Fl. Atl. 1, p. 442. Fa&. ; Lieux humides et mar^cageux, les petits cours d'eau; CC. mai (Eur.). 7. R. CAPiLLACEUs Thuill. Fl. Par. 278; R. aqmtilis Var. 7. Linn., Sp. 78-'. Hab. : Une seule mare au-dessous de I'abattoir de Boghar; Djelfa; levrier et mars (Eur.). 8. R. BLEPHARicARPos Boiss. Elcuch. plant, nov. Hisp. (1838), p. 5; Choulette, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. Cent 1, n" 4. Hab. : Lieux sablonneux dans la foret , chemin de Belle-Fontaine , rochers herbeux vis-a-vis la Tuilerie; RR. avril (Espagne). 9. R. cHffiROPHVLLOs Linn. Sp. 780, var. p.; R. flabellalus Desf. Fl. Atl. 1, p. 438, tab. 114. Hab. : Lieux sees, paturagcs et champs des terrains calcaires; CC. avril (Eur. centr., Medit.-Or. ). 10. R. BULLATUS Linn. Sp. 774; Desf., Fl. Atl. 1, p. 435; Choulette, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. Cent. l,n° 2. Hab. : Paturages et collines pierreuses dans la plaine du Chclif ; ter- rains incultes siliceo-calcaires en face le Ksar-el-Bor'ari , sur la route d'El-Aghouat; CC. decenibre (Mcdit.-Occid.). 11. R. TRILOBUS Desf. Fl. Atl. 1, p. 437 ; Munby, Fl. Alg. p. 56. Hab. : Champs cultives ; CC. mars et avril (France merid., Italie, Grece, Canaries). ( 1G6 ) 12. R. MURiCATUS Linn. Sp. 780; Desf., Fl. Atl. 1, p. 440; Munby, Fl. Alg., p. 57. Hab. : Bord des chemins, palurageshumides autour des villages; CC. Djelfa et El-Aghouat, avril-mai (Eur. austr., Taur., Canar.). ' 13. R. MACROPHYLLUS Desf., Fl. Atl. 1, p. 437; Munby, Fl. Alg., p. 5G; Cboulette, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. Cent. 2, no 104. Hab. : Tous les palurages de la zone moyenne ; CC. Djelfa etEl-Aghouat; avril a juillet (Tun.). IVigella Linn. 14. N. ARVENSis Linn. Sp. 753; Desf., Fl. All. 1, p. 429. Hab. : Champs des terrains calcaires , sur les pentes du Djebel-Tai'g ; chemin indigene de Tazza; RR. Djelfa (Reboud) ; Ain-Oussera (Cosson); mai (Eur,). 15. N. HispANiCA Linn. Sp. 753; Desf., Fl. Atl. 1, p. 430, tab. 112; Choulette, Fragm, flor. Alg. Exsicc. Cent. 1, n- 5; Arabe : Sahnoudj. Hab. : Champs cultives principalement dans les terrains argilo- siliceux; plaines du Haut-Chelif ; R. ; mai ( Medit.-Occ). Delpltiniiim Linn. 16. D. JUNCEUM DC. Syst. 1, p. 348; D. peregrinumlAwn.^diV. Junceum DC. non Balansa plant. Alg. Exsicc. (18S3) , quod est D. Ba- lanscB Boiss. et Reut. diagn. pi. Orient., ser. 2, n- 5, p. 12. Hab. : Champs cultives des terrains sablonneux, plaine du Chelif ; R. autour de Medea , CC. Djelfa; seplembre et octobre (Medit.-Occ. ). 17. D. PUBESCENS DC, Fl. Fr. 5, p. 651. ffafc. ; Moissons des terrains calcaires; pentes du Djebel-Taig , C. ; Djelfa et El-Aghouat ; juin-juillet (Medit.-Occ. ). 18. D. PEMAGYNUM Lamk. diet. 2, p. 264; Desf. Fl. Atl. 1, p. 427 ; Munby. Fl. Alg., p. 55. Hab. : Bord des bois et des ravins (zone moyenne) , chemin indigene de Taza, coUines incultes des Ouled-Zenakra ; Bougzoul; C. (Espagne, Portugal, Sicile). PAPAVERACEES Juss. Papaver Linn. 19. P. RHffiAS Linn. Sp. 726; Desf., Fl. All. 1, p. 406. Arab. El-Naa- man. ( 167 ) ^ "" 1 }]ab. : Champs cultives; CC; avril-mai (Eur,)- 20. P. iiYBRiDUM Linn. Sp. 725; Munby, Fl. Alg , p. 52. Hab. : Champs cultives, jardinsabandonnes autour des fortifications; CC. Djeifa; mars (Eur., Canar., Egypte). 0^5. — J'ai rencontre une seule fois, dans une culture, un individu d\i Papaver obttisifolium , Desf., Fl. All. 1, p. 407, espece commune aux environs d'Algcr. Cette plante est-elle reellement spontanee dans cette localite, ou bien proviendrait-elle de graines apportees d'ailleurs? RiBineria Dec. 21. R. iiYBRiDA DC. Syst. 2, p. 92; Chelidoninm hybridwuLinn.; Desf. Fl. Atl. l,p. 105. Hab. : Decombres, bord des champs et des chemins, champs siliceo- calcaires autour de Boghar; CC; Djeifa, El-Aghouat; raars-avril (Medit., Taur., Egypt., Arab.). Gilaiiciiint Tourncf. 22. G. coRNicuLATUM Cust. Lond. 6, tab. 32; Chelidoninm cornicula- tum Linn. ; Desf. Fl. Atl. 1, p. 404; Munby, Fl. Alg. p. 52. Hab. : Champs sablonneux dans la plaine du Haut-Ciielif, escarpe- ments sablonneux des ravins autour de Ksar-el-Bor'ari ; Bougzoul; Oouled-Zenakra ; R. Djeifa; avril (Eur. austr.. Or., Canar.). Hypecoum Tournef. 23. H. PROCUMBENS Linn. Sp. 181 ; Desf., Fl. Atl. 1 , p. 147. — Var. glancescens, Guss. , plant, rar. p. 79, tab. 15. Hab. : Champs cultives des Ouled-Anteur, chemin de Belle-Fontaine, pres Boghar; vallee du Ilaut-Chelif; R. Djeifa et El-Agliouat; mai-juin (Medit.). '24. H. ALBESCENS, Durieu , apiid Balansa, plant, alg. exsicc, n" 72. Hab. : Champs sablonneux de la plaine, Ksar-el-Bora'ri, Bougzoul; R. Djeifa (Reboud) , El-Aghouat (Cosson); avril et mai. 25. H. PENDULUM Linn. Sp. 181. Hab. : Champs cultives des terrains siliceo-calcaires , plaine du Cheiif; C. Djeifa; avril (Medit.). ( 108 ) FUMARIACEES Dec. Fuiuaria Linn. ' 26. F. AFRiCANA Lamk Encycl. 2, p. 569 (1786); Coss. et DR., Bull. Soc. hot. Fr. 2, p. 305; F. Corymbosa, Desf., Fl. Atl. 2, p. 124. Hub. : Les fissures desrochers(zone moyenne) au-dessous de Boghar; R. Avril. Se retrouve en Algerie , a Miliana, Saida, Tlemsem, Oran, et aussi dans le Maroc. 27. F. CAPREOLATA Linn. Sp. 985; Desf. , Fl. Atl. 2, p. U5 ; Munby, Fl. Alg. p. 73; Arabe : Gtiemah-Bellati. Hab. : Champs et cultures; CC. de mars a mai (Eur. ). 28. F. PARviFLORA Lamk. Encycl. 2, p. 5G7 ; F. leucantha,\iy.; Arabe : Chahtaradj. Hab. : Cultures, champs et jardins; CC. de mars a mai (Eur., Or., Can.). iCRUCIFERES Juss. Uattliiola R. Brown. 29. M. lunataDC. Syst. 2, p. 170; M. parviflora, R. Brown, hort. Kew. 4, p. 119 ; Munby, Fl. Alg. p. 69. Hab. : Champs siliceo-calcaires autour de I'habitation du Caid de Boghar; C. Guelt-el-Stel (Cosson), Djelfa et El-Aghouat (Reboud); avril ( Espagne) . 30. M. TRiSTis, R. Brown, Hort. Kew p. 120; C/mnm/ZiMS trislis Linn.; Desf.. Fl. Atl. 1, p. 88; Munby, Alg. p. 69. Hab. : Taillis de chenes a Kermes et paturages sees (zone moyenne), chemin de la Tuilerie , autour du cimetiere europeen ; CC. Djelfa; avril (Medit., Esp., Canar.). lioncl&ofiliora DR. * 31. L. capiomontana, Durieu, in Duchartre, Rev. Bot. 2, p. 432; Arabe : Hammar. Hab. : Champs sablonneux du Haut-Chelif , abondant autour du posts d'Ain-Seba , Bougzoul ; Djelfa et Aghouat; avril , mai. UTastiirtiiiiH R. Brown. 32. N. officinale, R. Brown, Hort. Kew. 4, p. WO', Sisymbrmn nasturtium Linn.; Desf., Fl. Atl. 1, p. 81; Arabe : Garhinous. ( 109 ) Hab. : Fontaines et eaux courantes ; CC. (Eur. ). "33. N. coRONOPiFOLiuM DC. Syst. 2, p. 194; Sisymbrium coronopi- folium, Desf., Fl. Atl. 2, p. 82, tab. 154. Hab. : Champs et collines dans la vallee du Haut-Chelif , Ksar-el- Bor'ari; G. Djelfa, El-Aghouat; d'avril a join (Tun.). Cardaniine Linn. 34. C. SYLVATiCA Link et Hoffm. phyt. Blatt. 1. p. 50; C. hirsiita, var. Desf. Fl. Atl. 2, p. 80. Hab. : Region montagneuse (zone superieure) et boisee , pentes humides du versant nord du Djebel Taig (1,200 m. alt. ); R., mars — avril (Eur.). Arabis Linn. 35. A. AURicuLATA , Lamk., Diet. 1, p. 219. Hab. : Region superieure boisee, sommet du Djebel Taig , le Taguelsa, de 1,100 a 1,300 met. alt.; C. Djebel Sahari, pres Djelfa (Reboud); mars et avril (Eur. centr. et austr. ; Taur.). Turritis Linn. '36. T. PUBESCENS, Desf., Fl, Atl. 2, p. 92, tab. 163. Hab. : Lieux sablonneux et boises de la region montagneuse inferieure; foret de Boghar a Belle-Fontaine; R., mai. Alyssuni Linn. 37. A. CAMPESTRE Linn., Sp. 909; Munby, Fl. Alg., p. 66. Hab. : Palurages ras et bord des champs des terrains calcaires ou argilo-calcaires ; le Blockaus , pentes du Djebel Taig; C, Djelfa, El- Agouat; mars et avril (Eur. austr. ). 38. A. GRANATENSE, Boiss. et Rent., pugill. plant, nov. Hisp., p. 9. Hab. : Memes stations que VAlyssum campeslre , mais principalement dans les terrains arenaces; pentes du Djebel Taig ( versant sud ) ; C. Guelt-el-Stel (Cosson) ; Djelfa (Reboud); fevrier et mars (Espagne). "39. A. scuTiGERUM, Durieu , Fl. Alg., Phanerog., pi. 72, fig. 4. Hab. : Collines incultes et sablonneuses du Haut-Chelif, Ain-Oussera, Guelt-el-Slel, en suivant la route d'El-Aghouat ; R. Djelfa (Reboud). Se retrouve a Saida ( province d'Oran ); mai. 40. A. MARiTiMUM, Lamk., Diet. 1, p. 98; Clypeola maritima , Linn.; Desf., Fl. Atl. 2, p. 72 ; Munby, Fl. Alg., p. 67; Arabe : Rogmah. ( I'O ) Hub. : Lieux sees , pierreux ou sablonneux ; tie Medeali a Boghar ; CC. Djelfa et El-Aghouat ; fleuril presque toute I'annee (Medit. ). Obs. — Je signale en passant, la presence dans les palurages sees des environs de Boghar, du Clypeola cyclodonlea Delile, dont j'ai reneonlre des graines parmi des touffes du Stipa barbata de celle loealile. Cette espece est d'ailleurs tres-abondante a Djelfa et a El-Aghouat. Uleniociis Dcsv. 41. M. LiNiFOLius DC. Syst. 2, p. 325, et Prodr. 1, p. 1G5. Hab. : Plaine argilo-sablonneuse enlre le Caravanserail d'Ain-Oussera et Guelt-el-Stel (Cosson) •, Djelfa (Reboud) ; juin (Espagne). Draba Linn. 42. D. VERNA Linn , Sp. 896. Hab. : Rochers herbeux qui bordent I'Oued-Azis , au-dessous de la tuilerie; C. Djelfa; mars (Eur.). Bivonea Dec. 43. B. LUTEA DC. Syst. 2, p. 555; Thlaspi luteiim Biv.; Choulette, Fragm. flor. Alg. Exsice. cent. 2, n- HO. Hab. : Paturages et pentes boisees du Djebel-Taig; R. avril (Medit.). Tlilaspi Dillen. 44. T. ARVENSE Linn. Sp. 901. Hab. : Cultures autour de Boghar; RR. mai (Eur.). 45. T. PERFOLiATUM Linn. Sp. 902. Hab. : Champs et taillis de chenes a Kermes, surtouldans les terrains argilo-calcaires ; CC. Djelpha, El-Aghgouat; de mars a mai (Eur. ). 46. T. BURSA-PASTORis Linn. Sp. 903; Desf., Fl. All. 2, p. 68 ; Munby, Fl. Alg., p. 66; Arabe : H'ara-el-Rerm. Hab. : Abondant dans les lieux vagues , les decombres^ les cultures (Eur.). Iliitcliiiisia R. Brown. 47. H. PETRffiA R. Brown., Hort. Kew. 4 , p. 82. Hab. : Lieux boises de la -recion monlagneuse inferieure , versant nord du massif du Djebel Taig (1,250 m. alt. ); R. Djebel Sahari , pres Djelfa (Reboud); mars-avril (Medit.). ( 171 ) 48. H. PROCUMBENS Desv., Joum. bot. 3, p. 168; Capsella procumbens Fries; Munby, Fl. Alg., p. 66. Waft. ; Alluvions du Ghelif, Ksar-el-Bor'ari ; R. Djelfa; avril , juin (Medit. ). Iberis Linn. 49. I. PECTiNATA Boiss,, Voy. bot. Esp., Suppl. p. 120; Choulede, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. cent. 2, n" 106. Hah. : Palurages sees et collines inculles (zone moyenne), Ksar-el- Bor'ari, vallee du Haut-Cbelif; C. Djebel Senalba, pres de Djelfa (Re- boud); avril (Esp., Orient). Bisciitella Linn. 50. B. AumcuLATA Linn. Sp. 911 ; Desf., Fl. All. 2, p. 73. Hab. : Lieux sablonneux et collines gypseuses de la vallee du Haut- Cbelif, Ksar-el-Bor'ari, Ain-Seba, Ouled-Antcur; CG. Djelfa (Esp. , Medit. occ. ). Corilylocarpus Desf. • 51. C. MURICATUS Desf., Fl. Atl., 3, p. 79, tab. 152; Munby, Fl. Alg., p. 68. Hab. : Champs sablonneux et collines siliceo-calcaires dans touts la plaine du Ilaut-Chelif ; remonte jusqu'au poste militaire de Boghar ; CC. El-Aghouat ; avril. Psycliine Desf. ' 52. P. STYLOSA Desf. Fl. Atl. 2, p. 69, tab. 148; Munby, Fl. Alg. p. 66. Hab. : Collines gypseuses ou siliceo-calcaires de la vallee du Haut- Chelif , Ksar-el-Bor'ari ; CC. ; ne remonte pas a plus de 200 metres au- dessus du niveau de la plaine; fl. mars , fr. mai. Sisymliriiini Linn. 53. S. iRio Linn. Amoen. 4, p. 270; Munby, Fl. Alg., p. 69. Hab. : Lieux vagues et decombres, autour des fortifications do Boghar; Djelfa; avril (Eur. centr.) 54. S. RUNCiNATUM Lagasca m DC. Syst. 2, p. 478; var. «. gla- brum Lag. Hab. : Champs siliceo-calcaires de la plaine, alluvions du Chelif; G. Djelfa; avril (Esp.) ( ns ) ' 55. S. TORULOSUM Desf. Fl. All. 2, p. 84, tab. 159; Munby, Fl. Alg., p. 69. Hab. : Meme lieux que le precedent, Ksar-el-Bor'ari ; R. Djelfa et El-Aghouat (Tun.) 56. S. ERYSiMOiDES Dssf. Fl. Atl. 2, p. 83, tab. 158. Hab. : Rochers ombrages etun peu bumides du massif du Djebel-Ta'ig (versants sud), pontes du Djebel-Taguelsa (1,300 m. d'alt.), rocbers a Guelt-el-Stel (Cosson); RR. mai (Tun. Esp. Sard, Canar.) * 57 S. AMPLExicAULE Def. Fl. All. 2, p. 81, tab. 153; Cbouletle, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. Cent. 1, n° 11. Hab. : Pentes du Djebel-Taig(zon. sup.); R. Tres-abondant autour de Medea et d'Alger; mai. Ery^imani Linn. 58. E. KUNZEANUM Boissier, Diagn. pi. orient. Ser. 2, Fasc. 1, p. 27 ; E. slrictiim J. Gay apud Balansa, pi. Alg. Exsicc. (1853), /ira&.:Collines incultesargilo-sablonneuses de la plaine d'Ain-Oussera, Guet-el-Stel (Cosson); R. Djelfa, El-Aghouat; juin (Esp.) IVeslia Desf. 59. N. PANicDLATA Desv., Journ.Bol. 3, p. 1G2; Bunias paniculala L'Herit. ; Munby, Fl. Alg., p. 65, Hub. : Cultures, autour de Boghar ; C. mai (Eur.) Brassica Linn. 60. B. GRAVIN.E Ten. Fl. Neap. Prodr. 39, et Fl. Nap. 2, p. 88, tab. 62 ; Sinapis reciirvata Desf. Fl. Atl. 2, p. 97 ; B. AtlanlicaCoss. et DR. olim.; B. Boissieri Munby, mBuU. Soc. Bot. Fr. 2, p. 283; Cbou- letle, Fragm. Fl. Alg. Exsicc Cent. 2, n" 111, Hab. : Fissures des rocbers, autour de Guelt-el-Stel (Cosson); juin. (Hal. Sic.) Sinapis Linn. 61. S. ARVENSis Linn. Sp. 933 ; Arabe : Khardel. Hab. : Champs, cultures, moissons; CC. Djelfa, El-Aghouat; avril. (Eur. Egypt.) Moricautlia Dec. 02, M. ARVENSIS DC. Sysl. 2, p. 626; Brasska campestris Desf. Fl. Atl. 2, p. 9i; Arabe : Kroum-el-Djcmel. (173) Hab. : Escarpements des ravins dans la plaine des Ouled-Anteur ; bord des petits cours d'eau, vis-a-vis Ksar-el-Bor'ari ; tres-abondant sur- tout dans les terrains sablonneux; Djelfa, El-Agbouat; mars et avril. (Medit. occ.) Siplotaxis Dec. * 63. D. PENDULA DC. Syst. 2, p. 628; Sisymbrium pendulum IdesL Fl. Atl. 2, p. 82, tab. 156; Choulette, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. Cent. 1 , n°13. Hab. : Bord des ravins argilo-calcaires, au-dessous des fortifications de Boghar; C. Djelfa; avril et mai. 64. D. viuGATA DC. Syst. 2, p. 631. — Var. humilis Coss. in Bourgeau plant. Hisp. Exsicc. (1852); Sinapis virgata Cavan. non Presl nee Guss. ex Lagasca. Hab. : Champs des terrains calcaires; C. Djelfa; raars-avril (Esp.). Erucastriini Rchb. 65. E. OBTUSANGULUM Rclib. , Fl. Excurs., p: 693. Hab. : Paturages sees et pierreux , versants nord du Djebel Taig ; collines boisees (chenes a Kermes), au-dessus du cimetiere europeen (1,100 m. alt.); C. avril. (Eur.). • 66. E. cossoNiANUM Reuter, Cat. hort. genev. (1854); E. oblus-. angulum. — Var. exauriciilatiim Coss. et DR. in Balansa, plant. Alg. Exsicc. (1853). Hab. : Pentes rocailleuses du Djebel Taig, le Blockaus (1,110 m. alt.) ; R. Djelfa ; mai. Eriica Dec. *67. E. SATiVA Lamk., Fl. Fr. 2, p. 496. — Var. Slenocarpa Boiss. et Reut, pugill. plant, nov. hisp., p. 8; Arabe : Djerdsir. Hab. : Champs incultes, bord des chemins des terrains siliceo-cal- caires; C. Djelfa, El-Agbouat; fevrier, mars. Se retrouve a Tleiiisen (Boiss. et Reut.). Carriclitera Dec. 68. C. VELL/E DC, Syst. 2, p. 642, et Prodr. 1, p. 224; Vellaanmia Linn. ; Desf., Fl. Atl, 2, p. 64; Arabe : Agrima. Hab. : Champs incultes, bord des chemins et collines pierreuses dans lu vallee du Haut-Chelif; GC. Djelfa, El-Aghouat; avril (Medit. occ). (174) JTIiiricaria Desv. ' G9. M. PROSTRATA Desv. , Journ. bot. 3, p. 159, tab. 25; Bimias prostrata Desf. Fl. All. 2, p. 70, tab. 150. Ilab. : Collines argilo-siliceuses entre Ain-Oussera et Guell-el-Stel ; C. abondaiit a Djelfa et a El-Aghouat (Reboud); juin (Tun. ). Enartlirocarpus Dec. * 70. E. CLAVATUS Delile in Godron, Fl. Juven., ed. 1, p. 4; Brassica lyrata Desf., Fl. Atl. 2, p. 96, tab. 166. Hab. : Terrains gypseux et sablonneux autour du Caravanserail d'Ain- Oussera ; R. (Cosson); Djelfa, El-Aghouat (Reboud) (Tun.). CISTINEES Juss. Cistus Tournef. 71. G. LiBANOTis Desf. Fl. Atl. 1, p. 412, non Linn, nee WilM., nee DC. Prodr. ; Pourret, in Act. Acad. Toul. 3, w 12; C. Clusii Dunal in DC. ,Prodr. l,p. 266. Hab. : Tres-abondant dans toute la region montagneuse superieure et boisee, versants du Djebel Taig et du Djebel Taguelsa; foret de pins d'Alep des Ouled-Anteur, en suivant les chemins arabes de Taza et de Miliana; CC. Djebel-Sahari pres Djelfa (Reboud) ; avril — mai (Esp., Portug., Sicile). 72. C. viLLOSUS Linn. Sp. 736; Desf., Fl. Atl. 1, p. 408; C. Arabe : Touzela. Hab. : Memes lieux que le precedent; C. Djelfa; mai (Medit, occ. ). 73. C. SALVi^FOLius Linn. Sp. 738 ; Desf., Fl. Atl. 1, p. 410; Munby, Fl.Alg., p. 52. Hab. : Versant N. du Djebel-Taig, foret de pins des Ouled-Anteur; CC. mai (Med. occ. et or.). Heliantliemiiiu Tournef. 74. H. NiLOTicuM Pers., Syn. 2, p. 78 ; Cisltis niloliciis\nr. Desf., Fl. All. i, p. 423; Choulette, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. Cent. 1, n° 17. ifaft. ; Paturages sees de la region montagneuse (zone moyennej; CC. Djelfa; mars, avril (Medit.). 75. H. SALiciFOLiuM Pcrs. , Syn. 2, p. 78; Cistus salicifolius Linn. ; Desf., Fl. Atl. 1, p. 424; Munby, Fl. Alg., p. 54. (175) Hab. ; Pres sees et penres boisdes du Djebel-Taig (zone moy.); mai (Eur.). 76. H. piLOSUM Pers., Syn. 2, p. 79; Munby, Fl. Alg., p. 54; Chou- lette, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. cent. 2, n" 114. Hab. : Pres sees, prineipalement dans les terrains sablonneux (zone moy. et inf. ) ; Djelfa, El-Aghouat; avril-juin ( Medit. ). 77. H. NUMMULARiuM Pers. Syn. 2, p. 79; Cistus mimmularius Linn.; Def., Fl. Ail. 1, p. 423; Munby, Fl. Alg., p. 54. Hab. : Pentes boisees ou roeailleuses du Djebel-Taig (zone sup.); tres-abondant au Bloekaus ; G. Djelfa ; de mars a mai (Medit.). ' 78. H. HiRTUM Pers., Syn. 2, p. 79. — Var. Deserti (Cosson). Hab. : CoUines sablonneuses autour du Caravanserail d'Ain-Oussera ; vallee de I'Oued-el-Nasser; R. Djelfa, El-Aghouat (Cosson). 79. H. FUMANA Mill., Diet. n» 6; var. /3. spachii , Gren. et Godr. , Fl. Fr. 1, p. 174; Cistus fumana, Linn.; Desf. , Fl. Atl. 1, var. «., tab. 105. Hab. : Lieux secset pierreux, le Bloekaus, versant S. du Djebel-Taig; C. juin (Eur.). 80. H. GLUTiNOSUM Pers. Syn. 2, p. 79; Cislm glutinosus Linn.; Desf., Fl. Atl. 1, p. 419. — Var. «. glutinoswn Pers. (Loc. cit.). Hab. : Tres-abondant sur les eollines ineultes et pierreuses ; avril. Var. |S. Iwve Pers., Syn. 2, p. 78. Hab. : Collines seehes et boisees , vallee de I'Oued-Moudjelil , Ouled- Anteur; R. mai (Medit.). VIOLARIEES Dec. "Viola Tournef. 81. V. TRICOLOR Linn. Sp. 1326. — Var. parvnla; V. parvula Tin., pugill. Sie. 5. Hab. : Bord des ehamps eultives , chemin de Belle-Fontaine , parmi les taillis Ae Pislacia lentiscus ; R. avril (Medit. occ.). RESEDACEES Dec. Reseda Linn. 82. R. PHYTEUMA Linn. Sp. 645; Desf., Fl. Atl. 1, p. 375. Hab. : Champs eultives des terrains silieeo-ealcaires, Ksar-el-Bor'ari ; C. Djelfa ; mars (Eur. centr. et austr.). Tome XXIIL 14 ( "6 ) 83. R. ALBA Linn. Sp. 045; Desf., Fl. Atl. 1,p. 37 i; Arabe : Lizonn. Hab. : Bords des champs et des chemins, cultures el paturages; CC. Djelfa, El-Aghouat; d'avril a juillet (Medit. or.). *84. R. STRICTA Pers. , Syn. 2,p. 40; R. saxalilis Pourret, Act. Acad. Toul. 3 ; Munby , Fl, Alg., p. 47. Hab. : Escarpements des ravins dans les vallees du Haut-Chelif, Ouled- Anteur; C. Djelfa; avril. 85. R. LUTEALinn., Sp. 643; Desf., Fl. Atl. 1, p. 374; Arabe : Droun. Hab. : Lieux incultes , bord des chemins; R. El-Aghouat; mai (Eur. centr. et austr.). POLYGALEES Juss. Polygala Linn. 86. P. SAXATiLis Desf., Fl. Atl. 2, p. 128, tab. 175; P. rupestris Pourr., Act. Acad. Toul. 3, p. 325. Hab. :hes fissures des rochers, versants sud du Djebel Taig et du Taguelsa( zone sup. ), le Blockaus; C. Djebel-Sahari, pres Djelfa ; d'avril a juin (Medit. occ). 87. P. MONSPELiACA Linn. Sp. 987 , Desf., Fl. Atl. 2, p. 129; Munby, Fl. Alg., p. 74. Hab. : Les pres sees a I'exposition du sud , chemin arabe du Ksar-el- Bor'ari et de Taza (zone moyenne) ; C. avril (Medit.). FRANKENIACEES St-Hil. Fraiikenia Linn. 88. F. PULVERULENTA Linn. Sp. 474. Hab. : Tres-abondant autour des Sebkha (lacs sales) d'Ain-Oussera ; juin (Eur, austr.). 89. F. THYMiFOLiA Desf., Fl. Atl. 1, p. 316. Hab. : Bord des ravins et des petits cours d'eau depuis Ksar-el-Bor'ari et a Bougzoul; alluvions du Haut-Chelif et de ses aflluents; C. Djelfa et El-Aghouat; mai (Tun., Esp.). CARYOPHYLLEES Juss. Sect. 1. — SILENEES. DC. Oysopliila Linn. '90 G. COMPRESSA Desf. Fl. Atl. 1, p. 343, tab. 97; Ghoulette, Fragm. Alg. Exsicc, cent, 1, n" 22. ( 177 ) iiaft. ; Paturages sees et pierreux (zone moyenne); varie ^ fleurs rosees dans les terrains sablonneux aulour de Medea ; de mai k seplem- bre;G. (Tun.). Diantliu!^ Linn. 91 . D. SYLYESTRis Wulf. in Jacq. Coll. 1. p, 237 ; Arabe : Kronfelh. Hab. : Rochers autour du Blockaus , foret de pins d'Alep, sur le ver- sant du Djebel Taig(zone superieure); sommet du Djebel Taguelsa (1,250 met. alt.); CC. Djelfa, El-Aghouat ; juin (Esp., France merid., Suisse, Grece). 92. D. SERRULATUs Desf., Fl. Atl. 1, p. 346; Munby, Fl. Alg., p. 43. Hab. : Bord des rochers de la region montagneuse ( zone superieure), sommet du Djebel-Taguelsa , crfiles rocheuses du Djebel-Taig; R. Djelfa; juin (Tun., Esp., Portug. ). Silene Linn. 93. S. TENOREANA Soy. Will. etGodr,, Monogr. Silen. Alg. p. 7. Obs. — Le Silene Tenoreana se rapproche tellement du S. inflata, qu'il a ete considere comme variete de celui-ci par MM. Gussone et Tenore, apres avoir ete decrit d'abord par eux comnie espece. MM. Soyer-Wille- metetGodron, dans leur Monographie des Silene de I'Algerie, onttrouve des caracteres sufiisants pour le maintenir au rang d'espece. Ces botanisles distinguent le S. Tenoreana du S. inflata , par les styles non epaissis superieurement , par la capsule ovoide, contractee en cone au sommet, par les graines plus petites , et par les feuilles plus etroites. Hab. : Bord des champs et des chemins ; G. avril— mai (Medit. ). 94. S. HispiDA Desf., Fl. Atl. 1, p. 348; Soy. Will. etGodr., Monogr. Silen. Alg. p. 11 ; S. hirsuta Poiret, Voy. Barb. 2, p. 163. Hab. : Gollines sablonneuses autour de Boghar; R. avril (Ital., Sicil., Sard.). 95. S. GALLiCA Linn. Sp. 595 ; Soy. Will, et Godr. ( Loc. cit.), p. 12 ; S. Lusilanic a \) &?,{., Fl. Atl. 1, p. 347, non Linn. Hab. : Paturages et champs sablonneux dans la plaine du Haut-Chelif, Guelt-el-Slel (Cosson); C. avril (Medit.). 96. S. TRiDENTATA Desf., Fl. Atl. 1, p. 349 ; Soy. Will, et Godr. {Loc. cit.), p, 15. Hab. : Champs, collines et paturages des terrains argileux ou gypseux (zon. moy.); C. avril (Tun., Esp., Cauc). ( 178 ) 97. S. BiPARTiTA Desf. Fl. All, 1, p. 352. — Var. |3. lasiorahjx, Soy. Will, et Godr. {Loc. cit. ), p. 26 ; S. bipartita, var. oxyneiira Cosson ; Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. cent. 2, n- 115. Ilab. : Paturages de la region monlagneuse boisee (zone superieurfe), Djebel-Taig, le Taguelsa; CC. Djelfa ; mai (Medit, occ). 98. S. RUBELLA Linn., Sp. 600; Soy. Will, et Godr. (Loc. cit.) p. 37 ; S. turbinata , Salzm. it. Hisp. tingit. fasc. 3, L.; Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. cent. 1, n- 23. Hab. : Tres-abondant dans les lieux cultives, au bord des champs; paturages de la zone moyenne; Djelfa, El-Aghouat; avril et mai (Medit. or.). 99. S. FUSCATA Link, in Brot., Fl. Lusit. 2, p. 187 ; Soy. Will, et Godr. (Loc. cit.) , p. 40; S. pseudo-atocion , Guss., pi. rar., p. 180, non Desf.; S. articula Kunze, wow Yiv. ; Gay ap. Bourgeau, plant. Hisp. Exsicc. (1849). Obs. — Tres-voisin du S. pseudo-atocion Desf., avec lequel il est quelquefois confondu. M. Mutel (Fl. Fr. addend. 469) considere les Silene fuscata Link. , S. atocion Murr., S. integrifolia Bory et Chaub., comme des varietes de la meme espece. Dans leur Monographie des Silene de I'Algerie, MM. Soyer-Willemet et Godron distinguent le S. fuscata Desf. du S. pseudo-atocion Link, par les fleurs plus rapprochees au soramet des rameaux , par le calice ombilique a la base , a dents ovales obtuses, paries petales plus petits , par la coronule formee d'ecailles soudees en un long tube dresse et finement crenele au sommet, et enfin par les antheres ovales. Hab. : Champs incultes et paturages montagneux au-dessous du Blockaus; CC. fevrier et mars (Portug., Ital., Sard.). 100. S. MUSCiPULALinn.,Sp.60; Desf, Fl. All. 1, p. 353; Soy. Will. etGodr. (Loc. cit.), p. 43; Choulette, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. cent. 1, n°26. Hab. : Pontes des montagnes et coUines incultes des versants S. du Djebel-Taig et du Djebel-Taguelsa , alluvions du Chelif, rochers au- dessus du Ksar-el-Bor'ari ; R. El-Aghouat; avril et mai (Medit. occ). 101. S. MELLiFERA Boiss. et Rout., Diagn. pi. Hisp., p. 8; Soy. Will, et Godr. (Loc. cit.), p. 48. Hab. : Region raontagneuse et boisee; versants N. (zone sup.) du Djebel-Taig et du Djebel-Taguelsa ( 1 ,300 m. alt. ) , au pied des rochers humides ou ombrages; R. juin (Espagne). ( H'-l ) Ijycliiiis Linn. 102. L. c(ELi-ROSA Desrouss. in Lamk. Diet. 3, p. 6M ; Agrostemma cceli-rosa Linn.; Desf., Fl. All. 1 , p. 363; Munby , Fl. Alg., p. 45; Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. cent. 2, n» 110. Hub. : Champs sablonneux pres la tuilerie de Boghar, rives de I'Oued- Az'is; R. mai. Tres-abondantdans toutelaKabylie montagneuse(Medit.). 103. L. MACROCARPA Boiss. et Reut., Diagn., plant, nov., Ilisp., p. 8; Coss. et DR. Fl. Alg., pi. 80, fig. 1-10. /fa&. ; Pentes et paturages du Djebel-Taig (versant N.); R. Djelfa ; juin (Tun., Esp., Or.). Velezia Linn. 104. V. RiGiDA Linn. Sp. 474; Desf., Fl. Atl. 1 , p. 221 ; Munby. Fl. Alg., p. 27. Hah. : Pafurages sees des hauts sommets, Djebel-Taig, Djeb. Taguelsa (1,200 a 1,300 m. alt.); R. Dj. Sahari, pres Djelfa; juin (Medit.). Sect. IL — ALSINEES. BarU. Arenaria Linn. 105. A. SERPYLLiFOLiA Linn. Sp. 606; Munby, Fl. Alg., pag. 44; Choulette, Fragm. Alg. Exsice. eent. 2, n° 117. Hab. : Bois montagneux(zone moyenne) , taillis de clienes a Kermis; C. avril (Eur.). * 106. A. PROCUMBENS Valil symb. 1 , p. 50, t. 33; Aremria hernia- riw folia Desf., Fl. Atl. 1, p. 278. Hab. : Paturages sees et pierreux , broussailles de Zizyphus lotus , surtout a I'exposition du Sud (zone moy.) ; CG. Djelfa, El-Aghouat ; avril- mai (Tun.). Ilolosteiiiii Linn. 107. H. UMBELLATUM Linn. Sp. 130. Hab. .-Paturages sees et taillis de ehenes-verts , pres la tuilerie de Boghar, pele-mele avec le Cerastiiim echimdatttm Cos. et DR.; rare; Djelfa ; avril et mai (Eur. or. ). Cerastium Linn. 108. G. DiCHOTOMUM Linn.,Sp. 628; Desf., Fl.Atl. 1, p. 367; Munby, Fl. Alg., p. 46. ( 180 ) llab. : Bord des champs et des chemins, autour des villages ; RR. mai (Esp.)- 109. C. viscosuM Linn., Sp. 62" ; C. vulgatiim Linn. ; Desf., Fl. All. i , p. 365 ; Munby, Fl. Alg., p. 46. Hab. : Champs, cultures, prairies; C. avril (Eur.) '^110. C. ECHiNULATUM Cosson et Durieu, Mss. Hab. : Collines boisees (chenes a Kermes) et paturages sees pres la tuilerie de Boghar (zone moyenne); coleaux sees autour du cimeliere europeen ; C. avril et mai. Obs. — Cette curieuse espece, que j'ai decouverte pour la premiere fois en Algerie autour de Boghar, se rencontrera probablement ailleurs dans le Tell algerien ; aussi crois-je devoir la signaler a I'attention des botanistes. Spergiilaria Pers. IH. S. MEDIA Pers. Syn. 1, p. 504. — Var. ^marginata; Arenaria media Linn.; Desf. Fl. All. 1, p. 358. Hab. .-Alluvions du Haut-Chelif, I'Oued-Moudjelil, TOued-el-Hakoum ; CC. Djelfa ; juin-juillel ( Tun., Eur. occ. el auslr.). LINEES Dec. lilntiin Linn. H2. L. STRiCTUM Linn., Sp. 400; Desf., Fl. All. i , p. 278; Munby, FL Alg., p. 33. Hab. : Pres sees et pierreux; CC. Djelfa; mai (Medit.). * 113. L. DECUMBENS Dcsf., Fl. Atl. 1 , p. 278, lab. 79; Choulelle , Fragm. Alg. Exsicc. cent. 1, n* 29. Hab. : Paturages sees a I'exposilion du sud (zone moy. ) ; C. Djelfa (Tun.). * 114. L. coRYMBiFERUM Desf., Fl. All. 1, p. 279, tab. 80; Choulelle, Fragm. Alg. Exsicc. Cent. 1, n" 28. Hab. : Tres-abondant au bord des champs, des chemins, et dans les paturages des terrains calcaires; juin. 115. L. suFFRucTicosuM Linn., Sp. 400; Choulelle. Fragm. Alg. Exsicc. cent. 1, n. 30. Hab. : Pentes boisees du Djebel-Taig, Djebel-Taguelsa, forel des Ouled-Anleur; CC. Djelfa; mai-juin (Esp., France mcrid. ). ( m ) "HO. L. TENUE Desf., Fl. All. 1, p. 81,«owMunby; Chouletle, Frag. Alg. Exsicc. cent. 2, n. 119. Hab. : Paturages et lieiix marecageux, au-dessous de Tancien moulin pres de la pepiniere, chemin de traverse du Ksar-el-Bor'ari ; CG. juin- oclobre. MALVACEES R Brown. IVfalope Linn. 117. M. STiPULACEA Cav. Diss. 2; Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. cent. 1, n. 31. Hab. : Bord des champs cultives et des paturages des terrains argilo- calcaires, chemin des Ouled-llellel , Dallia , Mondjebeur; vallee du Haut-Chelif; CC. mai-juin (Esp.). ]9Ialva Linn. 118. M. NicEENSis All., Fl. Fed. 2, p. 40; Munby, Fl. Alg., p. 72; M. rottmdifolia Desf., Fl. Atl.j non Linn, {ex Boiss.). Hab. : Pres sees , bord des champs et des chemins; C. juin (Medit.). 119. M. SYLVESTRis Linn., Sp. 9G9; Desf., Fl. All., 2, p. 45; Arabe : Mandj'ir; — dans le sud, Khohb'iz. Hab. : Tres-abondant au bord des champs et des chemins , cultures, Djelfa, El-Aghouat; mai-juin (Eur. ). liavatera Linn. 120. L. TRiMESTRis Limi., Sp. 974; Def. , Fl. AU. 2, p. 119. Hab. : Champs cultives des terrains siliceo-calcaires , valine du Haut- Chelif; C. juin (Medit.). GERANIACEES Dec. Cieruniiim Linn. 121. G. DissECTUJiLinn., Sp. 956; Desf., Fl. Atl. 2, p. 102. Hab. : Pres, champs, cultures; C. juin (Eur.). 122. G. MOLLE Linn., Sp. 955; Desf., Fl. Atl. 2, p. 102. Hab. : Bord des champs, des chemins, cultures; C. juin. (Eur.). 123. G. ROBERTiANUM Linn., Sp. 955; Desf., Fl. All. 2, p. 114. Hab. : Rochers humides el ombragos dans la foret des Ouled-Anteur, I'Oued-Az'is ; CC. Djelfa; mai-juin. (Eur.). ( 182 ) £rodiiint L'Herit. 124. E. MALACoiDES Willd., Sp. 3, p. 639; Desf., Fl. All. 2, p. 104. Hab. : Lieux incultes, bord des chemins ; CC. avril-mai ( Eur. ). 125. E. cicoNiUM Willd., Sp. 3, p. 639; Munby, Fl. Alg., p. 71 ; Gera- nium ciconium Linn. ; Desf., Fl. Atl. 2, p. 106. Hab. : Plaine sablonneuse et collines incultes de la valine du Haul- Chelif; R. mai-juin (Medit. ). 126. E. MoscHATUM L'Herit. m Ait. Hort. Kew. Ed. 2, 1 , p. 414; Munby, Fl. Alg., p. 71; Geranium moschaliim Linn.; Desf., Fl. Atl. 2, p. 106. Hab. : Bord des champs, des chemins, decombres; Medea; CC. (Medit.). 127. E. cicuTARiuM L'Herit. {Loc. cit.), p. 414; Geranium cicutarium Desf., Fl. Atl. 2, p. 106. Hab. : Paturages des collines seches et pierreuses, champs incultes des terrains siliceo-calcaires, plaine du Haut-Chelif; C. juin (Eur. ). '128. E. MAURiTANicuM Coss. et DR. in Balansa, Plant. Alg. Exsicc. n" 345 (1852 ) ; E. Munbyanum Boissier (Glim. ). Hab. : Pentes rocheuses du Djebel-Taig , Djebel-Taguelsa (1 ,250 met.); collines incultes dans les plaines des Ouled-Zenak'ra, entre Ain-Seba et Beugzoul; collines des bords de rOued-Mel'eh; C. mai-juin. *129. E. GUTTATiiM Willd. Sp. 3 , p. 636 ; Geranium gutlatum Desf., Fl. Atl. 2, p. 113. tab. 169 ; Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. cent. 1, n«38. Hab. : Collines sablonneuses ou gypseuses dans le Haut-Chelif, Ouled- Hamed, Ouled-Anteur, Ouled-Zenak'ra, Ain-Seba et Bougzoul , chemin de Ksar-el-Bor'ari a Saneg; CC. Djelfa, El-Aghouat; mai. "130. E. HYMENODES L'Herit., Geran. tab. 4; Geranium geifolium Desf. Fl. Atl. 2, p. 108, non Munby; Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. cent. 1, n» 32. Hab. : Collines incultes pres la Smala de Mondjebeur ; Ain-Tletat , chezles Beni-Hacem; RR. Djelfa, El-Aghouat; mai. HYPERICINEES Dec. Hypericum Linn. 131. H. TOMENTOSUM Linn., Sp. 1106; Desf., Fl. All. 2, p. 217; Munby, Fl. Alg., p. 86. Hab. : Bord des fosses, surtout dans les lieux humides; CC. juin- juillct (Medit. or. ). ( 183 ) RUTACEES Juss. Riita Linn. 132. R, ANGUSTiFOLiA Pers., Syn. 1, p. 46-4; Arabe : Fidjela. Hub. : Lieux sees fit pierreux , pentes du Djebel-Taig, Djebel-Taguelsa, foret des Ouled-Anteur, collines incultes dans les Ouled-Zenak'ra , sur les bords de rOued-Mel'eh ; C. Djelfa ; juin (Medit. ). Haplo pity Hum Adr. de Juss. 133. H. LiNiFOLiUM Adr. de Juss., in Mem. Mus. 12, p. iG-l ; wowDesf. Fl. Atl. 1. p. 336, qii(B est R. Buxbawnii Poir. (Teste Coss. et Kralik); Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. Cent. 2, n» 122. Hab. : Pentes et versants S. du Djebel-Taig (zone sup.); R. Djelfa; juin (Tun., Esp.). Peganuin Linn. 134. P. HARMALA Linn. Sp. 638 ; Desf., Fl. Atl. 1, p. 371 ; Munby, Fl. Alg., p. 46; Arabe : Harmel. Hab. : Plaines sablonneuses du Ilaut-Chelif , Ksar-el-Bor'ari ; Oued- Moudjelil , etc.; R. Djelfa, El-Aghouat; juin-juillet (Tun., Esp., Grece, Cauc., Or.). RHAMNEES R. Brown. Rlianiniis Linn. 135. R. LYCioiDES Linn., Sp. 279; Desf., Fl. Atl. 1 , p. 198; Munby, Fl. Alg., p. 25. Hab. : Fissures des rochers au sommet du Djebel-Taguelsa (1,300 m. alt.), Djebel-Taig; CG. Djebel-Senalba , pres Djelfa; juin (Esp., Porlug. ). Zizyphns Tournef. 136. Z. VULGARIS Lamk., Diet. 3, p. 316; Z. sativusJ)esi.,¥\. Atl. 1, p. 200; Arab : Annaba. Hab. : Subsp. autour des habitations , dans les haies autour de Medea. Les fruits sont murs en octobre (Medit. ). 137. Z. LOTUS Lamk., Diet. 3, p. 316 ; Rhamnus lotus Linn. ; Desf., Fl. All. 1, p. 200; Choulette, Fragm. Alg. Exsiec. cent. 1, n" 35; Arabe : Sidr'a; Ic fruit, Nabk. ( 184 ) Hah. : Buissons el broussailles dans les lieux sees et pierreux (zone moy.); CC. fleurs en juillet; fruits en novembre et decembre (Tun., Esp., Sic. Arab. ). TEREBINTIIACEES Juss. Pistacia Linn. 138. P. LENTiscus Linn., Sp. 1455; Forsk. ; Desf., Fl. Atl. l,p. 305; Munby , Fl. Alg,, p. 107 ; Arabe : Dh'arou. Hab. : Tres-abondant dans touts la region montagneuse(zone. moy.); fleurs en avril ; fruits en octobre et novembre (Medit. austr., Can. ) 139. P.TEREBiNTHUsLinn.,Sp. 1455; Forsk.; Desf., Fl. Atl. 1, p. 364; Munby, Fl. Alg., p. 109; Arabe : Bot7na ;\e fruit Goudzin. — Var. a. angitslifolia. — Var. |3. latifolia. Hab. : Bois de la region montagneuse (zone sup. , depuis 1,200 a 1,300 met. alt.). La var. «. cretes rocheuses du Djebel-Taig; la var. /3. bois des versants N. du meme massif; CC. Djelfa; fleurs en mars et avril ; fruits enjoin et juillet (Medit.). * 140. P. ATLANTiCA Desf., Fl. Atl. 2, p. 364 ; Arabe : Bethonm. Hab. : Collines incultes siliceo-calcaires du Haut-Chelif ; plateaux du Sersous , Ain-Taguin , Ain-Oussera , Guelt-el-Stel ; rare partout ; tres- abondant dans le Sahara algerien; mars (Can., Or., Desert). LEGUMINEUSES Juss. Colycotoiiie Link. 141. C. spiNOSALink. , Enum. hort. Berol. 2, p. 225; Spartium spi- nosnmUnn.; Desf., Fl. Atl. 2, p. 135; Munby, Fl. Alg. , p. 75; Arabe: Gotidoid. Hab. : Collines arides et pierreuses ; CC. principalement dans la zone moyenne; fleurs en avril ; fruits en juillet (Med. occ. ). Spartium Linn. 142. S. JUNCEUM Linn., Sp. 9*d^ ; Genista juncea Larak.; Desf., Fl. Atl. 2, p. 137. Hab. : Collines calcaires entre Boghar et Medea; avril GG. (M6dit. ). M43. S. BiFLORUJiDesf., Fl. Atl. 2, p. 133, tab. 179; Munby Fl. Alg. , p. 74. Hab. : Versants S. du Djel)el-Taig(zone superieure); foret des Ouled- Anteur; CC. Avril. ( 185 ) -Oenista Linn. "iU. G.TRicusPiDATxDesf., Fl. Atl.2, p. 138,tab. 183; Munby, I". Alg., p. 74; Chouletle, Fragm. Alg. Exsicc. cent, i, n" 36. Hab. : Abondant sur toutes les collines siliceo-calcaires de la zone moyenne ; avril. Cytisus Linn. M45. C. TRiFLORUS L'Herit., Stirp. 184; Desf., Fl. All. 2, p. 139. Hab. : Region montagneuse boisee, sur la route de Medea a Boghar ; CG. Mai(Medit.) Argyrolobiiim EkL et Zeyt. * 146. A. GRANDiFLORUM Boiss. et Reut. Pugill. plant, nov., p. 29. « Argyrolobio Linneano valde afllnis, sed omnibus partibus major et » validior est, rami et prKserlim pedunculi crassiores sunt, indumentum 3> calycis et partium superiorum planlae patulum , nee adpresse sericeum J flores subduplo majores sub-crocei nee flavi, carina margine superior J) evidenter convexa nee rectiuscula ; legumina matura , curvula , pilis » adpressis hirsutissima , ); scmina biconvexa , siibrotundata , flava, 2-3 lineis lata. (Boiss. et Reut. loc. cit.) Hab. : Region montagneuse et superieure, versants sud du Djebel-Taig (1,200 a 1,300 m. alt.); R. avril. Ononis Linn. 147. 0. NATRix Linn. Sp. 1,008; Munby, Cat. pi. alg., 8. Hab. : Champs sablonneux de la vallee du Haut-Chelif , alluvions de rOued-Mondjelil, I'Oued-el-IIakoum, Ksar-el-Bor'ari; CC. avril (Eur.). * 148. 0. piCTADesf. Fl. Atl. 2, p. 144, tab. 187. Hab. : Collines pierreuses et escarpements des ravins autour de Bog- har, pentes du Djebel-Taig (Zon. moy.); CC. ayril. 149. 0. BREViLORA DC. Prodr. 2, p. 160; Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. Cent., 1, n" 39. Hab. : Pelouses seches, au sommet du Djebel-Taig; R. mai (Medit.). 150. 0. cHERLERi Desf. Fl. All. 2, p. 148; Choulette , Fragm. Alg. Exsicc. cent. 2, n" 124. Hab. : Paturages des terrains siliceo-calcaires, versants nord du Djebel-Taig, foret des Ouled-Anteur, Oued Az'is; C. Djebel-Senalba, pres Djelfa. Avril (Med. Occ). ( 186 ) 151. 0. ORNiTiiopoDioiDES Lin. Sp. 1009; Desf. Fl. All. 2, p. 148; Munby, FI. Alg. p. 70. Hab. : Region monlagneuse boisee (zone sup.), Djebel-TaTg, Djebel- Taguelsa (1,200 a 1,300 m. alt.); C. Djebel-Senalba, pres Djeffa. Avril (Medit.). * 152. 0. PENDULA Desf. Fl. All. 2, p. 147, tab. 191; Munby, Fl. Alg. , p. 76. Hab. : Memes lieux que I'espece precedente; C. avril. •153. 0. LAxiFLORA Desf. Fl. Atl. 2, p. 146, tab. 191; Munby, Fl. Alg.. p. 76. Hab. : Plaine sablonneuse du Haut-Chelif , collines gypseuses a Test de Boghar, Ksar-el-Bor'ari ; CC. avril. 154. 0. coLUMNyE All. Fl. Ped. 1, p. 138, tab. 20; 0. parviflora Lamk. ; Desf. Fl. Alt. 2, p. 140; Munby, Fl. Alg., p. 75. Hab. : Collines seches et boisees de la zone moyenne , puils du Djebel Taig, Le Blockaus; CC. Djelfa. Juin (Eur. centr. et merid.). Anthyllis Linn. 155. A. vuLNERARiA Linn. Sp. 1012; Desf. Fl. Atl. 2, p. 151. — Et var. p. Rubriflora DC. Prodr. 2, p. 170, Hab. : Paturages de la region montagneuse superieure , versants nord du Djebel-Taig, foret des Ouled-Anteur ; C. Le type a fleurs jaunes pele- mele avec la variete rubriflora; mais fleurit un mois plus tard, a la fin de mai; tandis que la variete montre ses fleurs vers la mi-avrii ; CC. Djelfa (Eur. Or.). 156. A. TETRAPHYLLA Linn. Sp. 1011 ; Munby, Fl. Alg., p. 77. Hab. : Paturages sees et pierreux a I'exposition du sud , collines arides dans la plaine du Haut-Chelif; CC. avril (Medit.) 157. A. TRAGACANTHOiDES Desf. Fl. All. 2, p. 150, tab. 194; Arabs: Kdad. Hab. : Collines seches et pierreuses au-dessus de la Smala de Mond- jebar, Ain-Tletat (Beni-Hacem) ; chemin de Saneg; RR. juin (Esp.). Medicago Linn. 158. M. SATIVA Linn. Sp. 1096 ; Munby, Fl. Alg., p. 84; Arabe : Faca'. Hab. : Lieux sees et collines incuUes, penles du Djebel-Taig, Le Bloc^ kaus; CC. Djelfa; Juin (Esp. or.). ( 187 ) 159. M. ORBICULARIS All. Fl. Ped. i, p. 314; M. polymorpha. — Var. «. Desf. Fl. All. 2, p. 140. Hab. : Paturages des terrains siliceo-calcaires ; Djelfa; mai et juin (Eur. mer. occ). ' 160. M. SECUNDiFLORA Durieu in Ducliarlre, Revue Bot. 1, p. 365, et Fl. Alg., tab. 88, fig. 2; Cosson et Kralik. Bull. Soc. Bot. Fr. 4, p. 134; Balansa, PI. Alg. Exsicc. n» 374; Choulette', Fragm. Alg. Exsicc. cent. 2 , n° 126. Hab. : Paturages des coUines siliceo-calcaires, versants sud du Djebel- Taig; CG. El-Aghouat; avril. 161. M. APicuLATA Wild. Sp. 3, p. 1414. Hab. : Prairies, bord des champs cultives; CC. Djelfa; mai et juin (Eur.) 162. M. PENTACYCLA DC. Cat. Monsp. 124. Hab. : Champs cultives, bord des chemins et paturages sees; R. mai et juin (Eur. m^rid.). 163. M. ciLiARis Willd. Sp. 3, p. 1411; M. polymorpha. — Var. p. ciliaris Desf. Fl. All. 2 , p. 140. Hab. : Champs et prairies des terrains argilo-calcaires, pepiniere et ancien moulin de Boghar; champs et sables du Haut-Chelif; C. mai et juin (Esp. , Franc, merid. , Ital.). 164. M. MACULATA Willd. Sp. 3, p. 1412. Hab. : Pres, champs et cultures; CC. avril et mai (Eur.). 1G5. M. MINIMA Lamk., Diet. 3, p. 636; ilf. Polymorpha , var. y. recta Desf., Fl. All. 2; Munby, Fl. Alg., p. 85. Hab. .'Paturages sees et pierreux de la region montagneuse (zone superieure), le Blockaus , Djebel-Taig; CC. Djelfa; avril et mai (Eur. centr. et merid.). 166. M. TRiBULOiDES Lamk., Diet. 3, p. 635; Munby, Fl. Alg., p. 85. Hab. : Prairies , champs , bord des chemins , vallees du Ilaul-Chelif , alluvions de I'Oued-el-Hakoum ; C. Djelfa (Medit. ). 167. M. TURBiNATA Willd., Sp. 3, p. 1409. — Var. olivwformis. Hab. : Paturages des terrains argilo-calcaires; R. mai-juin (Medit.). 168. M. MLRiCATA Bentham, Cat. Plant. Bas. Lang. p. 102; Munby, Fi. Alg., p. 85. Hab. : Bord des champs et des prairies dans les terrains sees et sa- blonneux, champs de la plaine du Haut-Chelif; R.. Djelfa; mai-juin (Medit. occ). ( 188 ) 169. M. SPH.EROCARPA Bertol. , Amoenit. , p. 91 ; Munby, Fl. Alg., p. 85. Hnb. : Pres sees et champs des collines argilo-calcaires , versants du DJebel-Taig ; R. juin (Medit. ). Trigonella Linn. 170. T. GLADiATA Stev., Cat. Hort. Gorenk., p. 112. Hub. : Collines seches et pierreuses, versant S. du Djebel-Taig, Djebel Taguelsa (zone superieure, 1,200 m.) ; C. Djelfa ; avril-mai ( Medit. or.). 171 . T. MoNSPELiACA Linn., Sp. 1095 ; Desf., Fl. All. 2, p. 208 ; Munby, Fl. Alg., p. 84; Arabe : Houlba. Hab. : Pres sees de la region montagneuse (zone sup. ) , le Blockaus , Djebel-Taig; CC. Djelfa; avril (Medit.). 172. T. POLYCERATA Linn., Sp. 1093. Hab : Bord des champs et des chemins , dans la plaine sablonneuse du Haut-Chelif, entre la Daia-Kellala et Ain-Oussera (Cosson) ; alluvion de I'Oued-Moudjelil ; R. Djelfa (Medit. occ. ). ]fIelilotus Tournef. 173. M. SULCATA Desf., Fl. Atl. 2, p. 193. Hab. : Champs des terrains calcaires (zone moy. ) autour de Boghar ; R. Djelfa; juin (Medit. or.). 174. M. NEAPOLiTANA Tenore., Fl. Nap., Suppl. 1, p. 56. Hab. : Paturages et champs des terrains sablonneux dans la plaine du Chelif, Ksar-el-Bor'ari , Ain-Oussera, Guelt-el-Stel , Djelfa ; R. juin (Medit. or.). 175. M. PARViFLORA Desf., Fl. Atl. 2, p. 190; M. indica AIL; Munby, Fl. Alg., p. 82; Arabe : Chenan. Hab. : Champs , cultures et jardins; CC. mai et juin (Eur. merid. , Egypte, Canaries). Trifoliiint Linn. 176. T. STELLATUM Limi., Sp. 1088 ; Desf., Fl. Atl. 2, p. 199 ; Munby, Fl. Alg., p. 82. Hab. : Pelouses de la region montagneuse boisee , versants du Djebel Taig; CC. avril-mai ( Medit. or. ). 177. T. ANGUSTiFOLiiMLinn.,Sp. 1083; Desf., Fl. Atl. 2, p. 198 ; Munby, FL Alg., p. 82. ( 189 ) Ilab. : Bord des champs et des chemins dans les terrains sablonneux • ou gypseux, vallees du Haut-Clielif ; C. mai-juin (Medit.). 178. T. CHERLERi Linn., Sp. 1081 ; Desf., Fl. All. 2 , p. 197 ; Munby, Fl. Alg., p. 82. Pab. : Pelouses de la region monlagneuse boisee, Djebel-Tai'g, p61e- mele avec le T. stellalum; CG. avril-mai (Medit.). 179. PANORMiTANUM Presl., Fl. Sic 1, p. 20. Cette espece se distingue du T. marilimiim par ses capitulesplus gros et ses fleurs plus grandes, par son calice a tube oblong, resserre sous les dents, convert de poi Is glanduleux a la base; paries dents du calice plus allongees et plus etroites , a trois nervures, I'inferieure refle- chie , plus longue que le tube ; par ses folioles plus grandes et ses sti- pules plus larges. La plante est plus robuste, a rameaux plus etales , les superieure ne depassant pas I'axe primaire (Gren. et Godr., Fl. Fr. 1, p. 409.) Hab. : Bord des chemins et des champs argilo-calcaires, autour de Boghar; RR. mai-juin (Medit. or.). 180. T. LAPPACEUM Linn., Sp. 1082; Munby, Fl.Alg., p. 85. Hab. : Champs des terrains sees et pierreux ; CC. mai (Bledit. ). 181. T. scABRUM Linn. , Sp. 1084; Desf., Fl. Atl. 2, p. 199; Munby, Fl. Alg., p. 83. Hab. : Pelouses de la region montagneuse boisee , versants du Djebel- Taig et du Taguelsa, foret des Ouled-Anteur; CC. Mai (Eur. cenlr. ). 182. T. Arvense Linn., Sp. 1082; Desf., Fl. Atl. 2, p. 198.— Variete JEtncnse Guss. Syn. Fl. Sic. 1, p. 836. Hab. : Memes lieux que le precedent; commun sur les versants N. du Djebel-Taig (1,250 m. alt. ) ; mai ( Eur. ). 183. T. FRAGiFERUM Linn., Sp. 1086. Hab. :VvQ% sees, bord des routes et des chemins; CC. Avril-mai (Eur. or. ). 184. T, RESUPiNATUM Linn., Sp. 1086; Munby, Fl. Alg., p, 85. Hab. : Pres et champs sablonneux , Alluvions du Chelif , I'Oued- Moudjel'il; CC. Mai (Eur. or.). 185. T. TOMENTOswi Linn., Sp. 1086 ; Desf , Fl. Atl. 2, p. 200. Hab. : Paturages dans la plaine du Haul-Chelif , alluvions de TOued- el-Hakoum etdu Chelif, au milieu des Tamarix; CG. mai-juin (Medit.). 186. T. REPENS Linn., Sp. 1080. Hab. : Tres-abondant dans toutes les prairies huraides ; avril (Eur.). ( 190 ) 187. T. AGRARiUM Linn., Sp. 1087 ; Munby, Fl. Alg.,p. 82; Melilotiis agraria Desf., Fl. Atl. 2, p. 193. Hab. : Lieux herbeux et sablonneux dans la foret des Ouled-Anteur, les Ouled-Hellel , autour de Boghar ; CG. mai ( Eur. ). liOtus Linn. M88. L. BiFLORUS Desf., Fl. Atl. 2, p. 202, tab. 210; Munby, Fl. Alg., p. 83. Hab. : Paturages humides autour de I'ancien moulin a eau et de la pepiniere de Boghar, ancien marche arabe ; CC. mai-juin. 189. 1.. ORNiTHOPODioiDES Linn., Sp. 1091 ; Desf., Fl. Atl. 2, p. 203. Hab. : Collines seches et paturages de la region montagneuse (zone sup.), sommet du Djebel-Taguelsa ( 1,300 m. alt.), versants sud du Djcbel-Taig; G. mai (Medit.). 190. L. ALLiONii, Desvaux, in Journ. Bot. 3, p. 77; L. Proslrattis Desf., Fl. Atl. 2, p. 206 ; Munby, Fl. Alg., p. 83. Hab. : Pelouses des terrains calcaires, autour des fortifications de Boghar; CC. mars-avril (Medit.). Astragalus Linn. 191. A. PENTAGLOTTis Liuu. , Maut. 274; Desf., Fl. Atl. 2, p. 185; Munby, Fl. Alg., p. 81. Hab. : Pelouses des terrains calcaires dans la region montagneuse , le Blockaus , Djebel-Ta'ig, pres rocailleux au-dessous de rHopital militaire ; C. avril (Medit.). 192. A. HAMOSUS Linn., Sp. 10G7 ; Desf., Fl. Atl. 2, p. 187; Munby, Fl. Alg., p. 81. Ha&. ; Lieux sees et sablonneux, collines boisees dans la foret des Ouled-Anteur, chemin de Dallia a Belle-Fontaine ; GG. mai (Medit. or.). 193. A. GLAUX Linn., Sp. 1069. Hab. : Bord des champs et des chemins , chemin de Taza; RR. mai- juin (Esp., France merid.). 194. A. SESAMEUS Linn., Sp. 1068; Desf., Fl. Atl. 2, p. 185. Hab. : Collines seches et boisees, foret des Ouled-Anteur, Ouled- Hellel; pres de la tuilerie de Boghar ; R. Sidi Maklouf pres d'El-Aghouat; mai-juin (Medit. or. ), 195. A. HYPOGLOTTis Linn. , Mant. 274; Desf., Fl. Atl. 2, p. 183; Munby, Fl. Alg., p. 81. ( 191 ) Hab. : Pelouses de la region montagneuse (zone sup.), versanls du Djebel-Ta'ig (1,200 m. alt.); foret de pins d'Alep des Ouled-Anteur ; CC. avril (Medit. ). 'i%. A. GENicuLATUsDesf., Fl. Atl, 2, p. 18fi, tab. 205; Munby, Fl. Alg. p. 81. Hab. : Avec le precedent; C. Djelfa ; avril. •197. A. LANiGERUS Desf., Fl. All. 2, p. 186, tab. 202; Munby, Fl. Alg, p. 81. Hab. : Paturages sees de la region montagneuse boisee (zone sup. ), le Blockaus, versants du Djebel-Taig et du Djebel-Taguelsa ; C. Djelfa (Reboud). 198. A. NUMMULAHioiDEs Desf., Fl. Atl. 2, p. 182 , tab. 204. Hab. : Pelouses des terrains sees et montagneux; CG. Djelfa; mars et avril (Tun., Esp. orient.). Psoralea Linn. 199. P.BiTUMiNOSALinn., Sp. 1075; Desf., Fl. Atl. 2, p. 191; Munby, Fl. Alg., p. 82. Hab. : Lieux sees et sablonneux dans la foret de pins des Ouled- Anteur, chemin de Belle-Fontaine; CG. juin (Medit.). fScorpiuriis Linn. 200. S. VERMicuLATA Linn., Sp. 1050; Desf, Fl. All. 2, p. 174; Munby, Fl. Alg., p. 80. Hab. : Pres sees, champs argilo-calcaires ; CC. avril (Medit.). 201. S. SULCATA Linn., Sp. 1050; Desf.; Fl. All. 2; p. 174; Munby, Fl. Alg., p. 80. Hab. : Memes lieux et avec le precedent ; R. mai (Tun., Medit., Can.). Coronilla Linn. •202. C. PENTAPHYLLADesf.,Fl.Atl.2, p. 171;Munby,Fl.Alg.,p.79. Hab. : Region montagneuse boisee (zone, moy.), dans la foret de pins des Ouled-Anteur; Ouled-llellel ; Chemin indigene de Miliana , Taza ; CG. Avril. 203. C. scoRPioiDES Koch Deutsch., fl. 5, p. 210; Oniithopns scorpioides Linn. ; Desf., Fl. All. 2, p. 113; Munby. Fl. Alg., p. 79. Hah. : Champs cullives des terrains siliceux et argilo-calcaires , vallees du Haut-Chelif; CC. Djebel-Senalba pres Djelfa (Reboud) ; avril (Tun., Medit. or. ). ToMi- XXIII. 15 ( 192 ) lEililiocregti^!* Linn. 201. H. scABRA DC. Prodr. 2, p. 312; Boissier, Voy. bot. Esp. , addend., p. 728, nan Cosson Plant, crit. Esp., p. 106, qnw est H. scabra Salzm. {H. sahmanni Boiss. et Reul., Diagn. , pi. or. fasc. 2, p. 101). Cetle espece , dont la souche est vivace , vient se placer a rote de VH. comosa Linn. ; eile en differe par ses fleurs plus petites, par ses fruils'courbes en cercle a sinus sub-orbiculaires places du cote interieur de la courbure, par son fruit scabre au niveau des graines ; la souche est plus ligneuse que celle de VH. comosa; les tiges sont dressees et non ascendanles etalees. Hal). : Tres-abondant autour de Boghar, sur toutes les collines arides et crayeuses a I'exposilion du sud (zone moy.); rare en Algerie; fleurs avril , fruits juin-juillet (Espagne). 205. H. ciLiATAWilld., Mag. not. Berl. (1808), p. 173; Munby, Fl. Alg., p. 80. Hub. : Pelouses de la region montagneuse (zone moy.), et collines sablonneuses dans la plaine du Haut-Chelif ; C. Djelfa; avril (Medit.). 206. H. UNisiLiQuosA Linn., gen. 10-49 ; Desf. , Fl. Atl. 2, p. 174; Munby, Fl. Alg., p. 80. Hab. : Lieux sees et sablonneux dans la foret de pins de Boghar, pelouses seches sur les versants du Djebel-Taig; R. avril (Medit.). Iledysaruin Linn. 207. H. CAPITATUM Desf., Fl. Atl. 2, p. 177 ; Munby, Fl. Alg., p. 80. Hab. : Pelouses et collines incultes du terrain siliceo-calcaire, surtout a I'exposition du sud (zone moy. et inf.); toule la plaine du Haul-Chelif; CC. mars-avril (Medit. occ. ). *208. H. NAUDiNiANUM Coss. et DR, aimd Kralik in Bourgeau. pi. Alg. Exsicc. n" 211 (a) 1856. Pianle vivace sous-frutescente a rameaux nombreux de 3 a 5 decim. de hauteur; feuilles longuement peliolees de 4 a 8 paires de folioles , celles-ci oblongues ou ovales oblongues mucronulees , glabres ou leg6- rement pubescenles en dessus; soyeuses en dessous ; fleurs nombreuses etalees, dressees en grappcs oblongues longuement pedunculdes, a pedi- celle egalant le tube du calice; calice soyeux velu a dents aigues depassant le tube de la coroUe ; gousse de 3 a 4 articles sub-orbiculaires , plus longue que la corolle; chaque article de 8-14 millim. de diametre, ( 193 ) comprime, presque membraneux, releve en bosse sur le milieu des faces, a car^ne exterieure bordee d'ua double rang d'aiguillons inegaux simples rarement bifides, converts d'une pubescence blancliatre dans leur jeune age, glabre sur les deux faces a I'etat de maturile, fortement reticule- nerve; graines brunes foncees , luisanles , ovales, sub-orbiculaires , sub-carenees, creusees a I'ombilic d'une forte 6chancrure; tiges glabres, dressees, a souche emettant des divisions nombreuses profondement en- foncees danslaterre; fleurs grandes, rosees ou d'un pourpre rose, caduques apres la floraison. Hab. : La region montagneuse boisee (zones sup. et moy.), dans la foret de pins de Boghar, sur les chemins indigenes de Taza , Miliana et M6dea; versants sud du Djebel-Taig; CC. Ain-Moudjerar (Gosson); C. fleurs mai-juin , fruits aout. Obs. — Je dois faire remarquer queM. Kremer estle premier botaniste qui ait signale VHed. naudiniauum a Boghar, en 1 849 ; il en adressa meme plusieurs echantillons a ses amis sous le nora d'/f. suffnicticosum Krem., persuade de la nouveaule de sa decouverte. Mais le nom propose par M, Kremer ne put etre adopte , parce qu'il existait deja un Hedysarum de ce nom. Ce ne fut qu'en 1852 que M. Naudin retrouva cette plante dans la meme localite oii plus lard, en 185G, je I'ai recueillie a profusion. Mon impartialite me fait un devoir de signaler I'anteriorite de la decou- verte de mon ami et collegue de I'armee M. le docteur Kremer. 209. H. nuMiLE Linn., Sp. \05S; H. con ferttim DesL , Fl. Atl. 2, p.ns. Hab. : Lieux sees et boises des montagnes (zone moy. ), foret de pins d'Alep des Ouled-Anleur, Ouled-IIellel , chemin arabe de Medea; CC. Djelfa ; lleurs , mai ; fruits, juillet (Esp., Medit. occ). Oiiobrycliis Tuunief. 210. 0. ARCiENTEA Boissier, Voy. bot. Esp., p. 549; Bourgeau. PI. Alg. Exsicc. n°2H (1850). Hab. : Collines seches et pierreuses (zone sup.), sommet et cretes rocheuses du Djebe-Taig, Djebel - Taguelsa (1,300 ra. alt.); CC. Djelfa, El-Aghouat, Geryville; mai (Esp.). 211.i^0.'ALi!A Desvaux, Journ. bot. (1814) 1, p. 82. Hab. : Region montagneuse boisee ( zone moy. ), foret de pins d'Alep sur les chemins arabes de Miliana et Medea; versants du Djebel-Taig et du Taguelsa ; CC. mai (Ital., Hongr.). ( 194 ) 212. 0. cAPi'T-GALLiLanik., Fl. Fr. 2, p. 051; Ucchjmrum aipul gall Linn. ; Desf., Fl. All. 2, p. 118; Munby, Fl. Alg., p. 81. liab. : Pelouses seches des monlagnes, versants du Djebel-Taig; C. mai (Medit.). Ebeiiii^ Ait. '213. Fi. pinnjVta Desf. Act. Soc. liist. nat. Par., p. 21, tab. 3, el Fl. All. 2, p. 152; Munby, Fl. Alg., p. 77; Cboulette. Fragm. Alg. Exsicc. cent. 1, n° 40. Hah. : Lieux sees et mpntagneux , foret de pins de Bogliar ; tres- abondant autour du Blockaus ; Djebel-Senalba, pres Djelfa (Reboud.); juin. 'Vicia Linn. 214. V. AMPHiCARPA Dorlm., Journ. I'hys. 35, p. 131, Coss. et Kralik. in Bull. Soc. Bot. Fr. 4, 140. Hab. : Champs et lieux incultes dans les plaines sablonneuses du Haut-Chelif, Ksar-el-Bor'ari ; CG. Djelfa; avril-mai (Medit.). 215. V. HiRTA Balbis, Misc. Pers. Syn. 2 , p. 308; F. latea , Linn. Desf. Fl. AU.2, p. 165. Hah. : Champs cultives; CC. Djelfa (Medit. or.). 216. V. VARIA Host. Austr. 2, p. 332. Hab. : Champs et cultures; CC. juin (Eur.). Obs. • — Le V. narbonensis Linn., a ete trouve une seule fois dans une culture autour de Boghar. 217. V. ERViFORMis Boiss. Voy. Bot. Esp., p. 171 ; Ervum vicioides Desf. Fl. All. 2, p. 168, tab. l'J8; Munby, Fl. Alg., p. 79. Ilnb. .-Champs des terrains siliceo-calcaires, foret de pins d'Alep , et plaine du Ouled-Anteur ; R. mai (Espagne). liatliyrvis Linn. 218. L. CLYMENUM Linn. Sp. 1032, var. tcnuifolivs; L. temiifoliiis Desf. Fl.Atl. 2, p. 100. Ilab. : Pelouses de la region montagneuse boisee(zone sup.), cretes rocheuses et sommet du Djebel-Taig; C. Djelfa; mai (Medit.). 219. L. APHACA Linn. Sp. 1029; Desf. Fl. At). 2, p. 157. Ilab. : Moissons et cultures; CC mai (Eur ). ( i^-"* ) AMYGDALITES Juss. (Partim). AsBBygtSaliis Linn. 220. A. COMMUNIS Linn. Sp. 077 ; Desf. Fl. AU. 1, p. 393; Munby, FL Alg., p. 51 ; Arabe : Louz'. Hab. ; Escarpemenls des ravins et fissures des rochers; sommet du Djebel Taig; CC. avril (Orient., Egyple). Obs. — La spontaneite de cet arbre ne pent etre mise en doule en Algerie ; son Imbitat , dans les fentes des rocliers presque inaccessibles , eloigne de toute culture et de toute habitation, vient a I'appui de celte assertion. ROSACEES Juss. Poteiitilla Linn. 221. P. REPTANS Linn. Sp. 714; Munby, FL Alg., p. 51. Hab. : Lieux cuitives, bord des chemins et fosses aquatiques; CG. (Eur.) Kiibus Linn. 222. R. DISCOLOR Weibe et Nees , Rub. germ., p. 46, tab. 20; jR. /"fMC/Jcosjis Forsk. ; Desf. Fi. AtL 1, p. 401 ; Munby , FL Alg., p. 51. Arabe : Oullaiq. Rosa Linn. 223. R. SEMPERViRE.NS Linn. Sp. 704; R. moschata Desf. FL Atl. 1, p. 400; Munby, Fl. Alg., p. 51; Arabe : Ouerd, le rosier, Ouerda- Nesseri, la rose blanche. Hab. : Haies et buissons de Medea, a Boghar; mai-juin (Medit.). 224. R. CANiNA Linn. Sp. 704. — Var. «. Collina; R. collina, Jacq; Austr. 1, p. 107. — Var. /3. Dwnetortim ; R. Dumelorum, Mull. and. non Thuill. Hab. : Haies, buissons et broussailles, surtout dans les terrains sa- blonneux; CC. Djelfa; mai-juin (Eur.) SANGUISORBEES Torr. et A. Gray. PoteriuBii Linn. 225. P. MAGNOLii Spach. Rev. Pot. in Ann. Sc. Nat., t. 5(1846), p. 38; Sanguisorba maxirilanica , DesL Fl. All. 1, p. 142 (e.?;/)rtr/t'); Munby, FL Alg., p. 17. ( 196 ) Hab. : Pelouses skhes et pierreuses, versants du Djebel-TaVg; CG. mai-juin (Medit. occ.) Aclieiiiilla Tounicl'. 220. A. ARVENSis Scop. Fl. Carn. 1, p. 115; Desf. Fl. All. 1, p. 145. Hab. : Champs cultives, moissons; CC. juin (Eur.). POMAGEES Bartl. Cratiegiis Linn. 227. G. OXYACANTHA Linii. Sp. 083; Meqnlus oxyacanlha, Desf. Fl. All. i, p. 395; Arabe : Messeri-Raba, I'arbre; Boussoiifa, le fruit. Hab. : Ravins boises dans la foret, Belle fontaine; CC. Djelfa (Eur.). GRANATEES Don. Piiiiica Tournef. 228. P. GRANATUM Linn. Sp. 070; Desf. Fl. All. 1, p. 392; Munby, Fl. Alg., p. 49; Arabe : Er'rouman . Hub. : Subsponlane autour de toules les habilations indigenes a I'ex- posilion du Sud, Ksar-el-Bor'ari ; avril (Medit.) ONAGRARIEES Dec. JBpilobiiiin Linn. 229. E. PARViFLORUM Schreb. Sp. pi., p. 140; E. molle, Lamk.; Munby, Alg., p. 40. Hab. : Lieux humides, bord des fosses; CC. juin (Eur.). 230. E. HiRSUTUM Linn. Sp. 494; E. hirsnlum , var. Munby, Fl. Alg., p. 40. Gelte variete est caracterisee ainsi par M. Munby {loc. cit.) : « Caule » fruticoso, ramis, siliquisque dense lanatis, foliis lanceolalis, parce » denlalis , in peliolum allenuatis. Epilobio hirsuto differl pra;sertim , y> floribus maximis roscis , et non purpureis, caule erecto, suffrules- cente , 1 Va-^ metris alliludinis. Hab. : Fosses aquatiques et prairies marecageuses ; G. juin-juillet (Eur.). ( 107 ) LYTIIKARIEES Juss. fiytliruBii Linn. 231. L. GR.KKFERi Teiioi'e, Fl. Nap. 4, p. 256; L. hyssoinfolium, Desf. Fl. All. 1, p. 372, non Linn. Hab.: Prairies inondees et fosses aqualiques; CC. maijuin (Medil. occ.) TAMARISCINEES Aug. St.-IIil. Taniarix Linn. 232. T. GALLiCA Linn. Sp. 385; Desf. FL AU. i, p. 269; MunLy, FL Alg., p. 32 ; Arabe : Tar fa. Hab. : Ravins et rives salilonneuses du Haut-Ghelif ; CG. Djelfa (Eur. merid., occ. et or.). 233. T. AFRiCANA Poiret, Voy. Barb. 2, p. 189; DesL FL All. 1, p. 269; Munby, FL Alg., p. 32; Arabe : Tarfa , el Aridj. Hab. : Tres-abondant sur les rives sablonneuses du Chelif et de ses affluents, rOued-Moudjelil , LOued-Nahar-Ouassel , I'Oued-el-Hakoun ; avril (Eur., Medit. or.). GUCURBITACEES Juss. ISi*youia Linn. 234. B. DioiCA Jacq. Austr. 2, p. 59; tab. 199; B. alba, DesL FL AlL 2, p. 360, no« Linn.; Munby, FL Alg., p. 106. Hab. : Haies et buissons; CG. niai (Eur.) Ecballion Rich. 235. E. ELATERiuM C. Ricb. Diet. d'Hist. Nat. 6, p. 19; DesL Fl. Atl. 2, p. 356; Munby, FL Alg., p. 106; Cboulette, Fragm. FL Alg. Exsicc. Gent. 1, n» 43; Arabe : Quilsa-el-Hemar. Hab. : Gliamps sablonneux ou gypseux dans la vallee duJIaut-Ghelif, route d'El-Agliouat a Ain-Seba et Bougzoul; GG. niai (Eur. merid.). PORTULACEES Juss. Portulaca Tournef. 236. P. OLERACEA LiuH. Sp. 638; Munby, FL Alg., p. 106;' Arabe : Redjala. Hab. : Cultures, jardins; CG. mai (Eur.). ( 198 ) PARONYCHIEES Aug. St-Hil. Poljcarpon Lrefl. 237. P. BivoN.E J. Gay in Ducharlre, Rev. Bot. 2, p. 372; Bourgeau, PI. Alg. Exsiccn"!! 5(1850). Hab. : Region montagneuse boisee fzone sup.), versants nord du Djebel-Taig , ( 1 ,200 met. alt.), Djebel-Taguelsa, foret de pins; GC Djebel-Senalba, pres Djelfa; avril (Tun. Sicile). lifleflingia Linn. 238. L. HisPANiCA Linn. Sp. 50; Desf. Fl. All. 1, p. 32; Munby, Fl. Alg., p. 5. Hab. : Collines inculles et sablonneuses autour d'Ain-Oussera, che- min arabe de Ksar-el-Bor'ari a Saneg, dans les Ouled-Zenakra; R. mai (Espagne). Paronycliia Toiirnef. 239. P. ARGENTEA Lamk. Fl. Fr. 3, p. 230; Desf. Fl. All. 1, p. 204; Munby, Fl. Alg., p. 24; Arabe : Psat-el-Ard ; vulgairement, Smigitinaire, Th6 d'Afrique. Hab. : Tres-abondant dans les paturages sees, les collines sablon- neuses des zones moyenne et inferieure; avril-mai (Medit.). 240. P. NivEA. DC. Diet. Enc. 5, p. 25. Hab. : Paturages sees des terrains calcaires (zone moyenne); C. Djelfa mai (Medit.). Ileriiiania Tourner. 241. H. HiRSUTA Linn. Sp. 317; Desf. Fl. Atl. 1, p. 213; Munby, Fl. Alg., p. 26 ; Arabe : Mek'er. Hab. : Lieux incultes, decombres, bord des chemins, alluvions du Chelif; G. juin (Medit.). Miaiiiaptia Lrufl. 242. M. MONTANA Loell. Span. Land., 175; M. campeslris , Desf. Fl. Atl. 1, p. 116; Munby, Fl. Alg., p. 14. Hab. :' Pelouses seches et pierreuses , fissures des rochers dans la region montagneuse (zone sup.), sommet du Djebel-TaVg, Taguelsa (1,200 a 1,300 m. alt.); G. Djelfa; mai-juin (Esp., Cauc, Gan.). ( 199 ) CUASSULAGEES Dec. / Untfiiliciis Dec. 243. U. iiORizoNTALis DC. Prodr. 3, p. 400; Arabe : Oudnin-ech- Chikh. Ilab. : Fissures des rocliers (zone sup.), Djebel-Taig, LeBlockaus; CC. Djelfa; mai (Sicile or.) PiMorinia Dec. 244. P. HisPANiCA DC. Prodr. 3, p. 399; Cotyledon hispanica, Lcell.; Munby, Fl. Alg., p. 45. Hab. : Pelouses sablonneuses de la region montagneuse boisee (zone sup. ), versanls nord du Djebel-Taig, le Blockaus ; Djebel-Sahari , pres Djelfa (Reboud); CC. mai-juin (Espagne). Sedtiiii Dec. 245. S. ALTissiMUM Poiret, Encycl. 4, p. 364. Hab. : Rochers ; lieux arides et pierreux; CC. Djelfa ; juin (Medit.). 246. S. MiCRANTHUM Bastard in DC, Fl. Fr. 5, p. 523. Hab. : Pelouses seches de la region montagneuse boisee (zone sup.), Djebel-Taig; C. mai. Djebel-Sahari, pres Djelfa (Reboud) (Tunis, Eur.). 247. S. GLANDULiFERUM Guss., Syn. Fl. Sic. 1, p. 519; S. dasijphyllum Linn. — Var glandaliferum Gren. et Godr., Fl. Fr. 1, p. 624; S. dasy- phyllum Desf., Fl. Atl. 1 , p. 3G1. Hab. : Fissures des rochers de la zone superieure, a I'exposition du Sud , Djebel-Taig , le Blockaus; CC. Djebel-Sahari, pres Djelfa; juin (Medit. occ, Corse). 248. S. AZUREUM Desf. , Fl. Atl. 1, p. 3G2 ; S. heptapelalum Poiret, Voy. Barb. 2, p. 109 ; Munby, Fl. Alg., p. 45; Choulette, Fragm. Alg., Exsicc. Cent. 1, n» 44. Hab. : Pelouses seches de la region montagneuse (zone sup.); CC. Djelfa, El-Aghouat; mai-juin (Corse, Ital., Malte.). Crasjiula Linn. 249. C. RUBENS Linn., Syst. 253. Hab. : Pelouses seches , rocliers, le Blockaus, Djebel-Taig; CC. Djelfa ; mai-juin (Eur. ). ( 200 ) GAGTEES Dec. Cactus Linn. 250. G. OPUNTIA Linn. , Sp. 669; Desf., Fl. Atl. 1, p. 390; Arabe : Kermo ns-en-Sara . Hab. : Naturalise autour des habitations indigenes k I'exposition du Sud, Ksar-el-Bor'ari; GC. (Medit.). FIGOIDEES Dec. mesenibryantliemtiin Linn. 251. M. NODiFLORUM Linn., Sp. 687; Forsk ; Desf., FL AtL i, p. 398 , Munby, FL Alg., p. 50. Hab. : Alluvions du Haut-Chelif et de ses aHluenfs, I'Oued-Moudjelil ; rOued-Nahar-Ouassel , Ain-Oussera autour des Sebka; Djelfa ; R. mai- juin (Medit. or.). Aizoon Linn. 252. A. HisPANicuM Linn., Sp. 700 ; Desf., FL Atl. 1, p. 399 ; Munby, Fl. Alg., p. 50; Ghoulette, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. cenL 2, n" 130. Hab. : Plaines sablonneuses du Haut-Ghelif , collines gypseuses et bord des ravins entre Ksar-el-Bor'ari et Ain-Seba , Bougzoul , Ain-Ous- sera, alluvions de I'Oued-Moudjelil, I'Oued-Tagguin , etc., Djelfa, El- Aghouat; GG. mai-juin (Tunis, Esp., Ganaries). SAXIFRAGEES Juss. Sa^Kifraga Litin. 253. S. ATLANTiCA Boiss. ctReut., Pugill. plant, nov., p. 48; S. gra- nulata DesL, Fl. Atl. 1 , p. 341, non Linn. ; Ghoulette , Fragra. Fl. Alg. Exsicc. cent. 2, n« 132. Hab. : Rentes liumides et sablonneuses du Djebel Tai'g ( versant nord), au bord des ravins, Djebel-Taguelsa , sur le chemin arabe de Miliana; Djelfa; GC. avril-mai. 254. S. TRiDACTYLiTES Linn., Sp. 578. Haft. : Rochers et pelouses humides au-dessous de la tuilerie de Bog- har; G. fevrier-mars (Eur.). (201 ) OMBELLIFERES Juss. Eryiigliiin Linn. 255. E. CAMPESTRE Liiiii., Sp. 337. Hab. : Champs cultives , dans les terrains argilo-calcaires ; CC. mai (Eur.) 256. E. PLANUM Linn., Sp. 336; Desf., Fl. All. \, p. 226;Munby, Fi. Alg., p. 27. Hah. : Lieux sees de la region montagneuse boisee (zone moyenne), chemin de Medea a Boghar, chemin indigene de Taza ; ravins boises dans la foret des Ouled-Anteur ; CC. aout-septembre (Medit.). 257. E. DiCHOTOMUM Desf., Fl. Atl. 1, p. 226, tab. 55; Schaw., Sp. no 227; Munby, Fl. Alg., p. 27. Uab. : Lieux sees et montagneux, foret des Ouled-Anteur et des Ouled-llellel, sur le chemin arabe de Taza; C. septembre (Tunis, Sieile Or.). 258. E. TRicuspiDATUM Linn., Sp. 337; Desf., Fl. Atl. 1, p. 224 ; Munby, Fl. Alg., p. 27. Hab. : Champs argilo-calcaires; CC. juillet (Espagne). Holienacheria Fiscli. ct Mey. '259. H. POLYODON Coss. et DR. a/)nf/ Balansa , plant. Alg. Exsicc. n° 883 (1853 ). Hab. : Champs sablonneux dans la plaine du Haut-Chelif , alluvions de I'Oued-Moudjelil , rOued-Nahar-Ouassel , chemin arabe de Saneg, route d'El-Aghoual , a Ain-Seba , Bougzoul ; tres-abondant dans toutes ces localites; Djelfa (Reboud). Cariiiii Linn. '260. C. MAURiTANicuM Boiss. et Rcut., pugill. plant, nov., p. 49; C refractum DR. apiul Balansa Plant. Mostaganem Exsicc. n» 200 ; Bourgeau , Plant. Alg. Exsicc. (1856); Arabe : Tairouda. Hab. : Champs argileux ou argilo-calcaires; CC. Djelfa; mai. 261. C. INCRASSATDM Boiss., Voy. bot. Esp. p. 7H. Hab. : Pelouses de la region montagneuse boisee (zone sup.), sommet du Djebel-Taig (1,250 met. alt.); R. mai-juin (Esp., Crete, Chypre). ( 202 ) Ptycltotis Koch. 2G2. P. VERTiciLLATA Duby, Bot. gall. 235; Seseli verticiUatiim Desf., Fl. Atl. i, p. 260; Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. cent. 1, n" 47 ; Arabe : Weurca. Hal). : Pelouses seches , CG. avril-mai (Medit., Corse). Heloi^ciafliuiii Kocli. 263. H. NODiFLORUM Koch , Umbell. , p. 126; Munby, Fl. Alg., p. 30. Hub. : Fosses aqualiques, petits cours d'eau; CC. juin (Eur. ). Apitiin Ilurfm. 264. A. GRAVEOLENS Linn., Sp. 379 ; Munby. Fl. Alg., p. 32; Arabe : Krafess. Hab. : Lieux aquatiques et prairies marecageuses ; CC. juin (Eur. ). Biiiilevruni Linn. '265. B. MONTANUM Cosson, in Bull. Soc. bot. Fr. 3, p. 706. Hab. : Region montagneuse boisee (zone sup.), versants sud du Djebel- Taig , dans la foret de pins des Ouled-Anteur, sur les chemins arabes de Taza et de Miliana; CG. juillet. lEnantlie Liiiii. 266. (E. FiSTULOSA Linn., Sp. 365. Hab. : Prairies humides et fosses aquatiques; C. juin (Eur. ). 267. (E. PEUCEDANiFOLiAPollin., Palat, i, p. 289. Hab. : Avec le precedent ; CC. Djelfa; juin (Eur. centr. et m^rid.). Ffleiiiciiliini lIoiTni. 268. F. vuLGARE Goertn.,Fruct. 1, p. 105; F. ofjicinale All ,F1. Ped. 2, p. 25; DC, prodr. 4, p. 142 ; Anethum fceniculum Linn. ; Desf., Fl. Atl. 1, p. 264 ; Munby, Fl. Alg., p. 31 ; Arabe : Berbass. Hab. : Collines incultes et pierreuses, bord des rochers; C. Medea; juin (Eur. centr. et merid.). Riflolfia Moris. 269. B. SEGETUM Moris. Ind. Sem. Hort. Taur., p. 43 (1841). Hab. : Champs cullives argilo-calcaires; CC. juin; Djelfa (Reboud) (Medit. or.). ( 203 ) fliapsia Tounief. 270. T. viLLOSA Linn., Sp. 375; Desf. Fl. All. 1, p. 202; Munby , Fl. Alg . , p. 31; Choulette, Fragm. Alg. Exsicc. cent. 2, n" 135; Arabe : Tovfall. Hah. : Pelouses seches et pierreuses ; CC. juin; Djelfa (Reboud). (Medit. occ. ). 271. T. GARGANiCA Linn , Mant. 57 ; Desf., FL AlL 1, p. 262; T. Syl- phium Viv. ex Munby, FL Alg., p. 31 ; Arabe : Drih-Boumefa. Hab. : Yersants du Djebel-Tai'g, dans les paturages sees et pierreux (zone^moy.) ; CC. juin-juillet (Medit. or.). EliKOseliiKiiM Koch. *272. E. MEOiDES Kocli, in DC. prodr. A, p. 255; Laserpitiiim meo'ides DesL, FL AlL 1, p. 251 , tab. 69 ; Munby, FL Alg., p. 30 ; Gboulelte , Fragm. Alg. Exsicc. cent. 2, no 136. Hab. : Region monlagneuse boisee (zone sup.), sommet du Djebel- Taig , foret de pins sur le chemin de Miliana, Belle-Fontaine; R. mai. Orlaya tloffm. 273. 0. MARiTiMAKoch UmbelL, p. 47; Caucalis maritima Gouan , DesL, Fl. All. 1 , p. 238 ; Munby, FL Alg., p. 29. Hab. : Champs sablonneux, plaine des Ouled-Anteur et du Haut-Che- lif; C. mai-juin. Djelfa et El-Aghouat (Medit.). Dauciis Linn. '274. D. PARViFLORis Desf, FL Atl. 1, p. 242, tab. 60, non Guss. ; Munby, FL Alg., p. 29. Hab. : Guelt-el-Slel (exlremite sud du cercle de Boghar) au bord des ravins ( Cosson ) ; juin. 275. D. AUREUS DesL, Fl. Atl. 1, p. 242, tab. 61. Hab. : Champs cultives des terrains calcaires ou siliceo-calcaires; CC. juin ; Djelfa, El-Aghouat (Reboud) (Esp., ItaL, Sicile), 270. D. MAxiMus DesL, Fl. Atl. 1 , p. 241 ; D. maiiritanicus Lamk , non Linn . ; Arabe : Djazar. Hab. : Champs inculles, prairies, bord des chemins; CC. juin (M^dit. occ. ). 277. D. MURicATus Linn., Sp. 349 ; DesL, Fl. All. 1, p. 243. Hab. : Champs cultives des terrains siliceo-calcaires, chemins dc Taza et de Teniet; R. juin (M^dil. ). ( 504 ) Cniicalis llolTm. 278. C. LEPTOPiiYLLA Linn. Sp. 347; Desf. Fl. All. 1 , p. 235. Hab. : Champs cultives , siliceo-calcaires ou calcairesparmi les mois- sons; C. juin, Djelfa (Eur. merid. et or.) T«ir(|eiiia Ilofrin. 279. T. LATiFOLiA Hoffm. Umbell., p. 59; Caucalislatifolia Linn. '2, p. 205; Desf., Fl. Alg. i, p. 237. Hab. : Les moissons; CC. juin (Eur. centr. et merid.) Torilis Iloffm. 280. T. NODOSA Goertn. Fruct. 1, p. 82 ; Caucalis nodosa Desf. Fl. All. 1, p. 23G; Munby Alg. p. 28. Hab. : Champs argileux el siliceux ; CG. avril. Djelfa, El. Aghouat (Eur. or.) 281. T. HELVETICA Gmel. Fl. Bad. 1 , p.;617. Hab. : Haies, buissons et champs des terrains argilo-calcaires ; G. Djelfa, juin (Eur.) Scandix Goertn. 282. S. PECTEN-VENERis Linn. Sp. 368; Desf. Fl. All. 1, p. 258; Munby, Fl. Alg. p. 31 ; Arabe : Mouchter'oul. Hab. : Champs cultives; CG. mars-avril (Eur.) 283. S. AusTRALis Linn. Sp. 569; Desf. Fl. All. 1 . p. 259. Hab. : iMoissons des terrains calcaires , bord des champs et des che- mins; CC. mai et juin , Djelfa (Medit. or.) Caclipys TourneL 284. C. PTEROCHLCENA DC. Prodr. 4, p. 237 ; Var. leiocarpa Goss. mBourgeau Plant, hisp. exsicc. (1849); et not. plant, crit. esp. 2, p. 37 ; C. siciila Linn. Desf. Fl. All. i, p. 249; Munby, Fl. Alg. p. 30 ; Arabe : Berbass-Hamer. Hab. : Pelouses sechcs et pierreuses des zones moyennes et superieu- res,;versants Sud du Djebel-Taig; CC. Fl. mai.Fr. juillet (Esp. Medit. or.) * 285. G. TOMENTOSA Dcsf. Fl. Alt. I, p. 249; Munby, Fl. Alg. p. 30; Arabe : Kelek'h, ( 205 ) Hab. : Bord des ruisseaux , paturages et fosses aquatiques, Belle-Fon- taine, la tuilerie dans la J'oret, plaine des Ouled-Anleiir ; rivieres aulour de Medea; CG. mai, fr. juillet. Sinyrtiiiini Linn. 286. S. or.usATRUM Linn. Sp. 376; Desf. Fl. All. 1, p. 264; Munby, Fl. Alg. p. 31 ; arabe : Ajar. Hab. : Prairies an bord des eaux , bois humides pres de la tuilerie, Ouled-Zenakra pres d'Ain-Seba, Djebel-Taig; CC. mai (Medit. occ.) Bifora IIolTiTi. 287. B. TESTicuLATA DC. Prodr. 4 , p. 249; Munby, Fl. Alg. p. 31. Hab. : Champs argilo-calcaires ; CC. mai, Djelfa (Rebond) (Medit.) LORANTHEES Juss et Rich. Arceutliolobiiiiit M. Bleb. 288. A.oxiCEDRi M. Bieb. Fl. Taur. Cauc. 3 , p. 619 ; Hab. : Les vieux genevriers oxycedres (Juniperiis oxicedrvs), sur les chemins arabes de Taza et de Medea ('zone sup. boisce ). Fl., juillel et aout; fruits, octobre et novembre. Se retrouve a Djelfa (Reboud). (Esp. France merid. Russie merid ) Obs. — M. Balansa a fait connaitre (Bull. Soc. Bot. Fr. , 3, p. 261) le mode de vegetation de cette plante parasite. « Les tiges de 1'^. oxice- )' dri ne sont pas solitaires sur les rameaux de I'arbre qui le nourrit , dit » le savant botaniste voyageur , elles sont au contraire rassemblees en » touffes plus ou moins compactes ; mais avec un peu d'attention on n s'aperfoit facilement qu'elles ne sortent pas du nieme point. L'hypo- )) these que chacune d'elles apris naissanced'une graine propre, estinad. » missible, carcertaines touffes (.VArceutlwlobium male, croissentsouvent )) a une distance considerable des pieds femelles. » Les observations de M. Balansa lui font admettre, cbez cette plante, I'existence de racines courant dans I'epaisseur du tissu ^pidermique du vegetal nourricier, et donnant naissance, de distance en distance , a de nouvelles tiges. Ces racines (rhizomes) ne depasseraient pas I'epaisseur de la partie corti- cale , tandis que les racines du Viscwn album au lieu de courir exclusi- vement dans I'interieur de I'ecorce, se dirigent dans toutes les direc- tions , en traversant souvent de part en part la branche sur laquelle il est implante. ( 20G ) M. Balansa releve de plus une erreur qui s'est glissee jusque dans nos Flores modernes. D'apres Reinaud de Fontvert, les fruits de VArceutho- lobium oxicedri ne murissent que quatorze mois apres la fecondalion. M. Balansa a observe que les fruits etaient murs un mois et demi ou deux mois apres la floraison. J'ai pu verifier Texaclitude de ce fait a Boghar, ou cette planle est tres-abondante. CAPRIFOLIACEES A. Rich. lioniccra Linii. 289. L. iMPLEXA Ait. Hort. Kew. 1, p. 13t; L. caprifolium Desf. Fl. Atl. 1, p. 113 (partim) non Linn. ; Arabe : Soltlmn-er'raba. Hah. : Buissons et broussailles de la region montagneuse boisee, ver- sanls du Djebel-Tai'g (zone sup.), foret de pins d'Alep des Ouled-Anteur, Ouled-Hellel, Belle-Foutaine; CC. Mai, Djebel-Senalba pres Djelfa (Rebond). (Medit. occ). RUBIACEES Juss. Slieranlia Linn. 200. S. ARVENSis Linn. Sp. 149; Desf. Fl. Atl. 1. p. 126 ; Munbj, Fl. Alg., p. 15. Hub. : Champs, pres sees et cultures (zone raoy. etinf.) ; CC. avril- mai (Eur.) A^Iienila Linn. 291. A. ARVENSIS Linn. Sp. 150. Ilah. : Champs des terrains cretaces ou siliceo-calcaires ; CC. mai(Eur.) 292. A. niRSUTA Desf. Fl. Atl. 1, p. 127; Munby, Fl. Alg., p. 15; Clioulelte, Fragm. Fl. Alg. Exsicc. cent., n" 138. Hab. : Pelouses de la region montagneuse boisee (zone sup.) , Djebel- Taig et Djebel-Taguelsa; Le Blockaus , collines incultes au-dessus du Ksar-el-Bor'ari et dans les Ouled-Zenahra ; CC. niai-juin ; Djebel , El- Aghouat et la Kabylie montagneuse (Esp., Portug.). 293. A. scABRAPresl. del. Prag. 1, p. 124. Hub. : Versants sud du Djebel-Taig, dans les fissures des rochers ; R. juin Esp., Sicile), I ( 207 ) CriiciRiiellu Linn. 294. C. ANGUSTiFOLiA Linn. Sp. 157 ; Desf. Fl. Atl. 1, p. 131 ; Munby, Fl. Alg., p. 16. Hab. : Champs sablonneux, dans la vallee du Haut-Chelif; CC. juin (Medit. occ). 205. C. PATULA Linn. Sp. 602. Hab. : Champs des terrains cretaces (zone moy.), au-dessous du t61e- graphe; CC. mai; Ain-Oussera (Gosson); Djelfa (Reboud.). Se retrouve encore en Algerie , a Selif et a Saida (Esp.) Rubia Linn. 296. R. I'EREGRiNA Linn. Sp. 158; R. hicida, Desf. Fl. Atl. 1, p. 133; Munby, Fl. Alg., p. 17; Arabe : Fhoua'. Hab. : Lieux sees et pierreux , les fissures des rochers , sommet du Djebel-Ta'ig , au-dessous de la tuilerie; C. mai-juin (Eur.). * 297. R. L^vis Poiret, Voy. Barb. 2,. p. ill, et Suppl. 2, p. 706, non Thumb. Hab. : Haies , broussailles et bord du chemin , aulour de Boghar ; CC. juin (Tunis). Galinni Linn. ' 298. G. TUNETANUM Poiret, Voy. Barb. 2, p. 110; Desf. Fl. All. 1, p. 119. Hab. : Pentes boisees du Djebel-Taig , bord des roches , dans la plaine du Ouled-Zenak'ra, Medea, Djebel-Senalba , pres Djelfa (Reboud.); juin. Rare dans toutes ces localit^s; tres-abondant dans la Kabyiie mon- tagneuse (Tunis). 299. G. SACCHARATUM All. Fl. Ped. 1, p. 19; Munby, Fl. Alg., p. 16; Valantia aparine, Linn. Sp. 1491 ; Desf. Fl. Atl. 2, p. 390. Hab. : Champs cultives, jardins, prairies ; CC. fevrier et mars (Medit.). 300. G. APARINE Linn. Sp. 157 ; Desf. Fl. Atl. 1, p. 130; Munby, Fl. Alg., p. 16. Hab. : Jardins, champs cultives, haies et bord des chemins; CC. avril (Eur.) 301. G. MURALE All. Fl. Ped. 1, p. 8, tab. 77, fig. 1; Desf. Fl. Atl. ; Munby, Fl. Alg., p. 16. Hab. : Pentes rocailleuses du Djebel-Taig (versants sud de la zone sup.); R. juin; Djelfa (Reboud.) (Medit). Tome XXIIL 16 ( "208 ) VALERIANEES Dec. Valerinnella Poll. .102. V. PUMiLA DC. Fl. Fr. 4, p. 242. Hab. : Champs , parmi les moissons; C. niai ; Djelfa (Medit.). 303. V. DiscoiDEA Lois. Not., p. 148.; Munby, Fl. Alg., p. 5. Hub. : Champs cullives des terrains siliceo-calcaires ; CC. avril - mai (Eur. merid. et or.). * 304. T. STEPHANODON Coss. et DR. apud Coss. , Voy. hot. en Alg., m Ann. Sc. nat., serie 4, 1. p. 23G ; Balansa PI. Alg. Exsicc, s?<6 nomine V. o.ryrhijncha Fisch. et Mey. Hab. : Pelouses des collines pierreuses et gypseuses ; R. mai-juin , Djelfa. Fedia Goertn. 305 F. GR.vciLiFLORA Fisch. et Mey. in Linncea 14, p. 147 ; F. cornii- copice Desf. Fl. Atl. 1, p. 29; non Linn. Munby, Alg. p. 115. Hab. .-Champs cultives argilo-calcaires ; CC. mars-avril. (Tunis, Cauc.) Ccntrantliii!^ Dufr. 306. G. CALCiTRAPA Dufresn. Valer. 39 ; Desf. Fl. All. 1, p. 28. Hab. : Taillis de chene a Kermes, et region montagneuse boisee (zone sup.), Djebel-Taig (1,250 m. alt.); Djelfa; CC. mai. (Medit. occ). DIPSAGEES Dec. Scaliiosa Linn. 307. S. MONSPELiENSis Jacq. Rar. 1, tab. 24; S. simplex Desf. Fl. Atl. 1, p. 125, tab. 39, fig. 1. Hab. : Pelouses des terrains montagneux, verbants sud du Djebel- Taig; CC. avril-mai; Djelfa. (Medit. occ.j. 308. S. MARiTiMA Linn. Sp. 144, var ochrolenca; S. grandiflora Desf. Fl. Atl. 1, p. 123; Arabe : Aarich. Hab. : Champs, pelouses seches et bord des chemins ; CC. mai-juin , Djebel-Sahari, pres Djelfa (Reboud). (Medit.). (la suite au prochain numero). XXVIII' SESSION DU CONGRES SGIENTIFIQUE DE FRANCE (BOIIDEAIIX5 iSfii) Par M. Charles Des MOULINS, PiiiiSiDENT La Seance publiquc d'hivcr dc la SocieLe Linnecniio de JJordeaux, qui doit avoir lieu reglemenlaircmcnt le 4 Novembrc, a ete cmpecli6e, cette ann^e , par un enchainement de circonstances en presence des- quelles la Compagnie a decide , dans sa Seance ordinaire du 28 no- vembre : 1» Que Ic Compte-rendu des travaux pour Fannie academiquc 1859-18G0, par le Secretaire-gt5neral, serait immediatement iniprim6 dans les Ades; 2° Que les deux m^dailles vott'es en vue de la Seance publique , seraient adressees sans retard aux laur^ats ; 3" Enfin , que le discours d'ouverture prc^pare par le Pr(5sident pour la Seance publique , serait imprime par exUxiil dans les Actes , afin dc faire arriver le plus promptcment possible a la connaissancc du public , Tannonce oflicielle du procbain Congres scientifique , et I'ex- pose des motifs qui ont determine la Soci6t6 Linneenne a d(5cerner les deux medailles d'argent, grand module , dont il vient d'etre question. C'est pour me conformer a cette dcrniere decision de la Compagnie, que je consigne ici les paroles que j'aurais adressees k mon bonorable auditoire : Et d'abord, je dois saisir cette occasion pour faire connailre solennellement a notre cite que la 28" Session du Congres scientifique DE France s'ouvrira , dans scs murs , au commencement de septembre ( 210 ) En 1847, — le premier peut-elre, — j'eus I'honneur d'entretenir de cette grande institution, — maintenant passde dans les moeurs de toutes les nations civilisees, — mes concitoyens dont la plupart, je pense , n'en avaient entendu parler que vaguement. Dans une serie de lettres a mon ami tendrement aime et si justement regrette , Justin Duply , redacteur en chef -de la Guienne, je fis connaitre le but, I'organisalion , — et j'essayai de peindre le charme de ces donees et instruclives reunions. La presse bordelaise accueillit avee faveur cette ouverture , et des hommes eminents par leur savoir comme par leurs travaux, s'engage- rent a apporter ,'quand I'heure serait venue , leur puissante cooperation a cette ceuvre de bon et utile progres intellectuel. Un moment j"esperai, trois ou qualre ans plus tard , que cette heure desiree allait sonner. On s'occupa , serieusement meme , du projet d'ap- peler le Congres a Bordeaux; mais quelques obstacles survinrent et forcerent a remettre, a un temps plus eloigne, la realisation de ce dessein. Cependant les Congres se multipliaient autour de nous; quelques Bordelais y prenaient part et en rapportaient un desir de plus en plus vif de ne pas laisser notre ville a I'ecart d'un mouvement si avantageux pour elle. L'idee faisait son chemin , 'peu rapidement sans doule , mais enfm elle avancait toujours , et les desirs individuels s'exprimaient de plus en plus haul. II fall ait sender, d'une maniere decisive, les dispositions de notre ville , — dispositions de puissance, dispositions de volonte. En juin 1858 . dans ces reunions preparatoires qu'on appelle Assises scientifiques , on lui demanda et elle donna avec empressementson bilan intellectuel. De ce moment, il n'y eut plus a douter. Des travaux impor- tants , des communications ctendues , des exposes de resultals , presenles par des ecrivains et des orateurs d'une distinction reelle , prouverent que Bordeaux etait en mesure de recevoir le Congres et d'ajouter une part hrillante aux volumes de Comptes-rendus que les savants etrangers a notre ville enrichiraient aussi de leur tribut. L'illustre Preiat qui gou- verne ce Diocese, vint marquer sa place au futur Congres en s'asseyant au milieu des Membres des Assises. Le premier Magislrat du departeraent, qui sait toujours trouver du temps pour applaudir aux efforts utiles, pour encouragcr les travailleurs par sa presence et par quelques-unes de ces bonnes et chaleureuses paroles qui excitent a bien faire, — M. le Prefet de la Gironde , dis-je , y vint aussi , et consacra par I'expression de ses ( 211 ) sympathies, I'espece de pacte qui fut alors noue ofjicieiiscmeul cntre le Congres scientifique de France et notre belle ci'ie. Mais, pour I'ex^cution de ce pacte, il manquait encore une ratifica- tion solennelle. Consultes a eel elTet, les Corps savants, liltdraires et arlisliques repondirent, a la presque unanimile , par I'expression de leurs plus vives sympathies, et, dans sa session de Limoges, en Sep- tembre 1859 , le Congres vota le choix de la \ille de Bordeaux pour sa session de 1861. Dans peu de mois, Messieurs, — s'il plait a Dieu !... — vous laver- rez done s'ouvrir, et, d'apres les assurances qui me sont donnees, il y a lieu d'esperer que les savants etrangers viendront , en bon nombre , prendre part a cette solennite. Tout n'y sera pas nouveau pour vous , Messieurs. Vous y retrouverez d'abord , avec d'autres fonctions et comme sous d'autres livrees,ces Bordelais de naissance ou d'adoplion que vous eles habitues a rencon- trer , appliques et ardents au travail , partout ou il y a quelque chose d'utile a chercher , a apprendre.... ou a enseigner; car c'est sans indis- cretion que je puis le dire , comme c'est avec bonheur que je le dis, le haul enseignement ne 'restera pas enfernie dans ses chaires, et viendra se meter fraternellement aux joules du savoir et du talent, avec les mem- bres de nos Societes savantes, induslrielles, litteraires et artistiques. Peu de mois, je I'ai dit, nous separent de cet instant, et Ton aime- rait a savoir d'avance quels noms illuslres viendront ajouler a I'eclat du futur Congres. Mais helas ! peu de mois, c'est beaucoup de temps, non- seulement dans le siecle oii nous sommes, mais encore et toujours dans la vie de I'homme. Combien , qui ont pris place dans les Congres, ap- portant avec eux , non I'eclat et les prerogatives des positions qu'ils occupaient ou qu'ils avaient occupees dans le monde , mais les droits qu'ils avaient conquis par leurs travaux dans le domaine de la Science et des Lellres , — combien , dis-je ? et que la mort a moissonnes ! Dieu veuille qu'elle laisse au repos sa faulx meurtricrc, el (jue la fatigue du travail ou de I'age , les exigences du devoir ou les douloureuses pre- occupations de la vie, ne privenl pas Bordeaux des visileurs illuslres qu'il peut encore aujourd'hui se Halter d'accueillir ! Quellos fetes, — voudrait-on savoir encore , — quelles feles embelli- ronl la session du Congres? Car si I'heure des congres est I'heure du tra- vail, elie est I'heure aussi des douces et legitimes distractions. Assurd- ment, pour remplir en enlier son programme , pour alleindre son but ( 212 ) utile et serieux , le Congres n"a pas besoin tie leles , et ce ne sont, a vrai (lire, ni des bals, ni des representations Iheatrales qu'il appelle de ce nom ; ce sont bien plutot les exhibitions solennelles , les visiles de localites celebres ou curieuses , ces diverses occasions enfin qui emeu- vent les populations et attirent un concours d'etrangers vers les lieux oil le Congres se transporte lui-meme. L'annee 1861 , la seule dont il ait pu disposer pour Bordeaux, ne coincide malheureusement pas avec I'une de celles du grand Concours regional ou des splendides Expositions de la Sociote Philomalhique ■, la saison ne permettra pas meme les seduisantes et populaires distractions qu'amenent les regates et les courses de I'hippodrome ; mais serait-il trop temeraire d'ambitionner que les Expositions annuelles et tou- jours si charmantes de la Societe des Amis des Arts et de la Societe d'Horticulture vinssent ajouter leur interet a celui de la reunion scientifique? Quant aux manifestations sympathiques que les villes elles-memes ont si souvent , et quelquefois si magnifiquement pro- diguees aux congres , il ne m'appartient pas encore d'en parler , aucun appel n'ayant ete fait jusqu'ici a la bienveillante attention de notre Ad- ministration municipale ; je crois seulement pouvoir dire d'avance qu'elle ne fera pas defaut a la solennite que la science prepare. Et puis , je I'avoue, ce n'est pas cela qui preoccupe actuellement ma sollicitude. Je ne suis pas comme Pyrrhus , Messieurs , et ce sont des plaisirs et des fetes , que je ne sais pas privoir de si loin I J'arrive a la seconde des communications que je dois faire a I'assem- blee : il s'agit des deux Medailles que, selon I'usage , nous allons decer- ner dans cette seance. L'une d'elles est destinee au T. R. P. Montrouzier , missionnaire apostolique a la Nouvelle-Caledonie ou il a deja, depuis plusieurs an- nees , ref u le titre de correspondant de notre compagnie. Le P. Mon- trouzier est un zele et ardent ami des sciences naturelles en general , et il est, enparticulier, un savant conchyliologisle. On pent le dire avec ve- rite , Messieurs : il faut avoir un ardent amour de la Science , pour la culliver avec fruit au milieu des travaux accablants des Missions , au milieu des dangers sans cesse renaissants des voyages apostoliques, et dans le voisinage parfois plus qu'incommode des peuplades anthropo- phages. Et puis, ce n'est pas seulement au zele de I'exploraleur que nous avons a rendre hommage : nous nous sentons presses de rendre graces a la gdnerosile du donateur , et la ville de Bordeaux doit s'asso- (213) cier k cette reconnaissance ; car la Societe Linneenne , qui n'a point ile collections a elle , regarde comme fait a elle-meme , tout le bien qu'on fait au Musee de la Ville. Montez unjour, Messieurs, les degres qui cdnduisent a ce Musee , et vous y verrez de riches et brillanles suites de coquilles Caledonniennes qui, chacune, et grace aux soins conscien- cieux de M. le Conservateur du Musee , noire honore Collcgue , portent sur leur etiquette le noni respecte du P. Montrouzier. La seconde Medaille est destinee a M. Carriere, chef des pepinieres, au Jardin-des-Plantes de Paris. Ce n'est pas a nous de recompenser, on le congoit, les travaux speciaux d'un horticulteur , dans le cercle des devoirs pour lesquels il est retribue par une Administration. Mais lors- qu'il se trouve que ce jardinier , — car je tiens a I'appeler du nom ho- norable de sa profession , — ne se contente pas d'etre horticulteur intel- ligent et consomme dans son art; — lorsqu'en outre il a su se faire bola- niste ; — lorsqu'enfin , sans negliger les devoirs de la beche et du rateau^ il a su se tailler une plume avec laquelle il a ecrit des volumes remplis des preceptes des plus sains qui puissent guider la pratique et eclairer la theorie dans la culture des arbres forestiers , fruitiers , et des plantes alimentaires ou d'agrement , — oh ! alors , cet homme cesse d'appartenir a une administration particuliere ; il appartieut au public tout entier. Et quand cet homme , obeissant aux instincts les plus eleves d'une nature genereuse et delicate , aux injouctions d'une inflexible probite scientifique , aux aspirations d'un coeur eminemment religieux , d'un esprit eminemment medilatif et philosophique, a su , dans ses ouvrages^ toucher de main de maitre a toules les plus hautes questions de 1' admi- nistration , de la societe, de la famille , de la morale, de la vertu, de- fendre la verite scientifique meme centre les puissants de la science, qui parfois font fausse route (car la haute science a ses mirages corame la haute mer), — il est du devoir, — oui, je le repete, il est du devoir des Societes qui veulcnt sincerement et serieusement le bien , d'aller chercher cet homme sous sa blouse et dans son modeste reduit, de I'ap- peler au grand jour, et de lui defcrer toutes les marques d'honneur dont clles disposent. Tels sont. Messieurs, nos deux laureats d'aujourd'hui, et je suis assure que vos cceurs s'unissent a nos mains pour deposer ces couron- nes sur leur front. COMPTE-RENDU I)ES TRAVAUX DE LA SOCIETE LINNEENNE DE BORDEAUX PENDANT L'ANNEE AGADEMIQUE 1859-60 Par M. le D"' Eug. LAFARGIE, Secrelaiie-gcnml Messieurs^ C'est a voire extreme bienveillance que je dois I'honneur tie presenter encore aujourd'hui le Compte-rendu de vos travaux pendant I'annee academique qui vient de s'ecouler. Si les Societes savantes convient habituellement le public a leurs solennites , c'est pour le prendre pour juge et lui dire : Yoyez , voici ce que nous avons fait; meritons-nous vos sympatliies? Si ces memes compagnies , toujours desireuses de travailler pour les masses , sous le rapport de leur perfectionnement moral et intellectuel , ont I'habitude d'inviler les autorites et leur font connaitre leurs travaux , c'est pour leur demander si elles se sont rendues dignes de la haute protection dont elles veulent bien les entourer , et sans laquelle il leur serait impossible de realiser le progres auquel elles aspirent. Dans les sciences comme dans I'industrie , dans I'agriculture comme dans le commerce , les hommes ont besoin de se reunir et de travailler en commun pour que leurs efforts ainsi coerces , puissent aboulir a un resultat certain et efficace. En vous occupant d'hisloire nalurelle et de ses applications a I'agri- culture , a la medecine et a I'industrie , vous vous rendez utiles a la Societc et vous apportez ainsi votre contingent a I'oeuvre du progres vers lequel tendent les corps savants. N'est-ce pas, en effet , moraliser fructueusement les populations que de leur faire connaitre les immenses richesses el les nombreux secrets { 215 ) cle la nature ? N'est-ce pas pcrfectionner los masses que de fixer leur atten- tion sur tous les etres qui peuplent le globe ! N'est-ce pas elever le coeur de I'homme que de lui apprendre a se connaitre et a se separer de tout ce qui I'entoure? N'est-ce pas rendre un grand service a I'humanite que d'6tudier et de perfectionner les objets qui lui sont de premiere necessite , pour se nourrir , se couvrir ou s'abriter , pour pallier ou guerir les nombreuses affections qui sevissent contre elle, ou pour cviter les etres des diffe- rents regnes qui lui sont nuisibles ? N'est-ce pas enfin anoblir son ame , que de lui reveler la connexion qui existe entre la creature et Dieu ! Telles sont les etudes auxquelles vous vous livrez , eludes qui vous. preoccupent et que vous cbercbez constamment a approfondir. M. Lespinasse, qui a si souvent explore les bords de I'Ocean et qui a recolte si abondamment sur la plage d'Arcachon , du cap Ferret ou du vieuxSoulac, de ces plantes si nombreuses et en meme temps si difTiciles a eludier, tant par la tenuite et la simplicite de leurs organes que par le mysterieux dont la Providence a pris soin, pour ainsi dire, de les environner (algues); M. Lespinasse, dis-je, a fait cette annee, au mois de mars , une excursion sur les bords du golfe de Gascogne sur les limites meme de la France et de I'Espagne , et a fait une ample moisson de plantes rares et curieuses , qu'il a eu soin de vous montrer dans une de vos seances du mois d'avril. Ainsi : V Erica lusilanica, recolte entre Behobie et Saint-Jean-de-Luz, nouvelle localite pour la flore de France ; le Lithospernmm prostratum en fructification ; le Narcisstis bulbocodium, plante tres-abondante entre Guithairy et Saint-Sebastien , sur les falaises du bord de la mer. M. Cb. Des Moulins vous a communique une note de M. de Sour- deval , sur qiielques ciiriosites v^getales , que vous avez cntendu lire avec interet, et qui porte le cachet du savant observateur qui vous en avait fait hommage. La Societe a ete heureuse de publier dans ses Actes , la communica- tion de I'honorable President de la Societe d'agriculture , sciences, arts et belles-lettres de Tours. Uu Membre vous a presente un opuscule sur quelques fails de vege- tation automnale , qui a vivement fixe voire attention. Les excursions tardives faites avec soin et intelligence peuvent offrir en effet, un grand interet au botaniste observateur. EUes exercent ainsi ( -210 ) sa sagacit6, et lui montrent des plantes sous un aspect tout different de celui qu'elles presentent d'habitude. Ainsi, votre coUegue , dans une excursion du 8 octobre 1859, trouva entr'autres, dans les magnifiques dependances du chateau de Tustal , commune de Lorient (Crdon), le Ranunculus flmnmula, litteralement charge de prolifications qui s'etaient developpees a I'aisselle de chaque feuille, a I'air libra et sans aucun contact avec I'eau. La plupart des fleurs de cette renoncule avaient suivi toules les perio- des de leur entier developpemenl , et les fruits en general etaient par- venus a une complete maturite. M. Charles Laterrade vous a fait part des recherches auxquelles il s'etait livre avec un autre membre de la compagnie , sur quelques grains de ble de couleur noire , trouves sur plusieurs epis recolles dans la Gi- ronde. Au souvenir du mal qui atteint nos vignobles depuis plusieurs annees, et a I'aspect maladif du grain que nos deux collegues etudiaient, ils fu- rent effrayes des consequences terribles que pouvail avoir une pareille affection , et ne voulurent nous en faire part qu'apres un examen atten- tif , soil a la loupe, soit au microscope. lis se sont assures que cet etat noir du grain etait du a une alteration occasionnee par le Vibrio Tritici, et non a une vegetation speciale ana^ logue a celle de Toidium de la vigne. C'etait, du reste, la premiere fois qu'on observait dans la Gironde cet etat maladif particulier du ble , qui, lorsqu'il se multiplie outre me- sure, peut occasionner de grands ravages. La chloranthie ou evolution en lames vertes de toutes les parties de la tleur est en general commune dans le regne vegetal. Un de nos collegues vous a cependant monlre un exemple de cette monstruosite vegetale , admirablement bien reproduile a I'aquarelie ; cette monstruosite est rare , et aucun de vous ne I'avait jusqu'alors ob- servee. C'etait au milieu d'un raisin blanc , une fleur qui s'etait Iransformee en un sarment aplali , de la longueur de cinq centimetres environ , et logerement recourbe , lequel sarment avait fourni de petites vrilles et quelques rudiments de feuilles. J'allais oublier de vous dire que votre correspondant, M. I'abbe Cau- deran vous a envoye quelques details descriptifs , pleins d'interet sur ( 217 ) la virescence du Tri folium repens , observee a Libourue, que vous avez publiee dans le dernier cahier de vos Acles. Cette meme livraison contient aussi des notes de M. le chevalier de Paravey sur VAralia dulcis et le Punica granatum. Les parliculariles curieuses que contenaient ces notes vous fesaient, un devoir de les publier et de les faire connaitre au moment surtout ou des societes d'acclimatalion sent organisees en France, dans tons les grands centres de population. La, se bornent, pour cette annee, les ceuvres botaniques de la So- ciete; mais les actes de I'an prochain, et les travaux entrepris sur la demande de M. le Ministre de I'lnstruction publique, prouveront, nous osons I'esperer, que les eludes sur la science des plantes n'ont pas ete ralenties dans le sein de la compagnie. M. le comte de Kercado , a qui 1' Agriculture doit d'anciens et signal^s services, et que la science horticole si attrayante assurement ne peut absorber en entier , vous a montre une vipere remarquable par sa longueur , qu'il avail prise sur sa propriete de Leslonac. Ce n'est pas d'aujourd'bui que voire honorable collegue s'occupe de reptiles. Deja en 18.44, il vous montra une variete de la salamandre or- dinaire, remarquable par sa tele elargie, sa taille petite, sa queue courle et tronquee , et enfin par des laches rouges ressortant sur un fond noir de velours. A cette meme epoque , M. de Kercado trouva aussi a Gradignan la sa- lamandre elegante, espece nouvelle que M. Lesson a decrile dans vos Actes, dans le Catalogue des animaux du departement de la Charenle- Inferieure. M. Leymerie, voire correspondant a Toulouse , vous a envoye un me- moire manuscril ayant le litre modesle de : Notice sur un Airolilhe tombe pres Montrejeau (Ilaule-Garonne) , le 9 Decembre 1859. Vous avez ete heureux de publier celte savante et curieuse relation dans la premiere livraison du 23" volume de vos Acles. M. Raulin continue, dans vos Actes, la description physique de Tile de Crete, travail vaste, savant et consciencieux qui enrichit voire Recueil en donnant des details tres-interessants et tres-curieux sur celle ile de la Medilerranee que le Professeur de la Faculte des Sciences visita il y a quelques annees. En parcourant le registre de vos seances generales , j'ai lu plusieurs communications faites par divers membres , au sujet des rccoltes de 18(30. ( 218 ) Vous vous eles tons preoccupes de la saison pluvieuse de I'ete , el des consequences faclieuses qu'il pouvait en resulter pour les cereales et les vignobles. L'oidium a paru cette annee comme precedemment, et le soufre , ha- Ijiiement employe est I'agent qui, jusqu'a ce jour, ait le mieux reussi pour prevenir ses desastreux progres. Le soufrage des vignes me conduit a vous parler d'un domaine que vous connaissez tons, et dont le proprietaire , votre collegue, a reru cette annee , de la Societe d'Agriculture , la plus haute de ses recom- penses. Une Medaille d'honneur fut en effet decernee a M. Bouchereau, le 8 Septembre dernier, pour le recompenser de I'ensemble des bonnes cultures de Carbonnieux et de son excellente administration. Mais revenons au tleau qui devaste nos vignes depuis deja trop longtemps , et envisageons-le sous le rapport purement agricole. L'oidium a fait encore, en 1860 , de grands ravages dans les vignobles de notre departement; c'est un fait malheureusement incontestable pour le commerce de la Gironde. Le soufrage des vignes si vante et si preconise a juste titre par M. de Lavergne, a ele chez nous plus generalement pratique que les an- nees precedentes , et cependant un cri general dans les campagnes sem- ble annoncer des resultats beaucoup moins favorables , et certains pro- prielaires paraissent meme disposes a abandonner ce moyen preser- vatif ! A quelles causes ces insucces peuvent-ils etre attribues? Est-ce 4 I'inefiicacite du soufre ou bien a son emploi mal combine? Nous repondrons sans hesitation aucune , vous disail M. Bouchereau , le savant viticulteur de la Gironde, que partout ou le soufre n'a pas produit un effet desire centre la maladie de la vigne, c'est qu'il a ete ou Irop tardivement ou pas assez souvent ou mal employe. Le soufre , continuait voire collegue, preserve la vigne de I'invasion de roidium , mais ne la guerit pas de ses alteintes; aussi, faut-il que le soufrage des vignes soil fait avant I'apparilion de la maladie, ou , au plus tard, aux premiers symptomes du mal, pour sauver , dans ce dernier cas, ce qui n'est pas enco